Près de 300 acteurs de chaînes de valeur agricoles et des partenaires se sont réunis ce jeudi à Lomé en une session de concertation.
L’assise, qui se tient à la veille du lancement officiel du Projet d’appui au Mécanisme incitatif de financement agricole (ProMifa), intervient 6 mois après l’approbation du Fonds international de développement agricole (Fida), d’accompagner le mécanisme via un appui de 20,24 milliards FCFA sur 6 ans.
Les travaux, présidés par le ministre de l’Agriculture, de la Production animale et halieutique, Noel Koutéra Bataka (photo), visent principalement à dégager les pistes nécessaires à la réussite de ce projet.
Le ProMifa, dont les grandes lignes cadrent avec l’axe 2 du Plan national de développement (PND 2018-2022), veut contribuer à révolutionner l’agriculture togolaise en la rendant plus professionnelle et orientée business.
Il se décline en 3 axes, un appui technique au développement des chaînes de valeur agro-pastorales et l’accès au marché, un soutien au développement financier et une aide à la coordination et à la gestion de projet.
Octave A. Bruce
La création du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE) a été actée mardi dernier. Cet instrument de développement mis au service de la diaspora, selon Robert Dussey (photo), ministre en charge des Togolais de l’Extérieur, « sera un organe consultatif non partisan. Il ne sera affilié à aucune obédience religieuse, idéologique, ni politique ». L’enjeu, a-t-il déclaré, est de « rassembler tous les Togolais de l’Extérieur ».
A l’analyse, cette structure devrait permettre à l’Etat de répondre à une double préoccupation : promouvoir partout la défense des intérêts et des droits des Togolais de l’extérieur. Le ministre assure à cet effet que le HCTE « sera chargé de promouvoir partout la défense des intérêts et des droits des Togolais et des Togolaises, et surtout leur assurer un bien-être, en apportant un soutien à chaque fois que les circonstances l'exigent.»
En outre, cet organe sera un canal pour le Togo qui ambitionne de mobiliser sa diaspora autour des questions de développement. Il s’agira de « faire de la diaspora togolaise plurielle, une plateforme unique au service de la prospérité de notre nation », précise le ministre.
Rappelons qu’un Forum Economique des Togolais de l’Extérieur (FETEX) est prévu fin novembre prochain en ce sens.
Le HCTE, à en croire Koffi Akakpo qui représente la diaspora, « se compose de l’assemblée générale, des groupes de travail permanents et du guichet Diaspora ».
Environ 2 millions de Togolais vivent à l’extérieur, dont près de 1,5 million en Afrique. Ainsi que le révélait un récent rapport d’Afrobaromètre, en sortant, les Togolais préfèrent rester près de leur pays.
Séna Akoda
La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a organisé, en fin de semaine dernière à Lomé, la 9ème journée de diffusion des résultats des comptes extérieurs du Togo, au titre de l’année 2017.
Selon l’institution communautaire, le pays a enregistré, en 2017, une balance des paiements excédentaire, comme c’était le cas en 2016. Respectivement, il s'agit, selon la BCEAO, d’un excédent de 10.113 millions FCFA, et de 67.150 millions FCFA.
Du reste, les échanges du Togo avec l’extérieur se sont soldés de leur côté par un excédent de financement de 85.315 millions FCFA.
Par ailleurs, la situation économique du pays a été marquée par la conclusion d’un programme de Facilité élargie de crédit (FEC) du FMI, sur la période 2017-2019, de même que la poursuite de la mise en œuvre des réformes et des projets d’aménagement routier.
Notons que, hormis le Togo, la balance commerciale intra-UEMOA (Union économique et monétaire d'Afrique de l'Ouest) en 2017 a également été excédentaire en Côte d'Ivoire et au Sénégal.
Ayi Renaud Dossavi
Le Mécanisme incitatif de financement agricole (Mifa) et le segment ouest-africain du Fonds africain de garantie pour les petites et moyennes entreprises (AGF West Africa) ont signé ce mardi 02 juillet 2019 à Lomé, une convention de partenariat pour la mise en place d’un fonds destiné à augmenter davantage les financements dédiés aux acteurs du secteur.
L’activité s’est déroulée en présence du ministre en charge de l’agriculture, Noel Koutéra Bataka. Le fonds qui sera mis en place est dénommé « garantie des financements des acteurs de la chaîne de valeur agricole » du MIFA.
De façon concrète, la convention qui s’inscrit dans l’axe 2 du PND va permettre aux deux parties de collaborer pour la formalisation et la mise en place de garanties de portefeuille couvrant 50% des montants des projets soumis par le MIFA S.A aux institutions financières partenaires.
Egalement, des garanties individuelles seront mises en place au profit des acteurs accompagnées par le Mifa et sollicitant le financement d’institutions partenaires du Mécanisme.
« Le partenariat qu’AGF a signé avec le MIFA est en ligne avec notre stratégie pour les années à venir et constitue une opportunité unique de développement pour l’agriculture togolaise, aujourd’hui confrontée à des changements structurels », a déclaré Adidjatou Zanouvi, DG d’AGF West Africa en paraphant les documents avec son homologue du Mifa.
Et d’ajouter : « Par ce biais, notre action facilitera et entrainera une augmentation progressive de la part des crédits bancaires accordés au secteur agricole ; cette augmentation aura un impact considérable sur la croissance économique du Togo et la mutation du secteur ».
Le Togo préside depuis le 1er juillet 2019, le Conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine (CPS), selon des sources proches de l’institution panafricaine.
Au cours de son mandat qui devrait s’achever le 31 juillet prochain, il se consacrera aux questions de sécurité maritime, de sûreté et de développement en Afrique.
S’agissant de la sécurité sur le continent, Toba Sébadé, Ambassadeur, Représentant permanent du Togo auprès de la Commission de l'Union africaine, planchera essentiellement avec les représentants des 15 pays membres de ce Conseil sur la prévention, la gestion et le règlement des conflits. Le Conseil abordera la question de la sécurité maritime, la sûreté et le Développement en Afrique, objet du Sommet de Lomé du 15 octobre 2016.
A cet égard, il est annoncé le 16 juillet prochain une rencontre pour faire l’état de la mise en œuvre des décisions du Sommet sur la Sécurité et la Sûreté maritimes, tenu en octobre 2016 à Lomé.
Le mandat du Togo sera orienté, par ailleurs, vers la préoccupante question de circulation des armes à petit calibre en Afrique, l'utilisation d'armes à sous-munitions et les mines anti-personnelles en zone peuplée et les violences sexuelles dans les conflits.
La présidence du Togo s’achèvera par une mission de terrain menée conjointement par la CEDEAO et l'Union Africaine, en Gambie, pour appuyer le processus de reconstruction post-conflit dans le pays, apprend-on.
La Caisse Régionale de Refinancement Hypothécaire (CRRH-UEMOA), a procédé le jeudi dernier (27 juin 2019, à Abidjan) à la première cotation de son 8ème emprunt obligataire, à la Bourse régionale des valeurs mobilières de l’UEMOA (BRVM).
Un emprunt dénommé « CRRH-UEMOA 5,95% 2018-2030 » & « CRRH-UEMOA 6,05% 2018-2033 », émis en deux tranches, de 12 ans et 15 ans sur le marché financier régional du 30 octobre 2018 au 15 janvier 2019, a permis de mobiliser 30,2 milliards FCFA, une facilité qui servira au refinancement des concours à l’habitat consentis par les banques actionnaires de la CRRH-UEMOA.
Dans le cadre de cette cotation, Edoh Kossi Amenouve (photo), DG de la BRVM, a souligné que cet emprunt obligataire de la CRRH-UEMOA en faisait « l’un des émetteurs réguliers et structurants du marché obligataire de l’UEMOA ».
Une régularité qui « confirme la pertinence de la création de cette institution et le rôle majeur qu’elle joue dans la facilitation de l’accès au logement pour les populations de l’union ».
La CRRH-UEMOA est une institution de l’union chargée de faciliter l’accès de prêts immobiliers aux populations, par un apport de liquidités aux banques. Son siège se trouve à Lomé.
Ayi Renaud Dossavi
La représentation au Togo du Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD) ne restera pas en marge des actions qu’initie le gouvernement togolais afin de mobiliser sa diaspora au service de son développement. Aliou Dia (photo), représentant-résident de l’organisation onusienne au Togo, l'a annoncé au détour du lancement, hier 02 juillet, du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur.
Plus précisément, PNUD-Togo apportera son appui à la mise en œuvre de la feuille de route du gouvernement pour les Togolais de l’extérieur et à l’organisation du Forum Economique dédié à ceux-ci.
La feuille de route du gouvernement pour les Togolais de l’extérieur vise à « assurer une meilleure organisation de la diaspora togolaise en vue de sa plus adéquate implication dans les efforts de développement national. Sa mission est de créer les conditions d’une implication plus inclusive de la diaspora togolaise dans l’œuvre de construction nationale ».
Quant au Forum Economique des Togolais de la Diaspora, il est annoncé pour les 28 et 29 novembre prochains. Son objectif est de permettre, entre autres, au pays de mobiliser des investissements de ses fils et filles de l’extérieur pour la mise en œuvre de son plan de développement.
Séna Akoda
La Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), a lancé le mardi 2 juillet 2019, la 2ème édition de son concours de projets Fintech « BRVM FINTECH INNOVATION CHALLENGE ». L'information est portée au public par un récent communiqué émis par l’institution financière basée à Abidjan.
La compétition est ouverte aux jeunes talents, personnes physiques âgées de 18 à 40 ans, ou start-up établies dans la région UEMOA, porteurs de projets innovants dans la Fintech (Technologie financière), afin de les mettre en œuvre à travers le laboratoire des technologies numériques de la BRVM, dénommé « BRVM FintechLab ».
Il s’agit pour la bourse, notamment d’accompagner le système financier sous-régional en matière d’innovation et d’anticipation sur les disruptions futures, et de contribuer au développement de start-up digitales spécialisées dans la Fintech.
Rappelons que la première édition a permis de couronner 4 projets, sur 35 dossiers, dont Paychap, porté par le Togolais William Tété Amouh (photo à gauche).
Les inscriptions sont ouvertes du 2 au 31 juillet 2019, période de réception des dossiers de candidature.
Consulter ici le document de présentation et le formulaire d’inscription.
Ayi Renaud Dossavi
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Le groupe bancaire panafricain Oragroup a porté son capital à 69,415 milliards FCFA après une augmentation de 6,097 milliards FCFA de son capital initial. Le nouveau capital, indique l’institution financière, est divisé en 69 415 031 actions d’un nominal de 1 000 FCFA entièrement libérées.
Du 29 octobre au 22 novembre 2018, le groupe bancaire dont le siège se trouve dans la capitale togolaise avait émis une offre publique de vente (OPV) comprenant l’émission de 6 097 561 nouvelles actions par augmentation de capital, et la cession de 7 785 445 actions existantes sur le marché au prix de 4 100 FCFA l’action.
Soit une levée sur le marché financier régional de 56,92 milliards FCFA. Cette offre souscrite à 100 % lui a permis d’effectuer la plus grosse entrée sur cette bourse.
Cette augmentation de capital devrait permettre au groupe bancaire basé à Lomé de consolider sa croissance et d'amorcer un virage décisif vers la transformation digitale.
Elle « va notamment nous permettre de procéder à des investissements dans la banque digitale, saisir les opportunités de croissance dans les pays d’Afrique centrale, accroître la notoriété du Groupe auprès de la communauté financière et du grand public, et renforcer les fonds propres de certaines filiales », déclarait Binta Touré Ndoye, l’ex-directrice générale du groupe financier lors de la cérémonie de cotation des actions.
Séna Akoda
Au Togo, de jeunes micro-entrepreneurs vulnérables bénéficieront d’un programme d’alphabétisation destiné à leur permettre de contribuer efficacement au développement économique de leurs communautés. C'est une annonce du ministère du Développement à la base, de l'Artisanat et de la Jeunesse.
Ce programme d’alphabétisation fonctionnelle devrait être déroulé au profit des jeunes non scolarisés dans 200 villages, dans le cadre du projet d’Opportunités d’emploi pour les jeunes vulnérables.
L’Agence nationale d’appui au développement à la base (ANADEB), structure en charge de l'exécution dudit projet, lance à cet effet un appel à manifestation d’intérêt pour la sélection des ONG/associations disposant d’une expérience dans le domaine.
Notons que le projet d’Opportunités d’emploi pour les jeunes vulnérables se structure en 3 principaux axes : le volontariat communautaire et la formation ; l’appui aux activités génératrices de revenus ; le renforcement des capacités de la cible.
Sur la période 2018-2021, 14 000 jeunes bénéficiaires dont 7 000 femmes au moins devraient avoir amélioré leurs revenus. Selon les prévisions, ce même nombre de jeunes devrait avoir pris part jusqu'à l’échéance fixée, à un programme de renforcement des capacités en développement d’affaires et sur les questions de citoyenneté.
L’initiative devrait permettre, par ailleurs, à 10 000 jeunes vulnérables d’accéder à des subventions pour le lancement ou l'extension de leurs activités génératrices de revenus.
Séna Akoda