Togo First

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En 2017, le Togo a importé pour 195 500 tonnes de céréales, selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), dans son dernier rapport sur les perspectives de récolte et la situation alimentaire dans le monde.

Cet afflux extérieur céréalier est très essentiellement composé d’achats commerciaux (en effet, seulement 500 tonnes sont destinées à l’aide alimentaire, selon l’organisation onusienne, et 195 000 tonnes résultant du commerce.)

Pour l’année suivante (2018), les imports céréaliers s’élèvent à 295,5000 tonnes. Si ces chiffres ne tiennent pas compte des réexportations, notamment vers les pays de l’hinterland, ils expriment néanmoins une hausse de près de 100 000 tonnes par rapport à 2017.

A titre illustratif, le Togo exportait pour 2 690,2 tonnes de céréales au premier trimestre de 2017, contre 61 363,2 tonnes d’importation pour la même période, soit un ratio de 1 pour 23. Information fournie par l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED)), dans son Bulletin trimestriel des statistiques du commerce international des marchandises (Juin 2017).

Rappelons que le Togo dispose d’une superficie agricole de 3 820 000 ha, selon les estimations du FAO de 2016. Il est classé, par l’Organisation, parmi les pays à faible revenu et à déficit vivrier. Un cran au-dessus, néanmoins, des pays considérés comme nécessitant une aide alimentaire extérieure.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, l’importation de biens et services est désormais soumise aux normes de qualité. Le  ministre du Commerce, de l’Industrie, du Développement du secteur privé et de la Promotion de la consommation locale, Kodjo Adédzé (photo), a pris, mercredi 9 mai, un arrêté en ce sens.

Cette mesure qui porte obligation de conformité aux normes pertinentes à l’importation de biens et services au Togo rappelle que « tout opérateur économique importateur de biens et services doit se conformer aux dispositions » relatives à l’harmonisation des activités de normalisation, d’agrément, de certification, d’accréditation, de métrologie, de l’environnement et de la promotion de la qualité au Togo.

De fait, selon les dispositions applicables de l’article 4 paragraphe 7 de la loi-cadre n°20096015 du 12 août 2009 « tout service ou produit mis en service sur le territoire national doit être conforme aux normes ».

Elles précisent qu’il appartient à l’opérateur importateur d’apporter la preuve de la conformité, notamment le certificat de conformité qui doit accompagner le bien ou le service.

L’entrée en vigueur de la mesure devrait, d’avis d’experts, d’une part assainir le secteur de l’importation des biens et services et d’autre part, contribuer à mieux protéger les consommateurs.

Pour permettre aux opérateurs économiques concernés de se mettre en règle avec la mesure édictée, le ministère en charge du Commerce leur accorde une période transitoire de 6 mois.

Séna Akoda

La 8è édition de la Foire Adjafi, rendez-vous commercial des jeunes entrepreneurs du Togo et de la sous-région, devrait se tenir du 22 août au 08 septembre 2019, annonce l’agence Maxcom, promotrice de l’événement.

Cette année, le thème retenu est : « La sécurité sociale du jeune chef d’entreprise africain pour une croissance inclusive ».

Le promoteur indique que la campagne de promotion et de communication autour de cette édition va démarrer le 15 mai prochain à Lomé, dans la salle des délibérations de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT).

L’événement qui fait la promotion des jeunes entrepreneurs et de leurs productions, au travers des expositions-ventes et autres activités prévues, bénéficie de l’accompagnement de la République togolaise, de la Commission de l’UEMOA et de divers dispositifs institutionnels dédiés à l’entrepreneuriat des jeunes au Togo.

Entre autres, le Fonds d’Appui aux Initiatives Economiques des Jeunes (FAIEJ), le Mécanisme Incitatif de Financement Agricole fondé sur le partage des risques (MIFA) et le Conseil National de la Jeunesse (CNJ).

Séna Akoda

La Caisse régionale de refinancement hypothécaire (CRRH-UEMOA), institution de l’Uemoa chargée de faciliter l’accès de prêts immobiliers aux populations, par un apport de liquidités aux banques, a récemment porté son capital social de 9,144 milliards à 9,589 milliards FCFA, par émission de 44 500 actions nouvelles.

Décision prise lors de sa 10ème assemblée générale ordinaire, qui s’est tenue dans les locaux de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) à Lomé, en fin de mois dernier (jeudi 25 avril 2019).

L’AG dirigée par le Togolais Christian Agossa (photo), a également autorisé, au titre du programme d’activités 2019 de la CRRH-UEMOA, l’émission d’obligations par appel public à l’épargne sur le marché financier régional, à hauteur de 60 milliards FCFA. Ceci, en vue du refinancement de prêts au logement consentis par les banques actionnaires.

En 2018, l’institution a mobilisé un total de 79 milliards FCFA, portant à 200,3 milliards FCFA, le montant total des ressources mobilisées en presque sept années, pour le refinancement de prêts au logement consentis par 35 banques actionnaires, couvrant les 8 pays de l’UEMOA.

Ayi Renaud Dossavi

Pour l’exercice 2018, le groupe bancaire panafricain Oragroup, dont le siège est basé à Lomé, annonce un résultat net d’un peu plus de 29,77 milliards FCFA, en hausse de 35% par rapport à son exercice précédent (21,97 milliards, au 31 décembre 2017). L’information ressort des états financiers consolidés, rendus publics par la Holding présente dans 12 pays d'Afrique de l’Ouest et centrale.

Dans le même temps, son produit net bancaire affiche une hausse de 17,38% par rapport à l’exercice 2017. A noter que sur ce résultat net, le groupe projette d’allouer un peu plus de 4,2 milliards (4 234 316 891 francs CFA) à la distribution des dividendes, 1,7 milliard (1 766 358 579) FCFA au compte « Report à nouveau », et 666 741 719 francs CFA en dotation de la réserve obligatoire.

Un projet d'affectation de résultats qui sera soumis à la décision des actionnaires, lors de la prochaine assemblée générale ordinaire du groupe, convoquée à Abidjan le 23 mai prochain.

Pour rappel, Oragroup a été officiellement admise à la côte de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) le 16 avril dernier. Avec un titre logé au premier compartiment de la BRVM, portant sur 20% de son capital (flottant).

Cette entrée a fait suite à son OPV qui, bien que prorogée d’une semaine en raison d’une mévente, permettait de mobiliser 56 milliards FCFA, le groupe réalisant ainsi la plus importante opération enregistrée à la Bourse régionale.

Ayi Renaud Dossavi

Comme annoncé, le ministère de l’agriculture a lancé l’opération de recensement  des acteurs des chaînes de valeur agricoles.

Démarrée fin avril 2019, cette campagne que mènent sur le terrain 700 agents recenseurs, a vocation à identifier tous les acteurs des chaînes de valeur agricoles : des producteurs aux transformateurs et aux prestataires de services agricoles, sans oublier les commerçants de produits agricoles et agroalimentaires.

Elle débouchera, selon son initiateur, sur la constitution d’une base de données de ces acteurs à l’effet de permettre de « mieux structurer les chaînes de valeur agricoles et d’asseoir un système d’appui-accompagnement global et de développement des clusters ».

Pour s’immatriculer, les acteurs devront réunir 3 conditions cumulatives: être un acteur agricole d’âge compris entre 18 et 60 ans ; exercer au moins l’une des activités des chaînes de valeur agricoles, notamment la production, la transformation, la commercialisation ou les prestations de services agricoles ; bénéficier d’un encadrement technique et être réceptif aux innovations.

Séna Akoda

L’accès des PME/PMI aux crédits agricoles était au centre des échanges mardi 7 mai dernier entre le gouvernement togolais et la Banque africaine de développement (BAD). Le constat de base est que les entreprises opérant dans le secteur agricole, ont un accès au financement bancaire dans une proportion marginale : 0,3%.

Si la mise en place du Mécanisme incitatif de financement agricole (MIFA) basé sur le partage du risque agricole (non pluviométrie et aléas divers), s’avère être une approche de solution, une diversification des mesures devra se révéler une stratégie plus efficiente.

A cet effet, les discussions entre le gouvernement togolais et les responsables de la banque panafricaine devraient « permettre de trouver des facilités d’accès au financement et la mobilisation des lignes de crédits » au profit de ces opérateurs économiques, précise la cellule de communication du ministère de l’Agriculture, de la Production animale et halieutique (MAPAH).

L’objectif, ajoute-t-elle, « est de créer un écosystème favorable à l’épanouissement de ces entreprises, notamment à leur financement, afin de permettre la création d’une masse critique de PME et PMI performantes susceptibles d’augmenter la contribution de cette catégorie d’entreprises à la création d’emplois ».

Séna Akoda

jeudi, 09 mai 2019 07:33

Le Togo a une nouvelle constitution

C’est fait. Le Togo s'est doté d'une nouvelle constitution. Le projet de loi portant révision constitutionnelle a été voté hier à l’unanimité par les députés de la 6e législature.

La nouvelle loi fondamentale introduit la limitation du mandat du président de la République à cinq ans renouvelable une fois et le scrutin uninominal majoritaire à deux (2) tours pour lélection présidentielle.

D’autre part, les mandats des députés et des membres de la Cour Constitutionnelle ont été limités. Les Représentants du peuple sont désormais élus pour un mandat de six (06) ans renouvelable deux fois. Les membres de la Cour Constitutionnelle, au nombre de  neuf, quant à eux, sont désignés par le président de la République, l’Assemblée nationale, le sénat, les avocats et les universitaires, pour également un mandat de six (6) ans renouvelable une fois. 

Fait important de cette nouvelle mouture. Une disposition indique clairement que « Les mandats déjà réalisés et ceux qui sont en cours à la date d’entrée en vigueur de la présente loi constitutionnelle ne sont pas pris en compte dans le décompte du nombre de mandat pour l’application des dispositions des articles 52 et 59 relatives à la limitation du nombre des mandats ». 

L’Office togolais des recettes (OTR) a lancé, hier mardi 7 mai 2019, une campagne de sensibilisation, en matière de lutte contre la corruption, notamment au sein de ses rangs.

D’une durée d’un mois, cette tournée se fait en partenariat avec la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA). 

Cette dernière ayant, par exemple, fourni un répertoire d’associations et organismes à toucher, dans le cadre de cette campagne.

Notons que trois types d’acteurs sont principalement visés, ainsi que l’explique Mouhamed Nour-Dine Assindoh, directeur de la cellule anti-corruption de l’OTR : « Nous avons trois cibles, nos agents, les associations et ONG qui ont pour mission de lutter contre la corruption, et les journalistes ».

En termes de résultats escomptés, par rapport à la situation actuelle, « nous visons, d'ici six mois une amélioration substantielle », explique par ailleurs ce cadre de l’autorité en charge du recouvrement au Togo.

Ayi Renaud Dossavi

Cina Lawson (photo), ministre des Postes, de l’Economie numérique et des Innovations technologiques au Togo, sera récipiendaire le 18 mai prochain, du «Alumni Public Service Award », de la Harvard Kennedy School (HKS). La ministre fait ainsi partie des 5 anciens étudiants de la HKS qui seront honorés à cette occasion.

Cette distinction, créée en 1997, est décernée aux anciens étudiants «qui ont grandement amélioré la condition humaine à l'échelle locale, provinciale, nationale ou internationale.», selon la HKS. 

A ce titre, Cina Lawson sera primée pour sa contribution au développement des TIC et du numérique au Togo, et leur utilisation au profit du social, informe l’Université. On citera notamment, la mise sur pied du projet « Campus Wi-fi », apportant une couverture Internet gratuite d’accès dans les universités publiques du pays, avec une connexion Internet haut-débit.

Pour rappel, au début de cette année, Cina Lawson avait remporté le premier prix des Napoléons Awards, catégorie femme.

Ayi Renaud Dossavi

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