Togo First

Togo First

Vis-à-vis de la production agricole dans leur région, plus de 6 Togolais sur 10 (63%) trouvent que les conditions climatiques ont empiré ces 10 dernières années. La donnée ressort du dernier sondage de l’agence Afrobaromètre sur la question, dont le rapport date du 28 février 2019.

Si cette perception négative est commune à la majorité des sondés, les agriculteurs (72%) ressentent encore plus cette dégradation due au climat. Du point de la géographie, ceux de la région des Savanes  (au centre-nord du pays), semblent plus frappée (avec 83% des sondés).

Par ailleurs, Afrobaromètre informe que deux Togolais sur trois (68%) trouvent que la sécheresse est devenue « beaucoup » ou « quelque peu » plus grave chez eux, durant cette même période. A l’inverse, seulement 2 Togolais sur 10 (26%) considèrent que le phénomène d’inondation s’est aggravé dans leur région.

Notons que ces données se déploient dans une toile de fond où plus de la moitié des Togolais (55%) ont entendu parler des changements climatiques. Et les agriculteurs, qui semblent ressentir plus encore les perturbations dues au climat, sont les moins au fait de ce concept (41%).

Ayi Renaud Dossavi

Selon le dernier Bulletin sur le marché de l'anacarde, émis par l’agence N’Kâlo, le Togo a exporté vers l'Union Européenne 267 tonnes d'amandes de cajou en 2018, contre 118 tonnes en 2017. Ce qui représente une hausse annuelle de 128%.

Cette augmentation de la performance sur ce segment marque un certain retour du Togo en UE, qui avait connu une certaine baisse par rapport à 2016. Car cette année-là, les exportations des produits issus du décorticage des noix de cajou brutes étaient de 190 tonnes, informe la note d'information datée du 7 mars 2019.

Notons également que si les exportations ont connu un pic relatif vers l'UE, la tendance est inverse aux USA, dont les importations d’amandes de cajou issues du Togo sont passées de 246 tonnes en 2017, à 122 tonnes en 2018, soit une baisse de 50%.

Du reste, le cumul des exports togolais vers ces deux zones économiques (de 364 tonnes en 2017 à 389 en 2018) montre une progression de 7%. Sur fond de tendance globale à la hausse en Afrique de l’Ouest, région qui concentre environ 45% de la production mondiale.

Ayi Renaud Dossavi

La capitale togolaise conserve encore une fois son 29è rang africain, de ville où il fait bon vivre en 2019, selon le rapport du cabinet américain Mercer. Elle devance d’un rang Abidjan, de deux rangs Addis-Abeba, de 4 places Lagos, de 5 places Abuja et de 6 places Antananarivo.

Dans l’UEMOA, Lomé s’adjuge la place de 3è ville qui attire par sa qualité de vie, derrière Dakar et Cotonou, respectivement 12è et 19è en Afrique.

Si globalement au plan mondial il n’y a pas de grands bouleversements notables dans le classement, en Afrique également, les grandes tendances se maintiennent.

Ainsi, on retrouve dans le Top 5 africain, exactement comme lors de l’édition de 2018, la ville de Port-Louis qui trône en tête du classement. Suivie dans l’ordre, des villes sud-africaines à savoir Durban, Cape Town et Johannesbourg. Victoria (aux Seychelles) ferme le classement des 5 villes africaines réputées pour la qualité de vie qu’elles offrent.

Au bas du classement africain, se bousculent les villes suivantes : Conakry (41è), Kinshasa (42è), Brazzaville (43è), N’djamena (44è), Khartoum (45è) et Bangui (46è).

Notons que la qualité de vie a été évaluée sur des critères comme l’environnement socioculturel, politique et social, les écoles et l’éducation, les services publics, le transport, les infrastructures urbaines, les loisirs, les biens de consommation, les logements et l’environnement.

Séna Akoda

C’est l’essentiel d’un accord de partenariat que viennent de signer MIFA SA, le groupe américain Koster Keunen, leader mondial dans le raffinage et la transformation de cires d’abeilles, et la plateforme apicole nationale-Togo.

Avec cet accord, MIFA SA élargit son réseau de partenaires. Mieux, il vient de trouver un débouché de référence mondiale pour le secteur apicole togolais.

Chaque année, Koster Keunen devrait donc acheter les quantités convenues auprès de  la plateforme apicole nationale-Togo et les exporter. Le groupe américain les traitera en vue de  la formulation et la commercialisation de cires de qualité, destinées aux industries cosmétique, pharmaceutique, des bougies et alimentaire.

De fait, apprend-on, la cire d’abeille est utilisée depuis de nombreuses années dans de multiples domaines : l’entretien de la maison, le textile, l'alimentation. Et c’est la cosmétique, indique-t-on, qui stimule fortement la demande.

Dans le cadre de l’exécution de cet accord de partenariat, MIFA SA devrait apporter ou faciliter, au profit de la plateforme des apiculteurs, l’accès à un financement partiel.

Séna Akoda

La firme de private equity Cauris Management a quitté l'actionnariat de l'institution financière togolaise Banque Populaire pour l'Epargne et le Crédit (BPEC), en cédant la participation qu'elle y détenait, via son deuxième fonds d'investissement (Cauris Croissance).

Le bénéficiaire de cette sortie de capital est le groupe SUNU qui renforce ainsi, sa position majoritaire au sein de la Banque, quelques mois après son agrément par la Commission Bancaire. Les conditions financières de cette cession acquisition n'ont pas été dévoilées.

« L’investissement initial de Cauris Croissance dans la BPEC a permis de renforcer les fonds propres pour respecter la réglementation de l’époque fixant le capital social minimum des banques à 5 milliards de FCFA, et de relancer les activités » a simplement indiqué la firme d'investissement dans son communiqué.

Rappelons qu'elle était entrée en 2010 dans le capital de ce qui se dénommait la Caisse d'Epargne du Togo, avec un investissement initial de 1 milliard de FCFA, qui a permis d'effectuer une augmentation de capital nécessaire. Cauris est revenu en 2015 avec un deuxième investissement de 700 millions de FCFA.

« L’intervention de Cauris Croissance a permis d’institutionnaliser l’actionnariat de la BPEC dans un contexte de désengagement de l’Etat, de renforcer la gouvernance et les procédures internes, et de parachever le processus de privatisation avec le groupe SUNU, qui a abouti à sa prise de participation majoritaire dans la banque », a fait savoir Noël Yawo Z. Eklo, directeur général de Cauris Management, commentant l'opération.

Idriss Linge

Lancé pour couvrir la période 2017-2020 et doté d’un portefeuille de près de 300 milliards, le Cadre de partenariat pays (CPP), document stratégique qui définit les actions d’appui de la Banque mondiale en faveur du Togo, est en passe d’être révisé. Ainsi, il devrait être prolongé jusqu’en 2022.

« Nous allons opérer les ajustements nécessaires pour renforcer cet alignement notamment en étendant la période du CPP jusqu’en 2022 et aussi en prenant en compte les priorités définies dans le PND », a expliqué Hawa Cissé Wagué, Représentante-Résidente de la Banque Mondiale au Togo. 

Des réajustements devenus nécessaires à l’aune du Plan national de développement (PND), une feuille de route quinquennale couvrant la période 2018-2022, qui définit un nouveau paradigme, vision nécessitant une forte contribution du secteur privé.

Des consultations ont démarré depuis ce lundi. Elles réuniront successivement membres du gouvernement,  parlementaires, acteurs du secteur privé, professionnels des médias, partenaires techniques et financiers du Togo, société civile et d’autres parties prenantes à Lomé et à Kara.

Annoncé depuis septembre par Ousmane Diagana, le vice-président de la Banque mondiale (BM) en charge des Ressources humaines, de passage dans la capitale togolaise, la révision du CPP sonne du côté de Lomé comme un appui de taille de l’institution de Bretton Woods au programme d’action de l’exécutif.

Si le CPP actuellement en vigueur prend déjà en compte la plupart des ambitions du PND, d’autres défis plus spécifiques et plus concrets ont émergé sur le nouveau sentier de développement que se fraie la nation de la cote-ouest d’Afrique.

Hub logistique, centre d’affaires de premier ordre, transformation agro-industrielle, la transformation structurelle de l’économie togolaise, dont les débuts amorcés par le SCAPE défunt, qui a été de tout temps à la charge de l’investissement public, sera désormais portée par le secteur privé, local comme étranger, à hauteur de 65%.

« La Banque mondiale se réjouit de l’opportunité de la mise en route récente du Plan national de Développement (PND) du Togo pour convenir avec l’ensemble des acteurs impliqués dans le développement du pays de la possibilité de réajuster davantage les interventions de la Banque avec les programmes prioritaires nationaux. Ce qui permettra d’avoir un meilleur impact des projets qu’elle finance dans le pays, sur les populations togolaises », a souligné Pierre Laporte (photo), Directeur des opérations pour la Banque mondiale, en charge de la Côte d'Ivoire, du Bénin, du Burkina Faso, de la Guinée et du Togo.

Le vendredi 22 mars prochain, les jeunes entrepreneurs retenus pour le programme d’entrepreneuriat 2019 de la Fondation Tony Elumelu seront connus. Selon une annonce faite par cette fondation, plus de mille entrepreneurs africains devraient participer à la session de 2019.

Dans le concret, chaque jeune sélectionné aura droit à un capital d’amorçage non remboursable de 5000 $, un programme de formation de 12 semaines et des possibilités de promouvoir leurs entreprises auprès d’un public international.

L’objectif est d’offrir aux jeunes entrepreneurs africains, la chance de faire émerger leurs projets.  « Il s’agit peut-être des UBA (United Bank for Africa) de l’avenir », avait dit Tony Elumelu, promoteur de l’initiative.

Pour sélectionner ces jeunes dont la fondation Tony Elumelu veut révéler le potentiel, un appel à projets avait été lancé sur la période du 1er janvier au 1er mars 2019. Plus de 215 000 entrepreneurs africains y ont postulé dans 54 pays africains, contre 151 000 l'année dernière. La proportion de femmes ayant candidaté a, elle aussi, connu une nette  augmentation, passant de 62 000 en 2018 à 90 000 en 2019.

Au Togo, le FAIEJ a fortement encouragé les jeunes entrepreneurs et autres porteurs d’idées entrepreneuriales à soumettre leurs candidatures.

Séna Akoda

Lancé en 2016, le dispositif Agri-Pme devrait permettre l’identification de 4 millions d’agriculteurs vulnérables et d’utilisateurs à l’horizon 2030, selon des sources proches du ministère des Postes, de l’Economie numérique et des Innovations technologiques.

Ce dispositif dénommé porte-monnaie électronique permet au paysan vulnérable de bénéficier d’engrais subventionné, sans l’intervention des intermédiaires.

« L’initiative vise à accompagner et à inclure les agriculteurs dans la vie économique », selon Cina Lawson, ministre des Postes, de l’Economie numérique et des Innovations technologiques. Sa mise en place permet « d'établir progressivement une base de données sur les agriculteurs », ajoute-t-elle.

Depuis son lancement, Agri-Pme compte de plus en plus d’utilisateurs. Selon les informations, à ce jour, plus de 250 000 producteurs utilisent le porte-monnaie électronique (PME) pour acheter des engrais auprès de distributeurs qui, eux aussi, sont équipés de porte-monnaie électronique.

Au total, 180 000 agriculteurs vulnérables ont déjà été subventionnés dans le cadre du projet. Cette année, le ministère de tutelle envisage de porter ce chiffre au double.

Séna Akoda

Une vaste opération d’inventaire des forages et mini-adductions d’eau potable en milieu rural et semi-urbain est actuellement en cours sur toute l’étendue du territoire togolais, apprend-on dans un communiqué de source officielle.

Formellement lancée par le ministère de l’eau, de l'équipement rural et de l'hydraulique villageoise, ce 04 mars 2019, ce recensement vise à améliorer davantage l'accès des populations à l'eau potable au Togo, en fournissant, en autres, des statistiques fiables sur l’état de fonctionnement des différents ouvrages d'eau de ces régions du pays.

Les équipes du ministère seront à cet effet déployées dans toutes les préfectures, sur l’ensemble du territoire, dans le cadre de sessions de travail avec les autorités administratives de ces différentes localités.

Par ailleurs, notons que cette collecte d’informations permettra également d’identifier les localités non couvertes en eau au Togo, dans la perspective d’une prise en compte pour les prochains projets à mettre en œuvre dans le domaine de l’accès à l’eau potable.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, les prix à la pompe ont été revus à la hausse, alors que le cours mondial du baril de pétrole semble remonter, à la vieille d’un sommet décisif de l’OPEP à Bakou en Azerbaïdjan.

Les hausses des prix des produits pétroliers se situent en moyenne dans le sillage 2-3%, soit environ 15 à 17 FCFA de plus.

Ainsi,  à partir de mardi, le prix du super sans plomb connaîtra une légère augmentation de 16 FCFA (+3%) et coûtera désormais 564 FCFA. Le pétrole lampant passera à 505 FCFA et  le mélange 2 temps, à 661 FCFA. Le prix du litre de Gasoil quant à lui passe à 567 FCFA.

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