Le Togo et le fonds Khalifa pour le développement des entreprises ont signé ce lundi à Abou Dhabi un accord de financement de 55 millions de dirhams émiratis (environ 15 millions $, soit 8,7 milliards FCFA). Cette facilité est destinée à soutenir les micros, petites et moyennes entreprises.
La cérémonie de signature entre Hussain Jasim Al Nowais, président du Fonds émirati et le ministre togolais de l’économie et des Finances, Sani Yaya, s’est déroulée en présence de Mohammed bin Zayed, Prince héritier d'Abou Dhabi, et le président Faure Gnassingbé en visite dans le pays de la péninsule arabique.
Le Chef de l’Etat togolais a entamé depuis hier une visite de travail et d’amitié dans le pays du Moyen-Orient. A l’agenda présidentiel, il est notamment prévu, outre la rencontre avec le prince héritier d’Abou Dhabi, une entrevue avec le prince régnant de Dubaï, Vice-président et Premier ministre de l’Etat fédéral, Mohammed ben Rachid Al Maktoum.
Au cours de cette tournée, la délégation togolaise visitera des installations économiques qui font du pays arabe le centre incontournable des affaires dans cette région de la planète.
Il est notamment prévu des visites de l’Abu Dhabi Global Financial, le centre financier international d’Abu Dhabi et du Khalifa Industrial Zone (KIZAD), une immense zone, située à 40 km d'Abu Dhabi et 80 km de Dubaï, regroupant notamment un port de 9,1 km2 entièrement automatisé, ainsi que des entrepôts et des usines.
Au Togo, le budget pour l’exercice 2019 des préfectures du Golfe et d’Agoè-Nyivé, au sud du Togo, a été voté aujourd’hui. Les deux préfectures voisines, dont la première porte la capitale togolaise, Lomé, se sont ainsi dotées d’une enveloppe de près de 9 milliards FCFA (8 958 816 000), soit une légère hausse de 0,25% par rapport à l’année dernière.
L’enveloppe comprend deux lignes budgétaires principales : une section « fonctionnement », et une section « investissement ». Cette dernière doit financer notamment des travaux de développement dans ces deux préfectures. Il est ainsi prévu la construction de bâtiments d'Etat civil dans les cantons, ainsi que de 6 passerelles.
Notons que l’Etat togolais a prévu pour sa part un budget de 1461 milliards FCFA pour cette année 2019.
Pour rappel, la préfecture d’Agoè-Nyivé fait partie des 4 nouvelles dont le Togo s’est doté depuis mai 2016, dans une logique de réaménagement administratif du territoire, portant ainsi à 39 le nombre de ses préfectures.
Ayi Renaud Dossavi
Le crash d’Ethiopian Airlines ayant fait 157 morts dimanche a plongé le constructeur du Boeing 737 Max 8 lundi en négoce d’avant-bourse.
L'action Boeing a chuté de près de 10% dans les transactions avant ouverture à Wall Street, tombant à son plus bas niveau depuis 20 ans, alors que plusieurs compagnies aériennes ont décidé de maintenir au sol leur flotte de Boeing 737 Max 8, au lendemain d’un nouveau crash de l’aéronef, best-seller de la compagnie basée à Chicago.
Le 29 octobre dernier, un vol de la compagnie indonésienne Lion Air assuré par un Boeing 737 Max 8, s’était abîmé en pleine mer de Java, tuant 189 personnes.
Sur les marchés ce lundi, on craignait la volatilité du titre Boeing et surtout toute décision des transporteurs aériens qui pourrait conduire à des perturbations de rentabilité à court-terme.
La Chine a été le premier pays à donner le ton. L’Empire du Milieu a décidé de clouer l'avion au sol sur son territoire. Elle a été suivie dans la matinée par l'Indonésie alors qu’Ethiopian Airlines annonçait dans un communiqué publié sur Twitter qu’elle avait immobilisé tous ses Boeing 737 MAX jusqu'à nouvel ordre.
« Même si nous ne connaissons pas encore les causes du crash, nous avons décidé d'immobiliser la flotte en question par mesure de sécurité », a tweeté la compagnie, partenaire stratégique qui détient une part importante dans Asky Airlines, compagnie panafricaine basée à Lomé au Togo.
L’Allemagne s’est aussi jointe à la vague en déclarant qu’actuellement qu’« aucun Boeing 737 MAX 8 n'est utilisé par les compagnies aériennes allemandes ».
Sur la bourse de Paris, l’accident a emporté également le groupe Safran, dont l’action a connu une forte baisse à l’ouverture. L’équipementier français faisant partie, avec General Electric (GE), de la co-entreprise CFM, fournisseur du moteur LEAP-1B de l’appareil, le plus vendu de tous les temps.
La Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) organise le mercredi 13 mars prochain, une concertation régionale sur le projet de loi uniforme portant sur l’affacturage dans les Etats membres de l'Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA).
L'affacturage ou « factoring », apprend-on, permet à une entreprise de disposer rapidement de l'argent de ses factures ou de ses créances clients, sans attendre leur échéance.
Concrètement, l’entreprise cède ses créances clients ou ses factures à un établissement spécialisé (factor) qui lui en avance le règlement. A charge pour le factor de gérer les encaissements concernés, comme le suivi, la relance, le recouvrement et même, de supporter le risque éventuel d'impayés.
La concertation prévue, s’inscrit dans le cadre des actions initiées par l’UMOA afin de promouvoir le développement d’instruments de financement des activités économiques en général, et des PME en particulier, indique la BCEAO.
Au menu, il est prévu la présentation du projet de Loi Uniforme sur l’affacturage et des échanges sur sa cohérence et sa pertinence.
L’idée, c’est de recueillir les observations des participants. Enfin, la rencontre permettra aux participants de réfléchir sur l’opportunité d’élargir l’activité à des intervenants autres que des établissements de crédit.
Sont annoncés à la rencontre, les représentants des ministères en charge des Finances, des établissements de crédit de l'Union, des partenaires de la BCEAO et des représentants d'institutions régionales et internationales (BOAD, OHADA).
Séna Akoda
Le projet Suivi des Ouvrages de Forage et des Indicateurs pour l’Eau (SOFIE) dont l’inauguration a été faite vendredi 08 mars 2019, permet de réduire considérablement le délai de réparation des forages en milieu rural, de plusieurs mois à 72h au maximum.
Ce dispositif innovant basé sur la téléphonie mobile permet d’assurer aux populations un approvisionnement continu et permanent en eau potable par un suivi en temps réel des ouvrages de forage. Il permet de détecter et de localiser les pannes sur les ouvrages de forage, favorisant une intervention rapide des réparateurs.
Lorsqu’une panne survient sur l’installation, elle est matérialisée par un voyant lumineux rouge, décrit-on. L’agent détenteur du portable appelle alors un serveur vocal accessible au numéro 1020. Le serveur l’identifie grâce à son numéro de téléphone et le localise grâce aux coordonnées GPS du forage. Après cette étape, une analyse est lancée pour détecter la nature de la panne ; et un SMS est envoyé automatiquement à un réparateur pour le signaler. Le réparateur prend connaissance de la panne via le SMS, confirme au serveur qu’il accepte la commande puis se rend sur le lieu de la panne avec le matériel nécessaire pour procéder aux réparations dans un délai de 72 heures. A ce jour, 2406 forages sont connectés à SOFIE.
Séna Akoda
En septembre dernier, après l’étape chinoise, première source de financement du continent, le président togolais Faure Gnassingbé a foulé ce dimanche 10 mars le sol émirati. Objectif de cette visite : renforcer l’axe Abou Dhabi-Lomé en vue de mobiliser les investissements du désormais deuxième investisseur en IDE pour la réalisation du Plan national de développement, lancé officiellement lundi 04 mars dernier.
Ce programme de développement de plus de 8 milliards $ qui repose à 65% sur le secteur privé, vise notamment à faire du petit pays d’Afrique de l’Ouest, un hub logistique sous-régional et un centre d’affaires de premier ordre. Abou Dhabi et Dubaï étant des centres commerciaux et financiers pour tout le Moyen-Orient.
A l’agenda présidentiel, des échanges avec le Prince héritier d’Abu Dhabi Mohamed bin Zayed Al Nayan, le prince régnant de Dubaï, Vice-président et Premier ministre Mohammed ben Rachid Al Maktoum.
D’autres rencontres avec des personnalités du monde des affaires émiraties sont attendues. Cette tournée devrait se solder, selon la présidence, par «la signature de contrats s’inscrivant dans la réalisation du PND 2018-2022 ».
Le Chef de l’Etat togolais visitera l’Abu Dhabi Global Financial, le centre financier international d’Abu Dhabi et le Khalifa industrial zone (KIZAD), une immense zone, située à 40 km d'Abu Dhabi et 80 km de Dubaï, regroupant notamment un port de 9,1 km2 entièrement automatisé, ainsi que des entrepôts et des usines.
Au Togo, le plus grand complexe hôtelier est, depuis 2018, sous gestion du groupe émirati Emaar Hospitality Group. Récemment le fonds d’Abou Dhabi a donné son feu vert pour le financement partiel, pour 15 millions $, du projet de construction d’une centrale solaire de 30 MW soumis par le Togo dans le cadre de l’IRENA (Agence internationale pour les énergies renouvelables).
Au Togo, 444 nouveaux volontaires d’engagement citoyen dont 30 séniors, viennent de prêter serment de jouer leur partition dans le développement du Togo.
C’était au cours d’une cérémonie présidée par la ministre en charge de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, Victoire Sidémého Tomégah-Dogbé. Cet acte symbolique et solennel accompli, engage les volontaires à se mettre au service du bien-être collectif.
« Sans engagement, il n’y a pas de développement », a précisé Kossi Aboka, président de la délégation spéciale de la préfecture de Golfe, partenaire de l’Agence Nationale du Volontariat au Togo (ANVT).
Omar Agbangba, directeur général de l’ANVT a indiqué que cette cérémonie s’inscrivait dans le cadre du lancement de la 5è vague des VEC pour le Grand Lomé. Il a précisé que le programme s’étendait désormais à plusieurs nouvelles villes, et a énuméré quelques actions phares au programme. Entre autres, l’enlèvement de plus de mille dépotoirs sauvages, la création de centaines d’espaces verts.
Si les nouveaux VEC ont reçu leurs kits d’affectation, 295 autres de la précédente vague ont, pour leur part, reçu des kits d’installation évalués à 48 millions FCFA. Victoire Tomégah-Dogbé a rappelé aux femmes qui représentent 70% des VEC, la culture du combat, et les a félicitées pour leur bravoure. Elle a également rappelé aux nouveaux VEC que 25% du coût des kits étaient remboursables.
La cérémonie a été ponctuée de témoignages de VEC dont la vie a été positivement impactée par le programme.
Séna Akoda
La Banque Africaine de Développement (BAD) et l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) ont octroyé ce vendredi un don de 1 million $ (580 millions de F CFA) au Togo.
L’accord de don signé à Lomé vient en «réponse directe et immédiate à la situation d’urgence, que connaît le Togo, suite à une catastrophe naturelle provoquée par l’invasion d’un insecte nuisible des principales cultures vivrières », la chenille légionnaire d’automne, a expliqué Georges Bohoussou, Responsable Pays par intérim de la BAD.
Si «le Togo n’a pas été épargné des attaques de la chenille légionnaire d’automne, à l’instar de la plupart des pays de l’Afrique », des efforts ont été fournis pour préserver la sécurité alimentaire alors que, selon des statistiques très sombres, 160 581,5 hectares de maïs ont été attaqués au cours de la seule campagne agricole 2018-2019, soit 53,8% des emblavures de maïs.
« Depuis 2017, le gouvernement a déboursé plus de 177 millions pour acquérir et distribuer gratuitement aux producteurs victimes des attaques, des insecticides, des appareils de traitement phytosanitaire et des équipements de protection individuelle. », a déclaré Sani Yaya, le ministre de l’économie et des finances, représentant le gouvernement.
Cet appui « permettra de soutenir les efforts du Togo dans la lutte contre l’invasion de la chenille légionnaire d’automne », s’est-il réjoui. Ainsi, précise Sani Yaya : « L’aide permettra à l’Etat de financer en partie son plan stratégique quinquennal de lutte contre le ravageur dont le montant total est estimé à 3 200 000 dollars US, soit près de 1,9 milliards de f CFA. »
Selon les chercheurs, ce fléau pourrait faire perdre 13,5 millions de tonnes de maïs rien que dans quatorze pays africains, ce qui représente plus de 20% de la production totale.
Le Trésor public togolais a bouclé ce vendredi 8 mars 2019 son trimestre sur le marché régional de la dette. A la recherche de 20 milliards dans le cadre de deux émissions obligataires de maturité 3 et 5 ans, l’Etat togolais s’est vu servir près de 25,6 milliards FCFA.
S’il n’en retient que 22 milliards, ces deux opérations portent à 91 milliards le total engrangé depuis le début de l’année alors que les prévisions tablaient sur 95 milliards FCFA au 1er trimestre 2019.
Cette année, les investisseurs semblent retrouver l’appétit pour les titres togolais. Sur ces quatre sorties en 2019, le Trésor togolais a été servi au-delà de ces attentes, d’après les chiffres compilés par Togo First.
Bien que sa grande première de l’année ait été ponctuée d’un presque timide engouement sur le marché, le pays a aligné depuis, quatre sursouscriptions en autant de sorties, témoignant d’un regain d’intérêts des investissements, surtout locaux.
Si le vent semble favorable à l’ensemble des émetteurs, les performances du Togo pourraient être attribuées, entre autres, aux dispositifs incitatifs mis en place par le nouveau code des impôts en vigueur depuis le 1er janvier, au profit des investisseurs en titres financiers togolais (actions et obligations).
L’Agence de promotion et de développement des agropoles au Togo (Aprodat), va lancer la construction de deux barrages, ainsi que des périmètres irrigués associés, pour l'Agropole-pilote du bassin de Kara. Ces ouvrages s'inscrivent dans le cadre du projet de transformation agricole (PTA-Togo), financé entre autres par la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque ouest africaine de développement (BOAD).
L’Aprodat recherche à cet effet un cabinet, pour des études techniques. Le prestataire devra ainsi réaliser, d’une part des études techniques pourl’avant-projet définitif, nécessaires à la préparation des Dossier d'appel d'offres (DAO), et d’autre part ces DAO proprement dits, en vue de construire les ouvrages sur le site.
Pour rappel, le Projet d’agropole de Kara, évalué à environ 64 milliards FCFA, entre dans sa phase opérationnelle cette année. Plusieurs acquisitions sont prévues en ce sens, tels que l’indiquent un avis général de passation de marchés émis par l’Agence en charge, au mois de février 2019.
Consulter l’avis d’appel à manifestation d’intérêt lancé dans ce cadre sur le site de la Banque africaine de développement. La date butoir pour est le 05 avril 2019.
Ayi Renaud Dossavi