Le portail du Forum économique Togo-UE (FETUE) informe que l'appel à projets précédemment lancé, et qui s'est clôturé le 12 mai dernier, a enregistré 391 soumissions, alors que le Comité d'organisation recherche 100 projets matures à présenter lors de cette rencontre.
Selon les directives données à l'appel à projets, ces soumissions devaient informer notamment sur les nom, coût en Euro, et secteur d'activité du projet (agroalimentaire/ agriculture, banque/assurance, BTP, matériaux de construction, commerce, services aux entreprises, Transport/Logistique).
Les opérateurs économiques dont les projets seront sélectionnés auront l’occasion de présenter leur proposition aux potentiels investisseurs, lors des rencontres B2B prévues pour le Forum.
Par ailleurs, la rencontre, qui se tiendra les 13 et 14 juin prochains à Lomé, enregistre, à ce jour, la participation de 42 pays et 27 conférenciers.
Rappelons que le FETUE, inscrit dans la perspective du Plan national de développent, sera consacré aux investisseurs togolais et européens. L'évènement attend environ 400 participants, dont 300 investisseurs des 28 Etats membres de l’Union européenne et du Togo.
Ayi Renaud Dossavi
Pour faire face aux effets néfastes des changements climatiques, le PNUD va injecter 500 000 $ dans un projet destiné à appuyer le Togo dans l’implémentation de sa Contribution déterminée au niveau national (CDN) à la mise en œuvre de l'Accord de Paris. L’idée est de transformer cette CDN en plan d’investissement arrimé au PND.
L’information a été diffusée par la cellule de communication du PNUD, à la suite d’une rencontre, lundi 20 mai 2019, entre Aliou Dia, son Représentant-résident pays et David Olatokoun Wonou, ministre togolais de l'Environnement, du Développement durable et de la Protection de la nature.
A cet effet, le ministère devrait initier des actions urgentes, notamment envoyer une requête d’appui au NDC Partnership dont le Togo est déjà membre. A terme, le projet devrait renforcer la résilience du Togo face aux changements climatiques.
L'Accord de Paris est le premier à l’échelle universelle sur le réchauffement climatique. Il fait suite aux négociations qui se sont tenues lors de la Conférence de Paris sur le climat.
Séna Akoda
Comment identifier et saisir les opportunités liées au développement du marché des données numériques massives (Big Data) et de l'intelligence artificielle ? La question réunit les acteurs du numérique au Togo, dans le cadre d’un atelier sur les technologies émergentes, qui s’est ouvert ce lundi 20 mai 2019.
Organisé par le Bureau régional pour l'Afrique de l'Ouest de l'Organisation internationale de la francophonie (BRAO-OIF), la rencontre se tient au Woelab Prime, espace d’innovation technologique fondé par l’architecte togolais Sénamé Agbodjinou.
La formation, d’une durée de quatre jours, traitera notamment des tendances technologiques qui animent le monde du numérique, du modèle de startup dans le contexte de l’innovation et de l'entrepreneuriat, de l'impact de l’intelligence artificielle, et des expériences de quelques startuppers au Togo.
Notons qu’outre le Togo, cette formation est prévue pour se tenir au Gabon, à Madagascar, au Sénégal, en Egypte et en Roumanie. Pour le BRAO-OIF, il s’agit de permettre aux acteurs du numérique des pays ciblés, de projeter leur avenir professionnel dans le nouveau cadre mondial, marqué par la transformation numérique.
Ayi Renaud Dossavi
Il s’est tenu, le vendredi 17 mai 2019, dans la préfecture d’Amou (168 km au Nord de Lomé), une session de formation autour de thèmes axés sur le Leadership, la citoyenneté et les opportunités liés au Plan national de développement (PND 2018-2022). Notamment avec le thème, « Les enjeux liés à la mise en œuvre du PND et les opportunités pour la jeunesse ».
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une série de formations, à l’initiative du ministère en charge de la Jeunesse, visant à outiller les jeunes togolais sur les différents programmes et projets structurants, et les opportunités d'emploi offertes par le PND.
Ces sessions doivent se dérouler dans une dizaine de préfectures du pays, à raison de 150 jeunes par localités: Au total, 1 500 jeunes sont donc ciblés par cette série de formations.
Les prochaines localités au programme sont: les préfectures de Vo, Avé, Danyi, Sotouboua, Mô, Dankpen, Binah, Kpendjal et Cinkassé.
Ayi Renaud Dossavi
Des entreprises européennes se sont concertées en fin de semaine dernière à Lomé, dans le cadre de la création annoncée d'une chambre de commerce Togo-UE.
Une fois installée, cette chambre devrait permettre de booster les échanges commerciaux entre les deux entités. Elle permettra également de rendre pérennes les relations entre le Togo et l'UE, en harmonie avec le thème de cette rencontre.
La signature d’un mémorandum d’accord entre la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) et ses homologues européennes au cours du Forum Togo-UE, devrait s'inscrire dans cette lignée.
En rappel, le Forum Economique Togo-UE est annoncé pour les 13 et 14 juin prochains. Il devrait permettre de mobiliser des ressources financières pour le financement du Plan National de Développement (PND 2018-2022). Les 2/3 de 4 622 milliards FCFA, soit 3 000 milliards FCFA sont attendus du secteur privé.
A cette rencontre qui se veut un rendez-vous économique pour mobiliser des ressources au profit du PND, sont attendues 400 personnes dont 150 opérateurs économiques européens.
Séna Akoda
Vendredi, le Togo a bouclé avec succès sa 8e sortie sur le marché financier régional.
Lomé qui sollicitait 20 milliards FCFA sous forme d’Obligations assimilables du Trésor (OAT) de maturité 5 ans, a réussi à lever 22 milliards FCFA à un taux de 6,5%, le carnet de commandes des titres togolais ayant, à nouveau, crevé le plafond des 60 milliards FCFA. Le rendement de l’obligation est estimé à 6,6%, indique Umoa-Titres.
L’opération, comme les deux précédentes du deuxième trimestre, a été souscrite plus de deux fois par les investisseurs depuis sept des huit pays de l’Uemoa. Une tendance globale et encore plus marquée sur les émissions obligataires togolaises.
Depuis le 5 avril, le trésor public, sur ses opérations régionales de dettes, s’est vu servir plus de 216 milliards alors que l’objectif était de lever 60 milliards FCFA. Dans ces conditions favorables, il n’en a retenu que 66 milliards. Soit un taux de couverture du montant global mis en adjudication de 360%, les soumissions retenues représentent quant à elles 110% du montant mis en adjudication.
Si ce marché affiche une embellie depuis le début de cette année, la période faste que traverse le Togo, traduit une nette amélioration de la capacité de mobilisation des ressources financières.
Le pays, dont la dette publique a flambé fin 2016, a, en moins de deux ans, remis les pendules à l’heure. Les efforts d’assainissement des finances publiques, et surtout budgétaires, ont permis d’abaisser de plus de 10 points de pourcentage le taux d’endettement, le faisant passer sous le seuil communautaire des 70% fin mars. D’autre part, Lomé a annoncé s’approcher de l’équilibre budgétaire, projetant pour cette année, un déficit de moins de 2%. L’objectif communautaire étant de contenir le gap budgétaire sous la barre des 3% à l’horizon 2020.
Pour le reste de l’année, le Togo prévoit de mobiliser 235 milliards FCFA dont 70 milliards sous forme de BAT, et 165 milliards sous forme d’OAT.
La ministre togolaise des Postes, de l’Economie numérique et des Innovations technologiques a reçu le samedi 18 mai, le «Alumni Public Service Award », de la Harvard Kennedy School (HKS) et devient la 1ère femme politique africaine à décrocher ce prix.
Au cours de la cérémonie de récompense, 4 autres étudiants de la très prestigieuse université américaine ont été distingués. « Quel grand honneur de recevoir aujourd’hui le prix de la fonction publique des anciens de Havard Kennedy School! », s'est exclamée l'impétrante. Et d’ajouter : « j’espère que ce prix inspire une génération de femmes africaines et de jeunes leaders à s’engager dans un travail qui améliore la vie des gens ».
La titulaire du portefeuille numérique au Togo a été distinguée en raison de son apport au développement des TIC et du numérique au Togo, et leur utilisation au profit du social, informe l’université. A titre d’exemple, elle a mis en route le projet « Campus Wi-fi », qui apporte une couverture Internet gratuite d’accès dans les universités et les formations sanitaires publiques du pays, avec une connexion Internet haut-débit. Ou encore Eco CCP, le compte épargne mobile, l’Environnement numérique du travail (ENT) dont le Lycée d’enseignement technique et professionnel de Lomé (Adidogomé) constitue la phase pilote, et autres.
Le «Alumni Public Service Award », décerné aux anciens étudiants «qui ont grandement amélioré la condition humaine à l'échelle locale, provinciale, nationale ou internationale», est le 2ème prix que Cina Lawson accroche à son tableau de palmarès après le 1er prix des Napoléons Awards, catégorie femme.
Séna Akoda
« Inventif », « innovant », « pratique » et surtout « écolo », les qualificatifs ne manquent pas à la vue du Civic Bag, le sac écologique togolais entièrement recyclé, fait à base de papier ciment. Devenu personnalisable, avec plus de sept tailles différentes selon l’usage souhaité, le sac est sans doute le symbole le plus palpable de la contribution des entrepreneurs togolais au bien-être économique et social. Togo First est allé à la rencontre de son père, Achille Noussia (photo à droite) qui a accepté de retracer l’histoire de ce produit innovant, outil commercial et publicitaire.
Interview.
Togo First : comment a démarré l’aventure Civic Bag ?
Achille Noussia : Elle a démarré le 16 décembre 2016. Le concept au départ était plus une contribution citoyenne destinée à trouver une solution sinon une alternative durable à la problématique des sachets plastiques non-dégradables qui abondaient à chaque coin de rue.
Nous sommes donc partis avec une matière première que beaucoup de Togolais connaissent, le papier ciment. On pouvait choisir une autre matière, disons plus propre, mais il fallait quelque chose qui frappe, qui retienne l’attention, qui a une histoire avec le citoyen. C’est là que l’idée de choisir le papier ciment, utilisé depuis toujours par nos mères pour emballer nos beignets, galettes, brochettes et autres aliments, a germé. Du coup, le défi était plus, de redonner une autre image de ce papier ciment. Il fallait le personnaliser, lui ajouter une plus-value et montrer aux gens que ce que l’on pouvait faire avec le papier utilisé pour confectionner des sacs, on pouvait le faire aussi avec du papier ciment.
Nous avions donc commencé et nous faisions notre com sur les réseaux sociaux. L’année suivante, l’équipe s’est agrandie et nous travaillions ensemble sur les quelques commandes que nous recevions. Ce n’était pas vraiment ça mais bon…
T.F : avez-vous obtenu un appui institutionnel ?
A.N : je suis allé voir le ministre de l’Environnement (André Johnson, ndlr) pour lui présenter le concept et lui expliquer que c’était une participation citoyenne. Il s’est montré émerveillé et a encouragé l’initiative.
Je me suis également approché de quelques chancelleries et représentations diplomatiques basées à Lomé pour leur présenter le produit. J’ai été reçu par l’ambassadeur d’Allemagne avec qui j’ai pu échanger.
En mars ou avril 2017, j’ai été contacté par un ami qui m’informait de la tenue d’une compétition pour entrepreneurs à Lomé et qui souhaitait que je participe. Il s’agissait du concours de start-up organisé dans le cadre du Forum international pour le développement (FIDEA 2017).
C’est vrai qu’avant de me lancer dans l’aventure Civic bag, j’étais déjà entrepreneur. J’avais une petite structure qui évoluait dans le marketing. Je collaborais également avec des amis sur Civic Lab, une initiative destinée à développer des solutions tech. J’ai donc participé à ce concours et quelques temps après, on m’a annoncé que je faisais partie des 10 meilleurs sélectionnés pour une séance ultime de pitch à l’issue de laquelle, le vainqueur serait choisi. Ainsi le 26 mai 2017, nous avons été sacrés lauréats de ce prix. Il n’y avait pas de récompense en espèces mais un accompagnement en communication et en coaching. C’est ce qui nous a vraiment lancé parce que j’avais certes foi en ce projet, mais je n’avais pas prévu un développement aussi rapide.
D’autres prix ont suivi, notamment le Forum socio-économique pour le développement (FOSED-kpékpé 2017), le Prix jeune entrepreneur influent de l’année 2017, etc.
T.F : 2018, l’année de la confirmation ?
A.N : Effectivement. Les commandes pleuvaient. Les gens ne voulaient plus seulement du papier ciment mais aussi d’autres types de sacs et là, nous avons repensé un peu notre business model. Nous personnalisions désormais les sacs, nous refaisions carrément le design. Nous en faisions donc pour des salons thé ou des boulangeries, et des sacs en couleur avec des motifs.
T.F : comment Civic Bag se fournit-il en papier ciment ?
A.N : Nous nous approvisionnons auprès des maçons constructeurs, des briqueteries, et auprès des particuliers qui en disposent. Nous sommes en bons termes avec les différents acteurs du recyclage mais nous n’avons pas encore un partenariat formel avec eux.
T.F : comment se passe la transformation du papier ciment en sac? Décrivez-nous le processus.
A.N : Après la collecte du papier ciment, nous procédons au traitement. On fait ensuite la coupe des plans qui doivent servir à faire le sac. Si le sac est à personnaliser, on procède à l'impression. Après cela, on procède au façonnage et à la finition enfin.
T.F : 2 ans après le début de l'aventure, que donne Civic Bag en chiffres ?
A.N : En 2 ans d'activité, nous avons produit environ 44 900 sacs et emballages confondus. Nous avons recyclé 26 000 paquets de ciments. L'impact de CivicBag a permis d'épargner à l'environnement, 5 388 000 sachets plastiques non biodégradables.
CivicBag emploie de façon permanente 4 personnes et 2 autres à temps partiel. Nous avons gagné 4 distinctions.
T.F : des perspectives ?
A.N : S’équiper en machines. Notre production est encore largement manuelle et vous comprenez qu’elle nous retarde un peu alors que la demande devient de plus en plus forte. Cela augmentera la capacité de production et réduira les coûts. L’objectif est que Civic Bag soit dans tous les marchés du Togo.
Interview réalisée par Octave A. Bruce et Renaud Ayi Dossavi
Démarrage, ce jeudi 16 mai 2019, du projet des Travaux à haute intensité de main-d’œuvre (THIMO), ciblant 14 000 jeunes togolais, âgés de 18 à 35 ans et issus de 200 villages des 150 cantons les plus pauvres du Togo.
Il a été officiellement lancé à Hétsiavi dans la préfecture de Yoto (au sud du pays), par Victoire Tomégah-Dogbé (photo), ministre du Développement à la base, en présence de Hawa Cissé Wagué, représentante résidente de la Banque mondiale au Togo, dont l’institution soutient l’ensemble du projet, à hauteur de 5,1 milliards FCFA sur 2 ans.
Concrètement, le projet exécuté par l’Agence nationale d’appui au développement à la base (ANADEB) permettra aux bénéficiaires de percevoir 15 000 FCFA après chaque cycle de 10 jours de travail, et ce durant 04 mois.
Ces jeunes recevront également des formations sur le développement des affaires et les compétences de vie.
Notons que sur les 14 000 ciblés, 5040 jeunes ont déjà été identifiés à ce jour dans 72 villages, selon les chiffres officiels. Le processus d’identification des 8 960 restants est en cours.
Ayi Renaud Dossavi
L’entreprise sud-africaine Diges Group, spécialisée dans la conception, la réalisation et la gestion des infrastructures hydrauliques, va accompagner le Togo sur ses projets d’accès à l’eau potable.
En effet, une représentation de la société a récemment signé, avec Antoine Lekpa Gbegbeni, ministre de l’Eau, de l’Equipement rural et de l’Hydraulique villageoise, un mémorandum d’entente pour appuyer le gouvernement dans ses projets de modernisation des systèmes d’alimentation en eau potable.
Ambitions qui entrent dans l’optique de l’axe 3 du Plan national de développement (PND 2019-2022), visant à permettre à plus de 80 % des Togolais d’avoir accès à l’eau potable.
Notons que ces échanges font suite aux contacts pris par Faure Gnassingbé, président de la République togolaise, avec les opérateurs économiques sud-africains, lors de sa visite dans le pays en mars 2019.
Ayi Renaud Dossavi