Au Togo, le ministère en charge de l’Eau vient d’attribuer un marché de 194 millions FCFA (295 600 €), au groupement associant ECM Sarl, intervenant dans l’énergie solaire, et Vergnet Hydro, société française spécialisée dans l’approvisionnement en eau potable, équipements de pompage et adduction d’eau en milieu rural.
Ce contrat porte sur l’installation de systèmes solaires d’adduction d’eau potable (AEP), au bénéfice de plus de 2 000 villageois de la région des Savanes (au nord du Togo), dans les villages de Nadiégou, Polougou, Kankangbane et Djalière, dans des zones particulièrement escarpées.
« Les forages sont très profonds. Les pompes seront installées entre 165 et 220 mètres de profondeur… », explique à cet effet Joël Ménager, chargé d’offres et de projets de Vergnet Hydro.
D’où l’intérêt du partenariat entre les deux acteurs, Vergnet Hydro et ECM Sarl, sur le projet, eu égard aux contextes géologiques et géographiques difficiles.
Ainsi, « apporter l’eau potable à ces populations, en s’appuyant sur de l’énergie solaire, est l’opportunité d’exprimer toute l’étendue du savoir-faire technique de nos deux entreprises », souligne Thierry Barbotte, DG de Vergnet Hydro.
Ces travaux s’inscrivent dans le cadre du Projet d’amélioration des conditions sanitaires en milieu scolaire et rural dans la région des Savanes (PASSCO), piloté et financé par l’AFD (Agence française de développement).
L’ensemble des équipements devraient être installés en septembre 2019.
Ayi Renaud Dossavi
Le Togolais Edoh Kossi Amenouve (photo), directeur général de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), vient d’être honoré par le Togo. Il a été élevé par Faure Gnassingbé, président de la République, au grade d’Officier de l’Ordre du Mono, une des plus prestigieuses distinctions du pays.
Le directeur du marché financier régional a été distingué, apprend-on, en reconnaissance de son œuvre de pionnier, dans la mise en place des structures du marché financier au Togo. Notamment par la création de la société boursière SGI-TOGO (Société Générale d’Intermédiation, en 1997), et de la société de gestion, Opti Asset Management en 2002, ainsi que dans la réalisation des premières opérations boursières du pays.
Pour le Togo, cette distinction vise également à reconnaître la contribution du Dr Amenouve au rayonnement du pays à l’international : dans les organes communautaires et les institutions régionales, continentales et internationales.
C'est depuis 2012 que le Dr Edoh Kossi Amenouve est à la tête de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) et du Dépositaire central / Banque de Règlement (DC/BR), communs aux huit Etats de l’Uemoa (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo).
Ayi Renaud Dossavi
Vendredi dernier, l’annonce des résultats en forte progression d’Oragroup couplée à la démission de son DG, Binta Touré Ndoye qui aura conduit les destinées de la banque panafricaine depuis 2016, a surpris plus d’un, tant sous sa gestion l’institution financière a connu de belles performances.
C’est le Camerounais Ferdinand Ngon Kemoum (photo), ex-DG adjoint du groupe d’octobre 2009 à septembre 2015, qui prend désormais les rênes d’Oragroup. Celui qui prendra fonction le 1er juin, était jusque-là, directeur général du Bureau de Douala d’Emerging Capital Partners (ECP), l’actionnaire de référence à plus de 50 % des parts d’Oragroup. A ce poste, Ngon était chargé « de l’identification, de l’analyse et des recommandations en matière d’investissements ainsi que de la gestion des évaluations des investissements, de l’exécution des transactions, du portefeuille et des sorties », indique ECP.
« Ferdinand Ngon Kemoum apporte donc toutes les garanties de continuité et de connaissance du Groupe pour piloter une nouvelle page dans la vie d’Oragroup.», a déclaré Vincent Le Guennou (photo), Co-CEO d’Emerging Capital Partners.
Le nouveau patron du groupe basé à Lomé, hérite d’une banque dont les principaux indicateurs sont au vert. En avril, Oragroup fait la plus grosse introduction sur la BRVM, sur fond de perspectives positives. Les performances de ces dernières années seront confirmées le vendredi 17 mai, notamment, avec un PNB et un résultat net respectivement en hausse de 17% et 36% à 221 millions de dollars et 51,9 millions de dollars, au terme de l’exercice 2018. Le total bilan du groupe a crû de 21% à 3,7 milliards de dollars, soutenu par des dépôts de la clientèle et des crédits à l’économie respectivement en hausse de 24% et 16% à 1 462 milliards de francs CFA et 1 255 milliards de francs CFA.
C’est un « homme d’expérience qui prend la tête d’orabank », affirme un expert du secteur bancaire togolais.
Avant de rejoindre ECP, Ferdinand Ngon Kemoum était directeur général de Framlington Asset Management Central Africa. Il a également occupé plusieurs postes chez LOITA Capital Partners International, une banque d’investissement spécialisée basée à Johannesburg, en Afrique du Sud, chez Amity Bank Cameroon, Banque Méridien Biao Cameroon, Meridien Bank Cameroon et Afriland First Bank (anciennement Caisse Centrale d’épargne et d’Investissement).
Ngon qui a été également PDG de la Banque Continentale Africaine (BACAR) à Kigali, au Rwanda, a siégé au conseil d’administration de nombreuses sociétés africaines, notamment des banques et des compagnies d’assurance.
L’UEMOA a mis en place un dispositif de soutien aux PME/PMI. Pour permettre aux opérateurs économiques togolais ou installés au Togo d’en tirer parti, la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) abrite ce jeudi 23 mai, un atelier de vulgarisation de ce dispositif.
Il est organisé par le Comité d’Identification des Structures d’Appui et d’Encadrement des PME/PMI du Togo (CISAE/PME/PMI/TG).
Selon un communiqué de la CCIT, « ce dispositif vise à apporter une réponse appropriée à la problématique de l’accès des PME aux financements bancaires, à travers les incitations offertes par la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) aux Etablissements de crédit et une meilleure organisation de l’accompagnement de ces entreprises ».
En l’état actuel, les jeunes entrepreneurs togolais se heurtent, dans le déploiement de leur plan de croissance, à un manque de financement adéquat et jugent très modestes les accompagnements que leur proposent les dispositifs existants, rapportés à leurs besoins réels.
Or, selon Coami Laurent Tamegnon, président du Conseil National du Patronat du Togo qui a conscience de ce problème, l’essentiel du tissu économique togolais se constitue des PME/PMI : « Les PME/PMI représentent plus de 90% du tissu économique togolais », avance-t-il.
Initiée au profit des opérateurs économiques, la rencontre de ce jour devrait permettre aux opérateurs économiques d’avoir l’information sur l’existence du dispositif UEMOA et des conditions à remplir pour avoir accès aux financements.
Séna Akoda
Le Togo met en place 5 guichets sur tout le territoire dans le cadre du Projet national de promotion de l'entrepreneuriat rural (PNPER).
Objectif : accueillir, informer et orienter les porteurs d’idées d’entreprise, potentiels bénéficiaires de ce projet. Selon des sources proches du projet, ces guichets sont déjà opérationnels.
Laurent Stravato, directeur pays du Fonds international de développement agricole (FIDA), a effectué une visite dans la région Maritime (Tsévié) afin de constater l’effectivité de l’opérationnalisation du guichet qui y est installé.
Cette visite se situe dans le cadre de la mission du FIDA et est dédiée au suivi de l’exécution du Plan travail budget annuel (PTBA) 2019. Débutée mardi 21 mai dernier, elle devrait s’achever le 25 prochain.
Notons que l’institution internationale organise depuis l’opération « sauvetage » de ce projet, des rencontres avec le secrétariat d’Etat en charge de la Finance inclusive, auquel les pouvoirs publics togolais ont préféré le confier. En lieu et place du ministère de l’Agriculture qui en avait la gestion.
Séna Akoda
Les responsables qualité des entreprises privées du Togo sont en atelier de deux jours, qui s'est ouvert ce mercredi 22 mai 2019 à Lomé, autour de la Norme ISO 9001 version 2015, qui spécifie les exigences relatives au système de management de la qualité dans les entreprises.
La formation, à l'initiative de la Fédération des organisations patronales de l'Afrique de l'Ouest, vise à outiller les entreprises nationales, afin de pallier les problèmes qu'elles rencontrent face aux exigences du marché extérieur en matière de normes, d'évaluation et de management de la qualité.
A terme, il s'agira pour ces acteurs de pouvoir se conformer aux exigences internationales, et aux besoins de leurs clients, dans un contexte de globalisation des échanges, qu'ils opèrent sur le territoire togolais ou ailleurs.
Notons que l'enjeu est aussi de permettre au secteur privé de mieux analyser la situation du marché, recenser l'ensemble des besoins de leurs clients, afin de mettre en place les outils nécessaires pour leur satisfaction.
Ayi Renaud Dossavi
La Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) va tenir la deuxième session 2019 de sa formation permanente dénommée « vendredi de la sécu » le 31 mai prochain. Le thème retenu est : « Le recouvrement des cotisations sociales dues à la CNSS : procédures, obligations et pénalités », apprend-on.
Cette formation s’adresse aux premiers responsables des entreprises et institutions partenaires relevant du régime de la CNSS. Elle offrira à l’institution, l’occasion de rappeler aux employeurs leurs obligations sociales, les procédures et les pénalités en cas de retard de paiement.
Selon les responsables de la CNSS, le « vendredi de la sécu » « est une formation modulaire innovante des partenaires sociaux de la CNSS qui se déroule tous les derniers vendredis du deuxième mois de chaque trimestre de l’année ».
La première édition s’est articulée autour du thème de « L’immatriculation de l’employeur et du travailleur à la CNSS et la gestion des carrières ».
En ligne avec la dynamique des réformes, l'institution a digitalisé ses prestations. Il est possible aux partenaires sociaux non seulement de faire la déclaration en ligne, mais également de procéder à l'e-paiement de leurs cotisations sociales via certaines banques partenaires.
Séna Akoda
Il est désormais possible d’utiliser les services financiers de Wari sur l’application de messagerie WhatsApp. En effet, la compagnie sénégalaise, annonce dans un récent communiqué, son association à la solution WhatsApp, afin « de permettre au grand public, par le biais de partenariats stratégiques, d’avoir accès à ses services financiers partout dans le monde », via cette application mobile.
« Nous travaillons depuis plusieurs mois à la globalisation de notre plateforme par le biais d'acquisitions stratégiques et de partenariats sur tous les continents. » déclare à cet effet Kabirou Mbodje, Président et CEO de la plateforme numérique spécialisée dans les services financiers.
Ainsi, avec l’introduction de son application (MyWari), sur WhatsApp, les utilisateurs devraient pouvoir facilement avoir accès aux services Wari fréquemment utilisés et initier des opérations financières, notamment, l’envoi et la réception d’argent. Les clients pourront également procéder à l’ouverture et au rechargement d’un compte, le crédit téléphonique, et le paiement de facture et abonnements TV.
Ce service Wari sur WhatsApp est actuellement disponible en français, anglais, espagnol, italien et portugais, et bientôt en russe et arabe.
Pour rappel, la plateforme numérique financière Wari a été lancée en 2010. Ses services sont actuellement disponibles dans plus de 60 pays, via 500 000 points de service directs et partenaires dûment habilités dans le monde, dont 45 000 en Afrique.
Ayi Renaud Dossavi
Une rencontre d’échanges, en avant-première du prochain forum économique Togo-UE, se tient ce mercredi 22 mai 2019 à Paris.
Objectif, découvrir en amont de ce grand rendez-vous prévu les 13 et 14 juin à Lomé, les différentes opportunités d’investissements et d’affaires au Togo, sur fond de présentation du PND 2018-2022.
Les échanges doivent servir également à exposer aux participants, les grands enjeux du Forum.
La ministre déléguée chargée de l’Amélioration du climat des affaires, Sandra Johnson, et Kodjo Adedze, ministre en charge du Commerce, participent à cette rencontre en compagnie de l’ambassadeur du Togo en France, Calixte Madjoulba Batossie.
Rappelons que près de 400 participants, dont 300 investisseurs de 28 nationalités européennes et des Togolais, sont attendus à ce premier forum économique.
La 1re édition du Forum sur l'entrepreneuriat numérique et estudiantin aura lieu le 31 mai prochain au Palais des congrès de Lomé, a annoncé mardi 21 mai, le comité d’organisation au cours d’une conférence de presse de lancement officiel.
Porté par la structure Enginnova et soutenu par la Coopération allemande, cet événement vise à « vulgariser le numérique et à promouvoir l’entrepreneuriat numérique parmi les étudiants et les jeunes startups », selon Joseph Atakpa, CEO de la startup ZONOA.
Pour ce faire, l’initiative se déclinera en des expositions sur des stands offrant l’opportunité aux participants de faire la lumière sur leurs propositions de services numériques, des panels pour des partages d’échanges et en un Award (la finale du concours Pitch your startup idea).
Les porteurs des meilleurs projets recevront comme récompenses, par ordre de mérite : 500 000 FCFA (prix de l’innovation entrepreneuriale), 300 000 FCFA (prix de l’entrepreneuriat social) et 200 000 FCFA (prix de l’entrepreneuriat féminin). Et en bonus, une place garantie à l’édition 2020 du Salon des innovations technologiques VivaTech de Paris pour chacun.
Précision : plus de 200 candidats se sont inscrits à ce concours. Après plusieurs étapes, une vingtaine est retenue pour la finale.
Pour Joël Agboglo, CEO d’Enginnova, l’idée est de susciter un réel intérêt des étudiants et des jeunes pour l’entrepreneuriat numérique. Son ambition à terme, est de faire du FENES, le VivaTech d’Afrique.
Selon Carina Lange, représentant la coopération allemande, « cet événement est une très belle scène pour les jeunes entrepreneurs qui évoluent au Togo. Il est très important de montrer au public ce que font les jeunes en termes d’innovations numériques, comment ils vivent la transformation digitale et comment ils pensent les innovations ».
Séna Akoda