Les 11èmes universités du notariat se sont ouvertes à Lomé, hier 12 mars 2019. Pour cette session, les notaires feront une mise à jour vis-à-vis du nouveau code foncier, notamment sur les instruments des collectivités locales, leurs rôles et leurs responsabilités.
Les travaux, d’une durée de trois jours, devrait ainsi permettre à ces praticiens du droit d'assumer plus efficacement leur fonction, dans un cadre réglementaire en pleine mutation.
« Les universités du notariat togolais constituent une véritable aubaine, une opportunité qui vous donne l'occasion de renforcer vos compétences. », souligne Pius Agbetomey (photo), ministre de la justice, à l’adresse des participants.
Pour David Tsolenyanu, président de la chambre des notaires du Togo, au vu des responsabilités du notaire dans la mise l’application des textes, ils doivent toujours se « mettre à jour pour être efficacement utiles dans les prestations apportées aux citoyens togolais ».
Notons également qu’à ce conclave, ces acteurs doivent s’outiller également vis-à-vis des prochaines élections locales, qui ont été annoncées pour cette année 2019.
Ayi Renaud Dossavi
La Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (Haplucia), a organisé ce mardi 12 mars 2019, un atelier de sensibilisation des ministères et organismes publics à caractère commercial, économique, financier et industriel.
La rencontre, visant à la promotion de la bonne gouvernance, s’inscrit dans le cadre d’une campagne lancée par cet organe depuis le 13 septembre 2018, et consistant notamment en des sessions de sensibilisation à l’intention de divers acteurs du paysage socio-économique et administratif togolais.
Plus particulièrement, cette session s’est infléchie sur la problématique de la corruption dans les marchés publics, et vise à mieux orienter les ressources de l’Etat togolais dans le cadre du PND.
« Nous avons besoin de ressources pour financer le Plan national de développement », explique Essohanam Wiyao, président de la Haplucia, il s'agit ainsi de promouvoir « la bonne gestion et la bonne collecte, que nous puissions financer ce plan-là ».
Pour sa part, le ministre de l’économie et des finances, Sani Yaya, par l’intermédiaire de son représentant, a rappelé que le Togo avait « ratifié les principales conventions en matière de lutte contre la corruption», notamment celles des Nations Unies, de l’Union africaine, de la Cédéao, ainsi que les principales recommandations de l’Uemoa en la matière.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le ministère en charge de l’agriculture va bientôt significativement renforcer ses effectifs. En effet, un récent arrêté interministériel annonce un large recrutement pour le compte de ce département. En tout, 1552 postes sont à pourvoir.
Le texte officiel, en date de ce 08 mars 2019, soit 4 jours après le lancement officiel du PND à Lomé, a été conjointement signé par Gilbert Bawara et Noël Koutéra Bataka, respectivement ministre en charge de la fonction publique et du travail, et ministre de l'agriculture et de la pêche.
La demande en ressources humaines couvre une large palette de domaines, allant du scientifique à l’administratif : communicateur, docteur vétérinaire, ingénieur, technicien de laboratoire, biochimiste, comptable gestionnaire etc.
Prévu pour le 03 mai prochain, dans les centres de Lomé et de Kara, le concours est ouvert à tous les Togolais titulaires du diplôme et des qualifications requises suivant les postes. Les candidats doivent également être âgés de 18 à 40 ans. Toutefois, une limite maximale de 44 ans est admise pour les candidats exerçant comme volontaires ou contractuels, postulant pour exercer dans le même emploi.
Notons que les candidatures sont ouvertes du 18 mars au 17 avril 2019, à 17’00 GMT. Les dossiers doivent être déposés, soit au cabinet du ministre de la fonction publique (Lomé), soit à la direction régionale du travail et des lois sociales (Kara).
Ayi Renaud Dossavi
Le Togo et l’Allemagne ont entamé, ce mardi 12 mars 2019, des négociations pour définir leur partenariat bilatéral pour l’année 2019. Ces tractations concernent notamment des enjeux comme le développement économique et agricole, la bonne gouvernance, la décentralisation, la santé et l’énergie. Des questions discutées dans la perspective du PND, qui a été lancé officiellement au Togo il y a une semaine à peine.
Ces travaux, d’une durée de deux jours, font suite à des concertations qui se déroulées en avril dernier, où les deux pays définissaient déjà leurs attentes respectives.
Le Togo, par la voix de Demba Tignokpa, ministre de la planification du développement et de la coopération, a exprimé son désir que « ces négociations inter-gouvernementales ouvrent encore de nouvelles perspectives pour une consolidation de l’appui technique et financier de la république fédérale d’Allemagne, à la mise en preuve du Plan national de développement ».
Pour sa part, si le partenaire germanique s’est appesanti sur la nécessité de poursuivre les réformes engagées dans le pays, la délégation s’est déclarée « prête à continuer son soutien pour le Togo sur la route de l’émergence ».
En rappel, le Togo a bénéficié ce mois-ci, d’un soutien de 4,5 milliards FCFA de la coopération allemande, par le biais de sa banque KfW, pour la formation et l’insertion professionnelle des jeunes.
Ayi Renaud Dossavi
Le représentant-pays du Fonds Monétaire International (FMI), Dr Jules Sampawende Tapsoba, est à l’Université de Kara où il participe à un séminaire axé sur les Principes de Gestion des Finances Publiques (GFP).
Cette rencontre qui devrait se terminer ce 12 mars 2019, vise principalement à faire connaître l’institution de Bretton Woods aux étudiants de cette université publique du Togo. Un focus devrait être fait également sur le programme-pays de cette institution et toutes ses actions au Togo.
Le programme-pays du FMI porte, entre autres, sur la Facilité Elargie de Crédit (FEC), veiller à l’assainissement budgétaire en ramenant la dette publique en dessous de la norme de l’UEMOA (moins de 70% du PIB) et le déficit public global à un niveau inférieur ou égal à 3% du PIB.
La mission du FMI consiste également à restaurer la stabilité financière, y compris la restructuration de la BTCI et de l’UTB.
Au-delà, apprend-on, l’idée en organisant cette rencontre avec les étudiants, est d’initier ces apprenants aux principes de Gestion des Finances Publiques et au langage de la finance internationale.
Séna Akoda
A la dernière réunion interinstitutionnelle CEDEAO-UEMOA tenue le 08 mars dernier, les présidents des commissions des deux institutions ont affiché une certaine prudence vis-à-vis de l’entrée en vigueur de l’accord portant création de la ZLECAF (Zone de Libre-Echange Continentale Africaine).
Selon le relevé de conclusions des chefs de commissions, les deux institutions prennent note de la situation des ratifications de cet accord et des conséquences négatives de son entrée en vigueur sur l’intégration en Afrique de l’ouest, si tous les pays de cette zone ne le signent pas et ne le ratifient pas.
A ce jour, seuls 8 pays ouest africains, dont le Togo, ont signé et ratifié cet accord. Muhammadu Buhari, président nigérian, maintient sa position classique dans ce dossier. Il préfère attendre la fin des consultations avec le secteur privé de son pays, avant une éventuelle prise de décision de signer l’accord.
Contraste saisissant, au Togo, une campagne de sensibilisation est en train d’être menée à l’endroit des parlementaires, journalistes et autres sur les avantages de cet accord pour le pays.
Notons qu’au compteur, 18 pays sur le continent ont déposé leurs instruments de ratification. Il manque 4 ratifications au minimum pour que l’accord puisse entrer en vigueur.
Séna Akoda
La Compagnie minière Keras Resources, cotée à Londres et active au Togo sur la mine de manganèse de Nayega, annonce avoir obtenu l’autorisation gouvernementale pour démarrer l’exportation d’un échantillon de 10 000 tonnes de minerais en vrac.
« J'ai le plaisir d'annoncer que nous avons terminé l'échantillonnage en vrac et reçu toutes les autorisations nécessaires pour entamer l'expédition en vue des essais métallurgiques à l'usine de fusion de ferromanganèse d'un tiers.», a déclaré Russell Lamming, PDG de Keras.
Démarré en août dernier, le programme d’échantillonnage en vrac aurait permis d’acheminer 10 000 tonnes de minerais de manganèse dans un entrepôt près du port de Lomé en attendant leur expédition à la mi-mars par l'utilisateur final, un important producteur d'alliages à base de manganèse, a fait filtrer la compagnie britannique. Le nom de cette dernière n’a cependant pas été dévoilé.
« L'expédition est la dernière partie du processus d'échantillonnage en vrac qui a prouvé la robustesse économique du projet Nayega. », a poursuivi Keras qui précise que « l'échantillon en vrac, y compris l'équipement, les coûts d'exploitation et de logistique ainsi que les frais de gestion, est entièrement financé par l'utilisateur final ».
Une fois l’expédition effectuée, explique-t-on, le producteur d'alliages à base de manganèse, prendra le relais en vue de confirmer la qualité du minerai dans ses fonderies.
En Afrique de l’Ouest et surtout au Togo, Keras dit concentrer dans son portefeuille des projets de manganèse, de cobalt et de nickel.
L’ex-Ferrex, active sur le projet Nayega via sa filiale Société Générale des Mines SARL (SGM) qu’elle détient à 85%, est l’une des rares compagnies minières opérant au Togo qui communiquent sur leurs activités.
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Dans sa stratégie d’expansion en Afrique subsaharienne, Odalys, numéro 2 de l’hébergement touristique en Europe, envisage de poser ses valises au Togo après 2022.
En effet, Lomé et Abidjan sont les deux capitales prévues pour accueillir les activités de la société touristique française, après son implantation à Douala au Cameroun, d’ici 2022.
Cette implantation se fera notamment avec Odalys City, sa marque d’Appart’hôtels de haut standing. La démarche répond à l’ambition de la société, qui compte plus de 400 résidences, hôtels et appart‘hôtels, de diversifier ses activités à l’international.
Notons que, pour l’entreprise française dont le chiffre d’affaire était estimé à plus de 240 millions € en 2017, le cœur de cible d’Odalys City est composé essentiellement d’une clientèle d’affaire, locale et internationale.
Outre le Togo, le Cameroun et la Cote d’Ivoire, plus de dix projets sont également à l’étude dans différents pays d’Afrique sub-saharienne, notamment l’Ethiopie, le Sénégal, et le Tchad.
Ayi Renaud Dossavi
Après avoir bouclé ses émissions au 1er trimestre 2019 par une bonne signature de 22 milliards FCFA qui porte à 91 milliards FCFA le montant mobilisé sur le marché financier régional, le Togo devrait rechercher 115 milliards FCFA au 2è trimestre. C’est ce qu’indique l’agence régionale ouest africaine de planification de la dette dans un communiqué.
Comparé aux objectifs du 1er trimestre, ce montant représente une hausse prévisionnelle de 25 milliards, des intentions d’émission du pays.
Dans le détail, le trésor public togolais devrait tenter de mobiliser les ressources à raison de 40 milliards FCFA par Bons Assimilables du Trésor (BAT) et 75 milliards FCFA par Obligations Assimilables du Trésor (OAT).
Si le montant à mobiliser est connu, le calendrier provisoire des émissions en revanche, n’est pas encore disponible. Notons que globalement, le pays ambitionne d’engranger 390 milliards FCFA sur un volume global régional prévisionnel des émissions qui s’élève à 2778 milliards FCFA.
Séna Akoda
Le Mifa (Mécanisme incitatif de financement agricole) vient de bénéficier d’un financement de 5 milliards FCFA de la Banque togolaise pour le commerce et l'industrie (BTCI). L’accord, fruit de négociations entre les deux entités, indique-t-on, est destiné à appuyer les acteurs des chaînes de valeur agricoles au Togo.
Lancé en juin 2018, le Mifa a pour ambition d'amener les institutions financières à financer le secteur de l'agriculture. Après sa phase pilote, qui a duré 6 mois, l’initiative gouvernementale annonçait avoir touché directement 5062 producteurs, dont 916 femmes, contre un objectif initial de 6000 producteurs. Ceci pour un portefeuille global de 1,082 milliard FCFA.
Ces résultats lui ont permis d’attirer d’autres investisseurs, notamment le Fonds international de développement agricole (Fida). Le Mifa S.A. s’est ainsi vu accorder par le Fida, en février dernier, une facilité de 20 milliards FCFA. Ces fonds visent notamment au développement de quatre filières prioritaires : le maïs, le riz, le maraichage et l’aviculture. Avec pour objectif la création de plus de 40 000 emplois directs à l’horizon 2025.
Ayi Renaud Dossavi