Togo First

Togo First

Vendredi, le Togo a bouclé avec succès sa 8e sortie sur le marché financier régional.

Lomé qui sollicitait 20 milliards FCFA sous forme d’Obligations assimilables du Trésor (OAT) de maturité 5 ans, a réussi à lever 22 milliards FCFA à un taux de 6,5%, le carnet de commandes des titres togolais ayant, à nouveau, crevé le plafond des 60 milliards FCFA. Le rendement de l’obligation est estimé à 6,6%, indique Umoa-Titres.

L’opération, comme les deux précédentes du deuxième trimestre, a été souscrite plus de deux fois par les investisseurs depuis sept des huit pays de l’Uemoa. Une tendance globale et encore plus marquée sur les émissions obligataires togolaises.

Depuis le 5 avril, le trésor public, sur ses opérations régionales de dettes, s’est vu servir plus de 216 milliards alors que l’objectif était de lever 60 milliards FCFA. Dans ces conditions favorables, il n’en a retenu que 66 milliards. Soit un taux de couverture du montant global mis en adjudication de 360%, les soumissions retenues représentent quant à elles 110% du montant mis en adjudication.

Si ce marché affiche une embellie depuis le début de cette année, la période  faste que traverse le Togo, traduit  une nette amélioration de la capacité de mobilisation des ressources financières. 

Le pays, dont la dette publique a flambé fin 2016, a, en moins de deux ans, remis les pendules à l’heure. Les efforts d’assainissement des finances publiques, et surtout budgétaires, ont permis d’abaisser de plus de 10 points de pourcentage le taux d’endettement, le faisant passer sous le seuil communautaire des 70% fin mars. D’autre part, Lomé a annoncé s’approcher de l’équilibre budgétaire, projetant pour cette année, un déficit de moins de 2%. L’objectif communautaire étant de contenir le gap budgétaire sous la barre des 3% à l’horizon 2020. 

Pour le reste de l’année, le Togo prévoit de mobiliser 235 milliards FCFA dont 70 milliards sous forme de BAT, et 165 milliards sous forme d’OAT.

La ministre togolaise des Postes, de l’Economie numérique et des Innovations technologiques a reçu le samedi 18 mai, le «Alumni Public Service Award », de la Harvard Kennedy School (HKS) et devient la 1ère femme politique africaine à décrocher ce prix.

Au cours de la cérémonie de récompense, 4 autres étudiants de la très prestigieuse université américaine ont été distingués. « Quel grand honneur de recevoir aujourd’hui le prix de la fonction publique des anciens de Havard Kennedy School! », s'est exclamée l'impétrante. Et d’ajouter : « j’espère que ce prix inspire une génération de femmes africaines et de jeunes leaders à s’engager dans un travail qui améliore la vie des gens ».

La titulaire du portefeuille numérique au Togo a été distinguée en raison de son apport au développement des TIC et du numérique au Togo, et leur utilisation au profit du social, informe l’université. A titre d’exemple, elle a mis en route le projet « Campus Wi-fi », qui apporte une couverture Internet gratuite d’accès dans les universités et les formations sanitaires publiques du pays, avec une connexion Internet haut-débit. Ou encore Eco CCP, le compte épargne mobile, l’Environnement numérique du travail (ENT) dont le Lycée d’enseignement technique et professionnel de Lomé (Adidogomé) constitue la phase pilote, et autres.

Le «Alumni Public Service Award », décerné aux anciens étudiants «qui ont grandement amélioré la condition humaine à l'échelle locale, provinciale, nationale ou internationale», est le 2ème prix que Cina Lawson accroche à son tableau de palmarès  après le 1er prix des Napoléons Awards, catégorie femme.

Séna Akoda

« Inventif », « innovant », « pratique » et surtout « écolo », les qualificatifs ne manquent pas à la vue du Civic Bag, le sac écologique togolais entièrement recyclé, fait à base de papier ciment. Devenu personnalisable, avec plus de sept tailles différentes selon l’usage souhaité, le sac est sans doute le symbole le plus palpable de la contribution des entrepreneurs togolais au bien-être économique et social. Togo First est allé à la rencontre de son père, Achille Noussia (photo à droite) qui a accepté de retracer l’histoire de ce produit innovant, outil commercial et publicitaire.

Interview.

Togo First : comment a démarré l’aventure Civic Bag ?

Achille Noussia : Elle a démarré le 16 décembre 2016. Le concept au départ était plus une contribution citoyenne destinée à trouver une solution sinon une alternative durable à la problématique des sachets plastiques non-dégradables qui abondaient à chaque coin de rue.

Nous sommes donc partis avec une matière première que beaucoup de Togolais connaissent, le papier ciment. On pouvait choisir une autre matière, disons plus propre, mais il fallait quelque chose qui frappe, qui retienne l’attention, qui a une histoire avec le citoyen. C’est là que l’idée de choisir le papier ciment, utilisé depuis toujours par nos mères pour emballer nos beignets, galettes, brochettes et autres aliments, a germé. Du coup, le défi était plus, de redonner une autre image de ce papier ciment. Il fallait le personnaliser, lui ajouter une plus-value et montrer aux gens que ce que l’on pouvait faire avec le papier utilisé pour confectionner des sacs, on pouvait le faire aussi avec du papier ciment.

Nous avions donc commencé et nous faisions notre com sur les réseaux sociaux. L’année suivante, l’équipe s’est agrandie et nous travaillions ensemble sur les quelques commandes que nous recevions. Ce n’était pas vraiment ça mais bon…

T.F : avez-vous obtenu un appui institutionnel ?

A.N : je suis allé voir le ministre de l’Environnement (André Johnson, ndlr) pour lui présenter le concept et lui expliquer que c’était une participation citoyenne. Il s’est montré émerveillé et a encouragé l’initiative.

Je me suis également approché de quelques chancelleries et représentations diplomatiques basées à Lomé pour leur présenter le produit. J’ai été reçu par l’ambassadeur d’Allemagne avec qui j’ai pu échanger.

En mars ou avril 2017, j’ai été contacté par un ami qui m’informait de la tenue d’une compétition pour entrepreneurs à Lomé et qui souhaitait que je participe. Il s’agissait du concours de start-up organisé dans le cadre du Forum international pour le développement (FIDEA 2017).

C’est vrai qu’avant de me lancer dans l’aventure Civic bag, j’étais déjà entrepreneur. J’avais une petite structure qui évoluait dans le marketing. Je collaborais également avec des amis sur Civic Lab, une initiative destinée à développer des solutions tech. J’ai donc participé à ce concours et quelques temps après, on m’a annoncé que je faisais partie des 10 meilleurs sélectionnés pour une séance ultime de pitch à l’issue de laquelle, le vainqueur serait choisi. Ainsi le 26 mai 2017, nous avons été sacrés lauréats de ce prix. Il n’y avait pas de récompense en espèces mais un accompagnement en communication et en coaching. C’est ce qui nous a vraiment lancé parce que j’avais certes foi en ce projet, mais je n’avais pas prévu un développement aussi rapide.

D’autres prix ont suivi, notamment le Forum socio-économique pour le développement (FOSED-kpékpé 2017), le Prix jeune entrepreneur influent de l’année 2017, etc.

T.F : 2018, l’année de la confirmation ?

A.N : Effectivement. Les commandes pleuvaient. Les gens ne voulaient plus seulement du papier ciment mais aussi d’autres types de sacs et là, nous avons repensé un peu notre business model. Nous personnalisions désormais les sacs, nous refaisions carrément le design. Nous en faisions donc pour des salons thé ou des boulangeries, et des sacs en couleur avec des motifs.

T.F : comment Civic Bag se fournit-il en papier ciment ? 

A.N : Nous nous approvisionnons auprès des maçons constructeurs, des briqueteries, et auprès des particuliers qui en disposent. Nous sommes en bons termes avec les différents acteurs du recyclage mais nous n’avons pas encore un partenariat formel avec eux.

T.F : comment se passe la transformation du papier ciment en sac? Décrivez-nous le processus.  

A.N : Après la collecte du papier ciment, nous procédons au traitement. On fait ensuite la coupe des plans qui doivent servir à faire le sac. Si le sac est à personnaliser, on procède à l'impression. Après cela, on procède au façonnage et à la finition enfin. 

T.F : 2 ans après le début de l'aventure, que donne Civic Bag en chiffres ?

A.N : En 2 ans d'activité, nous avons produit environ 44 900 sacs et emballages confondus. Nous avons recyclé 26 000 paquets de ciments. L'impact de CivicBag a permis d'épargner à l'environnement, 5 388 000 sachets plastiques non biodégradables. 

CivicBag emploie de façon permanente 4 personnes et 2 autres à temps partiel. Nous avons gagné 4 distinctions.

T.F : des perspectives ?

A.N : S’équiper en machines. Notre production est encore largement manuelle et vous comprenez qu’elle nous retarde un peu alors que la demande devient de plus en plus forte. Cela augmentera la capacité de production et réduira les coûts. L’objectif est que Civic Bag soit dans tous les marchés du Togo.

Interview réalisée par Octave A. Bruce et Renaud Ayi Dossavi

Démarrage, ce jeudi 16 mai 2019, du projet des Travaux à haute intensité de main-d’œuvre (THIMO), ciblant 14 000 jeunes togolais, âgés de 18 à 35 ans et issus de 200 villages des 150 cantons les plus pauvres du Togo.

Il a été officiellement lancé à Hétsiavi dans la préfecture de Yoto (au sud du pays), par Victoire Tomégah-Dogbé (photo), ministre du Développement à la base, en présence de Hawa Cissé Wagué, représentante résidente de la Banque mondiale au Togo, dont l’institution soutient l’ensemble du projet, à hauteur de 5,1 milliards FCFA sur 2 ans.

Concrètement, le projet exécuté par l’Agence nationale d’appui au développement à la base (ANADEB) permettra aux bénéficiaires de percevoir 15 000 FCFA après chaque cycle de 10 jours de travail, et ce durant 04 mois.

Ces jeunes recevront également des formations sur le développement des affaires et les compétences de vie.

Notons que sur les 14 000 ciblés, 5040 jeunes ont déjà été identifiés à ce jour dans 72 villages, selon les chiffres officiels. Le processus d’identification des 8 960 restants est en cours.

Ayi Renaud Dossavi

L’entreprise sud-africaine Diges Group, spécialisée dans la conception, la réalisation et la gestion des infrastructures hydrauliques, va accompagner le Togo sur ses projets d’accès à l’eau potable.

En effet, une représentation de la société a récemment signé, avec Antoine Lekpa Gbegbeni, ministre de l’Eau, de l’Equipement rural et de l’Hydraulique villageoise, un mémorandum d’entente pour appuyer le gouvernement dans ses projets de modernisation des systèmes d’alimentation en eau potable.

Ambitions qui entrent dans l’optique de l’axe 3 du Plan national de développement (PND 2019-2022), visant à permettre à plus de 80 % des Togolais d’avoir accès à l’eau potable.

Notons que ces échanges font suite aux contacts pris par Faure Gnassingbé, président de la République togolaise, avec les opérateurs économiques sud-africains, lors de sa visite dans le pays en mars 2019.

Ayi Renaud Dossavi

L’édition 2 du Forum des télécommunications s'ouvre ce 17 mai 2019 dans la capitale togolaise, selon  le Magazine Afrique IT et CENTECH, promoteurs de l’événement. L’initiative s’inscrit dans le cadre de la célébration à la même date, du 50e anniversaire de la journée mondiale des télécommunications et des sociétés de l’information.

Cette année, le fil conducteur de la rencontre des spécialistes des télécommunications au Togo s’articule comme suit : « Réduire l’écart en matière de normalisation ».

Il s’aligne ainsi sur le thème retenu au plan mondial pour rappeler la création de l’Union internationale des télécommunications (UIT).

En accord avec ce thème, deux panels devraient être animés ; le 1er : « Réduire l’écart en matière de normalisation, l’état des lieux de nos institutions » et le second : « Mobile Money, rencontre entre la téléphonie et les institutions financières. Acteurs de la société civile, institutions financières, ministères, PME, grandes entreprises, écoles ».

Outre les panels, des ateliers et expositions devraient permettre aux participants de mieux maîtriser les enjeux actuels autour des télécommunications.

Séna Akoda

L’E-agribusiness du Togolais Dona Etchri (photo), étoile montante de l’entrepreneuriat dans son pays, est l’une des 35 start-up qui révolutionnent le secteur agricole grâce aux services numériques qu’elles offrent dans les pays d'Afrique Caraïbes Pacifique. Ceci résulte d’un classement dressé par le centre CTA, promoteur du concours Pitch AgriHack Talent.

La plateforme de mise en relation des producteurs agricoles et des débouchés se loge dans ce classement, parmi les jeunes entreprises qui assurent les « Liens vers le marché / e-commerce ». A l’édition 2018 de la compétition susmentionnée, elle a permis au jeune entrepreneur agricole de décrocher un prix dans la catégorie des solutions avancées, avec, à la clé, 15 000 $.

Plus de 15 autres jeunes entreprises intervenant dans cette même rubrique se retrouvent sur la liste : par exemple AgroInfoTech, Afrimash, Cassava, AgroCenta, L4F, Kitovu.

D’autres entreprises sont répertoriées dans les rubriques Conseils agricoles/production où on note de jeunes pousses comme Illuminium greenhouses, Agroinnova, Trotro Tractor, Agriinfo et les services financiers, notamment Develop Digitally, Smartfarm et Crop2cash.

Séna Akoda

Au Togo, la Banque africaine de développement (BAD) engage environ un portefeuille évalué à 199,780 milliards FCFA, selon les données statistiques actualisées en mai 2019. Révélé par Sani Yaya, l’argentier du gouvernement togolais à la faveur de la revue hier jeudi, du Portefeuille de l’institution financière panafricaine au Togo, ce portefeuille se constitue de 12 projets. Son taux d’engagement s’est établi sur la période sous revue à 58,1%.

Les interventions de la BAD touchent les réformes économiques, le projet de transformation agroalimentaire du Togo (les agropoles), des projets de réhabilitation des routes et de protection côtière, etc.

La banque cible également le secteur de l’énergie où elle a consenti à soutenir l’ambition des pouvoirs publics togolais de parvenir à l’objectif d’un taux d’électrification de 40% à l’horizon 2022 avec une couverture de 300 000 ménages ; l’environnement et le secteur social.

Globalement, la revue a permis de relever certaines faiblesses que localise Georges Bohoussoua, représentant pays par intérim notamment au niveau du processus de passation des marchés, la non-justification à temps des fonds de roulement, le non-respect des calendriers de leur exécution. Mais en définitive, il convient de préciser qu’elle intervient après « la mission d’audit de la banque qui a conclu à une bonne performance des projets audités », selon Sani Yaya.

Séna Akoda

Deux nouveaux ponts ont été inaugurés le mercredi 15 mai 2019, sur la rivière Zio dans la localité de Togblékopé (environ 15 km au Nord de Lomé). Leur construction aura demandé 18 mois de travaux, pour un coût de 3,2 milliards FCFA.

D’une longueur de 61 mètres, ces deux ouvrages sont le fruit d’un partenariat entre le Togo et la Banque ouest-africaine de développement (Boad). Leur réalisation s’inscrit dans le cadre du projet de dédoublement de la Nationale n°1 (dont la phase I concerne le tronçon Lomé-Davié, long de 20 km). 

Notons que les ouvrages ont été inaugurés par Komi Sélom Klassou (photo), premier ministre, en présence notamment de Zouréhatou Kassah-Traoré, ministre des Infrastructures et des Transports. 

En rappel, le projet de dédoublement de la Nationale numéro 1 (RN1), qui vise à fluidifier le trafic sur le corridor Lomé-Ouaga et à améliorer l’intégration sous-régionale, a un coût estimé à 620 millions $ pour sa phase II. En tant qu’un des projets phares de l’Axe 1 du Plan national de développement, il sera mis en avant, lors du prochain forum économique Togo-UE. 

Ayi Renaud Dossavi

Alors que le Togo se prépare à adhérer à la Convention de Londres sur le trafic maritime, décision prise lors du dernier conseil des ministres mercredi 15 mai 2019, le pays couple cette démarche avec l’autorisation de ratifier le Protocole de 1988 relatif à la convention internationale de 1966 sur les lignes de charge.

Cette ratification introduit un nouveau système de visite et de certification harmonisée, en vue d’améliorer la réputation du pavillon togolais, surtout vis-à-vis des instances maritimes internationales.

Il s’agit également d’améliorer l’attractivité du pays, qui dans son Plan national du développement (Axe 1), veut devenir un hub logistique d’excellence, et un centre d’affaire de premier ordre dans la sous-région.

Dans la même logique, la convention de Londres permet notamment de faciliter et simplifier les formalités liées aux procédures à l’arrivée, durant le séjour et le départ des navires, pour les voyages internationaux.

En rappel, les lignes de charge sont un ensemble de symboles, sur les flancs des navires, qui indiquent la hauteur maximale de la ligne de flottaison (en fonction de la nature et de la quantité de la cargaison du navire, des propriétés de l'eau, et de la zone saisonnière dans laquelle il navigue). 

Ainsi, ce protocole participe à la sécurité des navires, en assurant notamment qu’ils ne soient pas trop chargés.

Ayi Renaud Dossavi

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

Please publish modules in offcanvas position.