Togo First

Togo First

Le programme de formation de 100 jeunes femmes ouest-africaines, dont des Togolaises, aux métiers d’installation et de maintenance de systèmes solaires Off-grid, vient de doter des apprenants, dont 7 femmes, de compétences techniques en la matière. Reste la deuxième étape de la formation qui devrait leur permettre d’acquérir des compétences en entrepreneuriat dans le sous-secteur des énergies renouvelables. Elle démarrera dans les jours à venir, précise Odjouman Allagbe, directeur de la communication à  Energy Generation.

Lancée à la suite de la signature d’un partenariat entre le français EDF et l'organisation panafricaine Energy Generation, cette formation a permis également de former des bénéficiaires en entrepreneuriat dans le sous-secteur des énergies renouvelables.

« Grâce à cette formation, une centaine de femmes au Togo, au Ghana et en Côte d'Ivoire seront formées à un métier d'avenir leur assurant de meilleures perspectives économiques, mais aussi et surtout, elles seront formées à être des actrices à part entière de la transition énergétique de leur pays », annonçait, à la signature du partenariat, Astria Fataki (photo), présidente d'Energy Generation.

Séna Akoda

Alors qu’ils ont raté de peu la barre prévisionnelle des 140 000 tonnes pour la campagne 2018/19, les producteurs togolais du coton-graine portent désormais l’ambition à 150 000 tonnes pour cette nouvelle campagne dont le coup d’envoi a été donné jeudi dernier à Kara.

La production de coton-graine au Togo, sur la campagne 2018/19, a atteint 137 255 tonnes  pour un rendement de 764 kg/ha,  en hausse de 17 %, rapportée à la saison précédente.

Elle a permis de verser, dans un premier temps et sur la base des prix fixés en début de campagne, près de 24 milliards FCFA nets aux producteurs.

Dans un second temps, il est annoncé qu'un complément de prix d'achat de 35 FCFA le kilo vendu sera reversé aux cotonculteurs. Ce qui porterait le prix d'achat de la campagne 2018/19, initialement de 250 FCFA, à 285 FCFA le kilo au final.

Pour cette nouvelle campagne où les cotonculteurs prévoient d’emblaver 180 000 hectares pour  une production de 150 000 tonnes d’or blanc, le prix au kilo est fixé à 265 FCFA par kilo de premier choix, soit une revalorisation de 15 FCFA par rapport aux 250 FCFA initiaux de la campagne qui vient de s’écouler. 

Pour galvaniser les producteurs, les prix des différents intrants seront davantage abaissés, sur subvention de l’Etat, apprend-on.

Si à trois campagnes de 2022, la production cotonnière se situe encore à 137 000 tonnes, producteurs et autorités maintiennent le cap. A ce rythme de croissance avoisinant les 20 %, l’objectif des 200 000 tonnes à l’horizon 2022 devrait être atteint.

14 jeunes cadres d’institutions publiques togolaises sont en formation de trois jours en Chine, au siège d’Alibaba, le géant chinois du commerce en ligne, dans le cadre du « New Economy Workshop ». 

Cette rencontre, dans la ville de Hangzhou, est à l’initiative du patron de la multinationale, Jack Ma, pour son programme d'incubation et de promotion du e-commerce.

Le Workshop a été ouvert, ce lundi 27 mai 2019, par Marc Dèdèriwè Ably-Bidamon, ministre des Mines et de l’Energie du Togo, et Brian Wong, vice-président d’Alibaba.

Pour ces Togolais, il sera question notamment d’économie numérique et e-commerce, de chaînes d’approvisionnement, des opportunités autour du Big-Data, de paiements en ligne et d’inclusion financière.

Notons que l'événement avait été annoncé de longue date. En effet, le fondateur du géant chinois du e-commerce, avait émis le souhait de recevoir de jeunes togolais dans ses programmes d'incubation, lors de la visite du président togolais, Faure Gnassingbé, à Hangzhou, en septembre 2018.

Ayi Renaud Dossavi

Alors que les travaux préparatoires de l’agropole de Kara sont en cours, on apprend que la technopole agroalimentaire à sa phase de croisière, aura des unités d’abattage de volailles de l’ordre de 1 000 – 1 500 T/Heure.

Il sera également installé des unités de transformation et de conditionnement de ces volailles. La production d’œufs à couver, pour sa part, est projetée à environ 3 millions de poussins de chair par an.

Rappelons que selon Essowè Batana (photo), directeur général par intérim de l’APRODAT (l’Agence de Promotion et de Développement des agropoles au Togo), les niveaux de transformation annuels en phase de croisière sont projetés à 90 000 T/an pour le riz. S’agissant du maïs provende, la transformation est attendue à 15 000 T/an et à 10 000 T/an pour le soja. Le sésame et l’anacarde également entreront dans le plan de transformation des productions agricoles.

Alors que le niveau de transformation annuel est envisagé à 10 000 T/an pour le sésame, il devrait être de 20 000 T/an pour l’anacarde. Tout sera fonction du « schéma que retiendront les investisseurs », précise-t-on.

Cette agropole dont la mise en place devrait s'achever fin 2022, est la phase pilote d'un projet destiné à transformer structurellement l'agriculture togolaise avec un accent sur l'exportation de produits transformés sur place.

Séna Akoda

En 2017, la valeur des exportations de marchandises du Togo se chiffrait à 982 millions $, informe la Cnuced (Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement), dans un récent rapport sur l’impact des matières premières et produits de base dans le monde.

Cette valeur représente moins de la moyenne des exportations de biens, enregistrée par le pays, sur la période 2013-2017 soit 1 175 millions $.

Par ailleurs, sur ces exportations de biens, les produits de base représentent 72% du total de marchandises, correspondant à une valeur de 706 millions $ contre une moyenne de 69% sur la période 2013-2017.

Dans ce lot, on note également que la production agricole représente 23% des exportations, selon les données compilées par la Cnuced, et les exports de fertilisants bruts, quelque 4%.

Ayi Renaud Dossavi

Les Tech entrepreneurs du Togo et du continent africain ont encore 5 semaines pour postuler au prix Africa Netpreneur 2019, lancé par la Fondation Jack Ma. L’appel à candidature pour cette édition, lancé en mars 2019, et visant à identifier les dix meilleurs entrepreneurs numériques de l’année, sera fermé le 30 juin prochain.

A la clé, une cagnotte d’1 million $ à se partager pour les vainqueurs.

L’initiative lancée en 2018 et dotée d’une enveloppe de 10 millions $ sur 10 ans, permettra de récompenser les dix meilleurs tech entrepreneurs du continent, et qui, selon la Fondation Jack Ma, construisent une économie plus durable et plus inclusive pour l’avenir.

« Ce que je peux faire, moi, via l'Africa Netpreneur Prize Initiative, c'est m'engager à apporter 10 millions de dollars sur dix ans pour aider de jeunes entrepreneurs», souligne à cet effet Jack Ma (photo), fondateur du géant chinois Alibaba.

Pour postuler à l’appel à manifestation, les entrepreneurs intéressés doivent, notamment, être des ressortissants de l’un des 54 pays africains et fondateurs d’une entreprise enregistrée dans le pays où ils exercent leurs activités en Afrique.

Ils doivent être en activité depuis au moins 3 ans afin de montrer leurs revenus d'une année à l'autre. Et disposer également  d’un marché de services ou produits adaptés aux besoins du continent.

Créer son compte et Postuler sur le site du Netpreneur Africa.

Ayi Renaud Dossavi

En ligne avec son plan de croissance, la Conférence internationale des contrôles d'assurances et de réassurances (CICA-RE) ambitionne de porter, d’ici à 2020, son capital de 30 milliards FCFA à 50 milliards FCFA. Cette opération va consacrer une hausse de 20 milliards FCFA du capital de la Compagnie commune de réassurance des Etats membres de la Conférence interafricaine des marchés d’assurances .

Pour ce faire, l’institution qui compte déjà dans son actionnariat, les Etats membres, des compagnies d’assurance, de réassurance et des institutions financières, envisage d’approcher de gros investisseurs.

« Il est question d’aller vers d’autres institutions pour renforcer l’actionnariat de la compagnie », dévoile-t-on. On indique qu’il va être institué une cession légale en faveur de la CICA-RE.

A partir de 2020, les compagnies d’assurance vont céder à la compagnie 5% des affaires qu'elles vont souscrire, en dehors de quelques branches comme la maladie. Aussi, en cas de sinistres, la CICA-RE supportera leur prise en charge à hauteur de 5%. Ceci devrait lui permettre de conserver plus de primes sur le marché.

Séna Akoda

Les utilisateurs de WhatsApp auront de la publicité sur leurs statuts à partir de 2020. Annonce faite par Facebook, détenteur de l’application de messagerie utilisée par plus d'un milliard de personnes quotidiennement, dans plus de 180 pays à travers le monde.

Cette information signe la monétisation progressive de WhatsApp, rachetée par Facebook en février 2014, pour la bagatelle de 19 milliards $. Cependant, indique le géant américain du numérique, qui semble décidé à rendre sa pub le moins intrusif possible, les utilisateurs auront le choix de visionner ou non ces éléments.

Si les fondateurs de WhatsApp s’étaient montrés hostiles à cette intrusion de la publicité sur l’application, il n’en est pas moins que la pratique est assez courante pour les utilisateurs africains et togolais, où les statuts servent souvent de canaux de diffusion d’affiches et messages publicitaires.

En 2018, le Togo enregistrait un total de 670 000 utilisateurs actifs des médias sociaux, représentant 8,3% de la population, selon l’outil de gestion des réseaux sociaux Hootsuite.

Ayi Renaud Dossavi

Le Togo ouvre un programme de formation au Programme national de développement (PND) à des étudiants togolais « d’exception » inscrits en Master et issus des universités de Lomé, de Kara et de l’UCAO. Entièrement pris en charge par l’Etat, il est dénommé «Programme Présidentiel d’Excellence du Plan National de Développement» (PPEP).

Les inscriptions s’achèvent le 5 juin prochain ; à la fin de cette période, 20 étudiants devraient être sélectionnés pour suivre un programme complémentaire à leur Master. Ledit programme sera implémenté par l’organisation ShARE qui a développé un savoir-faire dans le monde entier dans la formation de talents, et est assis sur 4 piliers fondamentaux : l’acquisition de compétences professionnelles, l’ouverture au monde, le leadership et les enjeux du PND.

Au cours de la formation, les étudiants seront outillés aux méthodes de conseils – notamment la résolution des problèmes, la communication effective, l’analyse et la gestion de projets.

Ils travailleront en outre sur des projets réels du PND pendant leur cursus: du développement des infrastructures, aux programmes de santé et d’éducation, en passant par des initiatives de création d’emplois, entre autres.

Le programme permettra au pays de renforcer son administration avec les compétences issues de cette formation. En effet, celles-ci, une fois le volet « formation » terminé, devraient travailler auprès du gouvernement pour une période de 3ans, dans différentes institutions clefs à l’implémentation du PND.

Pour candidater, les étudiants doivent être togolais, avoir au plus 28 ans avant le lancement du programme, et être actuellement inscrit dans un programme de master 1. Ils pourront s’inscrire au secrétariat de leur faculté ou sur le site www.share-share.org/ppep/

 

Séna Akoda

Détrôner tout simplement Maggi, le géant mondial de l’agroalimentaire et spécialement du marché des bouillons ou « cubes » comme on aime à l’appeler en Afrique depuis des décennies, c’est l’audacieux pari que s’est lancé Ajavon Ayité, jeune entrepreneur togolais en créant son bouillon Africube via son entreprise Ahoenou (« de chez nous » en mina). Présentée comme plus saine, la nouvelle alternative est composée de soja, d’oignon, de gingembre et de moutarde de Néré. Mais 02 ans après son lancement, le bouillon tarde encore à faire saliver comme espéré. Après tout, les vieilles habitudes ont la dent dure, dit-on, surtout lorsqu’elles ont littéralement fait partie de votre quotidien depuis vos premiers pas. Togo First est allé à la découverte de cette entreprise. 

Togo First : pourquoi Africube, sur un marché déjà considérablement envahi par des bouillons de tout genre ?

Ayité Ajavon : Pourquoi Africube ?!? Eh bien tout est parti d’une publication sur Facebook qui a retenu mon attention. Elle parlait des « dangers des cubes Maggi »; j’ai poussé plus loin ma curiosité et mes doutes furent confortés : ces bouillons étaient dangereux pour la santé. Plusieurs questions me vinrent donc à l’esprit. Pourquoi consommons-nous des bouillons qui viennent de l’extérieur, non consommés par les populations dont sont issus ces grands groupes de l’agroalimentaire, et qui sont visiblement mauvais pour la santé, mais massivement utilisés par les Africains dans leurs sauces ?

Et on nous répète même sans cesse, publicités à l’appui, que sans ces bouillons, nos sauces ne sont pas gouteuses, il y avait un vrai problème! Le souci majeur que nous pointons est le glutamate, un exhausteur de goût, qui modifie de manière artificielle la saveur d’un aliment en donnant un message au cerveau pour lui faire croire que « c’est bon ». Le glutamate éteint de plus le mécanisme de satiété donc favorise l’obésité, le diabète, etc. Aussi il est à prendre en compte la forte concentration de ces bouillons en sel (environ 50% de leur poids net) quand on connait les dangers d’avoir un régime alimentaire trop riche en sel. 

T.F : Comment est née votre entreprise ? Avez-vous bénéficié d’un accompagnement institutionnel ?

A.A : Notre société Ahoenou Sarl a été créée en novembre 2016 sur fonds propres. Elle a officiellement démarré ses activités en Juillet 2017 avec la mise sur le marché de son produit Africube. Notre équipe est composée de jeunes talents de chez nous ayant des compétences dans les domaines aussi variés que la gastronomie, l’agro-alimentaire, le commerce, le marketing et la distribution. Parlant d’accompagnement, nous avons eu la chance de bénéficier, tour à tour du soutien du FAIEJ (Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes, ndlr) et de l’ANPGF (Agence nationale de promotion et de garantie de financement des PME/PMI, ndlr) dans le processus de développement de notre entité et de nos activités. Nous saisissons cette occasion pour leur témoigner toute notre gratitude.

T.F : Comment réagit le marché vis-à-vis de vos produits, quand on sait que les habitudes ont la dent dure en parlant des bouillons traditionnels comme Maggi ?

A.A : Même si la concurrence est bien installée, nous sommes les seuls à proposer un produit naturel et local. Tous les autres sont des exhausteurs de goût fabriqués à base de produits chimiques et arômes artificiels. Les consommateurs étant de plus en plus conscients de l’impact de l’alimentation sur la santé, un accueil favorable a été apporté à Africube qui aujourd’hui se positionne comme une alternative saine et locale aux cubes industriels. Même si du travail doit être encore fait pour apporter l’information à toutes les couches de la population, les réactions positives des consommateurs nous confortent dans notre mission de mettre à la disposition de nos concitoyens des produits sains, naturels et nutritifs.

T.F : Comment comptez-vous conquérir le marché togolais ? Avez-vous des partenaires sur le terrain ?

A.A : Pour conquérir le marché togolais nous comptons d’une part sur une campagne de proximité pour être plus près de la population. Quartier par quartier, marché par marché, maison par maison, nous ferons connaître Africube au plus grand nombre.

36514 inTogoFirst 36514 A la decouverte dAfricube le bouillon qui veut remplacer Maggi dans le OcB

Avec les encouragemetns de Victoire Dogbé, Ministre du développement à la base, de l'artisanat, de la jeunesse et de l'emploi des jeunes.

D’autre part, nous communiquons énormément sur l’aspect santé et les avantages liés à l’utilisation de produits sains et naturels dans nos aliments. Par exemple nous mettons en avant la moutarde de néré qui est l’ingrédient star d’Africube et qui aide à réguler la tension artérielle. Actuellement nous travaillons avec des partenaires distributeurs, nutritionnistes et des professionnels de la santé.

T.F : Quelles sont les difficultés auxquelles vous êtes confrontés ?

A.A : Faire connaître AFRICUBE à la population togolaise, c’est là la principale contrainte. Dans le marché hyper concurrentiel des bouillons culinaires, pour se faire connaître, il faut absolument faire appel aux médias de masse comme les télévisions, radios, les panneaux publicitaires, pour diffuser notre message au plus grand nombre sur l’ensemble du territoire. Et vous pouvez facilement imaginer qu’une campagne publicitaire de cette ampleur coûte énormément. La capacité à faire face à ces problèmes financiers est notre principale difficulté.

T.F : Et en chiffres, Africube, ça donne quoi ?

A.A : 18 employés, plus de 2 000 000 sachets sticks vendus, plus de 8 pays où le bouillon est distribué (Togo, Benin, Mali, Ghana Burkina, France, USA, entre autres, ndlr) et plus de 50 points de distribution.

T.F : Quelles perspectives ?

A.A : A long terme notre objectif sera d’abord de conquérir la sous-région puis l’Afrique tout entière. Ensuite, nous exporter dans le monde entier, quoi que cela se fasse déjà mais à très faible fréquence. Nous envisageons également de nous lancer dans la fabrication d’autres produits alimentaires locaux et sains.

Interview réalisée par Octave A. Bruce

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