Des échanges ont été engagés mardi 14 mai 2019 entre Christian Adovelande, Président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) et Aliou Dia (photo), représentant-résident du PNUD au Togo au siège de l’institution financière ouest-africaine. Les deux institutions travaillent à tracer des pistes de collaboration à l’effet d’appuyer le développement du Togo.
Selon les informations, les discussions ont porté sur les opportunités de mobilisation des ressources du Fonds Vert Climat pour l’Afrique en général, et pour le Togo en particulier.
A l’issue de cet entretien qualifié de « fructueux », Aliou Dia déclare : « nous serons heureux de travailler avec la prestigieuse institution, la BOAD pour accompagner le développement du Togo ».
Notons qu’en février dernier, cette banque avait décroché 100 millions d’euros destinés à la promotion des énergies renouvelables au Togo et dans cinq autres pays de l’UEMOA. Le financement est dédié à un projet visant à décarboniser le mix-énergétique de l’Afrique de l’Ouest et à améliorer son accès à des énergies propres.
Séna Akoda
L’entrepreneuriat social au Togo fera l’objet d’une conférence, les 6 et 7 juin prochains. Rencontre organisée par l’ambassade des Etats-Unis près le Togo, en partenariat avec le groupe bancaire panafricain Ecobank (dont le siège hébergera l’évènement), la Société Alafia, et les organisations de promotion de l’économie sociale au Togo.
Lors de cette rencontre de deux jours, seront notamment débattues et traitées, des questions liées au cadre juridique définissant les entreprises sociales (l’idée étant de sortir de ces travaux avec un texte, en vue d'aboutir, à terme, à une loi-cadre et une loi d’orientation, pour les entreprises sociales au Togo), ainsi que de possibles avantages à leur accorder.
En effet, des facilités d’ordre administratif ou fiscal devraient favoriser l’éclosion de ces entreprises d’un genre relativement nouveau au Togo. Leur l’intérêt premier n’étant pas de générer du bénéfice, dans une perspective strictement économique ou mercantile, mais d’apporter un gain social et d’améliorer la vie des populations locales.
Seront également discutées, les questions de l’écosystème de l’entrepreneuriat social au Togo et la notion de responsabilité sociale des entreprises (RSE).
Pour rappel, au mois de mars dernier, l’ambassade des USA près le Togo, en partenariat avec la Coalition nationale pour l’emploi des jeunes (CNEJ), a organisé 3 jours d’immersion et de formation à l’entrepreneuriat social, à l’endroit d’une trentaine de jeunes entrepreneurs togolais. Formation assurée par Theresa Carrington, entrepreneure sociale américaine, et CEO de Ten By Three, œuvrant notamment dans l’autonomisation des communautés rurales par l’artisanat.
Ayi Renaud Dossavi
Le groupe bancaire panafricain Ecobank transnational incorporated (ETI), dont le siège est basé à Lomé, est nominé pour les trophées African Banker 2019, organisés par le Magazine African Banker et Business in Africa Events.
La multinationale, présente dans 36 pays africains, est nominée dans deux catégories: Banque africaine de l’année, et Banque de détail de l’année.
Dans la première catégorie, le Groupe est en lice avec plusieurs géants du continent, notamment le marocain Attijariwafa Bank ou encore l’institution financière multilatérale, Afreximbank, basée au Caire, en Egypte.
Dans la seconde, se retrouvent Coris Bank, Guarantee Trust Bank du Nigéria, la Kenya Commercial Bank, et l’Egyptien QNB Al Ahli.
Notons que cette sélection se fait sur fond de hausse des participations pour ces Trophées qui en sont à leur 13ème édition.
Les vainqueurs de chaque catégorie seront dévoilés le 11 juin prochain, dans le cadre des assemblées générales de la Banque africaine de développement (BAD), qui se tiennent cette année à Malabo, en Guinée équatoriale.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, un dispositif permet désormais aux artisans de bénéficier de l’assurance maladie. La cérémonie de lancement de ce mécanisme mis en place par l’Institut national d’assurance maladie (INAM), en collaboration avec les ministères en charge de la Santé et de la Protection sociale, a eu lieu ce mardi 14 mai, au Palais des congrès de Lomé.
Selon le ministère de l’Artisanat, ce dispositif qui s’inscrit dans l’axe 3 du PND devrait permettre, d’ici 3 ans, à plus de 100 000 artisans togolais de bénéficier de la prise en charge des risques liés aux maladies non professionnelles.
Ils pourront ainsi recevoir des soins dans des structures sanitaires spécifiques « pour une contribution financière adaptée à leur capacité ».
« La protection sociale dédiée aux artisans s'inscrit dans le processus destiné à couvrir progressivement toutes les couches sociales du pays après l'administration publique », a expliqué Victoire Tomegah Dogbé, la ministre du Développement à la base, de l’Artisanat et de la Jeunesse.
Au Togo, l’artisanat connaît une forte croissance depuis quelques années. Selon Lomé, il représentait en 2017, 18 % du PIB, participait à la réduction du déficit commercial à hauteur de 20 %, et mobilisait plus d’un million d’artisans.
Alors que Londres vient d’annoncer son engagement à renforcer les liens de coopération et d’amitié avec le Togo, à travers un soutien accru dans différents secteurs, Togo First revient sur l’état des échanges commerciaux entre la Grande-Bretagne et le pays d’Afrique de l’Ouest.
Biens échangés, factures des importations et des exportations, position du Togo dans le commerce international britannique, des statistiques compilées à partir de Comtrade, une base de données des Nations unies proposant des données sur le commerce mondial des produits de base, dévoilent un contraste.
Selon les dernières données définitives disponibles, les échanges de biens entre le Royaume-Uni et le Togo, en 2017, ont atteint 48,9 millions $. Les exportations togolaises restées minimes depuis 1993 n’ont totalisé que 0,7 million $. Alors que la facture des importations a augmenté plus rapidement, passant à un pic de 448 millions $ en 2012, avant de chuter progressivement à 48,2 millions en 2017.
Dans ces conditions, la balance commerciale est restée fortement déficitaire, avec un solde de 47,5 millions, soit 97% du commerce bilatéral, au profit de la perfide Albion.
Les exportations britanniques ont presque doublé en 2018, d’après des statistiques provisoires de Comtrade alors que les exportations togolaises, bien qu’ayant significativement crû cette année-là, n’ont pas suffi à arrêter le creusement de la balance commerciale. Elle s’est nettement dégradée, montrent les données selon lesquelles l’économie togolaise aurait importé pour plus de 73 millions $ de biens alors qu’elle n’en a pu vendre que pour 4,5 millions à la Grande-Bretagne.
Essentiellement, les Britanniques vendent au Togo, des combustibles minéraux, des hydrocarbures, des articles textiles confectionnés, des vêtements d’occasion (friperie), des produits pétroliers, des boissons, du spiritueux, du vinaigre, véhicules, des équipements électroniques, etc.
Tandis que les principaux produits d’exportation du Togo vers la Grande-Bretagne sont les oléagineuses, les fruits oléagiques, les céréales, les graines, les fruits, les objets d'art, de collection et d'antiquité.
En 2017, le Togo était le 117e marché d'exportation du Royaume-Uni et son 182e marché d'importation.
La compagnie aérienne panafricaine ASKY Airlines dont le siège se trouve dans la capitale togolaise va assurer la destination Johannesburg à partir du 15 juin prochain.
Elle devrait, selon l’annonce, assurer la ligne Douala-Johannesburg et Johannesburg-Douala. Elle reliera également Johannesburg à Libreville.
Avec ces nouvelles lignes qui vont être ouvertes, la compagnie aérienne poursuit sa dynamique d’extension de son réseau de partenaires à travers le continent africain.
Tout récemment, elle avait annoncé une vague de recrutements de stewards et d’hôtesses de l’air. De toute vraisemblance, pour soutenir son plan d’expansion sur et en dehors de l’Afrique.
Notons que depuis le 11 mai, il est officiellement possible aux clients de cette compagnie de réserver via l’application mobile (Asky mobile application) qu’elle a créée et qui est téléchargeable sur App Store IOS: https://apple.co/2YezjKq
et Google PlayStore Android: http://bit.ly/2Hc0TT6. Il peut également contacter le service commercial d’Asky et l’état des vols.
Séna Akoda
Lomé accueille, à partir d’aujourd’hui, 14 mai 2019, à l’auditorium de l’Université de Lomé, la Conférence avicole panafricaine (CAP), où 300 chercheurs venus d’une quinzaine de pays, d’Afrique et d’ailleurs, doivent plancher sur l’évolution de la filière.
La rencontre devrait réunir, pendant trois jours, des enseignants-chercheurs, experts, éleveurs et industriels. Elle est organisée par le Centre d’excellence régional sur les sciences aviaires (CERSA) et la branche togolaise de l’Association mondiale des sciences avicoles (en anglais WPSA).
Il s’agit, pour l’organisation, de réunir ces différents acteurs de la filière avicole, afin de faire le point des avancées et des innovations, tout en leur permettant de faire des échanges fructueux.
Sont annoncées, une soixantaine de communications scientifiques, centrées sur cinq grandes thématiques, notamment : la qualité des produits, transformation et sécurité sanitaire et l’économie de la production.
Rappelons que le CERSA a été créé 2014. C’est une initiative financée par le Groupe de la Banque mondiale, à hauteur de 8 millions $, avec pour but de contribuer à la sécurité alimentaire à travers la filière avicole, en formant des professionnels, des techniciens et des experts en la matière.
Outre le Togo, les pays attendus à cette rencontre sont : Afrique du Sud, Belgique, Bénin, Burkina Faso, Chine, Côte d’Ivoire, Erythrée, Ghana, France, Lesotho, Nigeria, Pays-Bas, Sénégal, et Turquie.
Ayi Renaud Dossavi
Une rencontre entre les opérateurs économiques, des représentants de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT), du Conseil National du Patronat du Togo (CNP), des institutions financières et des représentants du ministère en charge de l’Agriculture a eu lieu, lundi 13 mai à Lomé.
Objectif : présenter aux entrepreneurs les opportunités d’affaires qui existent dans le secteur agricole togolais.
Selon la présentation faite, de nombreuses opportunités existent dans le secteur agricole, notamment dans les sous-secteurs que sont l’aménagement des espaces cultivables, les extensions, les productions des filières agricoles et animales. Y compris les usines de riz, les étangs piscicoles, la logistique, le packing, le stockage, la transformation, les intrants, la mécanisation, les services de maintenance.
Des projets structurants pilotés par le ministère en charge de l’Agriculture ont été développés au cours de cette session de travail. Entre autres, le projet de développement rural de la plaine de Djablé, le projet de développement rural intégré de la plaine de Mô, le projet PARTAM.
A terme, « le gouvernement, à travers ces échanges ouverts et dynamiques, cherche à inciter les opérateurs économiques et les investisseurs à s’intéresser au secteur agricole », indique la cellule de communication du département ministériel susmentionné.
En rappel, le secteur contribue sensiblement à l’économie togolaise. Sa part dans la formation du PIB est estimée à 40% en 2018.
Séna Akoda
24 heures après la clôture du dépôt des projets en vue de la sélection de 100 projets bancables, le comité d’organisation du Forum économique Togo-UE (FETUE) lève un coin du voile sur les activités prévues au cours de la rencontre économique.
Le programme de l’événement dont la cérémonie d’ouverture devrait être co-présidée par le Chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé et Jyrki Katainen, commissaire européen à l’Emploi, à la Croissance, à l’Investissement et à la Compétitivité, comporte trois événements majeurs.
D’abord, la signature d’un protocole d’accord entre l’Union européenne et la Banque africaine de développement (BAD) en faveur du programme CIZO. Ensuite, le lancement de la Chambre de commerce et d’industrie UE-Togo. Et enfin, la signature d’un mémorandum d’accord entre la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT) et les chambres de commerce et d’industrie de l’UE.
Rappelons que 400 participants dont 150 opérateurs économiques européens sont attendus à cette rencontre. L’événement se tiendra les 13 et 14 juin prochains.
Entre autres activités, sont prévues des rencontres interactives B2B entre des opérateurs économiques togolais porteurs des 100 projets qui seront retenus et des opérateurs économiques européens, afin d’attirer des financements occidentaux.
L’événement s’inscrit dans la dynamique des initiatives de mobilisation des ressources financières (4 622 milliards FCFA) pour la mise en œuvre du Plan national de développement (PND 2018-2022). La contribution du secteur privé à la concrétisation de ce plan est attendue à 3 000 milliards FCFA, soit à 65%.
Séna Akoda
Le Togo est devenu, ce lundi 13 mai 2019, membre à part entière du Centre de développement de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
Cette adhésion fait suite à une invitation adressée au pays. Elle permet également au Togo de devenir membre du Comité directeur de l’organisation, ce qui signifie une implication plus accrue désormais dans ses activités.
Le Président togolais, Faure Gnassingbé, qui a accepté au nom du Togo cette invitation s’est félicité de cette décision qui ouvre la voie à une nouvelle vitalité dans les relations du Togo avec l’organisation basée à Paris. Pour le n°1 togolais, cela devrait également faciliter un meilleur partage d’expériences en matière de développement.
L’OCDE, fondée il y a 71 ans, et qui travaille avec les économies émergentes et en développement à « bâtir un monde plus fort, plus sain et plus juste », compte désormais avec cette adhésion du Togo, 55 pays dont 10 africains et l’Union européenne qui participe aux travaux.
Rappelons par ailleurs que le directeur du centre de développement de l’OCDE, Mario Pezzini, sera présent au Forum économique Togo-UE en juin prochain.