Togo First

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A fin mars 2019,  le niveau d’endettement du Togo s’est stabilisé à 67,3% du Produit intérieur brut (PIB), selon Sani Yaya (photo), ministre togolais de l'Economie et des Finances.

La Banque mondiale, partenaire du pays, a contribué à mettre en œuvre le programme des réformes qui a permis d’atteindre ce cap. A l’ouverture hier mardi 7 mai d’un atelier consacré à la Revue nationale de la Performance des Réformes et Validation de la Matrice Unifiée actualisée des Réformes pour la période 2019-2021, la représentante-résidente révélait que l’institution financière a soutenu le programme via deux opérations d’appui budgétaire à hauteur de 92 millions $.

Plus spécifiquement, cet appui budgétaire s’est inscrit dans le cadre des réformes visant à mettre en place un cadre macroéconomique plus stable et à créer un environnement propice au développement du secteur privé, avec en toile de fond l’amélioration du climat des affaires.

En sus de ce soutien, il est à rappeler que l’institution de Bretton Woods avait déjà indiqué être disposée à aligner son Cadre de Partenariat avec le Togo (2019-2021), au Plan national de développement (PND) qui couvre la période 2018-2022. 

Le programme des réformes, rappelons-le, est au cœur de l’accord triennal du Togo appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC) du FMI et  des relations Togo-UE.

Séna Akoda

Le Togo qui vise l’autosuffisance alimentaire va recevoir l’appui de la Chine. L’ambassadeur chinois au Togo, Chao Weidong en a fait la promesse à Noël Bataka, ministre de l’Agriculture, de la Production animale et halieutique au cours de leurs échanges, hier mardi 7 mai.

Lors de cette entrevue, le ministre togolais et le diplomate chinois se sont félicités de la réalisation d’« importantes infrastructures dans le secteur agricole au Togo», rendue possible par la coopération entre les deux pays, indique la Cellule de Communication du ministère en charge de l’Agriculture.

Ainsi, le centre pilote des techniques agricoles, construit à Zanguera, à 35 km au Nord-Ouest de Lomé, qui vise à former les vulgarisateurs et les exploitants agricoles aux techniques modernes de production. Et le parc agro-industriel à Akodésséwa dans la préfecture de Vo, qui devrait permettre d’accompagner la stratégie de transformation agricole au Togo.

Toutes ces réalisations devraient propulser le secteur agricole togolais qui ambitionne, a fortiori, d’exporter ses productions vers les pays du Sahel, dans le cadre de la lutte contre l’insécurité alimentaire et la faim.

Séna Akoda

L’installation de l’Agropole de Kara, phase pilote du projet de transformation agroalimentaire du Togo, est en cours.

Dans un entretien exclusif accordé à la rédaction de Togo First, Essowè Batana, président du conseil d’administration et directeur général par intérim de l’Agence de promotion et de développement des agropoles au Togo (APRODAT), révèle que dans le cadre de ce projet, le Togo a mobilisé 38 milliards FCFA auprès de ses principaux partenaires. Notamment la Banque africaine de développement (BAD), la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) et la fondation Saemaul de la Corée du Sud.

Cette enveloppe représentant un peu plus de la moitié des 65 milliards FCFA, coût total estimatif du projet, sert, indique-t-on, à mener un certain nombre d’activités. Entre autres, la préparation du Plan de travail et de budget annuel (PTBA) et du Plan de passation des marchés (PPM) et leur validation par la BAD.

Au-delà, précise le n°1 de l'APRODAT, si sur les ressources disponibles « les chaines de valeurs sont en voie de structuration », parallèlement à cette activité « se mènent des travaux sur le cadre juridique et réglementaire d’un côté, et la passation des marchés pour les infrastructures à mettre en place, de l’autre ».

Notons que selon les prévisions actualisées, la phase de croisière de l’Agropole de Kara devrait être atteinte courant 2022 et la fin des travaux d’installation projetée à fin 2022, début 2023.

Séna Akoda

Lancé en 2016, le projet d'appui à l'employabilité et à l'insertion des jeunes dans les secteurs porteurs (PAEIJ-SP) a facilité la création de 35 000 emplois dans l’agriculture, apprend-on. Dans le détail,  14 290 directs et 20 940 temporaires ont été générés en moins de 3 ans alors que les objectifs initiaux fixaient 20 000 emplois pour les jeunes.

Deux entreprises opérant dans la production, la  transformation et la distribution du soja et de la noix de palme illustrent le succès de ce projet qui cible les chaînes de valeur « farines enrichies de maïs, soja, soja bio et manioc ».

Agrokom et Jonction de croissance agricole du Togo (JCAT), grâce à un accompagnement assorti d’une enveloppe  de 3,4 millions $ du PAEIJ-SP, ont nettement amélioré leur capacité de production annuelle.

Le premier, Agrokom, qui n’était encore qu’à 180 tonnes de soja avant 2016,  transforme désormais jusqu’à 6 000 tonnes de soja par an, générant 3 242 emplois directs et 8 505 emplois temporaires sur sa chaîne de valeur (approvisionnement, transformation et distribution).

Pour sa part, JCAT exporte 10 920 tonnes de soja biologique vers les Etats-Unis, l’Allemagne ou encore la Chine, avec à la clé, 3 203 emplois directs et 6 931 temporaires, loin de la dizaine d’emplois et de ses 1 000 tonnes de 2016.

 « L’idée du projet était d’identifier d’abord des petites et moyennes entreprises agro-industrielles ou des filières qui ont un fort potentiel de croissance confirmé par un marché porteur. Ensuite, appuyer la stratégie de croissance de ces PME, en renforçant leurs capacités et en les finançant, et développer des chaînes de valeur autour de ces PME, créant ainsi des opportunités d’emplois pour les jeunes et les femmes », explique Amouzouvi Kokou, responsable du projet pour la Banque africaine de développement (BAD), un des bailleurs.

En vue d’assurer la couverture des besoins de financement du budget de l’Etat, gestion 2019, le Trésor public togolais vient de lancer un appel public à l’épargne des personnes physiques et morales à travers un emprunt obligataire. Les investisseurs ont jusqu’au 17 mai pour y souscrire.

Conforté par un deuxième trimestre faste, le Togo retourne donc sur le marché financier régional avec pour ambition de mobiliser 20 milliards FCFA. Jusque-là, l’appétit des investisseurs régionaux a été remarquable, permettant au pays promis à une croissance de plus de 5% cette année, de voir son carnet de commande atteindre près de 400% de ses objectifs.

La nouvelle obligation émise par Lomé, a un nominal de 10 000 FCFA, et est rémunérée à 6,5% chaque année pendant 5 ans, sa maturité. Le principal ne sera remboursé qu’en fin d’échéance, 2022, souligne Umoa-titres, l’agence qui assure l'organisation matérielle de l'émission, en coordination avec la BCEAO. 

Pour répondre à cet appel à l’épargne, les investisseurs devront se rapprocher, avant la date de clôture de l’opération, le 17 mai, des intermédiaires agréés (Sociétés de Gestion et d’Intermédiation (SGI), Spécialistes en Valeurs du Trésor (SVT), établissements de crédit, etc.), seuls accrédités à accéder au marché primaire des Bons et Obligations du Trésor. 

Surendetté à plus de 80% de son PIB il y a encore 3 ans, le Togo a réussi à assainir ses finances, passant son taux d’endettement sous la barre des 70%. Le déficit budgétaire devrait descendre à 1,6% cette année alors que les dépenses prévues sont en hausse.

Rappelons qu’au Togo, depuis le 1er janvier 2019, les intérêts perçus sur les Bons et Obligations du Trésor sont exonérés d’impôts pour les investisseurs résidents. Les non-résidents qui souscrivent aux titres togolais sont quant à eux, soumis à la fiscalité applicable sur le territoire de leur pays de résidence.

En vue de soutenir la gestion durable de ses forêts, le Togo a mis en place le Plan national d’investissement forestier (PNIF), d’un coût de 101 millions $.

Le Plan court de 2018 à 2022, et se compose de trois axes : la gestion des aires protégées, la gestion des écosystèmes forestiers, et enfin la sensibilisation et mobilisation des ressources.

La question de la mobilisation des fonds justement, pour mettre en oeuvre le PNIF, réunit dans un atelier, qui s’est ouvert hier lundi 6 mai 2019 à Lomé, les partenaires techniques et financiers, acteurs du domaine forestier, représentants des administrations publiques, ainsi que le secteur privé au Togo.

Le but étant d’explorer les opportunités de partenariat, cadres de coopération et mécanismes de financements qui pourront permettre de soutenir le Plan.

Notons que ce plan découle du Programme de convergence des écosystèmes forestiers, des pays membres de la CEDEAO, voté à Abidjan en 2019, et visant à coordonner la gestion des ressources forestières dans la sous-région.

En rappel, selon la dernière étude réalisée pour le pays, le Togo a une couverture forestière de 24,24 %, son objectif est d'atteindre un taux de 30 %.

 Ayi Renaud Dossavi

Une nouvelle directive de l’Union européenne sur l’importation de mangues va être appliquée à partir du 1er septembre prochain. C’est ce qu’annonce le Comité de liaison Europe-Afrique-Caraïbes-Pacifique (COLEACP), dans une publication en date de ce 29 avril 2019.

Pour les exportateurs d’Afrique de l’Ouest, notamment le Togo, « la mangue doit avoir été soumise à un traitement efficace pour s’assurer qu’elle est exempte de Tephritidae (mouches de fruits, ndlr), et les données relatives au traitement doivent figurer dans le certificat phytosanitaire ».

En effet, la nouvelle réglementation vient en réponse au nombre élevé d’interceptions d’importations de mangues, à cause de la présence de Tephritidae.

De plus, souligne la COLEACP, « la méthode de traitement doit être communiquée au préalable par écrit à la Commission européenne par les Organisations nationales de la protection des végétaux ».

A cet effet, les ONPV de chaque pays doivent envoyer un dossier à la Commission européenne, décrivant en détail le traitement qui sera appliqué, ceci avant le début de la prochaine saison de mangues.

Pour rappel, en Afrique de l’Ouest, les mangues sont exportées notamment par la Côte d’Ivoire, Sénégal, Nigeria, Mali, Burkina Faso, Guinée, et Togo. Particulièrement, la variété Kent est la plus recherchée par les marchés de l’UE.

A ce titre, selon la CEDEAO, le Togo enregistrait une production de 6 200 tonnes de mangues en 2010, pour une valeur de 687 000 €.

Un petit producteur, en somme, face à d’autres voisins de la sous-région, comme le géant Nigérian, plus grand producteur, ou encore le Sénégal, qui a enregistré une exportation de 18 395 tonnes de mangues en 2018.

Des pays qui risquent d’être les plus affectés par cette nouvelle restriction européenne.

Consulter ici l’annonce de la COLEACP

Ayi Renaud Dossavi

Le Fonds National de la Finance Inclusive (FNFI) invite les jeunes et les femmes entrepreneurs à soumettre leurs dossiers, dans le cadre d’une demande de cotation ayant pour objet la confection de T-shirts et d’une autre relative à l’achat de consommables informatiques.

Dans le 1er ou second cas, l’appel concerne les jeunes et femmes entrepreneurs sur tout le territoire national, et qui se sont enregistrés sur le site de la Direction nationale de contrôle des marchés publics (DNCMP) comme des prestataires dans les domaines concernés.

Ainsi, si 42 personnes sont concernées par la demande de cotation pour la confection des T-Shirts, s’agissant de l’achat des consommables informatiques, ce sont 43 personnes qui figurent sur la liste restreinte publiée.

La démarche consistant à faire appel aux jeunes et aux femmes entrepreneurs pour l’exécution des marchés publics est une application concrète de la mesure présidentielle réservant, en 2018, un quota de 20% des marchés publics aux jeunes et aux femmes entrepreneurs.

Lors de son adresse sur l’état de la nation devant la représentation nationale, Faure Gnassingbé, chef de l’Etat togolais, a annoncé le relèvement de ce quota à 25%.

Séna Akoda

Une délégation togolaise dont Kueku-Banka Johnson, directeur général du Centre Togolais des Expositions et Foires (CETEF) est membre, participe à Beijing en Chine à l’exposition internationale d’Horticulture ouverte en fin de semaine dernière.

Placée sous le thème « Vivre Vert, Vivre Mieux », elle offre, selon les organisateurs, un large éventail d’expositions éducatives et interactives, et inclut des milliers d’activités et événements publics, colloques et spectacles culturels.

Ce thème prend sa source dans le concept de la civilisation écologique, selon les informations. L’Expo horticole, en tant qu’événement mondial, vise à traduire, à travers la mise en œuvre du thème retenu, les échanges et les communications, les aspirations communes des différents pays au monde à « vivre vert ».

Pendant les six prochains mois, avec ses centaines de jardins et milliers d’activités, cet événement devrait inspirer et éduquer ses millions de visiteurs quant à l’importance cruciale de l’horticulture pour améliorer la qualité de vie et préserver le cadre de vie des générations futures.

Séna Akoda

L’Office togolais des recettes (OTR) va commanditer l’audit des comptes exercice 2019 et l'audit de clôture exercice 2020 du Projet d’appui à la gouvernance fiscale (PAGFI). L’institution en charge de la mobilisation des recettes fiscales et douanières vient de lancer un avis à manifestation d’intérêt à l’endroit des consultants capables de réaliser cette mission. 

Selon les informations, le consultant à retenir, devrait exprimer une opinion professionnelle indépendante sur la situation financière du projet au 31 décembre 2019 et au 31 décembre 2020 prochains. Il devrait également s’assurer que les ressources mises à la disposition du projet, sont utilisées aux fins pour lesquelles elles ont été octroyées.

Il produira son rapport d’audit comprenant les états financiers, la lettre à la direction incluant les commentaires de l’équipe de gestion du projet qui doivent parvenir à la Banque africaine de développement (BAD) dans un délai de 6 mois.

Notons que la mise en œuvre de ce projet devrait, de sources proches de l’OTR, répondre aux besoins de l’institution  d’éradiquer la fraude et l’évasion fiscale, entre autres.

Séna Akoda

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