Le Trésor public togolais a bouclé, ce vendredi 31 mai 2019, sa sortie sur le marché financier régional avec succès. Lomé, qui a sollicité le marché via un emprunt obligataire de maturité de 3 ans et rémunéré au taux de 6,25%, mobilise 16,5 milliards FCFA.
L’émission obligataire qui visait à lever 15 milliards FCFA s’est soldée une fois encore par une sursouscription de l’ordre de 278,59%, soit 41,7 milliards servis par les investisseurs de 7 des 8 pays de l’Uemoa (excepté la Guinée-Bissau).
Afin de poursuivre la couverture de ses besoins de financement dans le cadre du budget national, l’Etat togolais avait lancé du 23 au 31 mai, avec le concours de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest et d’Umoa-Titres, un appel public à l’épargne à travers une émission obligataire de 15 milliards FCFA, le nominal fixé à 10 000 FCFA.
Un total-bilan de près de 66 milliards FCFA, des engagements hors bilan de 50 milliards FCFA et un résultat net bénéficiaire de 1 milliard FCFA, ce sont les comptes que dégage le Fonds de Solidarité africain (FSA) au cours de l’exercice 2018. L’information a été diffusée à l’ouverture de la 10è session ordinaire de l’Assemblée générale de cette institution qu’abrite la capitale togolaise ce vendredi 31 mai.
Cette session aura entre autres activités, à statuer sur les états financiers susvisés, arrêtés au 31 décembre 2018. Ces résultats traduisent « la nouvelle dynamique amorcée par l’institution avec l’adoption de son ambitieux plan de développement stratégique à moyen terme (PDSMT) dénommé Plan Expansion 2020 », selon Tchitchi Affo-Dedji, administrateur pays du Fonds.
Ahmadou Abdoulaye Diallo, directeur général du FSA annonce pour sa part, que le Togo a procédé à une mise à jour de sa situation vis-à-vis de l’institution en apurant ses arriérés (libération du capital et Fonds Spécial de bonification).
Notons que les arriérés accumulés par les Etats membres au titre du capital du FSA se chiffrent à plus de 19 milliards FCFA tandis que ceux en lien avec le Fonds Spécial de Bonification s’élèvent à plus de 7 milliards FCFA.
Le FSA est une institution financière multilatérale. Il participe au développement économique de ses membres en contribuant au financement de leurs projets structurants à travers la garantie financière, le refinancement des prêts et la bonification des taux d’intérêt.
A ce jour, il compte 14 pays membres. En rappel, au Togo, la réfection de l’Hôtel 2 Février est l’un des ouvrages qu’il a financés.
Séna Akoda
Le Togo est le premier exportateur de produits bio vers l’Union européenne en Afrique de l’Ouest.
En effet, selon des données de la Commission européenne, partagées par Commodafrica, en 2018 le pays a exporté vers l'UE 22 123 tonnes de produits agricoles bio, ce qui le place en tête de ses voisins, dont le Ghana, 2e avec 14 948 tonnes, la Côte d’Ivoire, 3e avec 14 392 tonnes, ou encore le Burkina Faso, avec 12 456 tonnes. C’est la Gambie qui clôture le classement, derrière le Nigeria (61 tonnes).
Il faut de fait noter que la participation de l’Afrique, particulièrement de l’Ouest, aux exportations bio est encore assez marginale, malgré une demande en forte croissance en Europe (avec une valeur d’environ 34 milliards € en 2017). Un marché dominé actuellement par la Chine et les pays d'Amérique latine.
Ainsi, en tant que 31e exportateurs vers l’Union, le Togo ne représente que 0,7 % des imports enregistrés par l'institution basée à Bruxelles (Ghana 0,5 %, Côte d’Ivoire 0,4 %, Burkina Faso 0,4 %). C’est donc un marché encore à conquérir pour les producteurs locaux de cette filière agricole.
En rappel, selon l’Institut de recherche de l’agriculture biologique (FIBL), le bio occupe un peu moins de 37 000 producteurs au Togo, soit 4,83 % des acteurs africains de ce secteur. Près de 40 000 hectares (39 390), lui sont consacrés, représentant 1 % des terres exploitées.
Ayi Renaud Dossavi
La jeune société luxembourgeoise Koosmik, spécialisée dans la fourniture de services financiers, a levé, le 22 mai, un montant de 2 millions $ pour étendre ses activités au Togo, où elle est implantée depuis 2017.
Cette facilité est la deuxième du genre. En effet, la start-up avait auparavant réussi à mobiliser plus de 1 million $, afin de développer sa technologie au Luxembourg et se tourner vers Lomé.
Ce deuxième tour de financement a été mené, comme le premier, par Batipart International – société qui est notamment actionnaire majoritaire du groupe hôtelier Onomo International – et Alpharatz, ainsi que des Business Angels de France, Belgique, Luxembourg, Turquie et Maroc.
Notons que Koosmik, via son application disponible sur l'App Store d'Apple et Google Play, « permet à ses utilisateurs de profiter d’une expérience bancaire dématérialisée, sans paperasse, accessible instantanément depuis n’importe quel smartphone », ainsi que le soutient Grégoire Yakan (photo), CEO et fondateur de la société.
Pour l'avenir, la start-up ne compte pas s’arrêter au Togo, où son application revendiquait plus de 60 000 utilisateurs en 2018. Elle ambitionne en effet de s’étendre aux pays d’Afrique de l’Ouest francophone, une zone qui compte plus de 85 millions d’habitants.
Ayi Renaud Dossavi
Le 12 juin prochain, soit 24 heures avant le jour prévu pour l’ouverture du forum économique Togo-UE, une conférence-débat aura lieu au ministère de l’Agriculture, de la Production animale et halieutique autour du thème : « Conditions d’exportation des produits agricoles et agroalimentaires sur le marché européen et opportunités de financement » ; c’est un expert de la Commission de l’UE qui assurera la présentation de ce thème, informe-t-on.
Cette rencontre s’inscrit dans le contexte général de la promotion du Plan national de développement et plus particulièrement du secteur agricole qui se loge à l’Axe stratégique 2 de cette prévision de développement du Togo sur la période 2018-2022.
Elle devrait permettre aux participants de mieux cerner les procédures et exigences d’exportation vers le marché européen. Au-delà, elle présentera les opportunités de financement qu’offre l’Union européenne aux entrepreneurs ou opérateurs économiques agricoles.
La participation à cette conférence-débat est subordonnée, apprend-on, à une inscription entièrement gratuite par e-mail (secretariat.Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) ou par téléphone au +228 90 19 35 80 / 99 55 17 19. Le délai de rigueur pour ce faire, est fixé au vendredi 7 juin 2019.
Séna Akoda
Après avoir obtenu le feu vert du Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (CREPMF), la Banque d'investissement et de développement de la Cédéao (BIDC) vient de lancer un emprunt obligataire par appel public à l’épargne. Objectif : lever 25 milliards FCFA pour financer sept (7) projets dans les secteurs de l’énergie, de l’industrie, de l’hôtellerie et des services financiers au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso, au Niger, au Sénégal et au Togo.
Au total 2,5 millions de titres, de nominal 10 000 FCFA, qui écherront sous 7 ans, c’est-à-dire en 2026 sont émis. Les intérêts rémunérés au taux de 6,4% seront payés semestriellement ainsi que le remboursement du principal qui, quant à lui, interviendra avec différé de deux semestres.
Pour cette opération dont le coup d’envoi a été donné le 28 mai dernier, le consortium formé par CGF BOURSE et la SGI-TOGO a été mandaté comme arrangeur et chef de file. Les souscriptions sont attendues jusqu’au 26 juin prochain, affiche Africabourse, un des membres du syndicat de placement accrédité pour cette opération.
À fin 2018, les engagements nets cumulés de la BIDC en faveur des Etats membres de la Cedeao s’élevaient à environ 1,39 milliard $ pour 133 projets actifs contre 1,327 milliard $ pour autant de projets au 31 décembre 2017. Une situation imputable aux effets conjugués des nouveaux engagements 2018, à l’arrivée à échéance de cinq projets du portefeuille de prêts au Bénin, au Burkina Faso, au Sénégal et au Togo et à l’annulation de trois engagements en Côte d’Ivoire, au Sénégal et au Togo.
Au Togo, le Centre de formalités des entreprises (CFE) qui fait office de guichet unique en matière de création des entreprises, vient de relooker son site web.
Sur le nouveau site qui n’est disponible dorénavant que sur le .tg (https://cfetogo.tg), on retrouve des informations utiles sur la création d’entreprises au Togo, notamment les formalités, les coûts en fonction de la nationalité du promoteur. Les délais de traitement de dossiers et les statistiques de création d'entreprises y sont également précisés.
L’État togolais a décidé par décret pris en conseil des ministres hier 29 mai, de transférer à Togo Invest Corporation S.A les participations qu’il détient dans 3 sociétés, à savoir Complexe pétrolier de Lomé S.A, Société togolaise de stockage de Lomé S.A, Togo Oil Company S.A.
Ce transfert des participations (Complexe pétrolier de Lomé S.A., 100 %, Société togolaise de stockage de Lomé S.A., 40% et Togo oil company S.A., 79,734%) devrait conférer à Togo Invest Corporation S.A « un poids financier et une crédibilité vis-à-vis des tiers ». Cette opération permettra aussi « d’insuffler aux sociétés d’hydrocarbures concernées, une nouvelle dynamique basée sur la performance et la rentabilité », indique le communiqué du conseil des ministres.
La décision gouvernementale semble en droite ligne avec la mission de la holding d’Etat dirigée par Samuel Ekue Mivedor (photo). Selon son décret fondateur, la société a pour mission, « les prises de participations susceptibles de générer les revenus qui pourraient être réinvestis dans des projets conformes à son objet, l’élaboration de mécanismes de financement et de partenariats efficaces, la création d’entreprises sous forme de filiales ou en joint-venture ».
Elle sert en outre d’interface au secteur privé, précise le compte rendu de cette réunion gouvernementale.
Séna Akoda
Le Togo va procéder à une refonte du cadre juridique des investissements. Réuni mercredi 29 mai en conseil des ministres, le gouvernement togolais a adopté un projet de loi relatif à un nouveau code des investissements. Ce projet poursuit un double objectif, selon le conseil des ministres : « rendre le cadre juridique des investissements plus attractif aux investisseurs et orienter leurs actions vers une croissance économique forte et soutenue, créatrice d’emplois et de revenus dans tous les secteurs de la vie économique et sociale ».
Il prend en compte différentes innovations, notamment le recours à des incitations proportionnelles à l’importance des investissements (réduction d’impôt proportionnelle au montant investi ou réduction d’impôt forfaitaire par emploi créé) ; l'amélioration des incitations fiscales suivant les zones d’implantation des entreprises ; la limitation des exonérations sur les droits, taxes et impôts indirects ou les impôts perçus au cordon douanier sur une durée de cinq (5) ans.
Les innovations portent aussi sur le statut du siège des holdings, du siège régional d’entreprise internationale ou leurs centres opérationnels, permettant des incitations à l’emploi renforcées ; la fusion des régimes d’agrément et de déclaration ; la redéfinition des seuils minimums de réinvestissement.
Un projet aligné sur les 3 axes du PND 2018-2022
En ligne avec l’Axe 1 du PND, le nouveau code des investissements, une fois adopté par l’Assemblée nationale, devrait, selon le conseil des ministres, « renforcer l’attractivité du pays pour les grandes entreprises internationales, à travers des avantages fiscaux spécifiques accompagnant le développement du hub logistique, tout en permettant une croissance à court terme des revenus fiscaux de l’Etat par la limitation des avantages fiscaux accordés ».
En accord avec l’Axe 2 du PND, le nouveau texte qui sera applicable au terme du processus, ambitionne de favoriser les investissements en accordant des avantages fiscaux proportionnels à l’investissement. Objectif: encourager le développement de piliers de croissance à long terme.
Le nouveau code des investissements assurera le développement de l’emploi national en conditionnant les avantages fiscaux à la création d’emplois et renforcer les avantages lorsque les investissements pour la création d’emplois sont générés dans les régions de l’intérieur afin de renforcer le développement social et des mesures d’inclusion (Axe 3 du PND).
Séna Akoda
Cette année, 10 jeunes togolais, 6 femmes pour 4 hommes, sont sélectionnés pour la cinquième édition du programme Mandela Washington Fellowship – YALI (Young African Leader Initiative, lancé par l’ancien président Barack Obama en 2014).
Ces boursiers auront à cet effet l’occasion de se former, pendant 6 semaines, dans de grandes universités américaines. Dans des leçons combinant cours théoriques et formation pratique, axées sur une des trois thématiques suivantes : Business et entrepreneuriat, engagement citoyen ou administration publique.
Ces six semaines de formation seront couronnées par un sommet, dans la capitale fédérale des USA, Washington DC, où les 700 boursiers de cette année, venant de tout le continent africain, se retrouveront pour trois jours d’ateliers de mentorat, de réseautage, et des rencontres avec d’éminentes personnalités venues pour l’occasion.
Sont sélectionnés pour cette cohorte :
En Engagement civique :
Adzo Agouvi, Directrice Générale, de Cathina House International
Hamdiya Katchirika, Journaliste et blogueuse, spécialisée en leadership féminin
Ayi Renaud Dossavi, Journaliste à Togofirst, et Ecrivain
Peace Vera Ahadji, Gestionnaire de projet et promotrice de Hands from above
Hombalotouna Attegoua, Assistante administrative, en charge des questions d’eau et hygiène chez Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE)
En Administration publique
Komi Ognadon Aokou, Analyste au Tony Blair Institute of Global Change
Sonia Afi Akpedze Mitchikpe, de chez Eco Activist of Governance and Law Enforcement (EAGL)
Business et entrepreneuriat
Eklou Ida Amemassovor, codeur et promoteur de jeunes talents africains chez Afriworkers
Délali Akossiwa Kpotufe, de la Maison TV5 Monde
Kondi Komi-K Nusianunyoa, Ceo de E-Media
Pour rappel, le programme YALI, vise à soutenir les jeunes leaders africains dans leurs efforts pour stimuler la croissance et la prospérité, renforcer la gouvernance démocratique et améliorer la paix et la sécurité sur le continent africain.