Signature d’une convention de financement, hier lundi 03 juin 2019 à Dakar, entre la Bceao (Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest), et l’AFD (Agence Française de Développement), d’un montant de global de 2,335 milliards FCFA, dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie régionale d’inclusion financière dans l’Uemoa.
Sur la somme couverte par l’entente, 1,967 milliards FCFA (3 millions €), représente la contribution de l'AFD. Le reliquat, soit 367,335 millions FCFA, est à la charge de la Banque Centrale, pour un partenariat dont la durée est de trois ans, à partir de la date de signature de la convention.
Cette facilité devrait notamment permettre, de renforcer les capacités des Structures ministérielles de suivi (SMS) des systèmes financiers décentralisés (SFD), d’identifier et lever les obstacles réglementaires à l’innovation financière dans la sous-région, de recenser les systèmes financiers décentralisés en difficulté, les diagnostiquer et appuyer leur restructuration ou leur redressement.
Rappelons que le document-cadre de Stratégie régionale d'inclusion financière dans l'Uemoa, est une « une feuille de route » qui propose une vision de l'inclusion financière pour l'Union.
Son objectif global est de permettre, sur un horizon de 5 ans, l'accès et l'utilisation d'une gamme variée de produits et services financiers, adaptés et à coûts abordables, à 75% de la population adulte de l’espace Uemoa, particulièrement les femmes, les jeunes et les personnes à faible éducation financière, informe la Banque Centrale.
Ayi Renaud Dossavi
Abidjan va abriter, fin août prochain, Spring Fellowship, un programme de 4 mois, dédié aux start-up africaines pour cocréer l'avenir.
Ce programme piloté par des mentors et soutenu par des dirigeants d’entreprises du monde entier, selon l’annonce, « vise à aider les start-up africaines à se développer ». Il s’adresse à des entrepreneurs, fondateurs ou représentants d'une équipe de jeunes entreprises en démarrage ou en phase de croissance. Des billets d’avion et un financement de démarrage de 15 000 $ seront offerts, entre autres.
Huit start-up, opérant dans les secteurs comme « AgriTech, FoodTech, MarketTech, AdTech et RetailTech » devraient être sélectionnées.
« Pour participer au programme, votre start-up doit être capable de relever l'un de nos défis d'innovation d'entreprise. Les équipes sélectionnées seront immergées pendant 4 mois à Abidjan, en Côte d'Ivoire, avec des équipes de leaders de l'industrie afin de travailler sur une preuve de concept innovante et de bénéficier d'une journée de démonstration devant les investisseurs en capital-risque et la direction de nos partenaires », annonce le promoteur du programme.
Les inscriptions seront reçues jusqu’au 07 juillet prochain
Séna Akoda
La Banque africaine de développement (BAD) exhorte les Togolais, porteurs de projets bancables et à fort impact social, à postuler à la deuxième session du Forum d'investissement en Afrique (AIF) qu’elle organise, et qui se tiendra du 11 et 13 novembre prochains en Afrique du Sud.
C’était à l’occasion d'une rencontre qui s’est tenue, le vendredi 31 mai 2019, en collaboration avec la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT), en présence de la Cellule de gestion de projets de la présidence togolaise.
En plus d’être à fort impact social et environnemental, les projets à présenter doivent notamment : être solvables, coûter entre 15 et 100 millions $, et disposer d’ores et déjà d’études de faisabilité.
Notons qu’il s’est agi également de présenter aux potentiels candidats les dispositions d'accompagnement mises en place, en vue d’augmenter les chances du Togo d'attirer plus d'investisseurs à cette rencontre sud-africaine, eu égard aux résultats de la première édition du Forum, plus mitigée pour le pays.
A Jour J-10 de l’ouverture du 1er forum économique Togo-UE (FETUE), les choses se précisent. 97 projets bancables viennent d’être sélectionnés sur 391 soumis, au cours de la période dédiée aux inscriptions, renseigne le Comité d’organisation de l’événement via son site dédié : www.forumtogo-ue.tg.
Ces projets se classent inégalement du point de vue numérique, dans les douze secteurs d’activités éligibles. A titre d’illustration, au niveau du secteur de l’agriculture/ agropoles/filières porteuses, 8 projets sont retenus. L’agriculture et l’agroalimentaire en revanche valident 18 projets à présenter. La rubrique agropoles/ filières porteuses quant à elle, a 15 projets à défendre.
Dans le secteur de l’énergie, 6 projets devraient chercher à capter des financements européens. Idem dans le secteur des industries manufacturières. Le secteur des Transports/Logistiques présentera pour sa part, 1 projet. Dans le domaine de la formation, 4 projets sont évalués comme répondant aux critères pour rechercher des financements européens.
Le Comité d’organisation du FETUE devrait ensuite renforcer les capacités des porteurs de ces projets matures afin qu’ils puissent les défendre lors des rencontres B2B avec les investisseurs européens. Initialement, il était prévu la sélection de 100 projets bancables.
Séna Akoda
Au Togo, une session de formation de deux jours, débutée en fin de semaine dernière, a réuni les ingénieurs et techniciens supérieurs du Togo, autour du Plan national de développement (PND), en vue de leur permettre de s’en approprier: dans sa vision, ses objectifs, et surtout dans ses 15 projets phares.
Pour Bagni Marius, secrétaire général de l’Ordre national des ingénieurs du Togo (ONIT), au sortir de cette recontre, ces acteurs sont « engagés à apporter toute (leur) contribution » au plan, mais également à fournir leurs propositions, recommandations et expertise, pour sa réalisation.
Par ailleurs, ces ingénieurs et techniciens supérieurs, ont également été appelés à élaborer et porter des projets dans le cadre du PND, du haut de leur savoir-faire. « Nous avons compris que ce PND, est un cadre qui est non-figé, au sein duquel tous les fils et filles de la nation devraient pouvoir apporter leur pierre pour sa réussite.», souligne à cet effet, le SG de l’ONIT.
Au nombre des grands projets du PND, on compte notamment: le dédoublement de la RN1 Lomé-Ouaga, la Plateforme logistique multiservice d’Adakpamé, le Port sec de Cinkassé, les projets d’Agropole de Kara et de Vo-Zio pour la transformation agroalimentaire au Togo, ou encore le Mécanisme incitatif de financement agricole (MIFA).
Lancement d'activités pour l’opérateur SOLEVA, le samedi 1er juin, dans la localité de Vogan (à 67 km de Lomé). Dans le cadre du projet d'électrification rurale par kits solaires, « Cizo », dont il est le 2è opérateur agréé, après le Britannique BBOXX.
L’opérateur du off-grid dirigé par le Togolais Charles Séna Ayenu, était en effet annoncé pour commencer ses travaux au 2è trimestre 2019, voilà qui est chose faite.
SOLEVA devrait ainsi vendre et distribuer au moins 300 000 kits solaires Sun King®, de son partenaire américain Greenlight, au cours des cinq prochaines années, en vue de donner accès à l’électricité à plus de deux millions de personnes du milieu rural au Togo, selon son cahier des charges.
Par ailleurs, l’AT2ER (Agence togolaise de l’électrification rurale et des énergies renouvelables) se montre « confiante », quant à la progression de Cizo, misant notamment sur une technologie « à maturité », et acceptée par les usagers finaux, avec «des coûts abordables».
Selon l'AT2ER, 15 000 kits électro-solaires ont déjà été installés sur l’ensemble du territoire, dans le cadre du projet Cizo.
Ayi Renaud Dossavi
Au cours de la cérémonie d’ouverture de la 10è session de l’Assemblée Générale du Fonds de solidarité africain (FSA), Sani Yaya, ministre togolais de l’Economie et des Finances, a invité implicitement l’institution financière et ses partenaires à financer le Plan National de Développement (PND 2018-2022). Ce plan, a-t-il rappelé, « nécessite des financements à hauteur de 4 622 milliards FCFA dont les deux tiers (2/3) seront portés par le secteur privé ».
Et d’appeler : « Je ne doute pas que le Fonds de solidarité africain dont la mission est de participer au développement économique des Etats africains membres, contribuera au financement des projets structurants de ce Plan à travers ses mécanismes d’intervention ».
Dans la même lignée, il déclare : « Je saisis cette opportunité pour inviter les partenaires du Fonds de solidarité africain ainsi que les banques, les institutions financières et le secteur privé à saisir l’opportunité de ce Plan pour fructifier leurs affaires ».
De toute vraisemblance, cet appel trouve écho auprès de l’institution. Selon Ahmadou Abdoulaye Diallo, son N°1(photo), l’institution s’impliquera dans le financement de la prévision de développement du Togo. « Nous allons accompagner le financement du PND de la République togolaise dont le besoin est estimé à plus de 4 000 milliards FCFA. Je pense que nous allons y contribuer fortement ».
Séna Akoda
Vendredi, Standard & Poor’s, l’agence de notation financière américaine, a attribué au Togo ses toutes premières notes de crédit souveraines à long et à court terme en devises étrangères et en monnaie locale. Le Togo est ainsi crédité des cotes « B/B », avec perspectives stables. Des notations « limitées par les risques sociopolitiques, le faible revenu par habitant du Togo, ses besoins extérieurs et budgétaires importants et ses antécédents d'endettement en augmentation rapide. », a précisé l’agence.
« Nous prévoyons que l'activité économique bénéficiera de la récente modernisation d'infrastructures clés, comme l'achèvement de vastes travaux au port de Lomé, qui est actuellement le seul port en eau profonde d'Afrique de l'Ouest, et l'ouverture du nouveau terminal de l'aéroport Gnassingbé-Eyadema en 2016», a déclaré S&P pour soutenir son évaluation.
Selon l’agence de notation, le port de Lomé est une plaque tournante importante pour les pays enclavés voisins et l’économie togolaise devrait bénéficier de la demande de ses principaux partenaires commerciaux, pour lesquels S&P prévoit «actuellement » une activité relativement forte.
Inquiétudes sur les prévisions du PND
Si S&P salue le lancement du PND et des récentes réformes, il émet toutefois des doutes sur certaines prévisions du programme quinquennal, en raison des risques sociopolitiques et d’autres facteurs.
« Les risques politiques et sociaux à moyen et long terme sont importants à notre avis et pourraient décourager les investisseurs privés ... nous prévoyons une croissance moyenne du PIB réel d'environ 5 % entre 2019 et 2022. », souligne l’évaluateur qui pense que des efforts restent à fournir dans les secteurs de l'électricité, des télécommunications, et même des infrastructures.
Toutefois, S&P loue les efforts consentis par les autorités avec la mise en œuvre des réformes économiques, « ce qui a conduit le rapport Doing Business de la Banque mondiale de 2019 à classer le Togo au premier rang des pays réformateurs en Afrique pour la création d'entreprises, les permis de construire, la connexion électrique, le paiement des taxes, le transfert de propriété et l'exécution des contrats ».
« Cet élan se poursuivra graduellement au cours des prochaines années », assure le New-Yorkais.
S&P prêt à améliorer les notes
S&P qui trouve l’économie togolaise, fortement dépendante de l’agriculture et du secteur extractif, ne ferme toutefois pas la porte à une amélioration de la note rangée dans la catégorie « très spéculative ».
« Nous pourrions relever les notes si la croissance économique du Togo devenait nettement plus forte que prévu et si les déficits extérieurs et budgétaires et la dette publique nette en pourcentage du PIB diminuaient sensiblement. » Il serait également prêt à la dégrader si les réformes économiques et fiscales ralentissaient.
Rappelons que le Togo avait émis en fin d’année dernière, l’intention de faire recours au marché international pour mobiliser près de 8% de son PIB. Le Pays a par la suite obtenu le quitus du FMI avec lequel il est sous programme. Cette notation qui le place dans la même catégorie que la plupart de ses voisins d’Afrique subsaharienne comme le Bénin qui a, en début, réussi à mobiliser 500 millions d’euros sur le marché financier international avec des conditions plus favorables que celles du marché intérieur.
La 1ère édition du Forum sur l’Entrepreneuriat Numérique et Estudiantin (FENES) s’est tenue hier vendredi 31 mai 2019. Cet événement a connu la phase finale du concours « Pitch your startup idea ».
A l’issue de la compétition finale disputée entre 20 concurrents, Yvon Koudam a remporté le 1er prix (500 000 FCFA, prix de l’innovation et de l’entrepreneuriat numérique). Il est porteur du projet Kondjigbalê (Carnet de santé en ligne). « Nous sommes partis de loin, nous ne sommes pas encore où nous voulons être mais nous ne sommes plus où nous étions… », a écrit le porteur du projet, ravi.
Quant à Sitsopé Sekpona de l’université de Lomé, elle s’adjuge le 2è prix, qui récompense le meilleur projet d’entrepreneuriat social consistant à mettre au point un mini-générateur. Montant de l’enveloppe : 300 000 FCFA.
Le dernier prix (prix de l’entrepreneuriat féminin) prime le projet « Tous pour la santé » porté par Abida Gbati de l’université de Kara. Le lauréat qui ferme le trio emporte 200 000 FCFA.
L’organisation de ce forum tombe à pic, estime un participant, « compte tenu du fait que de nombreux Togolais ignorent les opportunités que présente le secteur numérique ». Plusieurs panels ont été animés en ce sens.
Selon Joël Agboglo, CEO d’Enginnova, structure promotrice de l’événement, « l’objectif d’être le plus grand événement tech entrepreneurial, est atteint ». En rappel, la coopération allemande, l’ambassade de France et d’autres structures ont été partenaires de l’événement.
Séna Akoda
La Compagnie énergie électrique du Togo (CEET), annonce que les redevances dédiées à l’éclairage public, des mois de février et mars 2019, seront positionnés en impayés, sur les factures du mois de mai 2019 pour la basse tension, et du mois de juin 2019 pour la moyenne tension.
En effet, la Redevance sur l'éclairage public (REP), introduite en 2009 et visant à financer et étendre l'éclairage public dans les villes et villages du pays, a connu une hausse, adoptée par arrêté interministériel, au mois de mars dernier. Passant de 1 à 5 FCFA par kWh, pour les consommateurs abonnés à la basse tension, et de 2 à 6 FCFA par kWh, pour ceux abonnés à la moyenne tension.
Cette mesure, selon la CEET, vise donc à rattraper la prise en compte des redevances des mois de février et mars 2019, où l’application de l’arrêté n’avait pu être possible, parce que le processus de facturation était déjà en cours pour février. Et en raison de travaux de reprogrammation du système d’information, pour le mois de mars.
Par ailleurs, informe la Compagnie en charge de la fourniture électrique, un délai de 90 jours, à compter de la réception de la facture, est accordé pour le règlement de ces impayés.
En 2018, le règlement des impayés à la CEET, a couté 7 milliards FCFA au gouvernement togolais.
Ayi Renaud Dossavi