Jusqu’à 5 millions FCFA à décrocher, par les ONG et start-up du Togo, du Bénin et du Burkina Faso, dans le cadre d’un appel à projets du Programme « Economie verte ».
Lancé par l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD) et le Bureau régional de l’OIF pour l’Afrique de l’Ouest (BRAO OIF), il vise à soutenir les initiatives francophones de promotion des modes de consommation et de production durables (MCPD).
L’appel recherche des projets portant sur trois domaines : l'éducation à la consommation durable des populations et des organisations, le développement de produits ou de solutions offrant une alternative aux habitudes de consommation ou des procédés de production, le déploiement d'une démarche d'amélioration des procédés de production au sein d'une entreprise.
A noter que seul un projet sera retenu dans chacune des catégories susmentionnées. Soit trois projets au total.
Date butoir : Dimanche 11 août 2019 à 23h (GMT).
Consulter ici l’Appel à Projet
Ayi Renaud Dossavi
Le Centre africain de veille et d'intelligence économique (CAVIE) organise la formation certifiante « Veille et intelligence des marchés africains » à Lomé, sur trois jours du 17 au 19 juillet 2019.
Cette session vise à « contribuer à la compétitivité du Togo», selon Beaugrain Doumongue (photo), coordonnateur des Clubs CAVIE pour collèges et lycées, dans la perspective du PND. Il s'agit également de « booster la compétitivité des acteurs économiques togolais en les dotant et/ou en renforçant leurs compétences dans les aspects clés du management stratégique ».
La formation portera notamment sur : la compréhension des stratégies des puissances en Afrique et au Togo et la surveillance de l’environnement des concurrents au-delà de l’usage exclusif des outils, la mise en place et la gestion d’un dispositif complet de veille et d’intelligence économique.
Notons que cette rencontre fait suite à celles de Ouagadougou, Dakar, Libreville, Paris, Tunis, Douala et Yaoundé. Ses participants relèveront de la promotion « Augustino de Souza ».
Pour information et réservations, écrire à cette adresse.
La Loterie nationale togolaise (LONATO), et le Conseil de l’Entente, lancent un appel à projet pour le Concours « Jeunes et entrepreneuriat », dans le cadre de la 25ème édition du tirage de la Tranche commune entente, qui se tiendra au Togo en juillet 2019.
Cette compétition est destinée aux jeunes entrepreneurs togolais, âgés entre 18 à 40 ans. Ceux-ci doivent proposer et déposer à la Direction générale de la Lonato, et dans ses représentations régionales à l'intérieur du pays, un projet de création d'entreprise innovante dans l'agrobusiness, la culture, le tourisme, ou dans la protection de l'environnement.
Les trois meilleurs projets retenus seront financés à hauteur de 5 millions FCFA chacun, par le Conseil de l'Entente. Pour plus d’informations, les entrepreneurs intéressés peuvent contacter la messagerie de Lonato.
Date butoir : 12 juillet 2019.
Ayi Renaud Dossavi
A l’avant-garde de la promotion de l’entrepreneuriat social au Togo via ses conférences sur la thématique, l’Ambassade des Etats-Unis franchit un nouveau palier en offrant une formation en ligne aux jeunes entrepreneurs sociaux togolais.
Annoncée pour une durée de deux mois, la formation est dédiée à ceux qui sont porteurs de « solides idées de transformation sociale à travers l’entrepreneuriat social ». Elle sera assurée par le nouveau Centre de l’Ambassade des Etats-Unis au Togo pour les voix émergentes.
Pour cette 1ère promotion, les places sont limitées à 12 personnes. Les cours se dérouleront 3 fois par semaine, soit les lundis, mardis et jeudis à raison de 3 heures par jour, indique-t-on.
S’engager dans l’entrepreneuriat social, c’est entreprendre autrement, soutient la chancellerie promotrice de l’événement. Il s’agit, développe-t-elle, de « concilier efficacité économique et finalité sociale, engager seul ou à plusieurs des projets qui mobilisent le collectif ».
L’entrepreneuriat social consiste également, soutient-on, à « exercer une lucrativité limitée, d’encadrer l’échelle des salaires, de pratiquer une gestion démocratique et enfin de favoriser la participation des membres et des usagers ».
Les candidats intéressés âgés de moins de 40 ans peuvent s’inscrire jusqu’au 21 juin prochain sur le https://docs.google.com/…/1FAIpQLSe-8CHVBmK6JyFa4r…/viewform.
Séna Akoda
Le Mécanisme incitatif de financement agricole, fondé sur le partage de risques (MIFA), annonce avoir signé 2 accords avec des investisseurs européens, en vue de promouvoir le made-in-Togo à l’extérieur. C’était dans le cadre du Forum économique Togo UE (FETUE), ce vendredi 14 juin 2019.
Le premier accord, apprend-on, est une lettre d’intention signée avec la société allemande Better Eco, qui définit le cadre général d’une convention prochaine « en vue du renforcement des capacités techniques et financières des producteurs togolais pour la production biologique dans le respect des normes de qualité internationales et la commercialisation sur le marché international, notamment européen.» Les produits concernés sont notamment le gingembre, le soja, le sésame, l’anacarde, l’ananas et le karité. Un mémorandum d’entente, ainsi qu’une convention, sont attendues d’ici 3 mois.
Au titre du second accord, signé avec le complexe agro-industriel Tropical Flowers, cette dernière s’engage à accompagner le Mifa dans la recherche de financement pour la production et l’exploitation de fleurs tropicales et ornementales.
L’entreprise, implantée au Togo, dispose en effet d’une aire de 40 ha destinée à la production de fleurs, et emploie 20 Togolais.
Ayi Renaud Dossavi
Le Togo boucle au titre du 2è trimestre 2019, ce 14 juin, son avant-dernière sortie sur le marché financier régional UMOA-Titres par un succès. A la recherche de 20 milliards FCFA pour combler son besoin de financement du budget exercice 2019, le pays a récolté 21,35 milliards FCFA, montant total de soumissions. Soit un taux de couverture de 106,77%
De cette manne financière qui traduit une sursouscription de plus d’un milliard FCFA de ses titres du trésor, le pays retient 15,72 milliards FCFA.
A l’exception de la Guinée Bissau et du Niger dont les opérateurs économiques ne se sont pas manifestés, l’opération a suscité de l’intérêt auprès des autres milieux d’affaires de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), avec le Bénin en tête, du haut de ses 14,6 milliards FCFA proposés dont 2 milliards FCFA ont été retenus.
Le voisin de l’Est est suivi du Sénégal qui a souscrit à des Bons Assimilables du Trésor (BAT) à hauteur de 8 milliards FCFA avec 6 milliards FCFA retenus.
Présent sur le tout premier panel ayant meublé le 1er forum économique entre le Togo et l’Union européenne, le Tycoon nigérian Aliko Dangote n’a tari d’éloges à l’endroit du Togo, évoquant les atouts du pays pour s’imposer comme une plaque tournante dans la sous-région. Hub logistique, agriculture, secteurs extractifs, industrie de la transformation, « l’ami du Togo », selon les propos du Président Faure Gnassingbé à l’ouverture du Forum, maîtrise bien son sujet.
Pour lui, le Togo a tous les avantages comparatifs, citant la présence du Port de Lomé, le seul en eau profonde d’Afrique de l’Ouest, l’agriculture, mais surtout, fidèle à lui, la transformation des matières premières. « Au Togo, vous avez tous les atouts pour faire l'agriculture : la terre, le climat, l'eau. Alors, le Togo doit freiner ses importations. Le Togo peut produire tout ce qu'il consomme parce qu'aucune politique économique durable ne peut se mettre en place avec un élargissement effrénée de la balance commerciale. Vous ne pouvez pas survivre longtemps à 8 milliards d'importations et 2 milliards d'exportations », a déclaré le PDG du groupe Dangote.
« Avec son actif le seul port en eau profonde aujourd'hui en Afrique de l'ouest, le Togo peut exporter facilement tout ce qu'il produit vers le marché de la CEDEAO qui fait plus de 350 millions. Avec ce marché qui s'agrandit davantage grâce la Zone de libre-échange continentale (ZLEC), nous pourrons attirer plus d'investissements locaux et étrangers », a-t-il poursuivi.
Le vœu cher de la première fortune d'Afrique est de voir le Togo transformer son coton, y ajouter plus de valeur pour devenir un exportateur de textile. « J'aimerais voir dans le cadre de ce partenariat avec l'Ue, le Togo transformer son coton, exporter des habits pour satisfaire la demande mondiale, adresser la demande européenne, mondiale », a lancé la 64e fortune au monde.
Un souhait qui s’intègre parfaitement dans l’axe 2 du PND qui vise le développement des pôles de transformation agricole, manufacturiers et d'industries extractives. Sur cet axe, le Togo prévoit de mettre en place l’agropole de Kara, celui de Vo-Zio, un parc industriel à Adétikopé dans la périphérie nord de Lomé, une zone économique spéciale dont les études géothermiques sont avancées, et renforcer la transformation du phosphate.
Les rideaux sont tombés ce vendredi 14 juin 2019 sur le tout premier forum économique Togo-Ue, avec des notes de satisfaction.
La cérémonie de clôture présidée par le Premier ministre Komi Selom Klassou s’est tenue en présence de Bruno Hanses, Représentant de la Cheffe de la délégation de l’UE au Togo, Cristina Martins Barreira et de nombreuses personnalités.
Ce premier rendez-vous d’affaires avec l’Europe des 28 a été l’occasion d’échanges, de panels de haut niveau, de présentations de projets, de réseautage, et de rencontre B2B. Près de 70 conférenciers ont animé plusieurs panels sur des thématiques diverses, allant du développement inclusif à l’importance des partenaires au développement, en passant par l’agriculture, l’énergie, la transformation manufacturière, l’accès au financement, ou encore les infrastructures.
Selon le Premier ministre, la moisson a été des meilleures pour la partie togolaise. A l’heure de dresser le bilan des retombées, on annonce plus d’1,3 milliards d'euros, soit environ 852 milliards FCFA de promesses fermes faites par les investisseurs européens. Une bouffée d’oxygène pour le PND dont 65% des investissements (5 milliards $) reposent sur le secteur privé.
«Le processus d'émergence est bel et bien enclenché au Togo et est en cours de réalisation », s’est félicité le Chef du Gouvernement.
Pour Germain Meba, le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo, « Ce Forum économique qui s'achève, est le parfait exemple du partenariat économique qui gagne, soutenu par une Coopération internationale »
« Maintenant, il s'agit de tirer le meilleur profit de ce forum et de travailler ensemble... L'UE est prête à intensifier son soutien », déclarera à sa suite, Bruno Hanses, qui appelle Lomé à « poursuivre sans relâche la politique des réformes ».
« Le Togo a besoin d'être accompagné dans sa marche vers le progrès », conclura Komi Selom Klassou, un appel de pied « aux opérateurs économiques du Togo comme d'ailleurs ». Une consultation avec la partie européenne est prévue « très bientôt » afin de plancher sur les premières conclusions de ce forum. L’objectif est de déboucher sur un plan d’accompagnement sur la période 2021-2025. Quant au prochain forum Togo-Ue, aucune date n’a encore été communiquée.
Alors que le Forum Economique Togo-UE tire vers la fin, Germain Mèba, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo révèle qu’au total, ce sont près de 150 projets bancables ; 141, plus exactement qui ont été retenus par le comité de sélection mis en place.
Les porteurs de ces projets dont le nombre a été porté en hausse de 50 par rapport aux prévisions initiales, devraient incessamment passer aux rencontres B2B qui se tiendront à la fin de la cérémonie de clôture afin de tenter de capter des financements européens.
Dans l’ensemble, il s’agit de projets qui concernent divers secteurs, de l’agriculture au tourisme en passant par le secteur des hydrocarbures, le secteur manufacturier et bien d’autres. Tous ces projets structurants ont pour dénominateur commun de se loger à l’un des 3 principaux axes du Plan National de Développement (PND 2018-2022).
En rappel, à l’axe 1 de la planification de son développement, le Togo vise à mettre en place un hub logistique d’excellence et un centre d’affaires de premier ordre dans la sous-région. A l’axe 2, il ambitionne de développer des pôles de transformation agricole, manufacturiers et d’industries extractives.
Au dernier axe, les pouvoirs publics togolais prévoient de consolider le développement social et renforcer les mécanismes d’inclusion.
Séna Akoda
Environ 70% de la population togolaise ont moins de 35 ans. Cette population essentiellement jeune tente courageusement de prendre son destin en main, en s’appuyant sur un environnement des affaires en constante amélioration.
A la faveur du forum économique Togo-UE qui se poursuit et s’achève ce vendredi 14 juin, pouvoirs publics, représentants de dispositifs d’accompagnement, entrepreneurs et représentants du système des Nations Unies se sont réunis autour d’un panel dédié à la question.
Dans son intervention, Damien Mama, représentant du Système des Nations Unies au Togo a relevé que près de 40 000 jeunes sont déversés chaque année sur le marché. « L’Etat ne peut faire face, seul à la problématique de l’emploi des jeunes et femmes », a-t-il relevé.
Intervenant en tant que ministre en charge de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, Victoire Tomegah-Dogbe a rappelé les programmes, les projets et mécanismes mis en place par l’Etat pour accompagner les jeunes. FAIEJ, PAEIJ-SP, l’ANPGF, le FNFI, etc. Elle a surtout mis l’accent sur la mesure présidentielle de 20% de part de marchés publics attribuée aux jeunes et femmes entrepreneurs depuis 2018, portée à 25% depuis avril 2019. Elle a de ce fait convié les jeunes à se saisir des opportunités que l’Etat offre.
Yves Badohoun, Vice-président du Patronat togolais, a dans la même lignée, insisté sur le sens de l’entrepreneuriat des jeunes. « On peut mettre en place les meilleurs dispositifs mais si les jeunes ne sont pas programmés pour se prendre en charge, il n’y aura aucune évolution sur la question », a-t-il précisé.
Edem Bessanh, success story de l’entrepreneuriat togolais, a salué les dispositifs mis en place. Il a également sollicité des garanties de l’Etat, au nom des jeunes entrepreneurs de référence, Komi Dovi Koudou de Natuthé Kinkeliba, Ismaël Tanko de Tanko Timati et bien d’autres, pour leur permettre de décrocher des financements nécessaires à leur industrialisation et à leur croissance. De même, il souhaiterait disposer d’un site pour installer son unité industrielle de production, dans les agropoles dont celle de Kara est la phase pilote.
Séna Akoda