Togo First

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Le gouvernement togolais et le géant polonais de la Sécurité informatique Asseco se sont engagés ce lundi en marge de l’African Ceo Forum à Kigali, à lancer d’ici début 2020 « Cyber Defense Africa », une agence dédiée à la cybersécurité. 

Il s’agit de la première institution de ce genre au Togo et surtout la première en Afrique à intégrer en son sein un Centre d'opérations de sécurité nationale (COS) et une équipe d'intervention en cas d'urgence informatique (CERT), révèle le Polonais coté sur la Bourse de Varsovie.

La joint-venture annoncée à Kigali devrait permettre à Asseco Data Systems, la branche dédiée aux solutions informatiques, d’élaborer une stratégie globale en matière de cybersécurité, de fournir l'infrastructure informatique nécessaire et de former une équipe d'intervention en cas d'urgence informatique. Cyber Défense Africa est annoncé pour être prêt en janvier 2020.

Les investissements de ce projet qui est une co-entreprise entre Lomé et le groupe polonais, sont estimés à 14 millions d’euros. Avec sa mise en œuvre, le Togo se veut  à l'avant-garde de la révolution numérique en Afrique, a souligné Cina Lawson, la ministre des Postes, de l’économie numérique et des innovations technologiques.  

« Cyber Defense Africa fixera les normes de cybersécurité au Togo et en dehors. La formation continue des professionnels togolais et ouest-africains permettra d'accroître les compétences et le niveau des professionnels nationaux et régionaux de la cybersécurité. C'est l'un des objectifs les plus importants de la nouvelle société, »,  a étayé quant à lui,  Dariusz Brzeski (photo), membre du Conseil de surveillance d'Asseco Poland, qui chapeaute le développement du groupe en Afrique.

Après s’être doté l’an dernier de l’arsenal juridique et institutionnel lui permettant d’assurer une prise en charge efficace de la question de la cyber-sécurité, le gouvernement togolais a acté en février 2019, la création d’une autorité en matière de sécurité et de défense des systèmes d’information, l’ANCY. Structure dont l’une des principales prérogatives est de lutter contre les menaces et risques inhérents à l’expansion du numérique.

Avec ce deal, Asseco, spécialisé dans le développement et la maintenance de systèmes informatiques, ajoute le Togo à son portefeuille de projets, après l’Éthiopie, le Nigeria, l’Angola, le Mozambique et le Cap-Vert.

A l’African Ceo Forum ce lundi,  le gouvernement togolais, Bamboo Capital Partners, une plateforme de private equity, et Moeda Seeds Bank, une fintech brésilienne spécialisée dans la micro-finance, ont lancé BLOC, un des premiers fonds d’impact basé sur la finance mixte.

L’initiative vise à mobiliser 100 millions  d’euros des secteurs privés et publics, pour financer exclusivement les entreprises qui utilisent les nouvelles technologies disruptives, en particulier la Blockchain, pour améliorer les secteurs de l'énergie, de l'éducation, de la distribution de biens de grande consommation et de l'inclusion financière.

« BLOC s'appuiera sur l'expertise technologique de Moeda pour fournir, via sa blokchain qui offre assez de transparence aux investisseurs, une traçabilité complète de leurs investissements. Elle innovera en acceptant et en investissant à la fois dans des monnaies fortes (EUR, USD) et dans les cryptomonnaies, en utilisant une plate-forme KYC pour convertir ces dernières en EUR ou USD. », précise la fintech lusophone.

Si les engagements de départ de Lomé et de Moeda, estimés à 10 millions d’euros ont permis de mettre le fonds en orbite, c’est Bamboo qui se chargera de sa gestion, apprend la plateforme d’investissement, qui avait déjà permis en octobre au géant français EDF de s’offrir 50% de BBOXX au Togo.

«L’approche de financement mixte de BLOC va catalyser les investissements afin d’avoir un impact durable dans certaines des régions les plus pauvres du monde », a déclaré Florian Kemmerich, associé directeur de Bamboo, estimant que le nouveau fonds couvrira l’ensemble des pays en développement notamment le Togo.

Pour Cina Lawson (photo), ministre des Postes, de l'Économie numérique et des Innovations technologiques du Togo, BLOC est « pleinement en ligne avec le troisième pilier de son plan de développement national qui vise à consolider le développement social et à renforcer le mécanisme d'inclusion. »

 « BLOC est le véhicule d'investissement idéal pour attirer les entreprises internationales les plus innovantes qui développent des solutions technologiques susceptibles d'améliorer les conditions de vie des populations du Togo et de toute l'Afrique. », poursuit-elle.

Pour la dirigeante, l’écosystème togolais devrait trouver son compte dans le nouveau dispositif portés aux fonds baptismaux ce 25 mars. « Il servira également à soutenir les entreprises locales impliquées dans les TIC, les entrepreneurs à faire croître leurs entreprises, en leur fournissant du capital et de l'expertise technologique. », a indiqué Mme Lawson.

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Au Togo, la création d’entreprises sans recours à un acte notarial a le vent en poupe. En effet, le seing privé représente 85% des SARL créées en 2018, soit 2200 entreprises sur un total de 2587.

Cette donnée, qui ressort des statistiques des créations d'entreprise au Centre de formalisation des entreprises (CFE) pour cette année, fait écho aux réformes entreprises au Togo dans ce domaine depuis quelques années.

En effet, un décret et un arrêté interministériel, pris en 2014, ouvraient un cadre permettant la création des SARL (Sociétés anonymes à responsabilité limitée) sans passer par un acte notarial. La mesure visant à réduire la durée et le coût des opérations. A ce titre, seuls 387 SARL ont été créées par acte notarial.

Par ailleurs, cette année, le Togo a réduit les délais de création d’entreprises. Ainsi, il est désormais possible de créer son entreprise en 7 heures (depuis fin février 2019). Les dépôts s’effectuent au guichet du CFE entre 7h30 et 14h, pour les jours ouvrables.

Ayi Renaud Dossavi 

Consulter le bilan du CFE, en matière de création d’entreprise en 2018.

Comme annoncé, la session spéciale Invest in Togo dédiée à la promotion du PND à Kigali, s’est ouverte ce lundi 25 mars 2019 sous la présidence du Chef de l’Etat togolais.

Les échanges sont animés par le n°1 togolais en personne, Sani Yaya, ministre de l’économie et des finances, Cina Lawson, ministre en charge du numérique, Grégory Krief, Directeur Général MSC Togo et de Lomé Container Terminal (LCT) ou encore Frédéric Dovi-Akué, Directeur Général de Do Pharma SA.

D’entrée, Sani Yaya, ministre de l’Economie et des Finances rappelle au cours de sa présentation, que  « le Plan National de Développement du Togo sera porté à 65% par le secteur privé ». Et suscite l'adhésion d'Aliou Maïga, directeur Afrique de l’Ouest et du Centre de la Société Financière Internationale (SFI). Selon lui, « La SFI est confiante dans le potentiel du Togo ». Il annonce : « Nous sommes prêts à accompagner les investisseurs qui souhaitent aller dans ce pays ».

Quant à Grégory Krief, directeur général de Mediterranean Shipping Company  (MSC), le hub logistique de Lomé, ambition phare de l’axe 1 du PND est déjà « une réalité ». Abordant la politique énergétique du pays, il déclare qu’ « aujourd'hui, le Togo a la meilleure stratégie pour l'électrification universelle. C'est un bon exemple ».

Frédéric Dovi Akue, Chief Eexcutive Officier de Do Pharma, pour sa part, valorise les compétences des ressources humaines togolaises en ligne avec la réalisation des projets du PND : « Il y a du personnel très motivé et qualifié avec de bonnes bases théoriques. Une manne pour les investisseurs », a-t-il dit.

 

Séna Akoda

Le Togo poursuit ses efforts dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires. Notamment en ce qui concerne les permis de construire, un des indicateurs du Doing Business. Sur ce segment, ces dernières années, le pays a mis en place une assurance décennale, ainsi qu’une assurance en renforcement du contrôle de la qualité, avant et après la construction. De même que la réduction du coût d’obtention des permis. Ces améliorations lui ont permis un bond de 40 places, passant de la 173ème place en 2018 à la 133ème en 2019. 

Et les évolutions continuent…

En effet, au titre des réformes récentes,  le Togo a mis en ligne les conditions d'obtention du permis de construire, désormais en accès libre, via un site web prévu à cet effet. Avec l'ensemble des informations afférentes : documents/pièces à fournir, liste de documents requis, frais à payer, etc. Cette digitalisation devrait constituer un important gain de temps aux utilisateurs, de même qu’un allégement de l’ensemble de la démarche.

 Par ailleurs, dans le cadre d’un arrêté pris en ce sens, le contrôle de conformité continue même après l’obtention. Ainsi, le gouvernement a rendu désormais les contrôles de qualité et des inspections au cours de la construction. Ceci dans une logique de prévention des risques.

Il faut noter que l’Etat exige désormais que les contrôles techniques afférents, et la supervision de la construction sur le terrain, soient effectués par un professionnel qualifié. Pour exemple, un texte en date du 07 décembre 2018 précise que les personnes habilitées doivent pour cela être détentrices d’un diplôme universitaire (BAC+5) en architecture, construction et gestion de la construction, notamment. Elles doivent également être dûment reconnues par l’Etat, avec deux (2) années d’expériences et disposant d'un agrément à cet effet. L’ensemble de ces spécifications est également disponible en ligne.

Du reste, le cadre légal a également défini les types d'inspections nécessaires, durant la construction. Le contrôle de qualité est ainsi subordonné, de manière obligatoire, aux inspections à différentes phases et aux inspections axées sur les risques, par un ingénieur externe. 

Notons que les visites de chantiers sont désormais rendues effectives tout au long de la construction, suivant une programmation mise en place dans ce cadre. L’ensemble de ces tâches étant sous supervision d’une commission mise en place à cet effet. Au sortir de ces visites, des certificats de conformité sont délivrés, après une inspection finale.

Cet arsenal réglementaire et technique constitue un ensemble d’innovations apportées par le Togo pour améliorer plus avant les performances déjà enregistrées. Il est à espérer que ces inputs positionnent plus favorablement encore le pays dans les classements futurs sur cet indicateur. Cette année, le Togo ambitionne de descendre sous la barre des 100 dans le classement DB2020.

Consulter ici le site Construire au Togo.

La 7ème édition de l’Africa CEO Forum s’est ouverte ce lundi 25 mars 2019 à Kigali par le Président rwandais, Paul Kagamé, en présence du Chef de l’Etat, SEM Faure Essozimna Gnassingbé.

Pendant 2 jours, près de 2000 participants, parmi lesquels 700 dirigeants dont 4 Chefs d’Etat et une trentaine de ministres, vont débattre sur l’intégration économique africaine.

Une quarantaine de panels, d’ateliers public-privé et de cas pratiques, ainsi que des sessions spéciales pays vont meubler les discussions. D’autres sujets comme la mobilisation du secteur privé africain ou encore la diversité du genre pour atteindre l’égalité au sein des entreprises, seront également quelques temps forts de ce rendez-vous.

BBOXX, l’entreprise britannique spécialisée dans la commercialisation de solutions solaires par kit individuel, revendique aujourd’hui près d’un million de bénéficiaires de ses services. « À ce jour, nous avons fourni de l'électricité propre, fiable et abordable à près de 1 million personnes », annonce-t-elle.

Le continent africain est, au regard des zones de déploiement de la société, la région du monde où la demande des solutions qu’elle offre, semble la plus forte.

Présente au Rwanda où elle a son plus gros marché, au Kenya, en RDC, au Pakistan, au Nigéria, au Cameroun, en Angola et en Afrique du Sud, elle intervient au Togo également sur l’initiative présidentielle CIZO en tant que 1er opérateur agréé.

Dans ce dernier pays, les kits qu’elle commercialise bénéficient depuis le début de mars 2019 d’une subvention mensuelle via « le chèque CIZO ». C’est une mesure incitative pour accélérer l’électrification des ménages, notamment dans les zones rurales, justifie-t-on.

Commentant cette décision, Manssor Hamayun, Président directeur général de BBOXX écrit : « C'est vraiment une grosse affaire! Le gouvernement togolais est devenu le premier gouvernement au monde à avoir un plan pour atteindre l'électrification universelle en reconnaissant le rôle important des subventions ».

Séna Akoda

A l’occasion de son 5è anniversaire, le Fonds National de la Finance Inclusive annonce une offre portant sur de nouveaux produits, le Produit Refinancement direct des bénéficiaires auprès des partenaires financiers et le Produit Accompagnement à la Formalisation.

Le lancement de ces nouveaux produits a eu lieu à Kara samedi 23 mars 2019, à 420 km de la capitale togolaise, sous la présidence de Faure Essozimna Gnassingbé, Chef de l’Etat togolais.

Le Produit Accompagnement à la Formalisation (PAF), selon les explications, finance les équipements d’artisanat et de transformation. Il est en outre destiné à renforcer le fonds de roulement des artisans. Pour Faure Gnassingbé, les deux nouveaux produits constituent une réponse adéquate aux demandes des bénéficiaires des produits FNFI.

Selon Mazamaesso Assih, Secrétaire d’Etat en Charge de la Finance Inclusive, avec ces nouveaux produits, les bénéficiaires devraient effectivement contribuer à la croissance du PIB au Togo.

Notons que deux conventions ont été signées à cette occasion, d’abord entre Orabank et FNFI, et ensuite entre Orabank et les institutions partenaires du FNFI.

Séna Akoda

Jeudi 14 mars 2019, Hotel Sarakawa : Kobo360, la plateforme nigériane spécialisée dans la logistique et le transport, lance officiellement ses activités au Togo. Près de 15 mois après sa création et deux impressionnantes levées de fonds, dont une auprès de l’Africa Finance Corporation évaluée à 6 millions $, le Uber pour camions nigérian a décidé de fondre sur le Togo, marché à fort potentiel commercial et logistique. Ses clients, parmi lesquels Dangote, Lafarge, Olam, DHL ou UPS, sont estimés à plus de 1500 aujourd’hui, et Kobo a également dans son viseur le Ghana et le Kenya. Pourquoi le Togo ? quelles sont les activités de la startup, ses perspectives ? Togo First a voulu en savoir plus. Rencontre avec l’un de ses fondateurs, Ife Oyedele .

TF : Kobo360, comment ça marche ?

I.O. : Kobo360 est une plateforme de logistique qui se sert de la technologie pour apporter de l’efficacité dans l'industrie du transport en Afrique. A travers notre système et notre plateforme en ligne, nous mettons en contact les propriétaires de camions et leurs clients, les propriétaires de cargaison qui ont besoin de déplacer leurs marchandises à travers le continent africain.

TF : Sous quel modèle économique tourne la startup ?

I.O : Sur notre application mobile, les clients peuvent introduire des requêtes et les propriétaires de camions, qui ont des véhicules disponibles, peuvent accepter ces requêtes. Il y a plusieurs paramétrages qui se font en  back-office. La mise en relation s’effectue en fonction de la destination, du type et de la localisation du camion, ainsi que plusieurs autres paramètres qui entrent en ligne de compte. Une fois que le système fait correspondre la demande avec le conducteur adéquat, le chauffeur accepte la requête. Il se rend alors au point de chargement, pour prendre la marchandise et effectuer le transport, et enfin la livraison.

En ce qui concerne le système de paiement, il est très simple. Une fois que le propriétaire du camion accepte la requête, et que le conducteur se rend au point de chargement ; dès qu'il a fini de charger, il reçoit immédiatement 50% des frais d’expédition. A la livraison, (système de confirmation de livraison), le conducteur et le propriétaire du camion reçoivent le reste de leur argent.

Le paiement se fait essentiellement via mobile money, mais aussi virement bancaire. Nous avons à cet effet un système de portefeuille électronique où les conducteurs qui possèdent un compte bancaire reçoivent directement l’argent, déposé sur leur compte.

TF : ... et quid de votre rémunération ?

I.O : Pour nos services, nous déduisons une commission, allant de 3 à 5 %, sur les transactions entre le client et le propriétaire de camion.

T.F. : Pourquoi le Togo ?

I.O. : Le Togo est un hub, pour tous les autres pays d’Afrique de l’Ouest. Comme vous le savez sûrement, le Port de Lomé a surpassé celui de Lagos en termes de trafic de containers. Et de votre Port, ces containers partent pour les pays de l’hinterland : comme le Mali, le Burkina, le Niger, voire la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Bénin, le Gabon et bien d’autres destinations. Pour tout ce dynamisme, c’est très excitant de faire des affaires au Togo, et nous sommes contents et enthousiastes d’être là.

T.F. : Quelle sera votre stratégie pour conquérir le marché ?

I.O. : Disons que nous avons un agenda qui est déjà en marche. Avec ce lancement, nous nous concentrons sur une stratégie de mise à l’échelle active, pour conquérir le marché : venir en appui aux clients, aux propriétaires de camions et aux transitaires, de sorte qu’ils passent par nos services pour leurs livraisons. Notre but est de créer, à tous les niveaux de la chaîne, un cercle vertueux.

Aussi voulons-nous comprendre le marché togolais, les challenges que rencontrent les opérateurs économiques, et nous mettre immédiatement au travail. D’ailleurs, un des problèmes que nous avons déjà pu identifier, à travers cette rencontre d’aujourd’hui, est celui du contrôle aux frontières, sur lequel nous allons plancher. Nous envisageons dans ce cas des partenariats, notamment avec le ministère des transports, et tous les acteurs impliqués.

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Les deux fondateurs de Kobo360.

T.F. : Certains opérateurs pourraient vous voir comme une menace, avec votre système et ce que vous proposez. Que répondez-vous à des acteurs qui verraient ainsi votre arrivée sur le marché ?

I.O. : Nous aimerions discuter avec ceux qui pourraient nous considérer ainsi, et leur faire comprendre que nous sommes ici pour soutenir leurs affaires, pour leur permettre de transporter plus de marchandises. Faire en sorte que chacun connaisse croissance et prospérité.

Il y a toujours cette idée que la technologie menace les affaires, mais c’est aussi à cause d’une compréhension limitée de la chose, c’est pourquoi nous aimerions beaucoup interagir et avoir d’excellentes relations avec les acteurs de l’écosystème. Qu’ils puisent comprendre les problèmes que nous essayons de résoudre, se rendre compte qu’ils peuvent jouer leur partition dans cette démarche, et  en tirer profit.

T.F. : Vous avez démarré vos activités il y a de cela un peu plus d’un an, et vous semblez avoir un important succès jusqu’alors. Quels avantages pensez-vous que les opérateurs économiques togolais, ou de la sous-région basés au Togo, pourraient tirer d’une collaboration avec Kobo360 ?

I.O. : Je pense que la logistique est un enjeu majeur dans le monde, tout particulièrement en Afrique. C’est pourquoi, optimiser ce segment au Togo aurait un impact très positif sur l’économie. Le gouvernement prend déjà beaucoup d’initiatives dans ce cadre. Par exemple, l'importation de nouveaux camions est exempte de droits de douane. C’est dire qu’il y a des choses passionnantes que le gouvernement fait pour soutenir la logistique. Nous essayons donc vraiment de comprendre le Togo, d'accroître cette efficacité dans l'ensemble de l'écosystème.

T.F. : À ce propos, avez-vous déjà des partenariats ici, opérateurs économiques, sociétés  de camionnage, ou autres?

I.O. : Oui, comme vous l'avez peut-être déjà vu, nous avons plusieurs partenaires au Togo. Nous travaillons notamment avec le ministère, plusieurs transitaires, et la société MSC. Plusieurs rencontres ont également eu lieu ces derniers mois avec divers opérateurs économiques et entreprises du secteur.

T.F. : Parlons des aspects pratiques de vos services. Par exemple, lorsqu'il y a un problème, il se peut que les marchandises soient volées et ainsi de suite ; comment intervenez-vous, comment gérez-vous ce cas de figure ?

I.O. : Kobo360 est toujours sur le terrain, via notre staff et nos coordinateurs d’opérations. Dès que nos systèmes reçoivent la notification d’un problème, notre équipe réagit immédiatement pour le résoudre. Nous travaillons 24 heures sur 24, grâce une équipe qui connaît très bien le secteur de la logistique, et n’a pas besoin d’une intervention du top management pour savoir quoi faire.  Notre approche est de résoudre immédiatement les problèmes quand ils surviennent.

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T.F. : Votre modèle est basé sur le même principe qu’Uber, le leader mondial des VTC. Nous remarquons que si Uber a eu un important succès à ses débuts, la société est à présent confrontée à de nombreuses complications, et ce, dans plusieurs pays. Ne craignez-vous pas que la même chose arrive à Kobo360 ? Quelles actions menez-vous pour éviter ces écueils ?

I.O. : Je pense que si vous exploitez une entreprise et que vous ne rencontrez pas de challenges, alors vous ne résolvez vraiment aucun problème. Si Kobo360 se lance sur ce secteur, c’est parce que le connaissons et que nous le comprenons.

Par ailleurs, mon co-fondateur (Obi Ozor ndlr) a une bonne expérience avec Uber. Nous connaissons bien les problèmes auxquels ils sont confrontés. C’est pourquoi nous travaillons à les maîtriser, mais également comprendre le marché local, de sorte à être plus efficaces et résoudre ces problèmes avant même que ceux-ci ne prennent de l’ampleur.

Propos recueillis par Ayi Renaud Dossavi

L’Office Togolais de recettes (OTR), vient mettre en place un système informatique unique pour la gestion du répertoire fiscal et douanier. Ce nouveau dispositif devrait permettre d’assainir la liste de contribuables dont dispose ces deux services, et obtenir un répertoire.

Il s’agit notamment pour l’Office de lutter plus efficacement contre la fraude fiscale, et d’améliorer la mobilisation des recettes fiscales et douanières.

« Ce sera un répertoire dynamique à gérer », explique Egloh G. Ayaovi, directeur des grandes entreprises à l’OTR. A terme, selon ce cadre de l’institution chargée de la mobilisation des recettes publiques, « Ce dispositif permet d’avoir des contribuables qui remplissent leur rôle, connaissent leurs droits et obligations et qui respectent la réglementation ».

Notons que le système informatique unifié, qui devrait permettre également de mieux intégrer les acteurs du secteur informel au Togo, s’inscrit dans le cadre des nouvelles dispositions contenues dans le livre de procédures fiscales. Il répond également aux derniers engagements du pays vis-à-vis du FMI, dans le cadre pour le compte de la 5è Revue des réformes.

Pour rappel, cette année 2019, l’OTR ambitionne de mobiliser à 669 milliards FCFA pour le budget de l’Etat.

Ayi Renaud Dossavi

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