La somme de 6,736 millions d’euros, l’équivalent de 1 milliard FCFA, va être déboursée pour la réhabilitation, le renforcement des postes sources et des réseaux Moyenne Tension (MT) et Basse Tension (BT). Et plus spécifiquement, pour la réhabilitation de réseaux MT souterrains et le renforcement de réseaux aérien et souterrain.
Ces travaux, prévus sur une durée de douze mois, devront être exécutés par le groupe tunisien STEG INTERNATIONAL SERVICES qui contrôle la filiale « Société Tunisienne de l’Electricité et du Gaz » (STEG), de plus de 45 ans d’expériences, apprend-on.
En effet, cette société vient de remporter le marché afférent aux travaux susmentionnés, à la suite d’un processus d’appel d’offres international lancé par la Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET).
Les travaux seront exécutés dans le cadre du PRISET (Projet de Réforme et d’Investissement dans le Secteur de l’Energie au Togo), financé par l’Association Internationale de Développement (IDA), une institution de la Banque mondiale.
Séna Akoda
Le Togo prévoit d’effectuer une sortie sur les marchés financiers internationaux d’ici les trois prochains mois, a confirmé le Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé lors d'une interview à Londres. L’opération devrait permettre de mobiliser 500 millions d’euros (328 milliards FCFA) alors que le pays vient de se faire attribuer ses toutes premières notations souveraines.
La semaine dernière, l’agence de notation financière américaine Standard and Poor’s avait rendu sa copie de l’évaluation de l’économie togolaise, attribuant au pays la note B (Catégorie très spéculative) aussi bien pour sa dette extérieure à long et à court terme en devises étrangères qu’en monnaie locale. « Nous prévoyons que l'activité économique bénéficiera de la récente modernisation d'infrastructures clés, comme l'achèvement de vastes travaux au port de Lomé, qui est actuellement le seul port en eau profonde d'Afrique de l'Ouest, et l'ouverture du nouveau terminal de l'aéroport Gnassingbé-Eyadema en 2016», a déclaré S&P pour soutenir son évaluation.
Un Eurobond garanti par la Banque mondiale ?
Selon le n°1 togolais, les fonds levés (de maturité plus longue) serviront principalement à rembourser une partie de la dette intérieure (à maturité généralement plus courte), dont le service tend à être plus coûteux.
Lomé ouvre la réflexion sur la possibilité de passer par des eurobonds ou un prêt syndiqué ou une institution multilatérale. En dehors d’un eurobond, « nous avons d'autres possibilités », a répondu le Chef de l’Etat. Toutefois l’option d’un emprunt obligataire (eurobond) libellé en euro, la devise européenne, réputée globalement stable et surtout arrimée, en parité fixe, au FCFA, semble plus plausible.
D’un autre côté, la Banque mondiale travaillerait, en ligne avec un nouveau cadre de partenariat Pays (CPP), à octroyer des garanties IDA au Togo pour cette transaction. Un coup de pouce qui pourrait offrir des conditions favorables du marché.
Atténuer les pressions de refinancement
Alors que le Togo croupissait sous une dette publique qui a atteint 82% de son PIB en 2016 en raison des énormes investissements opérés pour la modernisation de ses infrastructures, le pays, soutenu par un programme triennal du FMI à partir de mi-2017, a réussi à réduire en moins de deux ans, sa dette de plus de 10 points de pourcentage. Une performance saluée par le Fonds qui estime que le risque de surendettement extérieur est désormais ‘’modéré’’.
Une fin de chapitre qui coïncide avec l’émergence de pressions de refinancement de la dette intérieure qui s’annoncent en cascade sur les cinq (5) prochaines années, alors que le pays vient de lancer son plan de développement. Le PND dont les investissements globaux sont estimés à plus de 8 milliards $ repose à 65% sur le secteur privé.
22e émetteur africain d’eurobonds ?
En cas d’eurobonds, le Togo rejoindrait ses voisins béninois, ivoiriens, et sénégalais, tous logés dans la catégorie « très spéculative », dans le box des pays de l’Uemoa ayant déjà tenté cet instrument de financement. La plus récente, l’eurobond du Bénin qui a permis au pays de s’offrir 500 millions d’euros.
Selon les données de la Banque d’investissement londonienne axée sur les marchés émergents Renaissance Capital, citée par le Financial Times, le Togo deviendrait ainsi le 22ème pays africain à émettre un eurobond. Jusque-là, ce mode d’émission de titres publics a bien réussi aux pays du continent.
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Le coup d’envoi officiel des travaux de la centrale thermique Kékéli Efficient Power sera donné par Faure Gnassingbé, président du Togo, le 12 juin prochain, veille du Forum économique Togo-UE (FETUE). Information fournie par le portail officiel de l’évènement
De fait, la cérémonie de pose de la première pierre de cette infrastructure, implantée dans la zone portuaire de Lomé, est inscrite aux activités précédant cette rencontre internationale, les 13 et 14 juin 2019.
La centrale, devant atteindre une puissance de 65 MW, et visant à augmenter la capacité de production énergétique du pays, devrait demander 18 mois de travaux. A la charge du groupe espagnol Grupo TSK (EPC), de l’allemand Siemens, et le groupe Eranove, groupe basé à Paris.
Ce dernier avait, en effet, bénéficié d’une convention de concession avec le Togo, signée le 23 octobre dernier, et lui octroyant le permis de construction et d’exploitation de l’infrastructure, pour une durée de 25 ans.
L’ouvrage, d’un coût global de 64 milliards FCFA, est cofinancé par la BOAD et Oragroup.
Ayi Renaud Dossavi
Sera bientôt disponible, l’édition 2019 du Guide pratique des affaires au Togo. Il sera présenté le 11 juin prochain, lors d’une rencontre autour du climat des affaires.
Conçu et élaboré par une équipe pluridisciplinaire, l’ouvrage publié par l'Agence Focus Yakou, se veut un recueil d’informations de nature juridique, économique, financière et fiscale, qui renseigne sur le cadre des affaires dans le pays.
Ce guide, destiné notamment aux opérateurs économiques, et aux investisseurs, à qui il devrait permettre d’évaluer, préparer, exécuter ou administrer leur programme d’investissement au Togo, sera effectivement lancé le 11 juin prochain. A l’occasion d’une table-ronde, centrée sur le Climat des affaires au Togo, avec pour thème « Doing Business, Réformer pour améliorer les performances des entreprises ».
Une rencontre qui verra la participation d’importants acteurs du milieu des affaires, de l’investissement et de l’entrepreneuriat au Togo et à l’éxtérieur.
En effet, sont notamment attendus comme panélistes, des représentants de l’International Finance Corporation (IFC, du Groupe Banque mondiale), de TogoInvest S.A., du Fonds d’Investissement Adiwale Partners, de la société Maersk Line, de l’Autorité de Réglementation des Marchés Publics (ARMP), et d’Africa Global Recycling (AGR).
Ayi Renaud Dossavi
Signature officielle, hier jeudi 6 juin 2019 à Lomé, d’un engagement de L'Agence togolaise de la normalisation (ATN), à impliquer davantage les femmes et augmenter leur représentativité dans l'application et la prise en compte des normes, dans tous les domaines d'activité au Togo.
Concrètement, après cette rencontre qui s’est tenue au Centre administratif et des services économiques et financiers (CASEF), au cœur de Lomé, les femmes occuperont des places de direction dans les comités techniques de normalisation de l’ATN, en convergence avec l’Objectif du développement durable numéro 5 (ODD5). Ce qui implique, de fait, qu’elles soient dûment outillées sur les normes en vigueur, en fonction de leur secteur d’activité.
Pour rappel, les normes adoptées par l’ATN interviennent « dans tous les compartiments du pays », ainsi que le souligne son directeur général, Fossou Lawson-Hetchely (photo).
De plus, selon l’agence, cette démarche s’inscrit dans la perspective du Plan national de développement, notamment dans son 3ème axe, centré sur l’inclusion sociale.
Ayi Renaud Dossavi
Le logisticien Agility Global Integrated Logistics (GIL) a donné le jeudi 6 juin à Londres, son engagement moral de s'installer au Togo. Une lettre d’intention a été signée à cet effet entre son DG pour l’Afrique, Geoffrey White reçu en audience par le Président de la République, et le ministre togolais en charge du Commerce et du Secteur privé, Kodjo Adedze.
En vertu de l’accord, la compagnie, l'un des principaux fournisseurs mondiaux de solutions logistiques et d'infrastructures connexes, s’engage à construire à Lomé, un parc logistique, au profit des entreprises locales et régionales. Aucun autre détail n’a filtré.
Le projet va permettre de matérialiser davantage l’axe 1 du Plan national de développement (PND) qui vise à faire du Togo, un hub logistique d’excellence et un centre d’affaires de premier ordre dans la sous-région.
Une autre initiative de ce genre, portée par Togo Invest, la firme d’Etat chargée des projets structurants, fait partie des projets phares du PND et serait, sur le plan de l’exécution, à un niveau plus avancé. Les études de faisabilité étant terminées.
« Avec son partenaire SOGEA SATOM, Togo Invest vise à développer sur une superficie d’au moins 50 ha, une plateforme logistique Multiservices et autres installations logistiques à la sortie de la ville de Lomé.», indique la holding d’Etat sur son portail web.
Agility se revendique la plus grande entreprise de logistique au Moyen-Orient. Avec plus de 40 marques sous gestion à travers le monde dont plusieurs datent du milieu des années 1800, la compagnie se réclame « l’un plus grands fournisseurs mondiaux de solutions logistiques intégrées et le plus grand propriétaire et promoteur privé de biens immobiliers industriels au Moyen-Orient et en Afrique du Nord».
Les parlementaires ont adopté ce jeudi 6 juin 2019, la loi sur le crédit-bail. Instrument de financement encore très peu utilisé au Togo, le crédit-bail est un contrat en vertu duquel, une institution financière loue un bien immobilier ou mobilier, corporel ou incorporel à un client qui y dispose du droit d’usage, paie les loyers pour une durée déterminée avec l’intention de s’en procurer à un prix fixé d’avance entre les parties, tenant compte, au moins pour partie, des versements effectués à titre de loyers.
Cette loi offre les outils de promotion du crédit-bail en incitant les PME togolaises à se tourner vers ce type de financement peu connu, qui pourtant leur permet de financer leurs outils de production à des conditions plus favorables, comparativement aux autres crédits classiques.
« L’adoption de la présente loi revêt donc une importance majeure et offre à notre pays un cadre juridique adéquat permettant au système bancaire d’améliorer l’accessibilité du secteur privé au crédit pour accroître ses activités.», a souligné Demba Tignokpa (photo), la ministre de la Planification du Développement et de la Coopération.
Selon elle, « le crédit-bail, dont les effets d’entraînement reconnus sur les autres produits financiers tels que le capital-risque, l’affacturage et les crédits bancaires, constitue un instrument privilégié de financement» pour les PME.
Adopté en Conseil des ministres le mercredi 13 juin 2018, le projet de loi relatif au crédit-bail est un texte communautaire visant à permettre aux pays de l’Uemoa de bénéficier des effets de levier qu’offre un tel mode de financement. Si le poids du crédit-bail mis en place dans l’Uemoa reste encore très faible par rapport au portefeuille global de crédit, au Togo, le montant est quasi-nul en 2017, selon les données de la BCEAO.
Lors du Togo-UK Investment Summit ouvert ce 6 juin, le chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé a lancé un appel aux investisseurs : « Venez au Togo ! »
Il a présenté l’un des principaux atouts, par ailleurs poumon de l’économie du pays : « Le Togo a toujours eu le grand avantage d’être bien positionné avec un port en eau profonde relié au reste du monde ».
« Classé 1er en Afrique de l’Ouest » par « The Maritime Executive », il est doté d’infrastructures et d’équipements modernes. « Sa profondeur de près de 17 m lui permet d’accueillir des navires de 3e génération », de sources proches du Port autonome de Lomé.
L’appel de Faure Gnassingbé devrait de toute vraisemblance avoir une résonance bien particulière auprès des investisseurs à une semaine de l’ouverture du forum économique Togo-UE. Au cours de cette rencontre, le pays espère optimiser la mobilisation des ressources financières pour la mise en œuvre du Plan national de développement (PND 2018-2022).
Pour rappel, la part contributive attendue du secteur privé à son financement est de 65 %, soit près de 3 000 milliards FCFA sur un coût global de 4 622 milliards FCFA.
Ouverture ce jeudi 6 juin 2019 à Lomé, de la deuxième édition de la Conférence internationale sur les entreprises sociales et la responsabilité sociale des entreprises au Togo.
L’évènement qui réunit divers acteurs de la société civile, des milieux associatif, entrepreneurial et institutionnel, est à l’initiative de l’ambassade des Etats-Unis au Togo, en partenariat avec le groupe bancaire panafricain Ecobank (qui abrite l’évènement), la Société Alaffia, et les organisations de promotion de l’économie sociale au Togo.
Sont au programme, plusieurs panels d’échange et sessions de travail, avec la participation de représentations de l’Unicef, de l’Office togolais des recettes (OTR), du Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ), de l’entreprise sociale internationale Then by Three, dirigée par Theresa Carrington, ou encore l’opérateur SOLEVA, spécialisé dans la fourniture de kits électro-solaires au Togo, dans le cadre du projet Cizo.
Entre autres, cette édition ambitionne de plancher sur l’écosystème de l’entrepreneuriat, avec l’idée de doter le pays d’un cadre juridique approprié, pour favoriser la mise en place et le fonctionnement des entreprises sociales.
Rappelons que les entreprises sociales ont pour objectif principal d’apporter un mieux-être social à travers leurs actions, plutôt que le seul bénéfice pécuniaire strict.
La conférence se termine demain vendredi.
Ayi Renaud Dossavi
Lancé au Togo depuis 2011, avec l’appui du Groupe de la Banque mondiale, le Projet d’appui au secteur agricole (PASA) fait l’objet d’une mission de supervision, qui s’est ouverte le lundi 3 juin 2019 à Lomé.
Cette mission, 13ème du genre, est menée conjointement par le gouvernement togolais et l’institution de Bretton Woods. Les travaux sont centrés sur l’état d’exécution des principales composantes du financement additionnel du PASA, et la formulation de recommandations. Avec des focus sur les progrès réalisés, les résultats obtenus, les indicateurs de performance atteints, ainsi que le niveau d’exécution du Plan de travail et de budget annuel 2019.
Sont également prévues des visites de terrain, afin d’interagir avec les différents partenaires et bénéficiaires du projet, estimé à plus de 26 milliards FCFA, et financé par la banque.
Pour rappel, selon le ministère en charge de l'Elevage, de 2011 à 2017, le PASA a permis de passer d’un départ de 300 000 têtes de bœuf à 475 000 têtes, et de 1,5 millions à 4,2 millions d’ovins et caprins. De son côté, la production de volaille a connu une hausse de 14,5 millions de têtes, pour un nombre de têtes de volailles de départ de 8 millions.
Ayi Renaud Dossavi