Togo First

Togo First

Les acteurs mondiaux réunis à Nairobi, la capitale kényane à la faveur de l’édition 2019 du One Planet Summit, adhèrent à l’initiative de Lomé, lancée en septembre 2018 au Togo, en faveur de la promotion de l’énergie solaire. 

Avec pour objectif de mobiliser d’ici à 2030 des investissements à hauteur d’un milliard $ dans les infrastructures solaires, cette initiative vise à réduire les coûts d'accès à l'énergie propre et catalyser les investissements dans les projets d'énergie solaire. 

Dans une déclaration commune, les acteurs du monde entier, constitués de développeurs de projets énergétiques, de fournisseurs de services financiers, de fournisseurs de garanties et d’institutions spécialisées, affirment : « nous nous félicitons de cette initiative, car nous pensons qu’elle a été conçue sur des bases solides ».  En particulier, ajoutent-ils, « nous convenons qu’un cadre contractuel et réglementaire optimal est un levier indispensable pour attirer des investissements importants dans les projets d’accès à l’énergie solaire et qu’un cadre international est une solution à explorer ». 

Au surplus, ils lancent un appel à la mobilisation générale autour de l’initiative de Lomé : « Nous sommes prêts à contribuer à cette initiative ambitieuse et précieuse et invitons toutes les parties prenantes concernées à se joindre à nous pour répondre à l'appel des chefs d'État de l'initiative de Lomé ». Parmi ceux-ci, on compte ENGIE, entreprise française et acteur mondial de l’énergie et Société Générale.

L’initiative s’inscrit dans le cadre du programme de l’ASI « Affordable finance at scale » promu par la France et l’Inde et apporte une réponse directe aux priorités fixées lors du Sommet de l’ASI qui s’est tenu à New Delhi (Inde) le 11 mars 2018, à l’invitation du Président de la République française et du Premier ministre de l’Inde. 

Les  Chefs d’Etat africains, à l’avant-garde

L’initiative de Lomé est directement portée par les chefs d’Etat de six pays africains : le Bénin, le Burkina Faso, le Gabon, le Mali, le Niger et le Togo, et ambitionne de rallier tous les pays membres de l’ASI.

A son lancement, le Chef de l’Etat togolais Faure Essozimna Gnassingbé a déclaré: « Nous avons initié la mise en place, pour les projets de valorisation de l’énergie solaire, d’un cadre réglementaire et contractuel collectif optimal, prenant la forme d’un protocole international. Il sera ouvert à tous les pays membres de l’Alliance solaire internationale qui le souhaitent ».

Et de poursuivre : « c’est le levier indispensable si nous voulons agréger à grande échelle la demande de financement pour les projets dont nos populations ont besoin, obtenir la mise en place d’outils de garantie adaptés et une diminution massive des coûts de financement. A travers cette initiative nous, pays africains, souhaitons être les acteurs engagés de la révolution solaire que nous appelons de nos vœux en Afrique et dans le Monde ».

Selon le Président de la République du Mali, Ibrahim Boubacar Keita, l’initiative « s’emploie résolument à relever les défis spécifiques majeurs, notamment : l’accès simplifié et direct de nos pays au financement des projets ainsi qu’à la réduction des coûts de transactions associés, et : la levée des barrières légales, réglementaires et institutionnelles empêchant le déploiement massif des investissements et des solutions innovantes de financement. »

Pour Patrice Talon, président béninois, elle « permettra de déployer plus de projets, plus rapidement, à moindre coût, et d’une manière plus conforme à nos besoins et à nos intérêts. Elle ouvre une voie nouvelle pour le financement des infrastructures durables. Elle pourra être répliquée, à grande échelle, pour d’autres infrastructures ».

 Séna Akoda

Au Togo, la numérisation des titres fonciers est désormais pratiquement totale, avec un taux de 99%. Les 1 % restant concernant d’ailleurs des titres établis lors de la colonisation allemande, et qui n'ont pas été retrouvés. L’information ressort du dernier rapport sur l’état de la mise en œuvre des réformes structurelles convenues avec le FMI, dans le cadre du programme économique et financier appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC).

Le document, datant de janvier 2019, informe ainsi que ce processus d’informatisation, enclenché par la Direction des affaires domaniales et cadastrales (DADC), en vue d’assainir la gestion du foncier au Togo, et de simplifier les procédures d’obtention des titres fonciers, est à son terme.

Notons que, déjà à la fin de l’année 2018, le taux de numérisation foncière était de 95%, avec 43 880 titres numérisés sur 46 183.

Par ailleurs, cette année 2019, les travaux se poursuivent pour l’assainissement du secteur foncier au Togo. Citons notamment, l’apurement de 500 dossiers en souffrance auprès de la cour suprême, principalement axés sur le foncier ; les nouvelles régulations en matière de transfert de propriété foncière des citoyens togolais à un étranger ; ou encore l’obligation récemment introduite, pour les privés détenteurs de terres rurales agricoles, de les mettre en valeur, ceci afin de lutter contre la spéculation.

Ayi Renaud Dossavi

Avec 30 265 tonnes d’exportations en 2017, la filière des fruits et légumes a rapporté au Togo plus de 4,5 milliards FCFA, selon de récents chiffres communiqués par l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (Inseed).

En contrepoids de ces rentrées, le pays dépenserait néanmoins 1,5 milliards FCFA en termes d’importations, représentant 8385 tonnes de fruits et légumes.

Ces données sont issues du dernier rapport sur la filière au Togo. Rapport qui a fait l'objet d'un atelier de validation, organisé par le gouvernement, en partenariat avec la représentation de la Fao au Togo, ce jeudi 14 mars 2019 à Lomé. « L'étude montre que le Togo exporte des fruits, qui rapportent environ 4,5 milliards FCFA à l'économie nationale. Mais nous importons pour environ pour environ 1, 5 milliards FCFA », explique Djiwa Oyétoundé, Chargé de programme au Bureau de la FAO.

Par ailleurs, apprend-t-on, si tous les togolais devaient consommer des fruits et légumes suivant les normes alimentaires, la production actuelle ne couvrirait que le quart des besoins du pays, ce qui représenterait donc une marge à conquérir encore importante pour les acteurs de cette filière.

Notons également, qu’à ce jour, le Togo produit pour 60 000 tonnes de fruits, et 40 000 tonnes de légumes par an.

Ayi Renaud Dossavi

Kobo 360, la startup nigériane de transports et logistiques, a officiellement lancé ses activités à l'Hotel Sarakawa de Lomé, ce jeudi 14 mars 2019. Ce fut l’occasion pour cette plate-forme logistique basée sur la technologie, et reliant l'offre de camions à la demande de services de transport par les propriétaires de fret, de se présenter aux opérateurs économiques, notamment du secteur des transports, ainsi qu’aux acteurs administratifs et à la presse.

« Nous pensons que le Togo est un important centre d’affaires en Afrique, en matière de transports. Le Port de Lomé a justement surpassé celui de Lagos en termes de flux des containers qui entre en Afrique de l’Ouest », souligne Ife Oyedele II, co-fondateur de la startup, pour expliquer leur implantation en terre togolaise.

Et d’ajouter « nous savons que le Togo est un endroit où les affaires sont en pleine expansion en termes de logistiques, et nous pensons que l'efficacité dans le transport va augmenter encore plus l'économie du pays. »

De fait, la jeune entreprise, qui a l’une des croissances les plus rapides pour une startup en Afrique, semble avoir les moyens de ses ambitions.

En effet, en juin 2018, Kobo360 a levé 1,2 million $ avec la société de financement pour startups YCombinator, puis quelques mois plus tard, 6 millions$ auprès de la Société financière internationale (SFI), appartenant au Groupe de la Banque mondiale.

C’est forte de ce background que le « Uber pour camion » se lance désormais sur divers marchés, hors de son Nigéria originel, notamment au Togo.

Pour ce qui est leur site en ligne, qui supporte l’ensemble des opérations, « si vous avez un smartphone, vous pouvez tout simplement télécharger notre application, sur App store ou Play store, et vous pouvez l'utiliser et vous inscrire aussitôt » explique le co-fondateur.

Ayi Renaud Dossavi

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Plusieurs femmes présentées comme des modèles de réussite au féminin dans différents domaines, sont annoncées à l’université de Lomé ce 14 mars 2019 où se tient un atelier dans la lignée de la célébration de la journée de la femme le 08 mars dernier. Le thème de la rencontre est : « La jeune fille au cœur de l’émergence économique et de développement durable au Togo ».

L’idée, avec cette rencontre est de relever le rôle de la jeune fille dans le processus de développement inclusif et d’émergence du Togo.

En ce sens, Tchabinandi Kolani-Yentchare, ministre en charge de la promotion de la femme, présentera le thème : « Leadership féminin à l’émergence économique au Togo, quel est le rôle de la jeune fille ? »

Mazamesso Assih, Secrétaire d’Etat auprès du Président de la République togolaise, en charge de la Finance Inclusive, communiquera sur « le rôle de la gente féminine dans la réussite du Plan National de Développement ».

Sahouda-Gbadamassi, directrice générale du FAIEJ pour sa part, soulignera la nécessité de promouvoir un environnement favorable à l’entrepreneuriat féminin.

Quant à Mablé Agbodan, fondatrice du Club des Métiers d’Arts et d’Artisanat du Togo, elle animera une conférence débat après avoir présenté : « Mon parcours de femme ».

D’autres communications sont également annoncées, tantôt pour rappeler aux médias leurs rôles sur la protection des droits des femmes, tantôt pour relever le rôle des femmes dans la réalisation des ODD.

Séna Akoda

Selon le mémorandum d’entente signé mardi dernier à Abu Dhabi entre le Togo et le groupe émirati AMEA Power,  la 1ère centrale solaire de 30 MW devrait être opérationnelle d’ici à 2020. L’information est tirée d’une interview accordée à plusieurs médias togolais par Marc Ably-Bidamon, ministre des Mines et de l’Energie. « Le protocole s’assigne comme objectif, que la centrale soit opérationnelle d’ici à 2020 », déclare-t-il.

Il précise qu’à partir de ce protocole, des discussions vont être entamées afin de déboucher sur un contrat, générant des obligations de part et d’autre.

En ligne avec cet objectif en 2020, les parties devraient mettre le pied sur l’accélérateur et permettre le démarrage effectif des travaux entre juillet et août 2019, annonce-t-il.

Concrètement, AMEA POWER apportera le financement manquant à la construction de cette centrale, après l’allocation de 15 millions $ par le Fonds d’Abu Dhabi à la dernière Conférence de l’International Renewable  Energy Agency (IRENA).

Notons que la construction des centrales solaires poursuit deux objectifs: d'abord, contribuer à la réalisation de l'ambitieux programme d'électrification pour tous. Ensuite, permettre de relever le défi de porter à 50% la part du renouvelable dans le mix énergétique du pays, à l'horizon 2030.

Séna Akoda

Au sortir des négociations bilatérales de deux jours, qui ont commencé en début de semaine, l’Allemagne vient d’engager une enveloppe de 66,5 millions € pour le Togo, dans le cadre de la coopération entre les deux pays.

« L’Allemagne est prête à mettre à la disposition de la coopération germano-togolaise des sommes supplémentaires d'un montant de 66,5 millions € », soutient Brigitte Pickel, cheffe de la délégation germanique, dans le cadre de ces négociations.

Ces fonds sont prévus pour des secteurs tels que le développement économique durable, la formation professionnelle et l'agriculture. De même que la bonne gouvernance, la décentralisation, la santé et l'énergie.

Un ensemble de domaines qui, côté togolais, s’inscrit dans la perspective du Plan national de développement, tel que l’a expliqué notamment Demba Tignokpa, ministre en charge de la coopération, au début de ces négociations intergouvernementales.

 Ayi Renaud Dossavi

L’Office togolais des recettes (OTR) a signé, ce mardi 12 mars 2019, un accord avec l’Union togolaise de banque (UTB), pour simplifier et faciliter le paiement en ligne des taxes et impôts.

Par cette entente, l’UTB devient la deuxième banque à être partenaire de l’OTR pour la mise en œuvre du télépaiement, le premier en date étant le groupe bancaire panafricain, Ecobank transnational incorporated (ETI).

Pour l’institution en charge de la mobilisation des recettes fiscales et douanières au Togo, ce partenariat s’inscrit dans la stratégie de dématérialisation des opérations fiscales. En offrant concrètement la possibilité de faire en ligne le paiement du montant déclaré.

La réforme devrait ainsi permettre aux contribuables (entreprises et opérateurs économiques) de gagner du temps, de même que de payer taxes et impôts sans avoir à se déplacer dans un démembrement de l’Office.

Notons que l’OTR devrait à l'avenir étendre ces partenariats à d’autres acteurs du secteur bancaire au Togo.

Ayi Renaud Dossavi

Une mission du Fonds d’Abu Dhabi devrait être prochainement dans la capitale togolaise, informe la cellule de communication de la présidence togolaise.

Cette visite s’inscrit en droite ligne de l’ambition du Fonds d’Abu Dhabi d’accompagner la mise en œuvre du Plan National de Développement (PND 2018-2022). Elle fera suite au séjour du président togolais aux Emirats Arabes Unis et aux échanges entre celui-ci et le directeur général de l’institution, Mohamed Saïf Al Suwaidi.

Au menu de leur entrevue, il y avait le renforcement de la coopération entre le Fonds d’Abu Dhabi et le Togo, dans les domaines des infrastructures et des énergies.

Dans le même esprit, des échanges ont eu lieu lundi 11 mars dernier entre les leaders des deux pays, le Prince héritier d’Abu Dhabi, Mohammed Ben Zayed (photo) et le Président togolais. Au cours de leur entretien d’hier, le Fonds d’Abu Dhabi s’est engagé à « soutenir les projets inscrits dans le PND ».

Notons que l’institution finance partiellement sous forme de prêt à hauteur de 15 millions $, la construction d’une centrale solaire de 30 MW. Elle finance partiellement la route Sokodé-Bassar également.

Séna Akoda

Au 2è jour du périple du Chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé aux Emirats Arabes Unis, deux importants groupes émiratis se positionnent, l’un sur le secteur agricole et l’autre sur celui des énergies au Togo.

Le 12 mars 2019, Faure Gnassingbé a accordé une audience au Vice-Président et  Co-fondateur de Al Dahra Holding pour poursuivre la réalisation des objectifs du Togo dans le secteur agroalimentaire. Le  Vice-président du groupe qui emploie plus de 5 000 personnes et dessert plus de 45 marchés, avec une position de leader en Asie et au Moyen-Orient, déclare à l’issue de l’entretien : « Je me suis entretenu avec le Président de la République ce jour. Nous avons essentiellement discuté des opportunités que le Togo offre en matière d'agriculture et de productions agricoles. Nous représentons le groupe Al Dahra. Nous investissons dans des fermes et exploitations de grandes tailles allant de 200 hectares et plus ». Il ajoute : « Avec le Président, nous avons partagé notre expérience et capacité en matière de création de grandes fermes d'exploitation agricole. Nos échanges et prises de contacts ne s'arrêtent pas là, ils vont continuer afin de déboucher sur une entente finale qui soit bénéfique au peuple togolais »

AMEA Power s’engage pour la centrale solaire de 30 MW

Objectif phare de la stratégie nationale d’électrification, la construction de la 1ère centrale solaire de 30 MW est déjà financée partiellement à hauteur de 15 millions $. En tout, elle devrait coûter 40 millions $. Il s’agit de la 1ère de 4 centrales solaires prévues par le pays d’ici à 2025.

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Le séjour de Faure Gnassingbé à Abu Dhabi a permis la signature d’un Memorandum of Understanding (MoU) entre le Togo et AMEA Power pour accélérer le processus d’installation de cette centrale.

Selon la cellule de communication de la présidence togolaise, « avec la signature de ce MoU,(…) le schéma de la construction se met en place. L’opérateur mettra tout en œuvre pour apporter le reste du financement et la concrétisation rapide de ce projet ». Côté togolais, cette signature a été matérialisée par Marc Ably-Bidamon Dèdèriwè, ministre des Mines et de l’Energie.

Séna Akoda

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