Un projet de promotion des moyens d’existence respectueux de la biodiversité dans le parc national de Fazao-Malfakassa (Nord-Togo) a été lancé le lundi 15 juillet à Lomé.
Financé à hauteur de 1 million $ par l’Etat indien, il sera mis en œuvre par l’Unesco, informe Damien Mama, représentant-résident du Système des Nations Unies au Togo.
Ce projet devrait promouvoir un modèle de gestion des aires protégées, qui impliquera différents acteurs y compris les communautés environnantes.
Il devrait créer également 350 emplois verts. L’objectif final de cette initiative est de parvenir à inscrire le parc Fazao-Malfakassa parmi les réserves de la biosphère de l’Unesco et de développement des économies vertes, apprend-on.
Ce projet qui traduit le dynamisme de la coopération Sud-Sud, vient en appui aux initiatives visant à préserver la vie sous ses diverses formes dans le parc.
Hermès. Il fait partie de cette diaspora qui connecte la terre de ses ancêtres à l’Europe. Particulièrement à la France où il a gravi les échelons, niveau collectivités locales, avant de revenir à ses rêves : motiver, inciter, conseiller les entreprises val-d'oisiennes à investir au Togo, et parfois, l’inverse. Le made in Togo, le consommer local, y compris le recrutement des compétences locales, plus qu’un leitmotiv est inscrit en lettre d’or chez Pascal Ayayi Creppy (PAC), patron de 3 C Conseil, initiateur de l'association « Dynamique Togo Val d'Oise », digne fils togolais à la verve intarissable. Interview.
Togo First : Vous opérez sur le segment des activités de conseil en affaires intégrant une clause sociale d’insertion RSE. Qu’est-ce que cela signifie ?
Pascal Ayayi Creppy (PAC) : Mon métier de conseil en affaires consiste à conseiller et former des entreprises du Val d'Oise depuis 5 ans (depuis 2 mois le Rhône) à commercer avec le Togo. Concrètement, je traite des liens d’affaires entre les entreprises du Val d’Oise (France) et celles du Togo, afin qu’elles puissent faire des affaires ensemble.
Je suis facilitateur, le messager entre les entreprises de ces 2 univers dont la volonté de collaborer n’est plus à démontrer. Cependant, je considère que ces échanges doivent s'effectuer de manière pratique, dans un cadre de responsabilité sociale de l'entreprise (RSE). Pour ma part, cette RSE se matérialise avec une clause sociale d'insertion qui vise à créer de l'emploi. Ainsi, j’incite les entreprises que j'amène à recruter local.
Concrètement, nous mettons un avenant, un petit contrat à côté, qui invite ces entreprises à recruter des Togolais. Bien évidemment, le terrain doit être balisé en amont. Par exemple, j’identifie auprès de l’ANPE (Agence nationale pour l’emploi), les recruteurs locaux ou les publics, les demandeurs d’emploi capables de travailler sur les compétences demandées par ces employeurs. C’est un métier. Et ça marche !
Togo First : Quelles sont les entreprises présentes ici au Togo qui sont nées de votre activité?
PAC : Pour l’instant, je n’ai pas encore apporté de grosses structures. C’est essentiellement des porteurs de projet, des petites structures ou des PME. La première entreprise, fruit de mon activité de conseil, est dans la formation industrielle, la seconde dans la sécurité maritime, la troisième dans le métier des services. Une autre opère dans le secteur du transport de colis entre le Togo et la région lyonnaise. Il y en a une qui est dans l’agropastorale dans la région de Glei à Atakpamé. Je m’en voudrais de ne pas parler de ma plus grosse fierté. Elle opère dans le domaine de la photocopie. C’est une entreprise qui a réussi à employer beaucoup de Togolais en personnel permanent. Elle a recruté local, de la direction commerciale aux directions informatique et financière.
Nous avons fait du social dans le cadre de ces structures ; par exemple, nous avons offert une photocopieuse à une école publique qui n’avait pas les moyens de s’en acheter.

Togo First : L’objectif que vous vous êtes assigné est de permettre aux Togolais d’avoir de l’emploi. Quid de la compétence de ceux que vous recrutez ? Parce que la question de la compétence se pose très souvent lorsque les multinationales descendent dans les pays les moins avancés. Comment résout-on le problème de l’adéquation ?
PAC : Si vous permettez, je vais rectifier. Mon seul objectif n’est pas de faire du social ou de la responsabilité sociale. Ce n’est qu’un de mes objectifs. Mon activité principale est commerciale qui est une invention humaine et sociale. Ce sont des affaires avec une approche humaniste, sociale et durable.
Pour la problématique de la compétence, elle n’est pas propre au Togo. Tu peux rencontrer en Europe ou en Amérique, des gens qui ne sont pas compétents. Mon rôle est d’amener le chef d’entreprise à mon concept, mon modèle de business, à revoir ses critères de recrutement dans un environnement où il ne peut pas trouver le mouton à 5 ou 10 pattes, c’est-à-dire le candidat qui a tout.
La plupart des entreprises a des modèles-types de recrutement. On veut telle personne née à tel endroit, qui a fréquenté telle école, avec telle compétence et qui parle trois langues. Sur le poste ou la mission à confier, on n’a généralement pas toujours besoin de tous ces prérequis ou toutes ces qualités pour travailler.
J’ai rencontré des assistantes de direction ou des secrétaires pour lesquelles, on a demandé la maîtrise de l’anglais, de l’allemand et de l’italien alors que l’entreprise n’opère pas à l’international. Cela n’a aucun sens. Ma mission est de les amener à revoir tous ces critères. Les candidats ne répondent pas aux annonces dès qu’ils se rendent compte qu’ils doivent répondre à une litanie de critères.
La seconde chose est que lorsque je demande aux multinationales de recruter local, je le fais de manière intelligente. Car, après tout, c’est le Chef d’entreprise qui a le dernier mot. Concrètement, j’identifie les différents postes concernés et je vérifie dans le bassin de l’emploi local, si on a des compétences qui y correspondent. Si personne ne répond aux critères, je laisse l’entreprise faire.
Toutefois, je tiens à préciser qu’il y a bien des universités dans ce pays et des gens qui sont y formés sur des normes internationales. Comme il y a aussi des personnes qui ont besoin d’un cadre pour compléter leur formation. Ce sont des choses à mettre en œuvre avec l’entreprise en matière de formation ou de mise à niveau.

Togo First : Comment on arrive à défier les lois du marché pour propulser son activité quand on exerce dans le conseil en affaires, un métier peu connu dans les pays en développement ?
PAC : Ce n’est pas évident au départ. Le conseil dans nos pays n’est pas encore connu. Dans un premier temps, il faut aller, humblement et modestement, se faire connaitre. Il n’y a que par des résultats qu’on arrive à poser, petit à petit, ses marques. Un petit contrat, un second qui débouche sur un autre.
La difficulté est de pouvoir monnayer le conseil. C’est mieux quand il s’agit de grandes entreprises mais là encore...
Il faut cultiver les graines et entretenir son relationnel, son lobbying. Il faut accepter de ne pas beaucoup gagner au départ. A mes débuts, j'ai dû former, enseigner, animer des séminaires parallèlement pour faire connaître et expliquer le métier du conseil, la particularité du Val d'Oise avec le Togo dans le cadre d'une coopération décentralisée.
Le mot « affaires » a une connotation péjorative qui laisse penser qu’on fait des choses illicites. Nous, notre rôle est aussi d’expliquer qu’on peut faire les choses, selon une certaine éthique. C’est d’ailleurs ce qu’essaie de mettre en place la secrétaire d’Etat en charge du climat des affaires : instaurer un climat de confiance.
Togo First : Vous venez de participer au 1er FETUE. Quelle est votre appréciation de cette initiative ?
PAC : Une excellente initiative, même si moi-même je n'y croyais pas au départ. Tout le monde est d’accord que c’est une belle initiative. Un véritable moyen de faire la promotion du pays en général, de ses politiques, entreprises etc. On a pu se mettre d’accord sur le fait que l’évènement des 13 et 14 juin derniers, a réussi. Tout a été top. L'événement a réussi aussi bien dans le pilotage par Mme le ministre en charge du climat des affaires, Sandra Johnson, que dans la communication par le Moci (Moniteur du Commerce international) de France. C’était un bon show d'affaires à l'européenne. Un forum à l’image de ce qui se fait dans les grands pays, à l’échelle de l’Europe.
Togo First : Quel est votre bilan personnel à ce forum ?
PAC : Je suis allé au forum avec une double casquette : patron de ma structure de conseil (3 C Conseil, ndlr) et président de l’association dynamique Togo-Val d’Oise que j’ai récemment initiée. Au niveau de ma structure, le forum a permis d’enrichir mon carnet d’adresses avec surtout ceux qui sont venus de l’international : entreprises, institutionnels, personnalités de l’ODCE etc…
Le plus fort a été au niveau de l’association. C’était l’opportunité de nous faire connaître. On avait un stand et on a enregistré énormément de passages. On a permis à des jeunes Togolais, membres de notre association de présenter leur business et leurs produits Made in Togo.
Au départ il y a 5 ans, l'idée était d'amener des chefs d'entreprise du Val d'Oise à investir et à y faire du business. Aujourd'hui, des jeunes entrepreneurs togolais veulent conquérir les marchés Val d'Oisiens et du Rhône Alpes Auvergne. Avec des produits made in Togo, des entreprises comme Never Die, Neo Liquors, Colis Expres...., de réelles perspectives sont en train d'être ouvertes depuis le forum Togo-Ue dans l’ananas, le beurre de karité, le jus de fruit bio haut de gamme, etc.
En termes d'activité, nous avons sensibilisé et formé des entrepreneurs à faire de l'international avec le val d'Oise et depuis quelques semaines avec le Rhône Alpes.
On a appris une bonne nouvelle au forum. Le Togo va recevoir des financements de l’UE pour créer ou aider des entreprises locales dans les certifications ou les facilitations dans l’export, par exemple.
Comme je le disais, je suis l'initiateur et président du l'association Dynamique Togo Val d'Oise. Les piliers qui me soutiennent sont Mme Solim Kpimsie de Never Die, Monsieur Homawoo de l'entreprise Néo Liquors, Mme Ouédraogo, Mr Anani, informaticien. Ils ont été formés à faire l'international. Ils ont énormément préparé leur participation active à ce forum qui leur a permis de commercialiser leurs produits sur place.
Un entrepreneur dans l'équipe a même obtenu un contrat ponctuel en informatique de 3 jours auprès d'un dirigeant de passage à Lomé pour ce forum Togo-Ue. Ils ont pu tisser créer des liens entre entrepreneurs du Val d'Oise (Trinita Company Group) et du Rhône (Edouard Lorente, lobbyste en affaires) venus au forum. Des négociations ont lieu après le forum pour des échanges commerciaux entre ces derniers et le Togo.

Togo First : Que pensez-vous de la stratégie utilisée : lancer un appel à projets pour recruter une centaine de projets qui sont allés ensuite conquérir plus de 800 milliards FCFA ?
PAC : Je trouve cette démarche très intéressante. C’est la partie la plus concrète et visible du forum. Il faut donner des opportunités aux porteurs de projets et entrepreneurs locaux de montrer leur savoir-faire à des potentiels investisseurs. Ces entrepreneurs sont parfois isolés et bénéficient de micro-financements institutionnels mais cela ne suffit pas. Il faut un réseau, un carnet d’adresses et de l’expérience.
Togo First : 852 milliards de promesses. Comment passer de l’étape de promesse à l’effectivité de leur mobilisation ?
PAC : Pour l’entrepreneur, il n’y a que par l’aspect commercial, le relationnel, le chiffre d’affaires, la démarcation dans l’offre, le lobbying de qualité, le non-isolement, l’acceptation de se faire accompagner par des autorités locales et de se faire identifier par les financeurs.
Togo First : Le PND a pour ambition de transformer structurellement le Togo avec 65% des investissements qui repose sur le secteur privé. Quel est le point fort de ce programme ?
PAC : Je le trouve bien et ambitieux. A un moment, il faut le faire. On ne peut pas toujours naviguer à vue. Il faut avoir une vision. Ce que j’ai le plus apprécié est qu’ils aient réussi à définir les secteurs prioritaires en matière d’investissement. L’agriculture, les industries et les emplois, l’énergie, sont au centre des projets d’investissement.
Togo First : Pensez-vous qu’avec la mise en œuvre des axes du PND, le Togo s’inscrit dans la dynamique de l’émergence ?
PAC : La question qui se pose est juste le financement. On n’est pas encore assez financés. Il faut aller voir les investisseurs, les fonds. Il faut trouver de l’argent pour le (PND, ndlr) financer. Si on y arrive, oui on réussira. Bien évidemment, le financement seul ne fera pas l’affaire. Il faut aussi, et surtout, des hommes. Mais, le financement est capital pour la réalisation du PND. Revenant aux ressources humaines, il faut que les autorités s’entourent des gens qui savent développer une économie. C’est un métier. On aura besoin des développeurs d’entreprises et d’emploi.
Togo First : Quels sont les pièges à éviter dans la mise en œuvre du PND, selon vous ?
PAC : Le Togo a connu une période difficile des années 90 à 2000 où on était sous embargo. Nous n’avions quasiment plus de bailleurs de fonds. Tout est maintenant revenu dans l’ordre. Le dialogue a été renoué. Il faudra donc continuer à travailler dans ce sens, pour que cela ne s’arrête pas et que les financements affluent.
Il y a déjà des réformes, avec l’amélioration du climat des affaires et tout ce qui va avec pour rendre le pays attractif. Il faut poursuivre et accentuer les efforts. Ne pas casser la dynamique en retournant dans les crises. A chaque crise, il faut reconstruire ce qui a été cassé, remobiliser la population, les bailleurs, les énergies et tout. Il faut de la stabilité pour construire sur la durée. Il y a souvent eu une crise de confiance entre la population et le gouvernement. Si elle (Confiance, ndlr) revient, tout ira bien.
Togo First : Vous parliez des réformes du climat des affaires. Pensez-vous que les prestations fournies par l’administration publique se soient améliorées ces dernières années ?
PAC : Pour être honnête, nos services publics ont évolué grâce à la dynamique de l'amélioration du climat des affaires. Grâce aux réformes, on peut désormais créer facilement et simplement une entreprise. Aujourd’hui, on peut rencontrer plus facilement les autorités pour échanger sur les possibilités d’investissement.
Néanmoins, c'est important que la paix individuelle revienne afin que chaque Togolais puisse accompagner le Togo vers l'émergence économique. Sans l'économie, la société n'est rien. Sans l'homme, la société n'est rien.
Le travail du ministre Johnson (Sandra Johnson, ndlr) au secrétariat en charge du climat des affaires, dans ce sens, est innovant, nécessaire et tendance. Elle et son équipe arrivent à concilier le développement des affaires avec une certaine éthique. Des ambitions et paris à encourager.
Togo First : Quels sont vos prochains défis au Togo ?
PAC : L’association Togo-Val d’Oise et Rhône-Alpes va accompagner les opérateurs économiques togolais à nouer des relations d’affaires, intensifier ses activités et profiter des opportunités issues du forum. Nous comptons faire venir des investisseurs français au pays et aller, avec d’autres, dans la mesure du possible, dans l’hexagone. Nous allons surtout développer le commerce équitable, un concept qui promeut des échanges honnêtes et valorisants entre les différents partenaires.
Interview réalisée par Fiacre E. Kakpo
Le tout 1er forum dédié à l’investissement en Afrique de l’Ouest se tiendra les 03 et 04 octobre prochains dans la capitale togolaise. Dénommée « Invest In West Africa », cette rencontre devrait permettre d'apporter une réponse au problème critique de l'accès du secteur privé ouest-africain aux financements.
Selon les données de la BAD, rapportées par Idrissa Nassa (photo), président du Groupe Coris, et parrain de l'événement, « pour la période 2006-2016, l'économie du secteur privé a représenté près de 40% du PIB de l'Afrique de l'Ouest, et 30% du budget des Etats ».
Ces statistiques fondent le financier à affirmer que « le secteur privé représente sans conteste le moteur de la croissance et du développement inclusif sur le continent africain en général et en Afrique de l'Ouest tout particulièrement ».
Avec pour fil conducteur « financer les PME-PMI à fort potentiel, amplifier les partenariats public-privé », cette rencontre devrait « fédérer l’ensemble des acteurs de l’investissement ». Via cette mobilisation, il s’agira de « démontrer au monde, qu’en Afrique de l’Ouest, le secteur privé est prêt à absorber les investissements et est en train d’acquérir de la maturité ».
Sont attendus à cet événement unique en son genre et par sa portée, des entrepreneurs, investisseurs, organisations régionales et continentales.
A terme, les promoteurs du forum ambitionnent d’avoir un secteur privé ouest-africain fort, au service des Etats.
Séna Akoda
Après CanalBox qui permet de déployer le très haut débit à domicile, GVA-Togo, filiale du groupe Vivendi vient de lancer son offre « Start ». Si avec sa 1ère offre, la société dédiée au développement de l'accès Internet très haut débit au Togo rend le très haut débit accessible à 30 000 FCFA, l’offre Start quant à elle, vient réduire de moitié ce prix.
Avec ce nouveau produit mis au point dans le cadre du projet (FTTH – Fiber to the Home), l’idée est de démocratiser l’accès à Internet haut débit et donc à une connexion « d’une qualité technologique inégalée », selon la société qui commercialise ce produit.
« La création de l’offre Start permet, dès aujourd’hui, à un très grand nombre de familles togolaises de profiter du très haut débit par fibre optique, à seulement 15 000 FCFA/mois.», assure Alexandre Cohen (photo), directeur général de GVA-Togo. Celui-ci met par ailleurs l’accent sur la vitesse de connexion, qui est de 10 Mbps.
Les PME/PMI togolaises disposent d’un fonds de garantie pour l’exécution des marchés publics. Doté de 100 millions FCFA déposés dans les différentes banques de la place, ce fonds « va permettre aux opérateurs économiques qui ont des difficultés, de réaliser des marchés publics », indique un responsable de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT), qui a mis en place ce dispositif.
Le bénéfice de ce fonds de garantie est conditionné par une inscription préalable sur le site : http://www.ccit.tg/formulaire-dadhesion-au-fonds-de-garantie.
Le formulaire de garantie demande les renseignements sur le nom, l’activité de la société, l’identité de son promoteur, l’adresse, les numéros et date d’agrément, le numéro de la carte d’installation, etc.
Ce dispositif, notons-le, vient s’ajouter à certains mécanismes institutionnels qui apportent leur concours financier aux PME/PMI dans leur plan de croissance. Entre autres, l’Agence nationale de promotion et de garantie de financement des PME/PMI (ANPGF). Dans cette optique, l’ANPGF accorde notamment des financements remboursables et la garantie des concours bancaires.
Séna Akoda
Pour l'éco, future monnaie commune, notamment dans la zone UEMOA (Union économique et monétaire d’Afrique de l’Ouest) en remplacement à l’actuel franc CFA, il ne devrait pas y avoir de changement en ce qui concerne la parité fixe avec l’euro.
L’annonce a été faite cette fin de semaine (ce vendredi 12 juillet 2019 à Abidjan), par Alassane Ouattara, président de la Côte d’Ivoire, à l’occasion de la 21e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UEMOA.
En effet, pour celui qui est également président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union, en ce qui concerne le taux de change, « aucun changement de parité ne devrait intervenir entre le FCFA, devenu éco, et l'euro ».
Du reste, pour l’ancien haut-cadre de la BCEAO (Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest) et du FMI (Fonds monétaire international), ce taux de change fixe, vis-à-vis de l’euro, « va servir nos économies, la maîtrise de l'inflation, avoir les taux de croissance les plus élevés du continent, améliorer la gouvernance dans tous les secteurs et surtout assurer les meilleures conditions de vie pour les populations ».
En rappel, actuellement, 1 € = 655,955 FCFA.
Ayi Renaud Dossavi
Le Togo a bien démarré son troisième trimestre. A la recherche de 20 milliards FCFA sur le marché financier régional via un emprunt obligataire de maturité 3 ans, le Trésor public s’en sort avec succès. Le montant global des soumissions a atteint 43 milliards, avec un taux de couverture de 215%. Continuité des performances réalisées par le Togo sur ce marché, spécialement prolifique depuis le début de cette année.
Contraint par une clause avec l’agence de coordination Umoa-Titres, qui impose aux émetteurs de n’encaisser que 110% du montant mis en adjudication, le trésor public ne retiendra que 22 milliards FCFA.
Cette opération porte à environ 230 milliards FCFA le montant total mobilisé sur ce marché en 2019.
Pour ce trimestre, le Togo prévoit de lever au total 115 milliards FCFA. En outre, le pays qui s’est lancé dans un processus de diversification de ses instruments de dette est annoncé sur les marchés pour un eurobond de 500 millions d’euros, d’ici fin septembre. En prélude à cette transaction, il s’est vu délivrer, en juin, ses toutes premières notes souveraines par S&P et Moody’s.
Le britannique Briter Bridges lance en ligne un sondage pour établir la carte de l’écosystème technologique au Togo.
Pour ce faire, cette entreprise spécialisée entre autres dans l’analyse de la technologie et l’innovation à travers l’Afrique et l’Asie affirme travailler avec les organisations locales du secteur.
Ce sondage demande aux startups évoluant dans les secteurs technologiques de se faire connaître en moins de 3 minutes, notamment en répondant aux questions sur la nature de leurs structures.
Ici, l’auteur du sondage veut savoir si l’organisation sondée est une startup, une entreprise non technologique, un Tech Hub (incubateur, accélérateur, tech lab), un Fonds d’investissement, etc.
Si certaines questions s’attardent sur l’année de création des structures concernées, d’autres en revanche s’intéressent à l’identité et au titre de leurs promoteurs. Le sondage en cours cible également le secteur précis d’activités des structures.
Plus exactement, Briter Bridges veut les classer en fonction des catégories suivantes : technologie financière (FinTech), technologie agricole (AgTech), commerce en ligne (E-commerce), technologie logistique, mobilité ou transport, média, drones, les énergies renouvelables, la technologie juridique, l’intelligence artificielle et la gestion des déchets.
Notons que ce sondage s’étend à tout l’espace francophone africain.
Séna Akoda
Après S&P, c’est au tour de Moody’s de rendre sa copie. Dans son rapport publié en juin, l’agence américaine attribue au Togo la note B3 avec perspectives stables, un cran en dessous de S&P qui, en premier, avait délivré la cote de crédit B.
Le Togo s’apprête à faire, d’ici la fin de ce trimestre, une sortie sur les marchés financiers internationaux, à la recherche de 500 millions d’euros. Si l’option d’un prêt syndiqué a été longuement discutée, Lomé semble désormais opter pour un eurobond, dopé par les dernières interventions réussies de ses voisins africains, logés dans les mêmes catégories (très spéculatif).
Les fonds à mobiliser sont destinés à refinancer la dette intérieure de court terme, en raison des pressions de refinancement qui arrivent en cascade.
Selon le FMI qui a donné son feu vert, cette opération ne devrait pas empêcher le Togo de respecter les critères de convergence de l’Uemoa, à l’horizon 2020. La dette publique devrait descendre sous la barre des 70%, d’ici 2020. Fin mars, elle était descendue à 67%.
En ligne avec sa stratégie d’endettement à moyen terme, le gouvernement va étaler l’apurement de ses arriérés intérieurs sur les 10 prochaines années. Il s’agit de 225,5 milliards FCFA, soit 10,3% de la dette publique, à rembourser au titre des exercices précédant l’accord avec le FMI.
Après avoir consacré plus de 50 milliards FCFA en 2017 et 65 milliards en 2018 aux remboursements de ses arriérés intérieurs, Lomé prévoit d’amorcer son plan d’apurement cette année, avec une enveloppe de 35,4 milliards FCFA. Une bouffée d’oxygène pour un secteur privé, devenu à l’aune du Plan national de développement, le fer de lance de la stratégie d’investissement du gouvernement. 65% de ce programme quinquennal repose sur le secteur privé, d’où la nécessité d’insuffler une dynamique au secteur.
Suite à son engagement auprès du FMI de procéder progressivement au remboursement des arriérés, le gouvernement togolais a pris dès fin 2017, plusieurs mesures afin d’éviter l’accumulation de nouveaux arriérés, en soutien aux importants efforts d’assainissement budgétaire.