Togo First

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Dans un communiqué paru ce jeudi 28 mars 2019, la Banque africaine de développement (BAD) annonce avoir approuvé une prise de participation de 12,5 millions €, dans le fonds de capital-investissement de première génération Adiwale Fund 1.

Ce fonds, qui cible les petites et moyennes entreprises (PME) à fort potentiel de croissance en Afrique de l’Ouest francophone, est géré par la société Adiwale Partners, co-fondée en 2016 par les Togolais Jean-Marc Savi de Tové et Vissého Gnassounou.

« L’investissement de la Banque dans le fonds Adiwale Fund 1 améliorera les possibilités de financement et le soutien au renforcement des capacités des PME en Afrique de l’Ouest francophone », a expliqué Alhassane Haidara, responsable de la division des Industries et services non souverains de la BAD.

Avec une capitalisation cible de 75 millions €, le fonds devrait ainsi cibler des PME qui sont bien implantées sur leur marché, qui ont un avantage concurrentiel et qui peuvent croître rapidement. Le volume moyen des transactions du fonds devrait osciller entre 3 et 8 millions €, selon les informations de la Banque.

Notons que les pays qui seront privilégiés sont notamment la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Burkina Faso et le Mali, dans un premier temps, puis le Togo, le Bénin et la Guinée, dans un deuxième temps.

Ayi Renaud Dossavi

Conforté par une dernière opération à succès, le Togo va repartir vendredi 05 avril prochain sur le marché financier régional, organisé par Umoa-Titres, pour sa première sortie du 2e trimestre. Objectif : mobiliser 20 milliards FCFA sous forme d’obligations assimilables du Trésor (OAT) pour financer les dépenses budgétaires. L’emprunt obligataire est assorti d’un nominal de 10 000 FCFA qui mature au bout de 36 mois (3 ans), avec paiement annuel d’un coupon au taux de 6,25%.

Le Togo sort d’un premier trimestre prolifique où son carnet de commandes a été satisfait au-delà de ses attentes. Bien que le Trésor togolais n’ait retenu que 91 milliards sur ses opérations des trois premiers mois alors que ses prévisions de début d’année tablaient sur 95 milliards.

Pour ce nouveau trimestre, l’Etat togolais prévoit de mobiliser 115 milliards FCFA et les bonnes perspectives et les dispositions fiscales incitatives liées aux obligations et actions togolaises en vigueur depuis début janvier devraient stimuler l’appétit des investisseurs régionaux.

L’activité économique devrait s’affermir en 2019 grâce aux premiers coups de pioche du Plan national de développement, après que le pays ait été touché pendant près de 18 mois par des manifestations socio-politiques. Une hausse de la dette publique avait réduit l’espace budgétaire, précipitant le pays dans les bras du Fonds monétaire international (FMI).

Mais depuis, le pays d’Afrique de l’Ouest a réduit sa dette de plus de 7 points en un an et demi, une performance saluée par le Fonds, et tente désormais de repartir sur le marché financier international pour un emprunt en euros de près de 8% de son PIB.

Au Togo, un total de 272 transferts de propriété ont été effectués en 2018, contre 130 en 2017, soit une hausse de plus de plus de 100% dans la période. Ainsi que l’informe la Cellule climat des affaires, cette augmentation serait la conséquence des réformes opérées sur cet indicateur, notamment en termes de réduction des coûts, et de simplification des procédures.

Fusion des formalités à la conservation foncière

Depuis décembre 2018, sont regroupées toutes les formalités de mutation foncière : les phases d’étude de dossier, de liquidation, de paiement des droits d’enregistrement et de conservation en matière foncière, en matière de transfert de propriété (mutation totale).

La réforme a ainsi permis de doubler le nombre de mutations. Passant d’une moyenne de 35 dossiers enregistrés en janvier 2018, à 70 pour la même période cette année.

Réduction des frais d’enregistrement et de mutation 

Dans le même temps, les autorités ont procédé à un allègement fiscal de la démarche. Ainsi, il a été adopté un paiement forfaitaire sur les opérations de transfert de propriété (d’une valeur de 35 000 FCFA), contre 4% de la valeur vénale auparavant, cumulant les frais d’enregistrement des mutations et frais de la conservation foncière.

Digitalisation et gain de temps…

Dans la foulée, les normes de services sont désormais publiées en ligne et accessibles librement aux usagers. Une mesure visant à renforcer la transparence des services du cadastre.

De même, il a été mis en place, depuis 2018, une base de données numérisées sur le foncier, permettant de consulter l’historique des titres de propriété (ventes, hypothèques, etc.). Ce répertoire, interne à l’officie togolais des recettes (OTR), a été mis en place après la numérisation des 99% des titres fonciers au Togo, en vue de délivrer des copies des titres de façon instantanée, et de procéder à tout type de recherche (hypothèque, radiation…). Ces inputs ont permis notamment, ainsi que le signale la Cellule climat des affaires, d’obtenir un délai moyen de 7 jours, contre 10 jours l’année dernière, en matière de mutation des titres fonciers.

Avez-vous une plainte à formuler ? C’est par ici !

Le digital est également mis à contribution pour permettre à toute personne qui désire disposer des informations ou partager des préoccupations sur un sujet relatif aux fonciers. Ainsi, un formulaire de plainte a été mis en place sur le site de la Direction du Cadastre et de la Conservation Foncière et de l’Enregistrement (DCCFE) à cet effet.

Notons également que les dossiers du Cadastre et de la Conservation foncières sont désormais identifiés à la Direction des Affaires Domaniales et cadastrales (DADC) par un seul numéro. Ce dernier est utilisé sur tout le parcours du circuit d’immatriculation jusqu’à la délivrance du titre foncier.

Moins de frais à payer

Pour ce qui est des émoluments des notaires, en matière de coûts de la procédure, ils ont été revus à la baisse, et sont désormais fixés comme suit :

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De même, les copies des titres fonciers, s’obtiennent désormais en mois de 24 heures, au prix de 2000 FCFA, contre les états descriptifs à 10 000 FCFA, délivrés en moyenne en 48 heures.

Par ailleurs, notons qu’avec la numérisation de la quasi-totalité des titres fonciers, les acteurs habiletés à procéder à la demande de titre foncier sont désormais de plus en plus sollicités pour les copies de ces titres.

Dans la capitale togolaise, douze femmes ayant pris part du 19 au 28 mars 2019 à une formation aux TICs organisée dans le cadre d’un projet dénommé DIG-IT-ALL, viennent de recevoir leurs attestations.

Conçu par des étudiants en fin de cycle en France, ce projet consiste à créer une maison numérique qui servira de point d’accès pour les jeunes femmes togolaises, les aidera à améliorer leur compétitivité sur le marché du travail et à accroitre leur potentiel social.

Selon Laurène Kiteba Simo, porte-parole des formateurs, il se justifie en ce que l’accès au digital est très restreint en Afrique et plus encore pour les femmes. Concrètement, la maison digitale devrait offrir des cours informatiques à la cible du projet.

La fondation TEOLIS SA a soutenu ce projet car « il répondait  à l’un des objectifs de la fondation : celui d’apporter à travers le numérique, de nouveaux modes d’apprentissage et d’en faciliter l’accès aux personnes vulnérables, notamment aux jeunes et aux femmes », affirme Carine Afutoo, coordinatrice de la fondation.

Dans le même souffle, Michel Bagnah, président du Conseil d’administration de TEOLIS SA, fournisseur d’accès internet au Togo, indique que l’idée, en soutenant ce projet est de « participer à l’effort d’éducation et de transformation digitale de la population togolaise, en accord avec l’université de Créteil ». Unanimement, les participantes, dans leurs diversités, ont souligné la valeur ajoutée de cette  formation à leurs connaissances et compétences.

En dehors de l'éducation, la fondation TEOLIS SA intervient dans la santé et l’environnement.

Séna Akoda

Dèdèriwè Marc Ably-Bidamon, ministre des Mines et de l’Energie, représente le Togo au 13è forum germano-africain, qui a débuté hier à Hambourg, pour s’achever ce jeudi 28 mars 2019.

A ce rendez-vous international centré sur l’énergie, le ministre a dressé le tableau des initiatives du Togo en la matière, à travers un discours articulé autour des enjeux de la réalisation et le financement de la révolution énergétique en Afrique, thème de la rencontre.

Ont ainsi été notamment présentés, les partenariats entre le pays et les sociétés Siemens et Eranove, qui ont permis d’enclencher une transformation de la production électrique nationale. Ainsi que l'expérience et la vision du Togo, en matière d'énergie, comme l’ambition d’électricité pour tous à l’horizon 2030, ou encore les enjeux énergétiques du Plan national de développement (PND).

Du reste, le patron des énergies n’a pas manqué d’inviter les partenaires et investisseurs étrangers à investir au Togo.

Pour rappel, en 2018, le taux d'électrification national est passé à 45%. Une hausse notamment portée par un bond de 60% des nouveaux raccordements de la Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET), avec près de 65 000 nouveaux clients cette année, et à l’activité de BBOXX, fournisseur de kits électro-solaires pour la production d'électricité off-grid.

Ayi Renaud Dossavi

Dans le cadre de l'Initiative Compétences pour l’Afrique (SIFA – Skills Initiative for Africa), l'Agence de Développement de l’Union Africaine, avec le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (AUDA/NEPAD), vient de lancer ce jeudi 28 mars 2019, un appel à propositions, pour financer de grands projets d'organismes de formation, en partenariat avec des entreprises au Togo.

Les projets sélectionnés recevront une subvention pouvant aller jusqu’à 3 millions d'euros, soit environ 2 milliards de FCFA. Sous réserve que les soumissionnaires gagnants apportent une contrepartie de 10% du coût total de mise en oeuvre.

Il est ainsi recherché des projets axés sur la formation professionnelle et le développement des compétences des jeunes, soumis par les institutions et autorités de formation togolaises, en partenariat avec le secteur privé.

Notons que ce projet se fait notamment avec la participation de la Chambre de commerce et d'industrie du Togo (CCIT), l’Association des grandes entreprises du Togo (AGET), le ministère en charge de l’enseignement technique et l’insertion professionnelle, et la République fédérale d’Allemagne, à travers sa banque KfW.

Ayi Renaud Dossavi

Pour plus d’informations sur le Mécanisme de financement SIFA, visiter le site de Skillsafrica.

L’information est diffusée par la Cellule de Communication de la Présidence togolaise. 

Cette visite, prévue dans les prochains jours, fait suite à des audiences que le Chef de l’Etat togolais Faure Essozimna Gnassingbé a accordées à plusieurs grands patrons et CEO de multinationales sud-africaines, intéressés à investir ou à mener des activités économiques au Togo.

Les secteurs prioritaires en ligne de mire sont, entre autres, l’agriculture, les transports, la logistique, les TIC.

Notons que ces rencontres ont eu lieu en marge de la visite du Chef de l’Etat togolais à son homologue sud-africain Cyril Ramaphosa hier 27 mars 2019. Faure Gnassingbé était en provenance de Kigali où il a mené avec une forte délégation qui l’accompagne, une offensive commerciale en faveur du Plan National de Développement.

Pour un nombre croissant d’investisseurs étrangers, « Togo is the best place to go » (Ndlr : le Togo est la meilleure destination où faire des investissements).

 Séna Akoda

Réunis à Ouagadougou à la faveur d’un atelier d’échange sur le processus  de structuration de la filière coton dans les Etats membres, les acteurs de cette filière ambitionnent de mettre en place dans l’UEMOA un cadre de concertation régional, apprend-on.

Cette nécessité se justifie, selon Zourata Lompo-Ouedraogo, Directeur de Cabinet du Commissaire Jonas Gbian, chargé du Département de l’Agriculture, des Ressources en Eau et de l’Environnement de la Commission de l’UEMOA, en ce que « la filière coton constitue la principale source de revenus pour plus de 15% des ménages de la sous-région et occupe près de 70% de la population active en milieu rural ».

Au surplus, constate-t-elle, « elle génère également de nombreux emplois directs et indirects dans tous les secteurs de l’économie et participe à la lutte contre la pauvreté ainsi qu’au développement d’autres filières agricoles ».

Or, «les défis de l’intensification de la production cotonnière et l’amélioration de la compétitivité de la filière coton ne sauraient être relevés sans une meilleure structuration de la filière, aussi bien au niveau des Etats membres qu’au niveau régional », souligne-t-elle.

Pour déboucher sur une meilleure structuration de la filière au plan régional, les acteurs tous azimuts du coton, partagent leurs expériences sur l’organisation des acteurs des filières au niveau national. Ouverte mercredi 27 mars, cette rencontre devrait s’achever demain vendredi 29 mars.

Séna Akoda

Annoncé par les organisateurs au cours du lancement du forum économique Togo-UE prévu les 13 et 14 juin prochains, l’appel à projets bancables vient d’être lancé sur le portail dédié à l’événement, forumtogo-ue.tg, constate la rédaction de Togo First.

Dans son viseur, le comité d’organisation de cette rencontre a 100 projets matures à sélectionner.

Des informations relatives au nom du projet et à son coût (en Euros) ou en lien avec le secteur d’activité, sont demandées.

Plusieurs secteurs d’activités sont concernés, notamment l’agroalimentaire/ l’agriculture, la banque/assurance, les BTP, les matériaux de construction, le commerce, les services aux entreprises, Transport/Logistique.

Tout opérateur économique intéressé pourrait soumettre sa candidature et espérer décrocher du financement lors des rencontres B2B prévues au cours du forum économique.

A l’issue de l’évaluation, les porteurs des 100 projets bancables retenus devraient bénéficier de sessions de renforcement de capacités pour acquérir des aptitudes en vue de défendre leurs projets face aux investisseurs européens.

Notons que la participation au forum est conditionnée par la soumission d'une inscription en ligne et le paiement des frais qui s'élèvent à 77 Euros (50 000) FCFA. Y sont attendus 400 participants dont 150 opérateurs économiques européens.

Séna Akoda

En 2017, la dégradation de l’environnement côtier a couté 310 millions $ au Togo, selon une étude de la Banque mondiale, qui en fait notamment une estimation monétaire en Afrique de l'ouest. Spécifiquement au Bénin, en Côte d'ivoire, au Sénégal et au Togo.

Les trois facteurs majeurs abordés sont : les inondations, l'érosion côtière, la pollution (de l'eau, de l'air) et la gestion des déchets.

Ainsi, l’érosion côtière à elle seule a couté 213 millions $, soit 4,4% du PIB togolais de cette année. Sachant notamment, comme le souligne le rapport, qu’en proportion, le Togo a la plus grande concentration de population urbaine sur la côte, parmi les pays étudiés.

Les inondations quant à elles pèsent pour 10 millions $, en comparaison, pour les quatre nations réunies, les pertes sont évaluées 1,45 milliard $.

Du reste, l’impact financier de la pollution dans son ensemble s’élève à 87 millions $, soit respectivement 36, 23 et 28 millions $, pour l’eau, l’air et les déchets.

Rappelons qu’en juin 2018, la Banque mondiale a accordé un financement de 210 millions $, dans le cadre du Programme de gestion du littoral ouest-africain (WACA), afin de renforcer la résilience des habitants exposés aux retombées de l'érosion côtière.

Les Pays bénéficiaires étaient notamment le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, Sao Tomé-et-Principe et le Togo.

Ayi Renaud Dossavi

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