Togo First

Togo First

De projet à réalité, l’agropole de Kara (165 000 hectares), phase pilote du « Projet de Transformation Agroalimentaire » du Togo (PTA) avance, malgré les apparences, puisque rien de concret n’est encore visible sur le site. Mais en réalité, de nombreuses activités préalables sont exécutées ou en cours, notamment des campagnes de sensibilisation vis-à-vis des populations alentours, pour les amener à intégrer le concept agropole et cerner les opportunités qui en découlent.

Où en sont aujourd’hui les travaux d’installation de cette technopole agroalimentaire ? Comment s’effectue la mobilisation des ressources financières ? Quelles opportunités de développement induira ce projet ? Au cours de cette entrevue exclusive en huit questions accordée à Togo First, Essowè Batana, directeur général par intérim de l’APRODAT (l’Agence de Promotion et de Développement des agropoles au Togo) se prononce. Sans détour !

T.F : Quand démarreront effectivement les travaux de mise en place de l'agropole de Kara?

E.B : Les activités ont démarré avec la visite symbolique du Chef de l’Etat, S.E.M. Faure Essozimna Gnassingbé à Broukou le 27 février 2019, visite au cours de laquelle il a remis 5 tonnes de semences de sésame aux organisateurs de producteurs de la zone, lançant ainsi le processus d’identification, de structuration et de renforcement des acteurs des chaînes de valeur des produits cibles majeurs du projet que sont l’anacarde, le sésame, le riz, le poisson et le poulet de chair. En effet, une agropole est un ensemble formé d’un écosystème représenté par les infrastructures et d’un milieu vivant représenté par les différentes chaînes de valeur qui l’animent. C’est pourquoi il est important que ces chaînes de valeur soient structurées et mises à l’échelle pour occuper l’écosystème créé. L’organisation et le renforcement des producteurs permettent aux investisseurs privés de trouver des interlocuteurs avec qui contractualiser leur approvisionnement.

T.F : Concrètement, quels changements structurels ce projet apportera-t-il au secteur agricole togolais en particulier et à l'économie nationale, en général?

E.B : Le premier changement, mais qui est une révolution, est le changement de paradigme dans le développement de notre économie. Le modèle que constitue l’agropole et qui va être testé dans le bassin de la Kara est une approche innovante de développement qui intègre l’industrie à l’agriculture. Les instruments qui seront créés pour rendre cela possible, que ce soit les facilités d’accès au foncier, les organismes et procédures de gestion et de contrôle de qualité, les pépinières de jeunes entrepreneurs, la concentration des instruments de crédit et de garantie de financement, etc. Tout cela va être utilisable pour toute l’économie. Par exemple, ce que le MIFA fait pour faciliter la structuration et la mise en relation des différents acteurs des chaînes de valeur profite à toute l’économie…

Ce changement de paradigme et ce que cela comporte comme modification dans l’écosystème national, se ressentiront sur l’amélioration de la production et de la productivité agricole, la diversification des formes et modes de transformation des produits agroalimentaires, la création de nouveaux standards et systèmes de qualité, etc. Au-delà, c’est le tissu industriel et des services qui vont se développer et se complexifier avec la création des nouveaux besoins et de nouvelles formes d’organisation économique. Le système financier et celui des assurances devront aussi s’adapter avec une amélioration et une diversification des produits qui profiteront également à toute l’économie.

35616 in 1 TogoFirst 35616 8 questions a Essowe Batana directeur general par interim de lAPRODAT SAk

Un aperçu du futur agroparc.

T.F : Quelles opportunités pourrait offrir le PTA en général et l'agropole de Kara plus spécifiquement ?

E.B : Les opportunités sont multiples et à plusieurs niveaux. Pour la production agricole, vous avez toute la variété de la fourniture des intrants, à la production facilitée par l’organisation et l’agrégation des producteurs, la production agricole proprement dite qui va être facilitée par la constitution d’importants blocs et périmètres irrigués de 50 ha au minimum, la mise en place de crédits et facilités d’acquisition de machines agricoles modernes.

Vous avez les activités agro-industrielles et industrielles qui seront facilitées par la disponibilité de matières premières de bonne qualité et suivant des calendriers maîtrisés, l’existence d’un parc qui offrira toutes les infrastructures industrielles mais aussi de services, de bureaux et même d’hébergements. Vous avez tout le tissu de services connexes et de support, que ce soit la fourniture des intrants et emballages, les services juridiques et fiscaux.

L’écosystème offre aussi des opportunités au développement d’activités touristiques dans une des zones les plus pittoresques du Togo.

Les effets attendus sur l’offre de formation et les facilités en termes de recherche-développement sont également importants avec une amélioration du dispositif des enseignements techniques et du supérieur.

Enfin, et non des moindres, le système de santé et les infrastructures socio-sanitaires devraient être bonifiés par la mise en place des agropoles.

T.F : Quelles cultures seront transformées à Kara ? Quels en seront les dérivés et quelles seront les quantités produites annuellement ?

E.B : Le projet cible deux filières d’exportation, le sésame et l’anacarde et une filière d’import-substitution, le riz. Seront également développées les filières du maïs et du soja pour la provende animale (poisson et poulet de chair en import-substitution).

Les niveaux de transformation annuels en phase de croisière sont projetés à 90 000 T/an pour le riz ; le maïs provende et le soja respectivement 15 000 et 10 000T/an. Pour le sésame, il est attendu 10 000 T/an et pour l’anacarde, suivant le schéma que retiendront les investisseurs, 10 à 20 000 T/an.

L’ensemble des produits et sous-produits issus de la transformation se combineront selon l’usage pour former des chaines de valeur intégrées, partant, un agroparc intégré (46 hectares). En effet, le son de riz (20% du taux d’usinage) pourra se combiner au maïs et au soja pour la production de provende. Les balles vides de riz se combineront aux fientes issues de l’élevage des poulets pour la production de compost, engrais organique indispensable aux exploitations agricoles situées en amont de l’agroparc. Il est à noter qu’à terme, les balles vides et les fientes pourront servir respectivement de combustible pour des unités énergivores (huilerie de soja par exemple) et de source d’énergie grâce aux procédés de méthanisation. Il est important de signaler que toutes les unités de transformation précitées auront des taux de rentabilité en phase de croisière d’au moins 15% supérieurs au taux d’actualisation, qui sera au maximum de 12% et au minimum de 7.5% grâce au MIFA (Mécanisme Incitatif du Financement Agricole, ndlr).

T.F : Avez-vous pensé aux débouchés?

E.B : Bien évidemment, c’est la base même du modèle de l’agropole. Nous ne voulons pas produire pour produire, mais produire ce qui est déjà acheté en quelque sorte. Aussi, dans notre démarche de sélection des filières, nous avons pris en compte l’existence d’une demande importante, structurée, accessible et solvable.

C’est ainsi que le sésame et l’anacarde sont destinés à intégrer des chaînes de valeur à l’export vers les USA et l’Asie ; le riz va se substituer partiellement aux importations ; le soja et le maïs vont couvrir les importants besoins des filières poisson et poulet de chair qui eux-mêmes sont destinés pour partie à se substituer aux importations et pour partie à s’exporter dans la sous-région (UEMOA et CEDEAO).

T.F : A ce jour, combien avez-vous mobilisé pour ce projet estimé à plus de 60 milliards FCFA ?

Le coût total de l’agropole de la Kara est de 65 milliards de FCFA dont 50 milliards sur ressources publiques. Actuellement, et dans le cadre du PTA-Togo, 35 milliards ont déjà été mobilisés auprès de la BAD, de la BOAD, de la Fondation coréenne Saemaul et de l’Etat togolais. Près de 3 milliards complémentaires viennent d’être mobilisés auprès de la BAD sur le Fonds spécial du Nigeria (FSN).

Des ressources additionnelles sont également attendues de la BOAD dans le cadre de la deuxième phase du projet.

Il faut préciser que l’appui de la BAD a permis de réaliser les études techniques et réflexions stratégiques qui ont permis au gouvernement de concevoir un modèle de l’agropole qui fait école. C’est ainsi qu’un plan stratégique a été adopté par le gouvernement qui prévoit la mise en place de dix (10) agropoles à l’horizon 2030, avec une première série de trois agropoles à réaliser dans le cadre du PND 2018-2022.

Pour coordonner ce programme, le gouvernement a créé par décret N°20/8-036/PR du 27 février 2018, l’APRODAT qu’il a dotée des organes de gouvernance tels qu’une direction générale et un conseil d’administration où se retrouvent de manière équilibrée l’administration publique et le secteur privé. A ce titre, en ma qualité de Président du CA (Conseil d’Administration, ndlr, j’ai été chargé d’assurer le démarrage des activités en tant que Directeur général par intérim. A cet effet, le 18 juillet 2018, la BAD a signé une série d’accords de financement avec le gouvernement togolais dans le cadre de la mise en œuvre du projet de transformation agroalimentaire du Togo (PTA-Togo : projet agropole). Dans la même période, la BOAD et la Fondation Saemaul de la Corée du Sud ont également approuvé leur contribution au projet. Mis en vigueur le 11 octobre 2018, le projet a recruté le personnel clé nécessaire au profit de l’APRODAT, son agence d’exécution.

T.F : Que fait le personnel recruté ?

E.B : Ce personnel a démarré ses activités en décembre 2018 avec la levée des conditions suspensives et la préparation du PTBA et du PPM qui ont été approuvés le 27 mars 2019 par la BAD. Ces documents ont été centrés sur les activités hautement prioritaires du démarrage du projet.

35616 in 2 TogoFirst 35616 8 questions a Essowe Batana directeur general par interim de lAPRODAT SAk

« Nous ne voulons pas produire pour produire, mais produire ce qui est déjà acheté en quelque sorte. »

A la fin de ce premier trimestre, nous pouvons nous féliciter de ce que toutes les mesures urgentes, notamment la mobilisation des ressources des bailleurs et de la contrepartie nationale, le lancement des processus de passation des marchés, l’opérationnalisation de l’APRODAT, sont réalisées ou en bonne voie. Aujourd’hui, et parallèlement à la structuration des chaînes de valeur, se mènent des travaux sur le cadre juridique et règlementaire d’un côté, et de l’autre, la passation des marchés pour les infrastructures à mettre en place. Les importants livrables attendus à court et à moyen terme sont donc :

  • La structuration des chaînes de valeur et des organisations de producteurs pour la fin de cette année 2019 ;
  • La mise en place des blocs de production en condition pluviale, également pour la fin de 2019 ;
  • Le démarrage de la construction de l’agroparc, des barrages, des périmètres irrigués et autres infrastructures de production à la fin de l’année 2020 ;
  • La phase de croisière de l’agropole courant 2022.

T.F : Pour faire court, quand exactement l’agropole de Kara sortira-t-elle de terre ?

E.B : La fin des travaux de mise en place de l’agropole de Kara est projetée à fin 2022, début 2023.

Interview réalisée par Séna Akoda

L’Association des Commissionnaires Agréés en Douanes (ACAD) a annoncé officiellement, au cours d’une cérémonie, ce vendredi 10 mai 2019 à Lomé, la relance de ses activités.

L’association est composée d'une douzaine de sociétés qui interviennent dans le transport, la logistique et les formalités douanières pour les tiers.  Il s'agit de Bolloré Transport & Logistics Togo, Saga, Sahel-Trans Togo, Damco, Navitrans Africa Togo, Astrans International, Atracom-Togo, R-Logistic, Transcom Inter, TDL, Medlog Transport & Logistics et Torecom Transit.

Présidée par Charles Kokouvi Gafan (photo), Président Directeur Général de Bolloré Transport & Logistics Togo, cette structure se veut un regroupement de professionnels des secteurs précités, avec pour principes fondateurs « l’ingéniosité de ses membres et leur probité morale sans faille », indique son N°1.

Il ajoute que cette association, au-delà de sa vocation à défendre les intérêts de ses membres et à étudier les mesures ou initiatives liées à sa profession, « veut être un interlocuteur légitime auprès des organes de l’Etat, associations partenaires ou tout autre mouvement œuvrant dans le domaine économique ».

Alors que le Togo ambitionne d’occuper dans le prochain classement Doing business un rang sous la barre des 100 et poursuit, pour ce faire, l’amélioration de son environnement des affaires,  «  l’ACAD, en procédant au démarrage de ses activités, entend se muer en une force de propositions pour une meilleure organisation du secteur tout en renforçant son apport à l’émergence de l’économie togolaise », souligne-t-il.

Glé Amétépé, représentant Germain Mèba, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT), convie pour sa part, l’ACAD à un travail d’assainissement de son secteur professionnel. Une exigence "majeure", selon lui, pour la réduction des coûts de la chaîne des transports, dans un contexte de compétitivité des prix et des services.

Séna Akoda

Ouverture, ce vendredi 10 mai 2019 à Lomé, de la 5ème édition du Salon international de l’immobilier et de l’habitat, Fest’Immo 2019.

Pendant trois jours, sur le site du Centre togolais des expositions et foires (CETEF, dit « Togo 2000 »), cette rencontre sera l’occasion de mettre en avant une centaine d’exposants togolais et étrangers, représentant plus de 30 métiers de l’immobilier et de l’habitat : des promoteurs immobiliers aux banquiers et assureurs en passant par les architectes et juristes.

Près de 10 000 visiteurs sont attendus ce week-end, où le salon, ponctué notamment de conférences, rencontres, démonstrations, et remises de prix, entend mettre l’accent cette année sur l’assainissement du foncier au Togo.

Sont attendus à cet effet, des manifestations animées par des partenaires, comme Orabank, l’Ordre national des architectes du Togo (ONAT), le groupe CIMTOGO, ou encore la Fédération togolaise de l’immobilier (FTI).

Notons que l’inauguration a été présidée par la ministre de la Ville, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Salubrité publique, Koko Ayeva.

Ayi Renaud Dossavi

Les fondateurs et co-fondateurs de start-up e-agricoles de 18 à 35 ans peuvent soumettre leurs candidatures au concours Pitch AgriHack 2019. L’édition 2019 lancée récemment, reste ouverte jusqu’au 24 mai prochain.

Le concours vise à accélérer l’entrepreneuriat e-agricole pour l’amélioration des moyens de subsistance dans les pays éligibles en primant les entreprises propriétaires de plateformes (applications, sites web, matériels utilisant un logiciel, etc.) offrant des services numériques au secteur agricole.

Si la participation est libre à la double condition de réunir le critère d’âge et d’être ressortissant et résident d’un des pays d’Afrique Caraïbes et du Pacifique (ACP) signataires de l’Accord de Cotonou avec l’Union européenne, « 50% des finalistes seront toutefois des entreprises fondées ou co-fondées par des femmes », précise l’appel à projets.

Trois catégories sont prévues : celle des plateformes au stade précoce pour les start-up e-agricoles qui  génèrent des revenus compris entre 0 et 20 000 euros par an ; la catégorie des plateformes avancées dédiée aux start-up e-agricoles plus évoluées qui génèrent des revenus supérieurs à 20 000 euros par an et celle des Prix spéciaux. Les finalistes seront connus le 15 juillet prochain et la finale est prévue dans la 1ère semaine de septembre au Ghana.

Une start-up lauréate pourrait recevoir jusqu’à 15 000 euros en espèces. Outre les contrats de subvention, tous les gagnants bénéficieront du renforcement des capacités, du mentorat et des opportunités d’incubation ; des possibilités de promotion et de réseautage.

Sur 26 finalistes en 2018, le Togolais Dona Etchri (photo au milieu), promoteur de l’E-agribusiness, plateforme qui met en relation producteurs agricoles et débouchés, était co-lauréat, dans la catégorie des solutions avancées et avait décroché 15 000 euros.

Séna Akoda

Germain Meba (photo), président de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT), devrait participer le samedi 11 mai prochain à Paris en Ile-de-France, à une conférence autour du Plan national de développent et l’apport de la diaspora togolaise.

Avec pour thème « Contribution de la diaspora togolaise au Plan national de développement », la rencontre devrait offrir notamment un cadre d’échanges et de discussions aux Togolais Outre-Atlantique, quant aux moyens de participer à ce plan de développement quinquennal, officiellement lancé le 4 mars dernier.

Notons à cet effet que le ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey (ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’extérieur), a présenté le 1er avril dernier, une feuille de route allant dans ce sens. Le document visant également à créer les meilleures conditions d'inclusion et de participation aux Togolais de l’extérieur, pour faciliter leur contribution autour des projets structurants du pays.

D’ailleurs, toujours dans la même veine, il est prévu en novembre prochain, une rencontre spécialement dédiée à la diaspora nationale, et dénommée « Forum économique des Togolais de l’extérieur ».

Pour rappel, la Banque mondiale informe que la diaspora togolaise a envoyé plus de 500 millions $ à la maison en 2018. Une somme qui représente, selon l’institution de Bretton Woods, 8,5% du PIB du pays.

Ayi Renaud Dossavi

En 2017, le Togo a importé pour 195 500 tonnes de céréales, selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), dans son dernier rapport sur les perspectives de récolte et la situation alimentaire dans le monde.

Cet afflux extérieur céréalier est très essentiellement composé d’achats commerciaux (en effet, seulement 500 tonnes sont destinées à l’aide alimentaire, selon l’organisation onusienne, et 195 000 tonnes résultant du commerce.)

Pour l’année suivante (2018), les imports céréaliers s’élèvent à 295,5000 tonnes. Si ces chiffres ne tiennent pas compte des réexportations, notamment vers les pays de l’hinterland, ils expriment néanmoins une hausse de près de 100 000 tonnes par rapport à 2017.

A titre illustratif, le Togo exportait pour 2 690,2 tonnes de céréales au premier trimestre de 2017, contre 61 363,2 tonnes d’importation pour la même période, soit un ratio de 1 pour 23. Information fournie par l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED)), dans son Bulletin trimestriel des statistiques du commerce international des marchandises (Juin 2017).

Rappelons que le Togo dispose d’une superficie agricole de 3 820 000 ha, selon les estimations du FAO de 2016. Il est classé, par l’Organisation, parmi les pays à faible revenu et à déficit vivrier. Un cran au-dessus, néanmoins, des pays considérés comme nécessitant une aide alimentaire extérieure.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, l’importation de biens et services est désormais soumise aux normes de qualité. Le  ministre du Commerce, de l’Industrie, du Développement du secteur privé et de la Promotion de la consommation locale, Kodjo Adédzé (photo), a pris, mercredi 9 mai, un arrêté en ce sens.

Cette mesure qui porte obligation de conformité aux normes pertinentes à l’importation de biens et services au Togo rappelle que « tout opérateur économique importateur de biens et services doit se conformer aux dispositions » relatives à l’harmonisation des activités de normalisation, d’agrément, de certification, d’accréditation, de métrologie, de l’environnement et de la promotion de la qualité au Togo.

De fait, selon les dispositions applicables de l’article 4 paragraphe 7 de la loi-cadre n°20096015 du 12 août 2009 « tout service ou produit mis en service sur le territoire national doit être conforme aux normes ».

Elles précisent qu’il appartient à l’opérateur importateur d’apporter la preuve de la conformité, notamment le certificat de conformité qui doit accompagner le bien ou le service.

L’entrée en vigueur de la mesure devrait, d’avis d’experts, d’une part assainir le secteur de l’importation des biens et services et d’autre part, contribuer à mieux protéger les consommateurs.

Pour permettre aux opérateurs économiques concernés de se mettre en règle avec la mesure édictée, le ministère en charge du Commerce leur accorde une période transitoire de 6 mois.

Séna Akoda

La 8è édition de la Foire Adjafi, rendez-vous commercial des jeunes entrepreneurs du Togo et de la sous-région, devrait se tenir du 22 août au 08 septembre 2019, annonce l’agence Maxcom, promotrice de l’événement.

Cette année, le thème retenu est : « La sécurité sociale du jeune chef d’entreprise africain pour une croissance inclusive ».

Le promoteur indique que la campagne de promotion et de communication autour de cette édition va démarrer le 15 mai prochain à Lomé, dans la salle des délibérations de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT).

L’événement qui fait la promotion des jeunes entrepreneurs et de leurs productions, au travers des expositions-ventes et autres activités prévues, bénéficie de l’accompagnement de la République togolaise, de la Commission de l’UEMOA et de divers dispositifs institutionnels dédiés à l’entrepreneuriat des jeunes au Togo.

Entre autres, le Fonds d’Appui aux Initiatives Economiques des Jeunes (FAIEJ), le Mécanisme Incitatif de Financement Agricole fondé sur le partage des risques (MIFA) et le Conseil National de la Jeunesse (CNJ).

Séna Akoda

La Caisse régionale de refinancement hypothécaire (CRRH-UEMOA), institution de l’Uemoa chargée de faciliter l’accès de prêts immobiliers aux populations, par un apport de liquidités aux banques, a récemment porté son capital social de 9,144 milliards à 9,589 milliards FCFA, par émission de 44 500 actions nouvelles.

Décision prise lors de sa 10ème assemblée générale ordinaire, qui s’est tenue dans les locaux de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) à Lomé, en fin de mois dernier (jeudi 25 avril 2019).

L’AG dirigée par le Togolais Christian Agossa (photo), a également autorisé, au titre du programme d’activités 2019 de la CRRH-UEMOA, l’émission d’obligations par appel public à l’épargne sur le marché financier régional, à hauteur de 60 milliards FCFA. Ceci, en vue du refinancement de prêts au logement consentis par les banques actionnaires.

En 2018, l’institution a mobilisé un total de 79 milliards FCFA, portant à 200,3 milliards FCFA, le montant total des ressources mobilisées en presque sept années, pour le refinancement de prêts au logement consentis par 35 banques actionnaires, couvrant les 8 pays de l’UEMOA.

Ayi Renaud Dossavi

Pour l’exercice 2018, le groupe bancaire panafricain Oragroup, dont le siège est basé à Lomé, annonce un résultat net d’un peu plus de 29,77 milliards FCFA, en hausse de 35% par rapport à son exercice précédent (21,97 milliards, au 31 décembre 2017). L’information ressort des états financiers consolidés, rendus publics par la Holding présente dans 12 pays d'Afrique de l’Ouest et centrale.

Dans le même temps, son produit net bancaire affiche une hausse de 17,38% par rapport à l’exercice 2017. A noter que sur ce résultat net, le groupe projette d’allouer un peu plus de 4,2 milliards (4 234 316 891 francs CFA) à la distribution des dividendes, 1,7 milliard (1 766 358 579) FCFA au compte « Report à nouveau », et 666 741 719 francs CFA en dotation de la réserve obligatoire.

Un projet d'affectation de résultats qui sera soumis à la décision des actionnaires, lors de la prochaine assemblée générale ordinaire du groupe, convoquée à Abidjan le 23 mai prochain.

Pour rappel, Oragroup a été officiellement admise à la côte de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) le 16 avril dernier. Avec un titre logé au premier compartiment de la BRVM, portant sur 20% de son capital (flottant).

Cette entrée a fait suite à son OPV qui, bien que prorogée d’une semaine en raison d’une mévente, permettait de mobiliser 56 milliards FCFA, le groupe réalisant ainsi la plus importante opération enregistrée à la Bourse régionale.

Ayi Renaud Dossavi

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

Please publish modules in offcanvas position.