Au Togo, la formalisation des activités des Zémidjans (conducteurs de taxi-moto) se poursuit. Selon les informations, 106 nouveaux candidats ont pris part à l’épreuve écrite du permis de conduire moto, le lundi 04 mars 2019 à Lomé. Ils font partie de la deuxième vague de la phase pilote du projet ZOKEKE.
L’idée, avec cet examen, est de leur permettre de connaître ainsi que de respecter le code de la route, et d’avoir le permis de conduire, le précieux sésame avant de mener leur activité sur la route.
Cette étape s’inscrit dans le cadre du programme d’accompagnement des conducteurs de taxi-moto visant à faciliter leur passage de l’informel au secteur formel. Avec comme objectif à terme, leur participation à la vie économique.
En tout état de cause, la participation à l’examen de conduite de moto est une étape importante de tout un processus dont la finalité est de « faire du conducteur de taxi moto un entrepreneur ».
En 2018, 182 acteurs de ce domaine ont été accompagnés dans la formalisation de leurs activités, selon la revue annuelle 2018 des activités du Secrétariat d’Etat en charge de la Finance Inclusive et du Secteur Informel au Togo.
Séna Akoda
L’institut français du Togo accueille vendredi prochain, le 08 mars 2019, la Conférence Media, Business & Musique en Afrique, centrée sur les enjeux et défis de l’industrie musicale continentale. Parmi ses orateurs, Olivier Laouchez, PDG du groupe français Trace, premier média en Afrique francophone depuis seize ans.
La conférence, dont l’entrée est libre et gratuite, sera l’occasion pour ce patron dont les chaines sont distribuées dans plus de 160 pays, de partager son expérience et sa vision du secteur, de revenir sur les problématiques intrinsèques à l'évolution de la musique africaine. Notamment face à un marché qui devient de plus en plus important.
En sa compagnie, il y aura d’autres professionnels de la musique et des médias au Togo, notamment Toutou Akim Tamandja, manager général de Fangamusic, producteur de musique, et ancien directeur de la Zéphyr FM.
Ayi Renaud Dossavi
Six mois après son lancement à Lomé et sa disponibilité à Kara, la technologie 4G est en train de se déployer à l’intérieur du pays. Selon des sources proches de Togocel, elle est désormais disponible à Tsévié, ville située à environ 36 km au Nord de la capitale togolaise.
Bonne nouvelle pour les abonnés de l’opérateur public du secteur de la téléphonie mobile au Togo. Avec la 4G, ceux-ci devraient bénéficier de services plus performants, notamment de l’accès à une connexion plus fluide, avec des débits annoncés entre 100 et 150 Mégabits/seconde.
Progressivement, après Tsévié, les villes comme Atakpamé, Sokodé et Dapaong devront être desservies, selon les prévisions annoncées par Atcha Dedji Affoh, directeur général de TogoCom.
Si l’extension de la couverture semble ne pas se faire exactement selon le calendrier prévisionnel qui prévoyait à fin décembre 2018, la couverture des autres villes du pays, le défi principal de TogoCel, qui revendique le statut de leader du marché, demeure toutefois de relever à l’échéance 2022, le défi d’une couverture de 40%.
Notons que Moov-Togo, opérateur privé avec lequel TogoCel partage le marché togolais du secteur, offre également des services 4G.
Séna Akoda
Tous les chefs de mission diplomatique du Togo dans le monde sont en réunion générale ce mardi 5 mars 2019 à Lomé. Au lendemain du lancement officiel du Plan national de développement, l'heure est au grand rassemblement dans la diplomatie togolaise; objectif affiché, promouvoir le PND.
La rencontre, à l’initiative du ministère des affaires étrangères, est centrée sur la diplomatie économique. Le but est de donner des orientations claires aux représentants du Togo à l’étranger, notamment sur leur rôle de promotion de ce programme quinquennal.
Ainsi, « les ambassadeurs auront pour mission de relayer les grands axes de ce plan, d’en expliquer la philosophie et d’identifier des investisseurs potentiels. », apprend-on de source officielle.
Il s’agira également pour les diplomates de coordonner l’ensemble des actions du Togo à l’extérieur dans le cadre de cet objectif commun.
Rappelons que, de 2018 à 2022, le PND ambitionne la création de 500 000 emplois, et de faire passer le taux croissance du pays à 7,6%. Le Plan, d’un coût global de 4622 milliards FCFA, s’appuie fortement sur les privés, qui doivent en effet le financer à près des deux tiers (65%).
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA), l’une des taxes les plus importantes du dispositif fiscal, devrait rapporter à l’Etat 269 milliards FCFA, soit 40% des recettes fiscales attendues en 2019.
Il s’agirait d’une baisse de 6% rapportée aux objectifs de l’année dernière. En 2018, dans son collectif budgétaire de juin, le gouvernement tablait sur 286 milliards FCFA (128 milliards pour la TVA intérieure et 158 pour la TVA au cordon douanier), les réalisations effectives de 2018 n’étant pas encore vulgarisées.
D’après les données consultées par Togo First, la baisse des prévisions de cette année a touché aussi bien la TVA intérieure que celle collectée au cordon douanier. Ainsi, la TVA intérieure devrait chuter d’environ 10 points à 114 milliards FCFA. Sur le cordon douanier, l’Office togolais des recettes (OTR) prévoit de mobiliser 155 milliards FCFA, en diminution marginale de moins de 2% par rapport à ses objectifs de 2018.
Au Togo, depuis le 1er janvier, la TVA est désormais facturée au taux unique de 18%, contrairement aux années précédentes où ce taux a été diminué pour certains produits.
Pour rappel, en 2019, les recettes budgétaires sont prévues à 881 milliards FCFA dont 669 milliards FCFA reposent sur les recettes fiscales.
La compagnie allemande Hansen Korbwaren, spécialisée dans la vannerie depuis 85 ans, entend professionnaliser et améliorer les performances du Togo dans cette filière. Notamment par la formation des acteurs locaux du secteur, et l’introduction de nouveaux plants adaptés. La démarche s’inscrit dans le cadre d’un partenariat établi avec la Chambre du commerce et d'industrie du Togo (CCIT).
Dans le cadre de son partenariat avec le Togo, « nous allons former des Togolais et les faire bénéficier des formations que nous faisons dans la vannerie pour pouvoir travailler professionnellement » précise Johannes Hansen, d’une délégation en mission d’expertise à Lomé.
Dans la foulée, 5 variétés de plants favorables à la vannerie ont été mis en terre.
Notons que, dans un premier temps, 6 Togolais devraient bénéficier d’une formation de formateurs, en terre germanique, afin de participer au renforcement de capacité des acteurs de la filière vannerie au Togo.
Selon Germain Meba, patron de CCIT, il s’agira à terme pour le Togo, d’avoir la matière première ainsi que l’expertise nécessaire dans le domaine, afin d’avoir une production plus compétitive au niveau international.
Ayi Renaud Dossavi
4 nouvelles centrales solaires "d’envergure" devraient booster l’accès des populations rurales à l’énergie d’ici à 2025 au Togo.
D’une capacité de 30 MW chacun, ces dispositifs énergétiques sont prévus par le Programme solaire, dans le cadre de la promotion de l’électrification rurale.
En outre, leur installation devrait s’inscrire en droite ligne des efforts des pouvoirs publics togolais d’atteindre en 2030 un objectif de 50% de part du renouvelable dans le mix énergétique.
Dans le cadre de ce programme dénommé "programme solaire", le Togo a bénéficié d’un financement du Fonds d’Abu Dhabi à hauteur de de 15 millions $. Ces ressources sont destinées au financement partiel de la 1ère centrale solaire de grande envergure (30 MW) au Togo.
En ligne avec les prévisions annoncées, le Togo devrait donc disposer de 4 centrales solaires d'une capacité totale de 120 MW à l’échéance susvisée.
Toujours dans le cadre de sa transition énergétique, le pays prévoit à l’horizon 2030, la mise en place de mini-réseaux (mini-grid) de distribution d'électricité hors réseau impliquant une production d'électricité à petite échelle.
Séna Akoda
La mesure présidentielle annoncée en 2018 a permis aux jeunes et aux femmes entrepreneurs d’enlever des marchés publics évalués à 10 milliards FCFA, informe Victoire Tomégah-Dogbé (photo à gauche), présidente de la Task Force mise en place à cet effet.
Si ce montant représente une plus-value aux jeunes et femmes entrepreneurs qui ont bénéficié d’un régime dérogatoire et de procédures allégées, au titre de la mesure présidentielle leur accordant 20% de marchés publics, il convient de préciser qu’il est encore modeste, rapporté aux objectifs de départ.
En effet, en 2018, les marchés publics susceptibles d’être remportés par les entrepreneurs concernés, étaient projetés à une enveloppe globale de 40 milliards FCFA.
De ce résultat qui correspond au ¼ des prévisions, les femmes entrepreneurs ont engrangé environ 30%, soit des marchés publics évalués à 3,33 milliards FCFA.
Selon Victoire Tomégah-Dogbé, les femmes entrepreneurs devraient consentir plus d’efforts pour capter cette année et au-delà, au moins 50% des ressources générées par les marchés publics, dans le cadre de la mise en œuvre de la mesure des 20%.
Séna Akoda
En vue de mobiliser les ressources financières nécessaires à la mise en œuvre de son Plan national de développement (PND 2018 -2022), lancé officiellement ce lundi, le Togo vient de signer un accord de partenariat avec le groupe Ecobank, important acteur du secteur bancaire dans la sous-région.
Les documents ont été paraphés par Sani Yaya, le ministre togolais de l’économie et des finances et Ade Ayeyemi, le patron du groupe panafricain basé à Lomé. En présence d’un parterre de la sphère économique, financière et diplomatique africaine, notamment le DG du Fida, Gilbert Houngbo, les économistes Samuel Mathey et Patrick Sevaistre, ou encore l’ancien premier ministre béninois Lionel Zinsou.
Pour l’instant, rien n’a filtré en ce qui concerne le contenu de l’accord.
Pour rappel, le patron de la Banque présente dans 36 pays africains était aux côtés des dirigeants togolais, en septembre, lors de la première offensive commerciale du Togo à Hangzhou, le premier Business forum Togo-Chine. L’objectif était de vendre le PND aux investisseurs de l’Empire du Milieu.
Ayi Renaud Dossavi
Lomé a abrité ce lundi 4 mars 2019 la 4ème réunion de pilotage du Programme d'appui au stockage de sécurité alimentaire en Afrique de l'Ouest. Après trois ans d’activités, le Programme, qui vise à protéger les pays ouest-africains en cas de crise alimentaire majeure, affiche des résultats encourageants selon les coordonnateurs.
Concrètement, il s'est agi de mettre en place des stocks de proximité, et de constituer réserves sous-régionales, dans une logique de solidarité inter-Etats. A terme, les pays membres doivent alimenter la réserve sous-régionale à hauteur d’au moins 5% de leurs stocks nationaux.
Si cet objectif n’est pas encore atteint, la période de mise en œuvre « permet de se rendre compte que des résultats importants ont été acquis. », selon Sékou Sangaré (photo), commissaire chargé de l’agriculture, de l’environnement et des ressources en eaux de la Cedeao.
Ainsi, dans la période, « plus de 31000 tonnes de céréales ont été achetées, auprès des producteurs de la région ». Des stocks décentralisés ont également été mis sur pied dans différents pays de la sous-région.
Notons que ce projet de la Cedeao est financé à hauteur de 56 millions € par l’Union européenne. L’initiative sous-régionale devrait être continuée et étendue, au vu de ses bons résultats.
Ayi Renaud Dossavi