Togo First

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Les agriculteurs togolais pourraient bénéficier d’un système d’assurance, dans les mois à venir. Ce vendredi, un atelier qui se veut une rencontre de cadrage a lieu en ce sens à Lomé, à l’initiative du MIFA, en collaboration avec le ministère en charge de l’Agriculture et le PAIEJ-SP.

Cette rencontre acte le lancement d’une étude commanditée par la Banque africaine de développement (BAD), à l'effet de mettre en place un système d'assurance au profit du secteur agricole, apprend-on.

L’atelier devrait permettre d’harmoniser les compréhensions des uns et des autres et de s’entendre sur la direction à adopter pour mener cette étude dont le rapport est attendu fin août.

Selon les informations, les responsables du Cabinet BARAC (Bureau Agriculture Résilience Assurance Conseils), retenu à l’issue d’une sélection, devraient avoir des séances de travail avec les institutions financières, les ministères, les producteurs à partir de la semaine prochaine.

Objectif : faire l’état des lieux du système d’assurance au profit du secteur agricole togolais, voir quels mécanismes peuvent être mis en œuvre, recenser les contraintes, voir ce qu’il y a lieu de faire au plan institutionnel, etc.

Séna Akoda

Le Centre autonome d'étude et renforcement des capacités pour le développement au Togo (CADERT) a ouvert, hier 2 mai 2019, une session de formation en crowdfunding et réseautage, à l’intention d’une vingtaine de jeunes entrepreneurs et porteurs de projets.

Organisé en partenariat avec la Coalition nationale pour l'emploi des jeunes (CNEJ), cet atelier a visé notamment à outiller ces participants sur les outils alternatifs de financement, et à les imprégner des meilleures pratiques pour en tirer profit, notamment en termes de levée de fonds pour soutenir leurs projets.

Notons à cet effet que le crowdfunding, né d'Internet, est un mécanisme de financement participatif, permettant de présenter une idée sur une plateforme dédiée, de sorte à recevoir des contributions d’ordre matériel, ou financier ou technique, pour sa réalisation.

« Il y a des jeunes qui font face à des difficultés d’accès en matière de financement, notamment au niveau des PME et des startups. », explique Julien Nze Biyoguet, expert en économie du développement au Cadert et formateur.

Ainsi, l’idée de l’atelier est «de leur permettre de s’approprier les mécanismes de financement innovants, le financement alternatif, pour qu’il puisse éventuellement avoir des ressources pour développer leurs activités. »

Les travaux se sont articulés sur deux points principaux : D’une part, la nécessité pour les participants de se connaître pour mieux entreprendre, et d’autre part, les aspects techniques du crowdfunding.

Pour rappel, l’Afrique enregistre plus de 44 millions de PME formelles, comptant pour 33% du PIB et 45% des emplois. Dans le lot, seuls 20% ont accès au financement bancaire, et 30% au financement à long terme. D’où l’intérêt, en l’état actuel des choses, de sources alternatives et plus diversifiées, comme le financement participatif.

Ayi Renaud Dossavi

Dans la lignée de ses réformes, la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), permet désormais aux employeurs de procéder au télépaiement des rémunérations de leurs employés via une interface de la Banque togolaise de commerce et d’industrie (BTCI).

« Grâce à l’Internet, les employeurs se connectent à la plateforme de la CNSS qui est synchronisée avec la plateforme de la BTCI, accomplissent toutes les opérations de déclaration sur la plateforme de la CNSS et initient le paiement sur la plateforme BTCI où ils accèdent à leur compte pour régler la référence qu’ils ont déjà déclarée sur la plateforme CNSS.», détaille Kadevi Akakpo, directeur général de la BTCI. Il ajoute : « à ce niveau, on leur donne leur code de sécurité qu’ils reprennent pour valider l’opération ».

Cette étape franchie, d’autres validations deviennent nécessaires. En effet, si le comptable de l’entreprise peut payer, son supérieur doit valider l’opération. « Pour ce faire, un nouveau code est généré et le supérieur hiérarchique le récupère pour valider l’opération. Le dispositif garantit la sécurité.», selon le n°1 de la BTCI.

Germain Mèba, président de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo a salué cet effort de facilitation du processus de déclaration des employés et de la procédure de paiement à distance des cotisations des employés.

« La CNSS déploie chaque jour des efforts pour que le service rendu aux clients soit rapide et de qualité.», précise Ingrid Awadé, directrice générale de la CNSS. Après la BTCI, le télépaiement devrait s’étendre à l’Union togolaise de banque (UTB), Orabank et Ecobank.

Notons que cette réforme vient en complément au paiement en ligne des cotisations sociales, déjà opérationnel via les comptes mobile money (T-money, Flooz) et le www.cnss.tg.

Séna Akoda

Une réunion de concertation s'est tenue en début de cette semaine (ces 29 et 30 avril), entre les commissions togolaise et ghanéenne, autour de la question de la démarcation de la frontière maritime, entre le Togo et le Ghana.

Cette rencontre est le dernier épisode d'une querelle territoriale entre les deux voisins, vieille de plusieurs décennies, et causée par une imprécision sur la délimitation de la frontière maritime héritée de l’époque coloniale.

Notons qu'il y a quelques mois, les tensions ont été ravivées, avec des mouvements de marine de chaque côté. En cause, notamment, le bloc pétrolier ultra profond de Keta Est, situé entre les deux pays du golfe de Guinée.

Au sortir de cette rencontre de Lomé, les deux parties ont échangé, mais sans attaquer encore le fond de la question.

« A ce jour peu de progrès ont été réalisés parce que nous n’avons pas encore abordé la substance, la quintessence de la problématique des frontières maritimes. », indique à cet effet Stanislas Baba (photo), président du Haut Conseil pour la Mer et membre de l’équipe de négociation togolaise.

« Il est donc temps que nous abordions le fond même des négociations », conclut-il.

Pour rappel, plusieurs sessions de négociation, infructueuses, se sont tenues l’année dernière (aux mois de juin, octobre et décembre). Les deux parties affirment, néanmoins, vouloir résoudre ce contentieux maritime en accord avec le droit maritime international.

Ayi Renaud Dossavi

« Jus Délice », l’usine implantée à 2 milliards FCFA à Gbatopé (préfecture du Zio, 35 km de la capitale togolaise), ambitionne d’obtenir la certification ISO 22 000. Des démarches devraient bientôt être entreprises en ce sens, informe Kodjo Adédzé, ministre togolais du Commerce, des Transports, de l’Industrie, du Développement du secteur privé et de la Promotion de la consommation locale.

Alors que le producteur togolais de jus de fruits est dans une phase de diversification de ses débouchés, la certification ISO 22 000, norme internationale relative à la sécurité des denrées alimentaires dans la filière agro-alimentaire, pourrait se révéler un réel atout pour lui dans cette démarche.

Notons que le marché de l’Union européenne où la demande du bio est forte, est le principal débouché de ce fleuron de l’industrie agroalimentaire du Togo à l’heure actuelle, selon les informations.

Par ailleurs, apprend-on, si sa production se concentre sur la transformation de l’ananas en vue de la production du jus d’ananas bio, « Jus Délice» prévoit à l’avenir de se lancer dans la transformation d’autres fruits également.

Séna Akoda

Le groupe Togocom et le PNUD travaillent en partenariat à la mise en place de dispositifs innovants destinés à booster l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes.

En appui aux mécanismes institutionnels et initiatives privées qui existent, les deux partenaires envisagent de créer des incubateurs. Des échanges qualifiés de « fructueux » ont eu lieu à ce sujet, le mardi 30 avril entre Aliou Dia, représentant-résident du PNUD au Togo et Affoh Atcha-Dedji, directeur général de Togocom.

Selon le n°1 de l’institution onusienne au Togo, « le secteur privé occupe une bonne place dans la création d'emploi. Et celui de la téléphonie mobile encore plus dans la mise en place d'incubateurs pour les jeunes au Togo ». Les incubateurs en ligne de mire devraient être sur le modèle Klab, réputé pour être l'incubateur d'innovations rwandais le plus dynamique.

Ce hub d’innovations avait décroché en décembre 2017, le prix TV5Monde de l'innovation. Son fondateur, Aphrodice Mutangana était à Lomé du 28 au 30 avril pour partager son expérience avec les jeunes togolais.

Séna Akoda

Le Togo est le pays partenaire du « Annual Debate 2019 », qui doit se tenir le 05 juin prochain à Londres, avec Faure Gnassingbé (photo), président de la République, comme invité d’honneur et conférencier principal.

Cette rencontre internationale, qui en est ainsi à sa 5ème édition, est propulsée par la plateforme d’affaires panafricaine Invest Africa, qui promeut le commerce et l'investissement en Afrique.

Ce sera l’occasion, pour le président du Togo, de présenter et mettre en avant le Plan national de développement (PND 2018-2022), à ce rendez-vous qui doit réunir plus de 300 invités de premier rang, dont investisseurs, grands patrons, acteurs de l’économie, leaders du marché, et décideurs de secteurs comme l’énergie, finance, logistique, technologie, infrastructures.

Notons que sont également attendus comme speakers, d’autres personnalités de la sous-région, notamment le Togolais Edoh Kossi Amenouve, CEO de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), ou encore le Nigérian Ife Oyedele, un des promoteurs de la start-up de transport et logistique Kobo360, qui s’est depuis peu implantée à Lomé.

La rencontre de cette année aura pour thème : Les défis de la croissance durable et de l'amélioration de la qualité de vie.

Ayi Renaud Dossavi

jeudi, 02 mai 2019 10:39

Le Togo, une économie tertiaire

L’économie togolaise est tertiaire, pas primaire, bien que le secteur agricole en soit le moteur. Conclusions de statistiques compilées par Togo First depuis 2015.

Au Togo, les services contribuent à hauteur de 59,1% au Produit intérieur brut estimé à 2 935,7 milliards FCFA (PIB nominal aux prix du marché), selon les données provisoires publiées par la BCEAO, fin avril.

Bien qu’il soit en constante régression depuis 2016, le secteur tertiaire continue de peser pour plus de deux fois le secteur primaire (26,2%), et quatre fois le secteur secondaire (14,7%), l’un des plus petits de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa).

Secteur transversal en amont, le tertiaire profite en partie d’une activité agricole soutenue, portée désormais vers la transformation et générant de nouvelles niches, notamment des services à valeur ajoutée.

Derrière le Sénégal, le Togo est le deuxième pays le plus tertiaire de l’Uemoa en 2018.

En 25 ans, les financements décaissés par l’Union Economique et Monétaire Ouest- Africaine (UEMOA) en faveur du secteur agricole  togolais sont estimés à plus de 6 milliards FCFA. Ce montant estimatif résulte des données dévoilées par Assoukou Raymond Krikpeu, représentant résident de la commission de l’UEMOA au Togo, et compilées par la rédaction de Togo First.

Selon celui-ci, les fonds investis ont permis de faire plusieurs réalisations. Ainsi, 3,6 milliards FCFA ont servi à construire des magasins de récoltes et de stockage des graines à l’effet d’améliorer la sécurité alimentaire au Togo, par la sécurisation de la production agricole et des semences.

L’institution fait également de la production, la certification et l’approvisionnement en semences céréalières, un point important de ses interventions. Elle a alloué au Togo, 62,5 millions FCFA à cet effet.

On note des aménagements hydrauliques multi-usages financés pour 1,1 milliard FCFA. Et par ailleurs, « l’organisation des campagnes nationales de vaccination contre le charbon bactéridien pour un coût de 727 250 000 FCFA ; la structuration des filières riz et maïs pour des montants respectifs de 225 millions et 300 millions FCFA ; la protection des végétaux par la mise à la disposition du Gouvernement d’un montant de cinquante millions (50 000 000) de francs CFA destiné à l’équipement des services chargés de la protection des végétaux ».

L’une dans l’autre, les actions chiffrées franchissent légèrement la barre des 6 milliards FCFA. En dehors de ces réalisations, il est à noter que l’institution a réalisé 4 forages d’eau. Au surplus, elle travaille à la mise en place d’un « Système d’Information Agricole Régional (SIAR) pour doter le pays d’un site Web opérationnel sur lequel seront publiées les informations agricoles et alimentaire du pays ».

Séna Akoda

Signature, fin de semaine dernière, d’un accord-cadre de partenariat entre la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), et l’Hôpital américain de Paris, devant définir la gestion de l’Hôpital Saint Pérégrin, dont les travaux ont commencé il y a un peu plus de deux mois.

Cet accord, qui marque une étape importante dans la réalisation de cette infrastructure médicale, définit les grands axes de la relation contractuelle entre les deux institutions, représentés respectivement par Ingrid Awadé, directrice de la CNSS, qui pilote le projet, et Robert Sigal, DG de l’Hôpital américain de Paris.

Notons ainsi que St Pérégrin jouira, avec l’Hôpital américain, d’une coopération médicale, d’une assistance stratégique et managériale, ainsi que la téléconsultation, la téléexpertise, la gestion des évacuations sanitaires ou encore la détermination et le positionnement de l’offre médicale.

Pour les autorités togolaises, il s’agit par cette entente de donner au complexe médical les moyens de développer une offre de soins de haute qualité, par le biais d’un label mondialement reconnu.

Rappelons que St Pérégrin est un hôpital de niveau 4, devant occuper un site de 6 000 hectares, pour un coût estimatif de 17 milliards FCFA, et qui comportera notamment un hôtel 4 étoiles et un héliport.

Les travaux de construction doivent durer 12 mois.

Ayi Renaud Dossavi 

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