Les porteurs de projets bancables qui souhaitent attirer des investissements européens au cours du Forum économique Togo-UE, ont jusqu'au 30 avril prochain pour soumettre leurs projets.
Selon le Comité d’organisation de cette rencontre, il s’agit de projets matures dont 100 devront être sélectionnés. Les entrepreneurs ou opérateurs économiques dont les projets vont être retenus, bénéficieront de l’appui de dispositifs d’accompagnement dédiés.
L’idée est de les assister dans le montage de leurs projets à présenter, notamment lors des rencontres interactives B2B prévues entre ceux-ci, les financiers, partenaires au développement, agences donatrices et institutions d’appui. Mais en outre, à négocier efficacement et à finaliser des partenariats.
En rappel, le forum est prévu du 13 au 14 juin prochain. Il s’inscrit dans le cadre de la promotion et de la recherche de financements pour le Plan national de développement (PND 2018-2022). Il vise à bâtir des relations pérennes entre les opérateurs économiques togolais et ceux européens.
Séna Akoda
Le recrutement des élèves, pour l'ouverture du premier Institut de formation pour l'agro-développement (IFAD) d'Elavagnon (à 235 km au nord de Lomé), est en cours depuis hier, 15 avril 2019, jusqu’au 25 avril prochain.
En effet, lancé le 7 décembre 2017 par Faure Gnassingbé, président de la République togolaise, dans le cadre d'un projet d’implantation d’instituts sur toute l’étendue du territoire national, l'IFAD d'Elavagnon a été officiellement présenté hier par le comité de pilotage, lors d’une conférence de presse.
L’Institut devrait ainsi être opérationnel dès le mois de mai, pour former les jeunes dans le domaine de l'aquaculture, et leur permettre de créer leur entreprise, à l’issue de trois ans de formation, dont ils sortiront nantis d’un baccalauréat professionnel.
Par ailleurs, la formation, basée sur une approche par compétence-motivation, se concentrera sur deux variétés de poissons : le tilapia et le clarias.
En rappel, pour les 5 prochaines années, le projet prévoit 9 autres instituts, de sorte à offrir des formations, notamment dans les domaines de l’agriculture, la logistique, le bâtiment, les transports, ou encore le numérique.
Ayi Renaud Dossavi
Marc Ably-Bidamon (photo), ministre des Mines et de l’Energie, a lancé ce mardi 16 avril 2019, la licence professionnelle en Géologie minière et la licence en Chimie analytique Mines et Environnement. C'était au cours d’une cérémonie à laquelle, ont pris part, à l’Université de Lomé, le Groupe de la Banque mondiale, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, représenté par Pr Akpagana, et la coordination du projet.
Cet appui à la faculté des sciences qui forme dans ces parcours Licences dans le cadre du PDGM, est crucial en ce qu’il contribue à la formation d’une nouvelle génération de spécialistes du secteur des mines au Togo, selon la Banque mondiale.
Le Professeur Akpagana, représentant le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a souligné l’importance de la formation des étudiants dans ces deux filières pour un secteur minier dont le potentiel est énorme.
Le ministre, dans le même sens, a souligné que les deux filières formeront les professionnels clés du secteur minier pour l’administration et les structures minières du secteur public ou privé. Il ajoute que le secteur minier est un levier très important dans la réussite des actions prévues dans le cadre du Plan National de Développement (PND 2018-2022).
La cérémonie a été couplée avec la remise des clés des bâtiments des salles de cours et des laboratoires réhabilités de la Faculté des sciences et de celle de deux véhicules (bus et pick-up double cabine).
Notons que le PDGM vise à garantir une gestion efficace du secteur minier en améliorant, entre autres, la gouvernance du secteur, la transparence et l’encadrement institutionnel du secteur minier. Il est financé à hauteur de 15 millions $ par la Banque mondiale.
Séna Akoda
La Délégation à l’organisation du secteur informel (DOSI) lance, du 15 avril au 17 mai 2019, une tournée nationale de formation, en vue de permettre aux « Zémidjan » (conducteurs de taxis-motos) d'obtenir leur permis de conduire catégorie A, dans le cadre du projet ZOKEKE.
L’objectif, à terme, étant que ces bénéficiaires mettent en place leur propre entreprise de transport.
Pour cette tournée comptant des formations théoriques et pratiques prévues dans les chefs-lieux des régions du pays, en partenariat avec la Direction des Transports routiers et ferroviaires au Togo, 1400 Zemidjans devraient être outillés par la DOSI, l'institution chargée de faciliter la formalisation des acteurs économiques au Togo. Un nombre équivalent d’entreprises est donc attendu, au bout de cette première vague.
Pour rappel, en début de mars dernier, 106 nouveaux candidats avaient pris part à l’épreuve écrite du permis de conduire moto, dans le cadre de la deuxième vague de la phase pilote du projet ZOKEKE.
Ayi Renaud Dossavi
Après avoir obtenu le quitus du Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (CREPMF), Oragroup a admis officiellement à la cote, ce mardi 16 avril à Lomé, 13 883 006 actions, l’équivalent de 20% de son capital.
Le groupe panafricain basé à Lomé, après avoir réussi la plus grosse introduction en bourse, loge depuis ce mardi dans le premier Compartiment du marché des actions de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM).
Dans une offre publique de vente (OPV) qui s’est déroulée du 29 octobre au 22 novembre 2018, Oragroup avait réussi à lever 56,92 milliards FCFA. L’opération avait été arrangée par les Sociétés de Gestion et d’Intermédiation (SGI) BICI Bourse (arrangeur et co-chef de file) et Hudson & Cie (co-chef de file).
Selon le ministre togolais de l’Economie et des Finances, l’entrée en bourse d’« Oragroup affirme son statut de groupe bancaire majeur de référence en seulement une dizaine d’années d’existence ». « C’est un moment historique pour la place financière togolaise et l’ensemble de la sous-région », a-t-il poursuivi.
Cependant, selon les spécialistes, l’action de la holding financière contrôlée par le panafricain Emerging Capital pourrait avoir de la peine à décoller. La période d’émission de l’OPV qui a dû être prorogée d’une semaine, en raison d’une mévente, sonne comme un signe avant-coureur, les acteurs du marché régional jugeant le prix de l’action Oragroup, fixé à 4100 FCFA, surévalué.
Pour rappel, Oragroup est présent dans 12 pays d'Afrique de l’Ouest et centrale, dont le Togo qui abrite son siège social. Avec 139 agences bancaires et 1811 collaborateurs, le Groupe opère dans quatre zones monétaires (Uemoa, Cemac, Guinée Conakry et Mauritanie).
Fiacre E. Kakpo
Lancée le 1er avril 2019, l’édition 2019 de l’enquête de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT), dénommée baromètre de l’opinion des entreprises, est en cours jusqu’au 30 avril prochain. Elle s’inscrit dans le cadre de la mission d’accompagnement du secteur privé, dévolue à cette institution.
L’objectif de l’institution présidée par Germain Mèba Essohouna (photo) est de recueillir l’opinion des chefs d’entreprise sur l’environnement des affaires, leurs besoins et attentes et de mesurer l’évolution de l’économie nationale.
Au-delà, les données recueillies devraient permettre de faire un plaidoyer plus efficient. A cet effet, la CCIT a engagé des enquêteurs chargés de faciliter le renseignement d’un questionnaire élaboré et encourage les entreprises qui seront contactées à fournir les informations requises.
Au plus fort des tensions politiques, l’année écoulée, les résultats de cette enquête faisaient ressortir les craintes des opérateurs économiques, au regard de la baisse drastique de leurs chiffres d’affaires. La CCIT avait alors entrepris des démarches auprès des parties impliquées dans ce contexte particulier que traversait le pays afin qu'elles travaillent à un règlement concerté et pacifique de la crise.
Séna Akoda
Au Togo, le solaire pourrait accueillir dans les prochains mois un nouvel investisseur. Un groupe dirigé par un Togolais de la Diaspora vient de marquer son intérêt pour le sous-secteur, un des moteurs du Plan national de développement (PND).
Depuis samedi, des responsables de CredoGroup LLC, une compagnie basée à Clarksville dans le Tennessee et dirigée par le Togolais Américain Credo Amouzouvik (photo), ancien candidat au congrès, sont à Lomé. Objectif : entamer les négociations pour un accord avec le gouvernement.
« C’est pour aider le Togo à devenir autosuffisant en matière d’énergie à base de panneaux solaires et des minigrids et des microgrids qui vont réduire les coûts et permettre aux populations rurales d’avoir accès à l’électricité. Cela devrait permettre la création d’emplois pour la jeunesse togolaise.», a fait savoir Credo Amouzouvik.
Pour se déployer, le groupe américain prévoit de s’appuyer sur son partenaire togolais, Dodan, une société de génie civil ayant une branche dédiée aux énergies renouvelables.
« Nous avons expliqué le PND à nos partenaires et le plan a retenu leur attention. Ils ont trouvé nécessaire de venir discuter avec les autorités afin de leur proposer leurs offres en matière d’énergie. Nous sommes dans le génie civil avec une spécialité dans les énergies solaires», a précisé Kodjo Gnatse, le Porte-parole de la société Dodan, cité par TogobreakingNews.
Au Togo, le gouvernement cherche à passer le taux d’électrification à 100% d’ici 2030. Mais avant, ce taux qui tourne actuellement autour de 40% devrait passer à 50% en 2020, 75% à 2025, selon les projections.
Les investissements nécessaires à l’atteinte de cet objectif de couverture universelle qui se fera avec 50% d’énergies renouvelables, sont estimés à plus de 1000 milliards FCFA.
Encourager les étudiants à s’intéresser aux métiers de la mer, c’est l’un des objectifs phares des Journées portes ouvertes prévues à partir de demain 16 au jeudi 18 avril 2019, à l’Université de Lomé.
Si, comme le soutiennent les professionnels, le secteur maritime regorge d’opportunités d’emplois de divers ordres, force est cependant de constater que les jeunes et apprenants nationaux ne s’y intéressent pas assez, déplorent-ils. Aussi leurs besoins en ressources humaines de qualité ne sont-ils satisfaits que grâce à la main-d’œuvre ou à des compétences extérieures.
Pour promouvoir l’économie bleue, les métiers de la mer ainsi que les ressources humaines formées localement, les pouvoirs publics ont ouvert à l’Université de Lomé, l’I2M (l’Institut des Métiers de la Mer). Avec à terme pour objectif de mettre à la disposition du secteur maritime et des compagnies maritimes ou celles dont les activités gravitent autour de la mer, des professionnels qualifiés.
Les Journées portes ouvertes qui s'ouvrent demain seront donc une tribune pour mieux présenter cet institut, ses curricula ainsi que ses débouchés aux étudiants.
Notons que le Togo dispose d’un port de référence en eaux profondes et qu'il ambitionne, d’ici à 2022, de devenir un hub logistique de référence dans la sous-région ouest-africaine.
Séna Akoda
Au Togo, l’Autorité de Réglementation des Secteurs des Postes et des Télécommunications (ART&P) lance jusqu’au 14 mai un appel public à manifestation d’intérêt dans le cadre de la mise en place d’une chaîne de confiance en matière de transactions électroniques.
La sollicitation vise à« identifier les acteurs locaux qui souhaiteraient obtenir une accréditation en tant que Prestataire de Services de Certification Electronique (« PSCE ») pour fournir des certificats électroniques permettant de signer des échanges électroniques de manière fiable et sécurisée et accéder au statut de Prestataire de Services de Confiance Qualifié (PSCQ ) »
Les services ciblés sont, entre autres, l’horodatage, l’archivage électronique, et les services de certificats électroniques.
Rappelons que le Togo s’est doté depuis 2017 d’un cadre juridique relatif au commerce électronique. Cet outil a été révisé et mis à niveau avec l’adoption d’une nouvelle loi et d’un décret sur les transactions électroniques. Ce décret marque l’entrée en vigueur de la signature numérique.
La 11è édition du Forum national du paysan togolais (FNPT) qui s’est refermée samedi dernier, a permis aux différents acteurs du secteur agricole togolais de signer des contrats commerciaux. Selon les informations, les contrats signés sont globalement estimés à 6 milliards FCFA.
Au total, c’est une centaine de contrats qui ont pu être finalisés alors que 8 ont été signés, en présence du ministre Noël Bataka, dans toutes les filières entre le MIFA et les autres acteurs du secteur agricole togolais, notamment les fournisseurs, producteurs, les transformateurs, les commerçants.
Sont concernées par ces contrats qualifiés de « fermes », les filières fruits et légumes, soja, anacarde, maïs, manioc ainsi que la filière aquacole.
Notons que cette phase contractuelle est une innovation majeure de cette édition du Forum national du paysan togolais. Globalement il est à noter qu’au cours de la rencontre, l’accent a été essentiellement mis sur du concret.
Séna Akoda