Togo First

Togo First

Alors que le Togo se prépare à adhérer à la Convention de Londres sur le trafic maritime, décision prise lors du dernier conseil des ministres mercredi 15 mai 2019, le pays couple cette démarche avec l’autorisation de ratifier le Protocole de 1988 relatif à la convention internationale de 1966 sur les lignes de charge.

Cette ratification introduit un nouveau système de visite et de certification harmonisée, en vue d’améliorer la réputation du pavillon togolais, surtout vis-à-vis des instances maritimes internationales.

Il s’agit également d’améliorer l’attractivité du pays, qui dans son Plan national du développement (Axe 1), veut devenir un hub logistique d’excellence, et un centre d’affaire de premier ordre dans la sous-région.

Dans la même logique, la convention de Londres permet notamment de faciliter et simplifier les formalités liées aux procédures à l’arrivée, durant le séjour et le départ des navires, pour les voyages internationaux.

En rappel, les lignes de charge sont un ensemble de symboles, sur les flancs des navires, qui indiquent la hauteur maximale de la ligne de flottaison (en fonction de la nature et de la quantité de la cargaison du navire, des propriétés de l'eau, et de la zone saisonnière dans laquelle il navigue). 

Ainsi, ce protocole participe à la sécurité des navires, en assurant notamment qu’ils ne soient pas trop chargés.

Ayi Renaud Dossavi

vendredi, 17 mai 2019 08:51

Asky lance son application mobile

Dénommée « Asky », l’application mobile est disponible gratuitement sur les plates-formes mobiles Android et iOS, pour les tablettes et téléphones intelligents, annonce la compagnie aérienne basée à Lomé, à travers un récent communiqué.

« Asky » est téléchargeable sur son site Internet (www.flyasky.com), ou directement sur l’App Store iOS, et Google Play Store.

Pour la Compagnie, qui dessert 22 villes dans 20 pays en Afrique de l’Ouest et du Centre, ce nouveau service vise notamment à faire gagner du temps à ses utilisateurs, et à répondre « aux demandes croissantes de ses clients ».

Les passagers peuvent ainsi, via l’application, acheter directement leurs billets, ou faire simplement une réservation, avec toutes les informations tarifaires à disposition. Ils peuvent également noter et donner leur avis sur les prestations fournies par la compagnie.

Par ailleurs, poursuit le communiqué, cette application permet de consulter toutes les formules proposées par la compagnie aérienne, que ce soit pour les réservations et l’achat de billets, l’état de vols, les services et avis aux clients, ou encore l’adhésion à son programme de fidélisation, dénommé « ASKY Club ».

Ayi Renaud Dossavi

L’Agence française de développement (AFD), vient d’accorder au Togo un don de 14 millions € (environ 9,2 milliards de francs CFA), une somme destinée à la commune de Lomé, pour améliorer sa gouvernance et sa gestion des déchets. Cette dotation entre dans le cadre du Projet environnement urbain de Lomé 3ème phase (PEUL III).

La convention de financement a été signée le mercredi 16 mai 2019, entre Sani Yaya, ministre de l’Economie et des Finances, et l’ambassadeur de France au Togo, Marc Vizy, avec la présence de François Jacquier-Pélissier, président de l’AFD Togo.

A cet effet, ce financement servira prioritairement à améliorer la sécurité environnementale et sociale de la décharge d’Agoé Nyivé (désservant la ville de Lomé). Décharge qui se trouve actuellement en pleine zone urbaine.

« 67% de la subvention sera consacrée à la composante technique portant sur la sécurisation environnementale et sociale de la décharge.», souligne le ministre, quant à l’allocation de cette facilité, pour le reste : « 23% à la composante afférente à l’appui à la gouvernance de la Commune de Lomé, et 10% dédiés au volet « Sports et Développement », ainsi qu’à la gestion du projet ». La « composante technique », concerne l’amélioration de la salubrité de la ville, proprement dite.

Par ailleurs, ajoute le patron des Finances, cet appui devrait également permettre d’accompagner la capitale togolaise, non seulement dans l’optimisation de la filière déchets, mais aussi dans la poursuite de l’amélioration de ses recettes, pour le financement des services publics. 

Ayi Renaud Dossavi

Les jeunes et femmes entrepreneurs se sont adjugé 10% du montant total des marchés publics passés sur ressources internes en 2018, 1ère année d’expérimentation de la mesure allouant 20% des marchés publics à cette catégorie d’entrepreneurs. Soit au 31 décembre 2018, un volume total effectif de 12,638 milliards FCFA. L’information a été révélée en Conseil des ministres tenu hier, mercredi 15 mai 2019.

Ce volume représente « un taux de performance de 51,29 % par rapport aux 20 % réservés », selon le Conseil. Une donnée statistique dont semble se féliciter le gouvernement.

Aussi, « au regard de ces résultats et de la tendance observée en ce début d’année 2019, il apparaît indéniable que le mécanisme est dorénavant bien huilé et peut inciter à favoriser une plus grande efficacité dans la mise en œuvre de la mesure », indique le communiqué du conseil des ministres. Le relèvement à 25 % de la part des marchés publics réservés aux jeunes et aux femmes entrepreneurs semble participer de cette logique.

En rappel, « suite à l’annonce de cette mesure, des dispositions opérationnelles ont été prises en vue de la rendre effective immédiatement. Elles sont conduites par une Task force, créée à cet effet et placée sous l’autorité du cabinet du Président de la République », souligne le gouvernement.

Séna Akoda

Alors que la menace djihadiste est monté d’un cran, et que la France a passé en rouge une partie du Nord du Togo et du Bénin, frontière avec le Burkina Faso où opère une dizaine de groupes djihadistes, Lomé vient de mettre sur pied une unité interministérielle pour contrer le fléau. 

« Le Comité interministériel de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent (CIPLEV) a pour mission principale, d’œuvrer à éradiquer ou à réduire sensiblement la propagation de l’extrémisme violent en donnant aux communautés de base des outils et le soutien dont elles ont besoin pour lutter contre ce fléau.», précise le relevé du Conseil des ministres qui s’est tenu mercredi.

Aussi, permettra-t-il « de renforcer la coopération et la collaboration entre l’administration, les forces de défense et de sécurité pour une prévention et une lutte efficace».

L’unité mise en place est composée de représentants des départements ministériels impliqués, des leaders d’opinion et de la société civile. 

Comme l’a annoncé Faure Gnassingbé dans son discours sur l’état de la nation le 26 avril dernier, un projet de loi relatif à la sécurité intérieure a été également adopté hier.

« Le présent projet de loi relatif à la sécurité intérieure est une loi ordinaire sur la sécurité nationale ayant pour objet, de donner au pouvoir exécutif les instruments nécessaires pour faire face à des menaces sécuritaires nouvelles et durables, tout en assurant un équilibre proportionné entre la préservation des libertés publiques et la sauvegarde de la sécurité publique et de l’ordre constitutionnel.», souligne le gouvernement. 

Au Togo, pays resté épargné des groupes terroristes jusque-là, un renforcement du dispositif sécuritaire suite à une alerte donnée par les autorités burkinabé, avait permis, en avril de mettre la maison la main sur une vingtaine de présumés terroristes, des hommes armés en provenance du Burkina Faso.

Le gouvernement togolais, réuni mercredi 15 mai en Conseil des Ministres, a autorisé l’adhésion du pays à la Convention signée le 9 avril 1965 à Londres et visant à faciliter le trafic maritime international.

L’objectif principal de ce texte, indique le communiqué du conseil des ministres, est de rendre plus accessibles les transports maritimes par la simplification des formalités, les documents requis et les procédures liées à l’arrivée, au séjour et au départ des navires effectuant des voyages internationaux.

L’adhésion du Togo à cette convention devrait permettre de simplifier les formalités administratives dans le domaine des transports maritimes et de renforcer son attractivité.

Elle a en outre vocation à favoriser au profit du pays, la mobilisation de plus de partenaires dans la mise en œuvre du Plan national de développement (PND 2018-2022).  

Dans l’Axe stratégique n°1 du PND, le pays ambitionne en effet d’être un hub logistique d’excellence et un centre d’affaires de premier ordre dans la sous-région.

Notons que le Togo bénéficie d’une bonne position géographique et son port en eaux profondes offre des potentialités de développement.

Séna Akoda

Le Togo explore la possibilité d’allier le projet de cantine scolaires, initiative soutenue par le groupe de la Banque mondiale, et consistant à fournir des repas quotidiens aux élèves dans les établissements d'enseignement publics, avec la promotion de la consommation locale, via un soutien aux petits producteurs agricoles.

En effet, le ministère en charge de l’agriculture a échangé sur la question, en début de cette semaine, avec une délégation du Programme alimentaire mondiale (PAM), conduite par le directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et Centre, Christophe Niokoi.

Il s’agit, pour le ministère en charge de la Production agricole, de garantir la durabilité du modèle des cantines scolaires, en  les approvisionnant en denrées alimentaires par des producteurs locaux, mieux organisés et structurés. De quoi permettre, notamment, de renforcer la qualité nutritionnelle de l’alimentation des enfants, par un meilleur contrôle de la qualité des aliments.

Par ailleurs informe le ministère, ce partenariat avec le PAM, s’il se concrétisait, devrait être développé autour d'activités qui concourent à l’amélioration des conditions de vie des populations. Il s'inscrirait dans la perspective du Plan national de développement (PND), avec pour base les instruments du Mécanisme incitatif de financement agricole (MIFA). 

En 2018, le projet des cantines scolaires a mobilisé près de 1,3 milliard FCFA, et a permis de nourrir 91 394 élèves du préscolaire et du primaire, avec plus de 07 millions de repas servis, selon l’Agence nationale d’appui au développement à la base (ANADEB)

Ayi Renaud Dossavi

Malgré une nette contraction des importations mondiales de noix de cajou de l’Inde, les pays ouest-africains continuent de garder la tête froide, enregistrant dans leur grand ensemble, des hausses de leurs ventes au sous-continent, au premier trimestre de cette année.

Selon N'Kalo, le spécialiste du marché de l'anacarde, cité par Commodafrica, le Togo a exporté 1035 tonnes de noix de cajou vers l’Inde, entre janvier et mars 2019. Un bond par rapport à la même période un an auparavant.

Dans la sous-région, le Togo arrive 7e fournisseur de l’Inde, derrière le Ghana et la Côte d'Ivoire, les deux principaux fournisseurs, le Bénin, le Nigeria, la Guinée et le Burkina Faso.

Alors que le passage du cyclone Fani sur la côte-est de l’Inde début mai a endommagé de nombreux anacardiers en pleine récolte dans une zone où la production normale atteint les 100 000 tonnes, cette situation pourrait inciter les transformateurs indiens « à lancer de nouvelles commandes de noix brute ouest-africaine », estime N’kalo.

Le gouvernement togolais a, au cours du Conseil des ministres daté du 8 mai 2019, fixé à 10 000 FCFA le montant de la caution des candidatures féminines aux élections locales annoncées pour le 30 juin prochain. Ce montant consacre la réduction de moitié du cautionnement fixé pour les candidatures masculines (20 000 FCFA).

Cet avantage qui s’inscrit dans une approche de discrimination positive est accordé pour inciter les femmes à s'engager en politique d'une manière générale, mais particulièrement dans la gouvernance locale.

L’idée, indique-t-on, en effet, est de « favoriser les candidatures féminines et partant, de faire la promotion de la participation des femmes à la gouvernance locale ».

Dans une approche globalisante, le Togo semble confirmer son option politique visant à susciter un intérêt prononcé des femmes et des jeunes pour la gestion des affaires de la Cité.

Le Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé (photo), a insisté sur ce point lors de son discours sur l’état de la nation, dans un contexte de commémoration du 59e anniversaire d’indépendance du pays.

En rappel, une mesure de ce rang avait déjà été édictée au cours des législatives du 20 décembre 2018.

Un atelier de 4 jours ayant débuté ce mardi 14 mai 2019, réunit les représentants de 8 pays côtiers à Lomé. Il s’agit pour les participants, points focaux nationaux de la lutte contre le réchauffement climatique, de s'approprier des nouvelles politiques et stratégies du Fonds pour l'environnement mondial (FEM), et des conditions à remplir pour bénéficier de nouvelles opportunités de financement.

Cette rencontre s'inscrit dans une logique de veille avec les partenaires intervenant dans le domaine de l'environnement, afin de pouvoir mobiliser les ressources mises à disposition pour le compte de leurs pays.

Notons que cette session de mise à jour se situe dans un contexte d'aggravation des problèmes environnementaux dans la région du golfe de Guinée notamment.

En effet, selon le Groupe de la Banque mondiale, en 2017, la dégradation de l’environnement côtier a coûté 310 millions $ au Togo, en termes d’inondation, d'érosion côtière et de pollution (de l'eau, de l'air notamment). L'érosion côtière représentant à elle seule 213 millions $, soit 4,4% du PIB togolais de cette année.

Au Togo, le FEM a financé plus de 47 projets, à hauteur de 242,51 millions $, sous forme de don.

Ayi Renaud Dossavi

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