Face au Parlement ce vendredi 26 avril 2019, veille la célébration du 59ème anniversaire de l’indépendance, Faure Gnassingbé s’est adressé à la nation. Un discours sur l’état de la nation, avec en toile de fond les secteurs socio-économiques, la cohésion sociale, le renforcement de la gouvernance, la question sécuritaire, ainsi que le PND. D’importantes mesures ont été annoncées par le Chef de l’Etat.
L’une des premières mesures porte sur le volet social. Ainsi, dès janvier 2020, le gouvernement procédera à un relèvement de 5% de la valeur indiciaire des travailleurs, après une valorisation de 6% accordée en 2013.
« J’ai instruit, dans ce sens, le gouvernement de prendre en compte, dans le cadre du prochain budget, les préoccupations visant à améliorer le pouvoir d’achat, à travers la revalorisation, dès janvier 2020, de la valeur indiciaire à hauteur de 5%. », a assuré le Chef de l’Etat togolais qui se dit très attaché «à la recherche de l’amélioration des conditions de vie des citoyens »
En outre, à partir de l’année prochaine, «le gouvernement intensifiera les consultations et engagera les études actuarielles nécessaires pour la reprise de l’allocation de départ à la retraite, d’une façon soutenable et compatible avec la poursuite des efforts d’assainissement de nos finances publiques. », a-t-il promis, assurant que des « dispositions sont d’ores et déjà prises pour la construction de deux locaux qui seront mis à la disposition des associations pour servir de maisons des retraités. »
Toujours au chapitre social, le Président est revenu sur la promesse des 20% de marchés publics promis aux jeunes et femmes, une mesure du 03 janvier 2018 visant à faire bénéficier à ces couches la commande publique. Face à des objectifs qui, globalement n’ont été atteints qu’à moitié, de nouvelles instructions ont été données, pour que des dispositions supplémentaires de facilitation et de simplification soient prises ; ainsi que des mécanismes dédiés d’appuis financiers mis en œuvre. Ainsi, la part réservée aux jeunes et femmes entrepreneurs dans les attributions de marchés publics sera désormais portée à 25%.
Le Président n’a pas manqué d’évoquer la « très » sensible question de la gouvernance. Alors que le Togo a entrepris depuis fin 2017 un vaste chantier de réformes en matière de climat des affaires et de la gouvernance publique, Faure Gnassingbé annonce « une profonde mutation » dans l’administration publique. Objectif : « répondre aux exigences de l’heure », car dit-il, « d’elle dépend largement la perception de l’acteur public par les opérateurs et les investisseurs privés ». Un secteur privé que le locataire de la Marina convie « instamment » à jouer pleinement sa partition à l’aune du PND.
« Avec le PND, nous avons fait le pari de la confiance à l’investissement privé -national et accélérer la croissance économique du Togo. Afin de permettre un fonctionnement optimal de ce modèle de partenariat public-privé, le désengagement amorcé de l’État des secteurs productifs et financiers sera poursuivi», insiste le n°1 togolais.
« Le gouvernement est déterminé à poursuivre l’amélioration de la gouvernance, notamment en mettant, dans les mois qui viennent, un accent particulier sur la lutte contre la corruption. », lancera-t-il avant d’informer qu’« un projet de loi organique sera soumis à l’Assemblée nationale pour déterminer les conditions de mise en œuvre de la déclaration des biens et avoirs prévue par la constitution. »
Dans la même dynamique de réformes, et au regard des nouveaux défis auxquels devra faire face le Togo, en l’occurrence la décentralisation qui surviendra avec les élections locales, des efforts seront consentis pour la mise en place courant 2019, du Conseil Économique et Social.
Dans une adresse qui n’a pas épargné la question sécuritaire, devenue l’une des plus brulantes de l’actualité dans la sous-région, Faure Gnassingbé a appelé tant l’État que les familles à mettre l’accent sur l’impérieuse nécessité de préserver la jeunesse du péril de la radicalisation et des tentations extrémistes.
Une loi sur la sécurité intérieure est annoncée en réponse, afin de doter l’ensemble des acteurs des instruments adéquats, et de renforcer les capacités opérationnelles dans le cadre de la coopération régionale.
A la suite du lancement de l’extension par le Chef de l’Etat togolais du transfert monétaire aux ménages bénéficiaires, le 1er paiement a lieu ce vendredi 26 avril 2019 à Kara (environ 420 km de la capitale togolaise), apprend-on de source proche de la coordination du projet.
Cette initiative s’inscrit dans l’axe 3 du Plan national de développement (PND 2018-2022) qui vise à consolider le développement social et à renforcer les mécanismes d’inclusion.
Avec cette extension, ce sont 61 000 ménages qui devraient bénéficier d’une subvention trimestrielle pendant 2 ans, en vue de couvrir leurs besoins nutritionnels, sanitaires, scolaires et pouvant permettre de démarrer des activités génératrices de revenus, selon la coordination du projet. Le transfert monétaire est une sous-composante du projet des filets sociaux et services de base (FSB).
Notons que la Banque mondiale en est le partenaire principal. A ce jour, ce projet mobilise 4,32 milliards FCFA dont 3 milliards sont pris en charge par la Banque mondiale.
Séna Akoda
La toute nouvelle usine de fabrication de plastiques Africa Plastic Technology implantée à Tsévié dans la préfecture de Zio (environ 37 km de Lomé), projette de réaliser un chiffre d’affaires de 123 milliards FCFA sur les trois prochaines années.
C’est ce qu’a révélé Kodjo Adédzé, ministre togolais du Commerce, de l’Industrie, de la Promotion du secteur privé et de la consommation locale, à l’occasion de l’inauguration de cette unité industrielle, le jeudi 25 avril.
En ligne avec cet objectif de performance, la société ambitionne une production de 65 000 tonnes de plastiques sur la période sous revue. Les productions porteront sur la fabrication de divers tubes PVC (PVC pression, tubes PVC pour le gainage des câbles téléphoniques, tubes polyéthylène haute densité pour l’adduction d’eau potable), à partir du polychlorure de vinyle (PVC) transformé.
En rappel, cette unité devrait créer 200 emplois directs et 500 emplois indirects. Son installation s’intègre à l’axe 2 du Plan national de Développement (2018-2022).
Séna Akoda
Dans le cadre du 10ème appel à candidatures du Fonds international pour la diversité culturelle (FIDC), l’Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) accepte les soumissions, en français ou en anglais, de projets innovants visant à renforcer les secteurs de la culture et de la création dans les pays en développement.
Il y a jusqu'à 100 000 $ à décrocher pour les soumissionnaires.
Sont ainsi recherchés des projets qui conduisent à un changement structurel par l'introduction de politiques et de stratégies ayant un impact direct sur la création, la production, la distribution et l'accès à une diversité d'expressions culturelles. Ou encore, qui concernent le renforcement des capacités humaines et institutionnelles du secteur public et des organisations de la société civile, jugées nécessaires pour soutenir des industries et des marchés culturels viables aux niveaux local et régional.
Peuvent notamment postuler : les ONG, les autorités publiques et institutions des pays éligibles (pays en développement, parties à la convention de 2005). De même que les Organisations internationales non gouvernementales (OING) enregistrées dans ces pays.
Points importants, la période de mise en œuvre des projets doit être comprise entre 12 et 24 mois et la date butoir pour postuler est fixée au 13 juin 2019.
Notons que le FIDC a été créé en 2005 par la convention de l’Unesco, en vue de soutenir les actions de l’institution onusienne dans les pays en développement. Il vise notamment à promouvoir le développement durable et la réduction de la pauvreté. Depuis 2010, ce Fonds a fourni près de 7 millions $ de financement à 105 projets dans plus de 50 pays en développement.
Ayi Renaud Dossavi
Pour la campagne 2019-2020, le Département américain de l'agriculture (USDA) anticipe une production de 152 000 tonnes au Togo, soit une hausse de plus de 18% par rapport à la campagne dernière (127 000 tonnes enregistrées par l'USDA).
Cette prévision s’inscrit dans une tendance générale au rebond, pressentie pour toute la sous-région ouest-africaine. Prévisions alignées avec celles du Programme régional de protection intégrée du cotonnier en Afrique (PR-PICA qui réunit le Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Sénégal et Togo), qui s’est récemment réuni à Cotonou.
Ainsi, sous réserve de conditions optimales, notamment météorologiques, le PR-PICA envisage une progression globale de 38% de la production, pour culminer à 3,4 millions de tonnes dans la sous-région. Par exemple, le Burkina Faso devrait presque doubler sa production.
Notons que, sur ce segment, le grand champion reste le Mali, avec une anticipation de 1 million de tonnes.
Ayi Renaud Dossavi
Les populations de l’UEMOA, grâce à une subvention de l’Agence française de développement (AFD) à hauteur de 3,182 milliards CFA, devraient bénéficier d’un meilleur accès aux soins de santé.
L’AFD et la Commission de l’UEMOA ont signé jeudi 25 avril l’avenant n°1 à la convention de financement du Projet d’appui à l’extension de la couverture du risque maladie (PACRM) dans les Etats membres de l’Union.
La signature de l’avenant n°1 à cette convention remet sur les rails ce projet, suspendu de fait, entre-temps, faute de décaissement des financements requis. Cet avenant prévoit en outre l’allocation du montant susindiqué en faveur de cette initiative, sous forme de subvention.
Avec ce document, le PACRM vise à contribuer à l’extension de la couverture du risque maladie dans les Etats membres de l’UEMOA. Concrètement, l’idée consistera à analyser les conditions dans lesquelles les mutuelles de santé peuvent contribuer à améliorer le taux de couverture du risque maladie des populations non-salariées.
Voire appuyer la mise en place de cadres institutionnels et organisationnels adaptés pour l’extension de la couverture du risque maladie avec un accent particulier sur l’amélioration de l’équité et de l’accès à des groupes sociaux vulnérables ou défavorisés.
Xavier Lapeyre de Cabanes, ambassadeur de France au Burkina Faso et auprès de la Commission de l’UEMOA, déclare : « La signature de cet avenant va permettre la relance, après plusieurs années de sommeil, du PACRM dans les Etats membres de l’UEMOA. »
Notons que le PACRM mis en œuvre à compter du 19 mai 2011 pour 5 ans, pour un financement projeté à 3 537 000 euros, n’a pas pu aller à son terme. La faute à un taux de décaissement jugé faible de 18 %.
Séna Akoda
Le Togo disposera bientôt d’une unité industrielle de production d’effets militaires. Le Président togolais, Faure Gnassingbé a procédé jeudi, au cours d’une cérémonie de pose de pierre, au lancement des travaux de cette usine.
L’infrastructure, implantée à Adétikopé (15 km au Nord de Lomé), sera construite par le Canadien Logistik Unicorps, spécialisé dans la production et la fourniture de matériels et de vêtements à usage militaire et industriel, et présent en Australie, en Europe et au Moyen-Orient. Selon les informations, elle nécessitera un investissement estimé à plus de 10 millions $ soit près de 6 milliards FCFA sur une période de 5 ans.
L’usine produira également, outre les effets militaires, des tenues professionnelles pour les entreprises industrielles, minières et agricoles, les centres hospitaliers et les établissements scolaires suivant les besoins du pays et du marché sous-régional, le tout à partir des ressources locales.
2 000 emplois dont 500 directs sont annoncés.
C’est à Tsévié (environ 37 km de Lomé), dans la préfecture de Zio, que se situe la toute nouvelle usine, spécialisée dans la production de produits plastiques du Togo. L’ouvrage a été inauguré, ce jeudi 25 avril 2019, par le président de la République, Faure Gnassingbé.
D’un coût de 15 milliards FCFA, l’usine est promue par Africa Plastic Technology, une société basée dans la même localité. Ce sera notamment un centre de transformation du polychlorure de vinyle (PVC), pour la fabrication de divers tubes PVC (PVC pression, tubes PVC pour le gainage des câbles téléphoniques, tubes polyéthylène haute densité pour l’adduction d’eau potable).
A la clé, la création de près de 200 emplois directs et 500 emplois indirects, apprend-on.
Notons que cette inauguration s’inscrit dans le cadre des festivités du 59ème anniversaire de l’indépendance du pays. Plus tôt dans la journée, c’était l'usine « Jus délice », spécialisée quant à elle dans la production de jus d’ananas bio, qui était portée sur les fonts baptismaux.
Ayi Renaud Dossavi
Pas de changement à la tête du groupe Ecobank Transnational Incorporated (ETI). Le Nigérian Ade Ayeyemi, en poste depuis septembre 2015, vient d'être reconduit à son poste de directeur général. Il en a été de même pour son équipe dirigeante, à l'assemblée générale qui s'est tenue ce jeudi 25 avril 2019, au siège de la multinationale à Lomé.
Du reste, malgré de meilleurs résultats enregistrés (322 millions $ de bénéfices en 2018, contre 182 millions $ en 2017), il n'y aura pas de dividendes pour les actionnaires. C'est ainsi la deuxième année consécutive, même si le conseil d’administration « reconnaît l’importance des distributions de dividendes ».
En cause, des « facteurs tels que les nouvelles exigences de fonds propres réglementaires auxquelles le Groupe est soumis, et la nécessité de constituer un coussin de liquidités pour la holding ».
Pour rappel, le groupe bancaire panafricain basé à Lomé a récemment mobilisé 450 millions $ en euro-obligations, pour sa dernière émission obligataire sur le marché international. Des ressources qui devraient principalement servir au refinancement de la dette à court terme du Groupe présent dans 36 pays africains. Dette qui, pour l'exercice 2019, est annoncée à 471,2 millions $.
Ayi Renaud Dossavi
Faure Gnassingbé a procédé ce jeudi 25 avril, à l’inauguration de l’usine « Jus Délice », productrice de jus d’ananas située à Gbatopé (Préfecture du Zio).
Avec cette usine qui s’annonce comme un fleuron du secteur agroalimentaire au Togo, le pays va développer la transformation de l'ananas et renforcer la compétitivité de cette filière. Plus de 8 tonnes d'ananas devront être transformées par jour pour produire du jus d’ananas bio, destiné au marché européen, indique la cellule de communication du ministère de l'Agriculture, de la Production animale et halieutique.
Si grâce à cette société, les producteurs devraient espérer l’amélioration de leurs revenus et de leurs conditions de vie, il convient de mettre également l’accent sur de nouveaux emplois qui devraient être créés.
Pour permettre à la société d’atteindre ses objectifs de production et d’honorer son carnet de commande journalier, le ministère de tutelle, en amont, organisera les producteurs et les accompagnera dans le respect des cahiers des charges au niveau de la productivité et de la qualité des produits. En aval, l’accompagnement dudit ministère visera à améliorer le conditionnement dans les unités de transformation et à respecter les normes sanitaires.
Notons que la société opérant dans l’agroalimentaire et plus précisément tournée vers la production du jus d’ananas bio, a bénéficié au mois de mai 2018, d’un appui financier du Fonds Moringa à hauteur de 1,7 milliard FCFA.
Séna Akoda