L’Agence de promotion et de développement des agropoles au Togo (APRODAT), recherche un consultant pour la phase d’opérationnalisation du Projet de transformation agricole (PTA-Togo), financé par la Banque africaine de développement.
Le prestataire aura notamment pour tâche de fournir à l’Agence un manuel de procédures administratives, financières, comptables, et de passation des marchés. Également des services d’assistance, de formation, ainsi que la mise en place du système de gestion financière et comptable.
Pour rappel, ce recrutement fait partie d’une opération générale d’acquisition de biens matériels et immatériels annoncée par l’Aprodat. Un avis général de passation de marchés avait à cet effet été lancé le 05 février 2019.
Consulter l’avis d’appel à manifestation sur le site de la Banque africaine de développement. La date de clôture est fixée au 20 mars 2019.
Ayi Renaud Dossavi
Les activités africaines d’Air France KLM qui dessert une cinquantaine de destinations sur le continent, dont Lomé, ont reculé l’an dernier. Les ventes de billets en terre africaine se sont inscrites à la baisse, tombant à 1,12 milliard d’euros alors qu’elles se situaient à 1,17 milliard d’euros un an plus tôt. Une baisse de 50 millions d’euros.
Dans la même dynamique baissière, le chiffre d’affaires sur le transport de passagers à destinations de l’Afrique hors Maghreb, glisse légèrement à 2,9 milliards, en régression d’environ 120 millions d’euros, a constaté l’Agence Ecofin.
Si la compagnie issue d’une alliance franco-néerlandaise ne s’est pas étalée sur ces contre-performances africaines, elle a tout de même révélé une réduction de 1,6% de ses sièges au kilomètre offert (mesure qui détermine le nombre de sièges offerts sur une ligne aérienne). Le nombre de passagers transportés au kilomètre a lui aussi baissé, constate le media économique axé sur l’Afrique.
Rappelons qu’Air France KLM, actionnaire dans plusieurs compagnies du secteur aérien africain voit de plus en plus sa « voilure » se réduire. La raison : une forte concurrence due à l’émergence d’autres compagnies d'envergure régionale ou internationale, qui offrent désormais une connectivité plus facile et un rapport qualité prix plus compétitif aux yeux d’un nombre croissant d’Africains.
Depuis fin 2017, par exemple, ses parts dans Kenya Airways ont été ramenées de 26,73% à 7,76%, à la suite de la restructuration de la dette et des capitaux propres de la compagnie d’Afrique orientale.
Demain, se célèbre la journée internationale des droits des femmes. Pour marquer l’événement, une séance de partage d’expériences des femmes entrepreneurs est annoncée à Lomé.
L’initiative émane de la société promotrice du Thé Bissap Bio et devrait se dérouler au siège d’Africa Coworkers autour du thème : « Et si la femme était le moteur de l’économie togolaise » ? En ligne avec le thème, des communications devraient souligner au cours de cette rencontre, la contribution des femmes à l’économie togolaise.
Des modèles de réussite féminins partageront à cette occasion, leur « success stories ». Ce devrait être également l’occasion pour ces dirigeantes d’exposer les contraintes auxquelles elles ont fait face et de présenter les défis qu’elles ont dû relever, pour se faire une place dans l’écosystème entrepreneurial togolais. Actuellement, la proportion de femmes détenant leurs propres entreprises est de 25%.
Notons que pour permettre aux femmes togolaises, soit à 52% de la population, de jouer leur rôle de moteur de l’économie, les pouvoirs publics togolais ambitionnent d’avoir 28% d’entre elles propriétaires d’entreprises et 44% ayant accès à des facilités de crédits, à l’horizon 2022.
Séna Akoda
En vue de déterminer plus précisément les besoins spécifiques des ménages économiquement fragiles et nécessitant des aides de l’Etat, un projet de Registre social unifié (RSU) est en cours d’opérationnalisation. L’outil devrait ainsi permettre de mieux cibler les ménages et personnes les plus démunies, dans toutes les régions, ceci vis-à-vis des différents projets sociaux mis en œuvre.
L’initiative, en partenariat avec le groupe de la Banque mondiale, a fait l’objet d’une rencontre de sensibilisation auprès des autorités et acteurs administratifs du pays, ce mercredi 6 mars 2019.
Selon Hawa Cissé Wagué (photo), Représentante résidente de la Banque mondiale au Togo, le RSU facilitera les actions de l’Institution, notamment dans ses objectifs de réduction de l’extrême pauvreté à l’horizon 2030, et de mise en place d’une croissance forte et inclusive. L’identification des bonnes cibles permettra ainsi « de pouvoir leur donner les subventions qu’il faudra, à travers des transferts monétaires, ou à travers notre programme de cantine sociale que nous supportons avec le Togo », soutient la représentante.
Notons que, pour les autorités togolaises, l’initiative s’inscrit dans le cadre du mandat social, mis en convergence plus récemment avec le Plan national de développement (PND), notamment dans son axe 3.
Ayi Renaud Dossavi
Ce mercredi 6 mars 2019, la Bourse régionale des valeurs Mobilières (BRVM) a signé avec NASDAQ, la société qui gère le deuxième plus important marché d'actions des États-Unis, un accord qui lui permettra d’être dotée d’une technologie de surveillance du marché financier régional de l'Uemoa, notamment les activités de négociation inter-marchés et multi-actifs.
« Nous sommes ravis de commencer cette nouvelle collaboration avec le NASDAQ en utilisant sa technologie de surveillance du marché de renommée mondiale, SMARTS », a déclaré Félix Edoh Kossi Amenouve, Directeur général de la BRVM.
Selon la direction, cette acquisition technologique s’inscrit dans la continuité des nombreuses initiatives prises ces cinq dernières années pour redynamiser le marché de la Bouse régionale, et augmenter les opportunités d’investissement dans les États membres d’Afrique de l’Ouest.
Par ailleurs « La BRVM cherche à mettre en œuvre sa stratégie de croissance pour la période 2019 - 2020, notamment en cherchant des possibilités de tirer profit des nouvelles technologies pour créer un marché des capitaux encore plus fort et plus sain dans notre sous-région » assure le DG.
Rappelons que la BRVM a été créée en décembre 1996 au Bénin, son marché électronique est intégré avec 8 pays membres de la sous-région : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal, et bien sûr le Togo.
Ayi Renaud Dossavi
Selon les prévisions budgétaires pour 2019, les recettes non fiscales devraient atteindre 73 milliards FCFA. Cette projection est inférieure de plus de 3 milliards à celle de 2018 (collectif budgétaire de juin 2018).
Cette année, l’Etat togolais espère tirer 27,3 milliards FCFA de dividendes de ses participations financières. Les redevances minières et téléphoniques devraient totaliser chacune 2 et 15,5 milliards FCFA, celles de la réhabilitation de l'aéroport international Gnassingbé Eyadéma, rapporter au budget de l’Etat plus de 2 milliards FCFA. Les droits et frais administratifs sont attendus à un peu près de 7,8 milliards.
L’Etat s’attend à 881 milliards FCFA de recettes budgétaires cette année dont près de 76% proviendront de l’office togolais des recettes (OTR), pour un budget de 1461 milliards FCFA. Les recettes non fiscales quant à elles ne représentent que 8,3% des recettes budgétaires.
La société togolaise Kya Energy Group, spécialisée dans la production de groupes électro-solaires, a lancé ce lundi 04 mars 2019 plusieurs appels à manifestation d’intérêt en vue du démarrage de 5 académies régionales du solaire au Togo.
Ces centres de formations s’inscrivent dans le cadre du projet d’électrification Cizo, propulsé par le ministère des mines et de l’Energie.
A cet effet, KEG veut recruter 3000 techniciens, à raison de 600 par région, 50 formateurs en énergie solaire, et 5 centres censés abriter les académies. Les formations porteront sur les techniques d’installation et de maintenance des kits solaires de dernière génération sous le modèle PAYGO.
Les centres recherchés doivent notamment être spécialisés dans la formation en énergies renouvelables et électricité, et disposer des équipements et matériels pédagogiques adéquats pour les enseignements.
En ce qui concerne les formateurs, la société recherche des ingénieurs ou technicien supérieurs dans le domaine de l’électricité, de l'électronique, de la maintenance industrielle, du génie énergétique, ou assimilés, dotés d’une expérience professionnelle adéquate.
Rappelons que projet, qui s'inscrit dans la composante C du projet Cizo, est prévu pour une durée de six mois.
L'ensemble des appels à candidature est consultable sur le site de KYA-Energy
Ayi Renaud Dossavi
BBOXX, 1er opérateur agréé au Togo sur l’initiative CIZO, vient de mobiliser plus de 6 millions d’euros, par financement participatif arrangé avec Trine, un service d’investissements durables dans l’énergie solaire.
En Suède et en Europe, 4400 investisseurs uniques ont participé à raison de 500 à 600 euros en moyenne, indiquent des sources proches de BBOXX.
L’ambition pour le britannique spécialiste de solutions solaires est d’ « accélérer l’installation de systèmes domestiques solaires à paiement au Togo » où par ailleurs les kits solaires individuels sont subventionnés jusqu’à 40% de la consommation mensuelle des ménages, « au Kenya, Rwanda, en RDC, au Mali, Sénégal et en Guinée ».
Cette levée de fonds, la plus importante par « crowfunding », de l’histoire de l’énergie solaire en Afrique, devrait impacter la vie de plus de 200 000 personnes qui n’ont pas d’accès ou ont un accès limité à l’énergie dans ces pays.
De fait, précise l’entreprise britannique, « l’investissement s’appliquera aux clients de l’ensemble de la distribution de BBOXX, libérant ainsi le potentiel des ménages, des communautés et des PME des régions rurales et urbaines ».
Le Crowfunding, un moyen innovant de financement du solaire!
Mansoor Hamayun, PDG et cofondateur de BBOXX, commente: « Des centaines de millions de personnes en Afrique vivent encore sans électricité. Notre collaboration avec Trine nous a permis de faire appel à des investisseurs de détail qui partagent notre vision de transformer la vie des gens grâce à la fourniture d’énergie durable. Le financement participatif peut changer la façon dont l'industrie solaire est financée et faire pression sur les investisseurs existants dans le secteur pour adapter leurs modèles commerciaux, ce qui sera bénéfique pour les clients ».
Son partenaire Sam Manaberi, Président directeur général et cofondateur de Trine, renchérit: « Nous avons été témoins d’une demande sans précédent d’investisseurs de détail souhaitant investir de manière durable dans l’énergie solaire sur des marchés en croissance, tels que l’Afrique… Le financement participatif est un type de financement flexible et peu coûteux qui permet aux entreprises à forte croissance telles que BBOXX de s’étendre. »
Séna Akoda
Au Togo, l’agrobusiness pourrait bénéficier de nouveaux produits financiers via le Projet d’Appui à l’Employabilité et à l’Insertion des Jeunes dans les Secteurs Porteurs (PAEIJ-SP) qui promeut les chaînes de valeur agricole.
De sources proches de l’Unité de Gestion du projet, des actions de sensibilisation ont été menées auprès des décideurs et dirigeants des institutions financières pour susciter leur intérêt à inscrire leur institution dans cette démarche d’offre de nouveaux produits et services financiers. La finalité, apprend-on, est de développer un portefeuille crédit agricole à la taille du potentiel de l’agrobusiness au Togo.
A cet effet, un cabinet va être recruté. La structure retenue devrait capitaliser sur les actions de sensibilisation ci-dessus visées, assister et appuyer le personnel dédié de chaque institution financière participante, au développement de produits et services financiers commercialement attrayants pour les acteurs des chaînes de valeur agricole.
Le cabinet veillera également à assister les participants de chaque institution financière à restituer ou à présenter les nouveaux produits ou services développés, à l’ensemble du personnel impliqué dans leur déploiement.
Séna Akoda
Au Togo, les frais de notaire dans le cadre des ventes gré à gré concernant les transferts de propriété ou mutation totale, ont été revus. C’est l’une des décisions ayant sanctionné l’assemblée générale extraordinaire qui s’est tenue le 31 janvier 2019, à Lomé.
La nouvelle décision fixe des tarifs forfaitaires en fonction de la valeur de l’immeuble en cession, en lieu et place des taux dégressifs pratiqués jusque-là.
« Ce taux par le passé était dégressif et pour les terrains de plus de 16 000 000 à 20 000 000 (études de cas de la banque mondiale), on était autour de 350 000 contre 250 000 fcfa aujourd’hui. », se félicite Sandra Johnson, Secrétaire d’Etat et Coordonnateur de la cellule climat des affaires (CCA).
Dans le détail, les émoluments des notaires passent désormais à 100 000 FCFA pour les immeubles dont la valeur est inférieure à 1 000 000 FCFA. 150 000 FCFA pour ceux estimés entre 1 et 5 millions. Entre 5 et 10 millions, l’opérateur économique devra débourser 200 000 FCFA pour régler la facture du notaire. Alors que pour les immeubles dont le prix de vente est compris entre 10 et 22,5 millions, les frais notariaux s’élèvent désormais à 250 000 FCFA.
Par ailleurs, « pour toute autre vente immobilière de mutation totale de gré à gré au-delà de 22 500 000, l’émolument des Notaires obéit au tarif ordinaire. », précise la nouvelle disposition.