Vlisco lance, dans le cadre de sa compétition dénommée « Vlisco Fashion fund », un appel à formation pour 90 créateurs de mode togolais.
Selon les informations, il s'agit d'une initiative qui vise à renforcer les capacités professionnelles des jeunes créateurs de mode, stylistes et couturiers, dans l’élaboration et la présentation de projets bancables, susceptibles d’attirer de potentiels investisseurs dans le domaine.
Pour les responsables-Togo du leader néerlandais du Wax, également propriétaire des marques Woodin, Uniwax et GTP, l’idée est de soutenir les créateurs de mode togolais et de leur offrir une plus grande visibilité aussi bien à l’échelle nationale, qu’internationale. Et, à terme, d’aider les talents togolais à promouvoir leur propre label.
« Dans la formation, il sera question de mettre l’accent sur le marketing, comment gérer le client, comment gérer son temps pour faire des créateurs de mode togolais, des personnes qui se démarquent », a expliqué Barbara Amouzou-Lokadi, Responsable Marketing Vlisco-Togo.
A cet effet, l’appel à formation est destiné aux Togolais des deux sexes, travaillant dans le domaine de la mode et, plus précisément, aux jeunes créateurs de mode, capitalisant moins de 3 ans d’expérience.
L’enregistrement des candidatures (CV + 2 photos de création), court jusqu’au 7 juillet prochain via le site officiel de Vlisco, ou à son siège à Lomé pour les dossiers physiques.
Max.ng, la start-up nigériane spécialisée dans le transport, a récemment levé 7 millions $ en vue de s’implanter dans 10 pays d’Afrique de l’Ouest, renforcer son équipe de travail et développer au cours des prochaines années un système de transport et de livraison avec des véhicules à trois roues.
Cette facilité, obtenue auprès d’un groupe d’investisseurs internationaux et africains, dont la firme de capital-risque Novastar Ventures, et le fabricant japonais de matériel de motocyclette Yamaha Motor Co. Ltd, vient porter le total des fonds levés par Max.ng à 8,5 millions $, à ce jour.
L'entreprise qui met en relation des particuliers avec des conducteurs de motos-taxis, et « construit une infrastructure technologique pour rendre la mobilité sûre, abordable et accessible à 1 milliard d'Africains », ambitionne « de créer une infrastructure technologique et opérationnelle en Afrique de l’Ouest », ainsi que l'informe le cofondateur Adetayo Bamiduro.
Du reste, Max.ng cible, à terme, un marché de 80 milliards $ en Afrique subsaharienne. En Afrique de l'Ouest, l'entreprise s'étendra au Ghana et en Côte d'Ivoire, et ajoutera de nouvelles classes de véhicules - y compris des motomarines et des taxis à trois roues.
Cette année 2019, le Togo a vu l’implantation de deux start-up nigérianes dans le domaine du transport: Gozem, spécialisé dans le transport de passagers, et Kobo360, une plateforme de logistique pour poids lourds.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
115 880. C’est le nombre d’entreprises qui opèrent actuellement au Togo, selon le dernier Recensement général des entreprises (RGE) dont les résultats ont été rendu publics jeudi 20 juin par l’Institut national en charge des statistiques (INSEED). Une liste mixte, composée aussi bien des entités formelles qu’informelles.
L’informel règnerait en maître sur l’économie togolaise. Statistiques saisissantes : 85,5% des entreprises répertoriées évoluent dans le secteur informel, pour seulement 14% dans le formel.
Lancé de janvier à mars 2018 par le ministère de la Planification, du Développement et de la Coopération, ce recensement général permet au gouvernement de disposer d’une cartographie actualisée des entreprises en vue d’une amélioration du climat des affaires et l’atteinte des objectifs du Plan national de développement (PND).
L’opération financée conjointement par le gouvernement, l’Union européenne et la Banque mondiale à hauteur de 960 millions FCFA, a permis de dessiner la carte les grands pôles économiques du Togo.
Ainsi, le Grand Lomé est largement en tête, abritant 63,4% des entreprises opérant sur le sol togolais. Il est suivi de la région des Plateaux qui en concentre 10,1%, la région maritime (hors Grand Lomé) arrive en troisième position avec 8,3% et les régions de la Kara, Centrale et des Savanes ferment le classement avec respectivement 6,8%, 6% et 5,4%.
Le Port de Lomé maintient son hégémonie sur le segment du transbordement en Afrique de l’Ouest et du centre. La plateforme togolaise s’est vue à nouveau, décerner la prestigieuse distinction du meilleur port de transbordement pour la troisième année consécutive, la semaine dernière, par la Fondation African Ports Awards, une association internationale qui œuvre pour l'excellence des ports africains.
C’était à l’occasion du 40e conseil annuel de l'Association de gestion des ports de l'Afrique de l'Ouest et du Centre (AGPAOC), qui s'est tenu du lundi 17 à jeudi 20 juin à Lomé.
Avec un règne sans partage sur le segment « transbordement » depuis 2017 ainsi qu’un prix du Meilleur Port performant en progression de trafic en 2017, Lomé étoffe son palmarès.
Pour les autorités portuaires togolaises, cette distinction est non seulement une reconnaissance des efforts de modernisation entrepris ces dernières années par les autorités togolaises, mais également un encouragement à continuer à faire de la plateforme portuaire de Lomé, un véritable outil d’intégration sous-régionale.
« Le rôle de l'Etat est plus que déterminant dans la compétitivité des ports à travers les mécanismes de concession et de régulation des activités maritimes et portuaires.», a reconnu Fogan Adegnon, le DG du PAL.
Le Grand prix de la meilleure productivité de terminal à conteneurs revient au port de Téma (Ghana), celui en matière de transit au Port autonome de Cotonou (Bénin). Ces distinctions ont été décernées sur la base des données des années 2016, 2017 et 2018 fournies par le cabinet Codex, désormais considéré comme agence de notation des ports africains.
Au Total, 24 ports d’Afrique de l’Ouest, du Centre de la côte occidentale africaine s’étalant de la Mauritanie à l’Angola, étaient en compétition.
Selon des données compilées par Togo First sur la base d’un rapport de l’institut national en charge des statistiques (INSEED) au Togo, 73 467 entreprises sont dénombrées dans le Grand Lomé.
Avec cette donnée, la capitale togolaise se taille la part du lion dans la cartographie des entreprises qui opèrent sur le territoire. Rapportée aux 115 880 dénombrées, cette statistique révèle en effet que ce sont 63,4 % du total des entreprises évoluant au Togo, qui sont installées à Lomé.
Dans ce rapport qui ne fait aucune distinction selon que les entreprises opèrent dans le secteur formel ou informel, la région des Plateaux occupe la deuxième place avec 10,1 %. Ensuite arrive la région Maritime avec 8,3 %. Les régions Centrale et des Savanes pour leur part, se réservent respectivement 6 % et 5,4 % des entreprises implantées sur le territoire.
Au Togo, le poids de l’informel est toujours prédominant. 85,5 % des entreprises répertoriées évoluent dans ce secteur, précise le rapport.
Ceci semble montrer l’ampleur des efforts que devraient consentir les pouvoirs publics en vue de formaliser une si forte proportion d’entreprises et obtenir leur contribution à l’économie nationale.
Le pays dispose d’un dispositif pour la formalisation des entreprises du secteur informel. Il s’agit de la DOSI (Délégation à l’organisation du secteur informel), logée au secrétariat d’Etat auprès du président de la République, chargé de la Finance inclusive et du Secteur informel.
Séna Akoda
L’agence sous-régionale de planification de la dette UMOA-TITRES annonce une dernière émission de titres du Trésor togolais au 2è trimestre, pour le 28 juin prochain. Le pays émet sur le marché financier une obligation assimilable du Trésor, d’une valeur de 20 milliards FCFA.
Stipulée pour 36 mois de maturité, cette offre est fractionnée en titres d’un nominal de 10 000 FCFA et assortie d’un taux d’intérêt de 6,25%.
Les titres souscrits prendront de la valeur à partir du 1er juillet 2019. Les remboursements devraient arriver à échéance le 03 juin 2022.
Dernière émission au 2è trimestre 2019, cette opération est en revanche la 1ère rencontre à distance du pays avec les milieux d’affaires ouest-africains, après l'organisation de son 1er forum économique avec l’Union européenne (UE). Cet événement, au regard du bilan dressé, a connu un succès au-delà des attentes initiales.
L'opération devrait conclure un trimestre au cours duquel le Togo a confirmé sa bonne signature sur le marché financier sous régional.
Séna Akoda
Après avoir connu une hausse sensible de plus du double sur la période 2015-2018, en passant de 150 millions à un peu plus de 350 millions $, le portefeuille de la Banque Mondiale au Togo se stabilise à 385 millions $ au Togo, à ce jour. L’information résulte d’un communiqué de presse de l’institution de Bretton Woods parvenue à la rédaction de Togo First.
L’amélioration de ce portefeuille au cours du 3è trimestre 2019 s’explique, selon l’institution financière, par les « actions entreprises par toutes les parties impliquées dans la mise en œuvre des projets ».
A l’analyse, indique Hawa Cissé Wagué, Représentante Résidente de la Banque mondiale, l’institution juge satisfaisant le niveau d’exécution d’un bon nombre de projets et a contrario, « modérément satisfaisants, très peu de projets.»
Sur la période, le taux de décaissement de l’institution sur les projets a également évolué, « atteignant 19% aujourd’hui, au-dessus de la moyenne de la région Afrique » révèle l’atelier consacré à une mini-revue de performances du Projet d’Appui au Secteur Agricole (PASA) et du Projet de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO).
Pour le portefeuille susmentionné, la Banque Mondiale finance au Togo 17 projets. Ceux-ci « couvrent l’ensemble du territoire et concernent plusieurs secteurs notamment santé, éducation, développement communautaire et filets sociaux, emploi des jeunes, agriculture, télécommunications, mines, énergie, infrastructures urbaines et gouvernance ». 43% du financement de la Banque Mondiale au Togo est constitué de dons, précise-t-on.
Séna Akoda
Pour le premier trimestre 2019, on note une amélioration de la performance de deux projets phares, financés par le Groupe de la Banque mondiale dans le secteur agricole au Togo. A savoir le Projet d’appui au secteur agricole (PASA), et le Projet productivité agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO-Togo).
L'information est portée au public par l’institution de Bretton Woods, le jeudi 20 juin 2019 dans le cadre d’une « mini-revue de performance du portefeuille » des projets qu’elle finance dans le pays, avec les projets PASA et PPAAO comme cas d’école. Ainsi, « la performance du portefeuille s’est améliorée au cours du premier trimestre de 2019 », a indiqué Hawa Cissé Wagué (photo), représentante résidente de la Banque mondiale au Togo, à l’ouverture de la rencontre.
Cette amélioration s’explique « grâce aux actions entreprises par toutes les parties impliquées dans la mise en œuvre des projets». Par ailleurs, « le taux de décaissement a augmenté atteignant 19% aujourd’hui, au-dessus de la moyenne de la région Afrique ».
Rappelons que le PASA, d’un coût estimé à plus de 26 milliards FCFA, vise notamment à augmenter la production agricole au Togo. Le PPAAO-Togo pour sa part, se concentre sur le renforcement des mécanismes et procédures de diffusion des technologies améliorées dans le secteur pour un coût total de plus de 17 millions $, dont 12 millions financés par la Banque mondiale.
Ayi Renaud Dossavi
Réuni en sa 113e session, ce jeudi 20 juin, le conseil d’administration de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a donné son aval pour la mise en place de deux facilités de crédit, au profit des pays de l’Uemoa, dans le cadre du Projet régional d’électrification hors réseau (Rogep).
Il s’agit d’une ligne de crédit de la Banque mondiale et de gestion d’une subvention du Clean Technology Fund (CTF), un fonds d’investissement climatique de l’institution de Bretton Woods, dédié au financement des technologies propres dans les pays en développement.
La ligne de crédit, une enveloppe de 79,96 milliards FCFA de l’Association internationale de développement (IDA), servira à étendre l’accès à l’électricité hors réseau « pour les ménages, entreprises et institutions publiques grâce à une approche régionale harmonisée de déploiement de systèmes solaires autonomes modernes ».
« La BOAD y jouera le rôle d’intermédiaire entre la Banque mondiale et les banques locales qui financeront les entreprises de fourniture de services dans les huit Etats membres de l’UEMOA », a expliqué l’institution basée à Lomé.
La subvention du Fonds pour les technologies propres, d’un montant de 39,18 milliards FCFA, est quant à elle, destinée à couvrir 50 à 80% des pertes de crédit liées aux défauts technologiques des équipements du projet Rogep. Sa mise en place est prévue pour démarrer en 2020.
En soutien au Rogep, la Banque mondiale avait approuvé, mi-avril, en faveur de 19 pays de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel, un financement de 224 millions $ pour intensifier le déploiement du hors réseau. Le financement comprenait une enveloppe de 150 millions $ de l’IDA, branche de la Banque dédiée aux pays en développement, et d’une subvention de 74,7 millions $ du CTF.
Les acteurs du financement des chaînes de valeur de transformation alimentaire se rencontrent, ces 20 et 21 juin 2019, à Abidjan, où se tient un atelier autour de la Plateforme d'action pour les systèmes alimentaires en Afrique de l’Ouest.
Le Togo est fortement représenté à cette rencontre, par Mazamesso Assih, Secrétaire d’Etat auprès du président de la République, chargée de l’Inclusion financière et du Secteur Informel, et Aristide Agbossoumonde (photo), directeur général du Mécanisme Incitatif de Financement Agricole (MIFA SA).
Au cours de cette rencontre, le N°1 du MIFA a fait une présentation de l’expérience du Togo en matière de financement des acteurs de chaînes de valeur, notamment par le truchement du MIFA. Et « cette expérience du Togo a été très appréciée pour son approche globale qui permet de réduire le risque et de promouvoir le financement bancaire du secteur agricole », de l’avis d’Aristide Agbossoumonde.
Avec cette participation, le responsable du MIFA entend prendre part à la « réflexion sur les actions à mener en vue de sécuriser une alimentation en qualité et en quantité en Afrique de l'Ouest. Et, rencontrer les acteurs de l'industrie agro-alimentaire pour des partenariats au profit des producteurs togolais ».
Séna Akoda