Le gouvernement togolais, réuni mercredi 15 mai en Conseil des Ministres, a autorisé l’adhésion du pays à la Convention signée le 9 avril 1965 à Londres et visant à faciliter le trafic maritime international.
L’objectif principal de ce texte, indique le communiqué du conseil des ministres, est de rendre plus accessibles les transports maritimes par la simplification des formalités, les documents requis et les procédures liées à l’arrivée, au séjour et au départ des navires effectuant des voyages internationaux.
L’adhésion du Togo à cette convention devrait permettre de simplifier les formalités administratives dans le domaine des transports maritimes et de renforcer son attractivité.
Elle a en outre vocation à favoriser au profit du pays, la mobilisation de plus de partenaires dans la mise en œuvre du Plan national de développement (PND 2018-2022).
Dans l’Axe stratégique n°1 du PND, le pays ambitionne en effet d’être un hub logistique d’excellence et un centre d’affaires de premier ordre dans la sous-région.
Notons que le Togo bénéficie d’une bonne position géographique et son port en eaux profondes offre des potentialités de développement.
Séna Akoda
Le Togo explore la possibilité d’allier le projet de cantine scolaires, initiative soutenue par le groupe de la Banque mondiale, et consistant à fournir des repas quotidiens aux élèves dans les établissements d'enseignement publics, avec la promotion de la consommation locale, via un soutien aux petits producteurs agricoles.
En effet, le ministère en charge de l’agriculture a échangé sur la question, en début de cette semaine, avec une délégation du Programme alimentaire mondiale (PAM), conduite par le directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et Centre, Christophe Niokoi.
Il s’agit, pour le ministère en charge de la Production agricole, de garantir la durabilité du modèle des cantines scolaires, en les approvisionnant en denrées alimentaires par des producteurs locaux, mieux organisés et structurés. De quoi permettre, notamment, de renforcer la qualité nutritionnelle de l’alimentation des enfants, par un meilleur contrôle de la qualité des aliments.
Par ailleurs informe le ministère, ce partenariat avec le PAM, s’il se concrétisait, devrait être développé autour d'activités qui concourent à l’amélioration des conditions de vie des populations. Il s'inscrirait dans la perspective du Plan national de développement (PND), avec pour base les instruments du Mécanisme incitatif de financement agricole (MIFA).
En 2018, le projet des cantines scolaires a mobilisé près de 1,3 milliard FCFA, et a permis de nourrir 91 394 élèves du préscolaire et du primaire, avec plus de 07 millions de repas servis, selon l’Agence nationale d’appui au développement à la base (ANADEB)
Ayi Renaud Dossavi
Malgré une nette contraction des importations mondiales de noix de cajou de l’Inde, les pays ouest-africains continuent de garder la tête froide, enregistrant dans leur grand ensemble, des hausses de leurs ventes au sous-continent, au premier trimestre de cette année.
Selon N'Kalo, le spécialiste du marché de l'anacarde, cité par Commodafrica, le Togo a exporté 1035 tonnes de noix de cajou vers l’Inde, entre janvier et mars 2019. Un bond par rapport à la même période un an auparavant.
Dans la sous-région, le Togo arrive 7e fournisseur de l’Inde, derrière le Ghana et la Côte d'Ivoire, les deux principaux fournisseurs, le Bénin, le Nigeria, la Guinée et le Burkina Faso.
Alors que le passage du cyclone Fani sur la côte-est de l’Inde début mai a endommagé de nombreux anacardiers en pleine récolte dans une zone où la production normale atteint les 100 000 tonnes, cette situation pourrait inciter les transformateurs indiens « à lancer de nouvelles commandes de noix brute ouest-africaine », estime N’kalo.
Le gouvernement togolais a, au cours du Conseil des ministres daté du 8 mai 2019, fixé à 10 000 FCFA le montant de la caution des candidatures féminines aux élections locales annoncées pour le 30 juin prochain. Ce montant consacre la réduction de moitié du cautionnement fixé pour les candidatures masculines (20 000 FCFA).
Cet avantage qui s’inscrit dans une approche de discrimination positive est accordé pour inciter les femmes à s'engager en politique d'une manière générale, mais particulièrement dans la gouvernance locale.
L’idée, indique-t-on, en effet, est de « favoriser les candidatures féminines et partant, de faire la promotion de la participation des femmes à la gouvernance locale ».
Dans une approche globalisante, le Togo semble confirmer son option politique visant à susciter un intérêt prononcé des femmes et des jeunes pour la gestion des affaires de la Cité.
Le Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé (photo), a insisté sur ce point lors de son discours sur l’état de la nation, dans un contexte de commémoration du 59e anniversaire d’indépendance du pays.
En rappel, une mesure de ce rang avait déjà été édictée au cours des législatives du 20 décembre 2018.
Un atelier de 4 jours ayant débuté ce mardi 14 mai 2019, réunit les représentants de 8 pays côtiers à Lomé. Il s’agit pour les participants, points focaux nationaux de la lutte contre le réchauffement climatique, de s'approprier des nouvelles politiques et stratégies du Fonds pour l'environnement mondial (FEM), et des conditions à remplir pour bénéficier de nouvelles opportunités de financement.
Cette rencontre s'inscrit dans une logique de veille avec les partenaires intervenant dans le domaine de l'environnement, afin de pouvoir mobiliser les ressources mises à disposition pour le compte de leurs pays.
Notons que cette session de mise à jour se situe dans un contexte d'aggravation des problèmes environnementaux dans la région du golfe de Guinée notamment.
En effet, selon le Groupe de la Banque mondiale, en 2017, la dégradation de l’environnement côtier a coûté 310 millions $ au Togo, en termes d’inondation, d'érosion côtière et de pollution (de l'eau, de l'air notamment). L'érosion côtière représentant à elle seule 213 millions $, soit 4,4% du PIB togolais de cette année.
Au Togo, le FEM a financé plus de 47 projets, à hauteur de 242,51 millions $, sous forme de don.
Ayi Renaud Dossavi
Des échanges ont été engagés mardi 14 mai 2019 entre Christian Adovelande, Président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) et Aliou Dia (photo), représentant-résident du PNUD au Togo au siège de l’institution financière ouest-africaine. Les deux institutions travaillent à tracer des pistes de collaboration à l’effet d’appuyer le développement du Togo.
Selon les informations, les discussions ont porté sur les opportunités de mobilisation des ressources du Fonds Vert Climat pour l’Afrique en général, et pour le Togo en particulier.
A l’issue de cet entretien qualifié de « fructueux », Aliou Dia déclare : « nous serons heureux de travailler avec la prestigieuse institution, la BOAD pour accompagner le développement du Togo ».
Notons qu’en février dernier, cette banque avait décroché 100 millions d’euros destinés à la promotion des énergies renouvelables au Togo et dans cinq autres pays de l’UEMOA. Le financement est dédié à un projet visant à décarboniser le mix-énergétique de l’Afrique de l’Ouest et à améliorer son accès à des énergies propres.
Séna Akoda
L’entrepreneuriat social au Togo fera l’objet d’une conférence, les 6 et 7 juin prochains. Rencontre organisée par l’ambassade des Etats-Unis près le Togo, en partenariat avec le groupe bancaire panafricain Ecobank (dont le siège hébergera l’évènement), la Société Alafia, et les organisations de promotion de l’économie sociale au Togo.
Lors de cette rencontre de deux jours, seront notamment débattues et traitées, des questions liées au cadre juridique définissant les entreprises sociales (l’idée étant de sortir de ces travaux avec un texte, en vue d'aboutir, à terme, à une loi-cadre et une loi d’orientation, pour les entreprises sociales au Togo), ainsi que de possibles avantages à leur accorder.
En effet, des facilités d’ordre administratif ou fiscal devraient favoriser l’éclosion de ces entreprises d’un genre relativement nouveau au Togo. Leur l’intérêt premier n’étant pas de générer du bénéfice, dans une perspective strictement économique ou mercantile, mais d’apporter un gain social et d’améliorer la vie des populations locales.
Seront également discutées, les questions de l’écosystème de l’entrepreneuriat social au Togo et la notion de responsabilité sociale des entreprises (RSE).
Pour rappel, au mois de mars dernier, l’ambassade des USA près le Togo, en partenariat avec la Coalition nationale pour l’emploi des jeunes (CNEJ), a organisé 3 jours d’immersion et de formation à l’entrepreneuriat social, à l’endroit d’une trentaine de jeunes entrepreneurs togolais. Formation assurée par Theresa Carrington, entrepreneure sociale américaine, et CEO de Ten By Three, œuvrant notamment dans l’autonomisation des communautés rurales par l’artisanat.
Ayi Renaud Dossavi
Le groupe bancaire panafricain Ecobank transnational incorporated (ETI), dont le siège est basé à Lomé, est nominé pour les trophées African Banker 2019, organisés par le Magazine African Banker et Business in Africa Events.
La multinationale, présente dans 36 pays africains, est nominée dans deux catégories: Banque africaine de l’année, et Banque de détail de l’année.
Dans la première catégorie, le Groupe est en lice avec plusieurs géants du continent, notamment le marocain Attijariwafa Bank ou encore l’institution financière multilatérale, Afreximbank, basée au Caire, en Egypte.
Dans la seconde, se retrouvent Coris Bank, Guarantee Trust Bank du Nigéria, la Kenya Commercial Bank, et l’Egyptien QNB Al Ahli.
Notons que cette sélection se fait sur fond de hausse des participations pour ces Trophées qui en sont à leur 13ème édition.
Les vainqueurs de chaque catégorie seront dévoilés le 11 juin prochain, dans le cadre des assemblées générales de la Banque africaine de développement (BAD), qui se tiennent cette année à Malabo, en Guinée équatoriale.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, un dispositif permet désormais aux artisans de bénéficier de l’assurance maladie. La cérémonie de lancement de ce mécanisme mis en place par l’Institut national d’assurance maladie (INAM), en collaboration avec les ministères en charge de la Santé et de la Protection sociale, a eu lieu ce mardi 14 mai, au Palais des congrès de Lomé.
Selon le ministère de l’Artisanat, ce dispositif qui s’inscrit dans l’axe 3 du PND devrait permettre, d’ici 3 ans, à plus de 100 000 artisans togolais de bénéficier de la prise en charge des risques liés aux maladies non professionnelles.
Ils pourront ainsi recevoir des soins dans des structures sanitaires spécifiques « pour une contribution financière adaptée à leur capacité ».
« La protection sociale dédiée aux artisans s'inscrit dans le processus destiné à couvrir progressivement toutes les couches sociales du pays après l'administration publique », a expliqué Victoire Tomegah Dogbé, la ministre du Développement à la base, de l’Artisanat et de la Jeunesse.
Au Togo, l’artisanat connaît une forte croissance depuis quelques années. Selon Lomé, il représentait en 2017, 18 % du PIB, participait à la réduction du déficit commercial à hauteur de 20 %, et mobilisait plus d’un million d’artisans.
Alors que Londres vient d’annoncer son engagement à renforcer les liens de coopération et d’amitié avec le Togo, à travers un soutien accru dans différents secteurs, Togo First revient sur l’état des échanges commerciaux entre la Grande-Bretagne et le pays d’Afrique de l’Ouest.
Biens échangés, factures des importations et des exportations, position du Togo dans le commerce international britannique, des statistiques compilées à partir de Comtrade, une base de données des Nations unies proposant des données sur le commerce mondial des produits de base, dévoilent un contraste.
Selon les dernières données définitives disponibles, les échanges de biens entre le Royaume-Uni et le Togo, en 2017, ont atteint 48,9 millions $. Les exportations togolaises restées minimes depuis 1993 n’ont totalisé que 0,7 million $. Alors que la facture des importations a augmenté plus rapidement, passant à un pic de 448 millions $ en 2012, avant de chuter progressivement à 48,2 millions en 2017.
Dans ces conditions, la balance commerciale est restée fortement déficitaire, avec un solde de 47,5 millions, soit 97% du commerce bilatéral, au profit de la perfide Albion.
Les exportations britanniques ont presque doublé en 2018, d’après des statistiques provisoires de Comtrade alors que les exportations togolaises, bien qu’ayant significativement crû cette année-là, n’ont pas suffi à arrêter le creusement de la balance commerciale. Elle s’est nettement dégradée, montrent les données selon lesquelles l’économie togolaise aurait importé pour plus de 73 millions $ de biens alors qu’elle n’en a pu vendre que pour 4,5 millions à la Grande-Bretagne.
Essentiellement, les Britanniques vendent au Togo, des combustibles minéraux, des hydrocarbures, des articles textiles confectionnés, des vêtements d’occasion (friperie), des produits pétroliers, des boissons, du spiritueux, du vinaigre, véhicules, des équipements électroniques, etc.
Tandis que les principaux produits d’exportation du Togo vers la Grande-Bretagne sont les oléagineuses, les fruits oléagiques, les céréales, les graines, les fruits, les objets d'art, de collection et d'antiquité.
En 2017, le Togo était le 117e marché d'exportation du Royaume-Uni et son 182e marché d'importation.