Sur 407 projets présentés par les opérateurs économiques togolais lors du FETUE, 141 ont été jugés bancables et ont suscité des promesses fermes de financement de l’ordre de 852 milliards FCFA.
« Un suivi permanent sera fait », assurent le gouvernement togolais et l’UE pour l’aboutissement des promesses de financements européens faites à Lomé les 13 et 14 juin derniers.
A cet égard, si l’UE déclare veiller à ce que le maximum de projets retenus bénéficie de financements, Germain Mèba, président de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT), plaide pour sa part, pour que les banques togolaises jouent également leur partition.
Mais l’après-forum ne s’attardera pas uniquement sur les 141 projets bancables qualifiés. Selon le ministre Kodjo Adedze, une attention particulière sera accordée même aux 266 projets non retenus par le comité mis en place.
Le sommet de l’Etat attachera du prix à ce que tous les projets soumis trouvent du financement, a-t-il révélé. De fait, assure-t-il, tous ces projets pourront créer des emplois et de la richesse en ligne avec les objectifs du PND.
Séna Akoda
L’un des points forts du Forum économique Togo-UE (FETUE) qu’a abrité Lomé les 13 et 14 juin derniers est d’avoir permis de présenter aux investisseurs venus d’ailleurs et des 28 pays de l’UE, les projets phares du Plan national de développement (PND 2018-2022).
Selon Kodjo Adedze (photo), ministre du Commerce et de la Promotion du secteur privé, le projet de dédoublement de l’Autoroute de l’Unité, qui se loge dans l’Axe 1 du PND, intéresserait plusieurs investisseurs. Il l'a laissé entendre à la conférence de presse-bilan du FETUE.
Le projet vise à rendre plus fluide le trafic entre Lomé et Ouagadougou, et partant vers d’autres pays de l’hinterland en abrégeant le temps et le coût du parcours.
Si le montant des investissements promis en faveur de ce projet spécifique n’a pas été révélé, il y a toutefois lieu de rappeler que selon le ministre, le gouvernement table globalement sur plus de 6 milliards d’euros, au profit de l’ensemble des projets structurants du PND, à la fin du FETUE.
Devrait-on en déduire que ce projet dont la réalisation ne doit mobiliser que 620 millions $, soit moins de 550 millions d’euros, est entièrement couvert par les promesses faites par les investisseurs lors du FETUE ? Le suivi des acquis de cette rencontre, auquel s’engagent le Togo et son partenaire européen, devrait permettre de situer l’opinion sur la question.
Séna Akoda
Une rencontre du Comité des partenariats public-privé (PPP) se déroule dans la capitale togolaise ces 27 et 28 juin 2019. Ouverte par Christian Adovelande (photo), président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), elle devrait permettre aux participants d’évaluer les évolutions enregistrées dans les pays membres de l’UEMOA en matière de PPP.
Cette initiative s’inscrit dans la lignée de la volonté du bras financier de l’UEMOA de diversifier au profit de ses Etats membres, les sources de financement de leurs projets de développement.
A l’avant-garde sur la question, la BOAD avait déjà lancé en 2017, une unité régionale de développement des PPP (URD PPP) pour accompagner les Etats dans leur approche de ces instruments de financement.
Au Togo, cette réunion intervient dans un contexte de mise en œuvre du Plan national de développement (PND 2018-2022) dont les PPP sont le mode de financement par excellence.
Notons que le Centre autonome d'études et de renforcement de capacités pour le développement au Togo (CADERDT) a multiplié ces derniers mois, des rencontres sur les PPP.
Séna Akoda
189 milliards FCFA. C’est le total des montants levés par le Togo, au 27 juin 2019, veille des résultats de sa dernière sortie du premier semestre sur le marché financier régional.
Ce cumul a été mobilisé à la faveur de 11 opérations, qui auront permis au Trésor public d’encaisser 51,35 milliards FCFA de bons (3 émissions) et 137,5 milliards d’obligations (8 incursions). Pour le reste de l’année, le Togo prévoit de faire 9 incursions en vue mobiliser au total 200 milliards FCFA dont 130 milliards d’obligations.
Vendredi, le pays devrait connaître les résultats d’une nouvelle sortie, un emprunt obligataire 3 ans, le septième de l’année sur cette maturité, qui vise à mobiliser 20 milliards pour couvrir les dépenses budgétaires.
Sa dernière intervention sur cette maturité de 3 ans, le 31 Mai dernier, taux moyen 6,29%, s’était soldée par un succès. Alors que la dernière opération sur cette maturité dans l’Union est l’émission du Burkina Faso effectuée le 7 juin au taux moyen de 6,19%. Les derniers taux du Togo, tout type d’opérations, sont restés dans la fourchette de 4,8 et 7,8%.
En ce qui concerne le service de la dette due au marché régional, l’Etat s’est acquitté de 137 milliards, au terme du premier semestre. Le prochain rendez-vous de remboursement est pour l’entame du deuxième semestre, juillet. Ce remboursement porte sur un montant de 35,6 milliards.
Fiacre E. KAKPO
69 000 euros, c’est la bagatelle que pourra remporter chacun des deux lauréats de la compétition que lance l’incubateur marocain Impact Lab en partenariat avec INWI, opérateur téléphonique du même pays.
Ce concours est dédié aux entrepreneurs africains qui développent des solutions innovantes autour de l’inclusion financière et s’inscrit dans le cadre de la 5ème édition de l’Impact Camp prévue du 25 au 31 août prochain au Maroc.
L’événement, apprend-on, accompagne les entrepreneurs à fort impact social et environnemental. Les candidatures se font via cette plateforme.
Après la phase des candidatures, 15 projets devraient être sélectionnés pour participer à l’Impact Camp. 8 équipes concurrentes seront retenues à cette étape comme ayant validé leur ticket pour participer aux INWIDAYS qui devraient se tenir en janvier 2020.
A l’apothéose des journées dédiées à l’opérateur téléphonique marocain, les deux projets les plus innovants en matière d’inclusion financière seront dévoilés. Ils décrocheront chacun, la cagnotte ci-dessus chiffrée.
Hormis l’enveloppe, chaque porteur de projet gagnant bénéficiera d'une incubation de 6 mois assurée par IMPACT Lab, indiquent les promoteurs de l'événement.
Séna Akoda
Globalement satisfait de la mise en œuvre des réformes économiques, le Fonds monétaire international (FMI), vient d’approuver un nouveau décaissement de 34 millions $ en faveur du Togo.
Cette nouvelle porte à 175 millions $, le total des fonds décaissés dans le cadre du programme triennal soumis à une facilité élargie de crédit d’un montant de 244,8 millions $ convenu avec les autorités togolaise en mai 2017. Depuis, le Togo a réussi à honorer toutes les échéances et devrait, dans cet élan, consommer à l’échéance, l’intégralité de la ligne de crédit.
Bien que des dérogations aient été faites à la demande des autorités togolaises, notamment la révision des critères liés au financement intérieur et au solde primaire intérieur, Lomé a poursuivi le train des réformes, indique le Fonds.
« Le Togo a rempli le critère de convergence de l’Uemoa relatif au déficit budgétaire en 2017 et 2018, deux ans plus tôt que le calendrier arrêté par les Etats membres... Les réformes de la gestion des finances publiques avancent», se satisfait « globalement », Tao Zhang, DG adjoint et Président par intérim du Conseil d’Administration de l’institution de Bretton Woods.
Si le fonds salue l’amélioration du climat des affaires, il redoute toutefois que les tensions socio-politiques ne viennent entraver la relance de l’économie togolaise. « Les risques demeurent importants, notamment du fait des tensions socio-politiques au niveau national et des problèmes de sécurité au niveau régional », s’inquiète l’institution dirigée par la Française Christine Lagarde, rejoignant S&P, qui en début de mois, évoquait les mêmes inquiétudes.
Si, à partir d’août 2017, le pays a été émaillé de manifestations socio-politiques avec le lot de violences qui s’en sont suivies, le calme est revenu depuis le second semestre 2018, offrant un terreau fertile à l’investissement privé, stimulé à son tour par les grands projets publics achevés au cours des années précédant la crise.
Fiacre E. Kakpo
Alors que Sani Yaya, ministre de l’Economie et des Finances avait annoncé en 2019, tabler sur un déficit budgétaire global de 1,5% du PIB au maximum, à un an de l’entrée en vigueur de la norme communautaire des 3%, le gouvernement togolais vient de recevoir l’autorisation du FMI de faire glisser dans une certaine mesure son gap.
Une situation sympathique pour Lomé dont plus de 40% du budget est à orienter cette année vers le service de la dette. Les recettes domestiques peinent à décoller et les dépenses sociales de plus en plus importantes, sont devenues un casse-tête.
Ce feu vert vient désamorcer ce casse-tête d’autant plus que le pays qui vient de lancer le PND, un programme à 4 622 milliards, malgré moult recours ponctués de succès, au marché financier régional, est annoncé sur les marchés financiers internationaux pour mobiliser 500 millions d’euros, d’ici septembre.
« Une augmentation temporaire du déficit budgétaire est justifiée pour permettre de financer certaines dépenses urgentes. Malgré cet assouplissement des objectifs budgétaires, le Togo se conformerait au critère fixé par l’UEMOA pour le déficit en 2019 et en 2020.», a déclaré hier, Tao Zhang (photo), DG adjoint et président par intérim du Conseil d’administration du FMI, à l’issue de la 4e quatrième revue de l’accord FEC en faveur du Togo.
Après avoir culminé à 9,6 % du PIB en 2016, le déficit budgétaire a été ramené à 2,1 % en 2017 pour remonter à un taux estimé à 6,7 % en 2018. En 2019, il était prévu qu’il s’améliore pour s’établir à 1,6 % du PIB.
Pour l’institution basée à Washington, « l’amélioration de l’efficacité des dépenses sociales devrait être une priorité pour l’avenir », et les réformes du climat des affaires dans les finances publiques devraient s’accentuer.
L’an dernier, le Togo a fait une percée remarquable dans le Doing Business, avec un bond de 19 places. Quant aux recettes, elles ont peiné à prendre, et ont été finalement dopées de justesse, par les recettes temporaires.
Afin d’éviter un creusement hors norme à l’issue de l’opération internationale, le Fonds insiste sur la nécessité « d’accroître les recettes permanentes afin de préserver l’assainissement budgétaire durement acquis et de créer un espace budgétaire pour des dépenses sociales et d’infrastructures.»
Fiacre E. Kakpo
L’information est rendue publique via un appel à manifestation d’intérêt du Projet d’appui à la gouvernance économique (PAGE) pour la mission de professionnalisation de la fonction de passation des marchés publics au Togo. De cette mission, il est attendu des services qui se structurent en trois axes phares.
Le 1er axe est relatif à la création des métiers liés à la commande publique au sein de l’administration publique. A ce titre, il est prévu la réalisation de l’état des lieux et l’évaluation du niveau de professionnalisation de la fonction de passation des marchés publics et l’élaboration du référentiel des emplois liés aux marchés publics.
A ce niveau, les réflexions devraient tourner en outre, autour de la création, l’organisation et la détermination des attributions d’une cellule chargée de la commande publique au sein des entités qui commandent les marchés publics.
S’agissant du 2è axe de la mission, il porte sur diverses tâches en lien avec le renforcement et le développement de l’expertise en passation de marchés publics. Notamment l’élaboration d’un plan stratégique sur trois ans qui prévoit la formation continue des acteurs de la commande publique pour leur adaptation à leur poste de travail et à leur activité.
Le dernier pilier de la mission porte sur la création d’un corps des gestionnaires de la commande publique.
Séna Akoda
Entamée hier, pour une durée de 72h, la grève des institutions bancaires au Togo a été suspendue ce mercredi. L’annonce a été faite via communiqué par la principale centrale syndicale bancaire (Synbank).
Cette interruption de la grève intervient à la suite de la rencontre s’étant tenue, la veille, entre le ministre de l’Economie et des Finances togolais, Sani Yaya, et les principaux responsables syndicaux, afin de trouver une issue favorable au conflit de travail qui opposait, depuis des mois, le groupe d’assurance NSIA-Togo et ses employés.
A l’origine de ce mouvement d'humeur, le licenciement jugé « abusif » de 09 employés du groupe, dans le cadre d’un « plan de restructuration » annoncé par l’assureur. Les revendications apposées portaient donc sur la réintégration pure et simple des employés licenciés et la démission de deux dirigeants du groupe, « exerçant sans permis de travail », selon les syndicalistes.
Finalement, au sortir de la rencontre avec le ministre et des divers appels au dialogue du gouvernement, notamment en Conseil des ministres et à l’issue d’une assemblée générale, le Synbank a annoncé avoir été « satisfait à 80% dans les revendications ».
Selon les syndicalistes, il a été obtenu le versement des droits aux collègues licenciés sans toutefois une réintégration au sein de l’entreprise. Ils devraient être placés au sein d’autres institutions. Egalement, des dispositions seraient en train d’être prises afin de résoudre la question du remplacement des responsables en question.
Les banques ont rouvert de nouveau à 10h ce matin.
Octave A. Bruce
Le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest tient ce mercredi 26 juin dans la capitale togolaise, un forum sur le renforcement de la gouvernance d’entreprise et la promotion des investissements financiers en Afrique de l’Ouest.
Pour l’organisation ouest-africaine, la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme devrait participer des efforts menés dans le sens du renforcement de la gouvernance d’entreprise et la promotion des investissements financiers en Afrique de l’Ouest. Sur le sujet, il semble se dégager une convergence de vues entre cette institution et le premier ministre Komi Sélom Klassou qui a ouvert les travaux de la rencontre. Il déclare à cet effet : « on ne peut plus dissocier la sécurité, l’économie et le développement ».
Par ailleurs, il a plaidé pour des actions plus efficientes visant à lutter contre le terrorisme et à assécher les réseaux de financement et souhaite une mise en œuvre plus efficace par les acteurs nationaux, des mécanismes mis en place à cet égard. Notons que le GIABA est dirigé par un Togolais, le juge Kimelabalou Aba.