Le Conseil d’Administration (CA) de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) approuve ce 20 juin, le financement sous forme de prêt de 20 milliards FCFA en faveur du projet d’aménagement et de bitumage du tronçon Katchamba-Sadori, long de 60 km (Route Nationale N°17, Nord-Togo), apprend-on de sources proches de l’institution financière.
Cette décision qui s’inscrit dans la droite ligne de l’ambition affichée par les pouvoirs publics togolais de doter le pays d’infrastructures routières modernes, est prise au 113è CA de la BOAD, dans la capitale togolaise.
Selon les informations, en dehors de l’approbation de ce projet, plusieurs autres opérations dont des prêts à court, moyen et long terme, des lignes de participation et prises de participation sont soumises aux administrateurs. Ainsi, à l’heure où nous mettons en ligne cette information, l’institution bancaire vient d'approuver également un prêt de 30 milliards FCFA pour la Construction, la réhabilitation et l’équipement d’infrastructures scolaires en Côte d’Ivoire.
Le Burkina Faso s’en tire également à bon compte. Le CA vient de valider un financement de 20 milliards FCFA pour son Programme d’appui au développement des économies locales (PADEL) dans six (6) régions (Hauts-Bassins, Sud-Ouest, Centre, Plateau Central, Cascades et Centre-Ouest).
Ce programme prévoit en outre, la mise en place d’une ligne de crédit d’1 milliard FCFA au profit de 3 000 micro et très petites entreprises, ainsi que le renforcement des capacités techniques de 2 000 Unités de production informelle (UPI).
Séna Akoda
Ethiopian Airlines, sacrée « champion africain de l’année 2019 » au Africa CEO Forum 2019, vient de s’associer avec Asky Airlines en lançant le 15 juin dernier, des vols directs entre Johannesbourg et plusieurs villes africaines, informe un communiqué parvenu à la rédaction de Togo First.
Précisément, il s’agit de Libreville, Douala, Lagos et Lomé.
Ce nouveau plan d’itinéraire « vise à améliorer le réseau aérien de la compagnie nationale éthiopienne et celui de la compagnie panafricaine basée dans la capitale togolaise », indique le communiqué.
En vertu de ce partenariat, Asky Airlines devrait desservir par vols directs les destinations précitées, à partir de la métropole sud-africaine.
La cible de ces nouveaux itinéraires se constitue, souligne le document, « d’un large éventail de voyageurs y compris les voyageurs d’affaires ».
Cette innovation devrait faciliter les voyages vers les villes africaines énumérées, en abrégeant le temps de voyage et en supprimant les escales d’une ville à l’autre.
« Nous recherchons toujours des méthodes de voyage efficaces pour relier les gens aux différentes parties du monde. Le lancement de ces nouveaux itinéraires minimisera le temps de déplacement et assurera que nos clients arrivent toujours à destination en toute sécurité », déclare Abel Alemu, directeur régional d'Ethiopian Airlines pour l'Afrique australe.
Séna Akoda
Le projet d’électrification rurale CIZO pourrait être le 1er bénéficiaire réel du 1er forum économique Togo-UE que vient d’abriter la capitale togolaise.
« Nous pouvons d’ores et déjà annoncer que l’UE est en train de finaliser avec la BAD, un appui au projet d’électrification rurale CIZO dans le cadre de ce plan d’investissement », a déclaré en ce sens Bruno Hanses, Chargé d’Affaires à la Délégation de l’UE au Togo, ce 19 juin 2019.
Ce projet qui vise l’électrification rurale et la promotion des énergies renouvelables par l’utilisation de kits solaires individuels, est déjà dans sa phase de déploiement et compte deux opérateurs accrédités, à savoir le géant Britannique BBOXX et SOLEVA. Près de 10 000 menages ont été électrifés grâce à cette initiative, annonçait-on.
Comme mesure incitative pour l'adoption de cette solution, le gouvernement a annoncé effective à compter de début mars et ce pour 36 mois, l’allocation d’une subvention mensuelle de 40% sur les factures des ménages détenteurs d’un kit solaire individuel (le chèque solaire CIZO).
Les préoccupations énergétiques, convient-il de le souligner, se révèlent vitales pour la mise en œuvre réussie des différents axes du PND.
Autres annonces phares de l’UE
Selon Bruno Hanses, « l’UE va s’assurer que le maximum de projets d’investissements puisse bénéficier du Plan européen d’investissement extérieur qui a été présenté lors du FETUE».
Entre autres annonces, l’UE devrait faire le suivi des jalons de partenariat posés à Lomé entre les opérateurs économiques du Togo et les investisseurs européens, en continuant à animer le réseau B2B créé, et qui contient 141 projets bancables sélectionnés. Elle mettra en place une facilité d’appui à ces projets.
L’institution européenne travaillera également à renforcer l’appui aux entreprises dans l’agroalimentaire, qui souhaitent exporter vers l’Europe et à appuyer l’opérationnalisation de l’EUROCHAM-Togo, la Chambre de Commerce Européenne au Togo.
Séna Akoda
Plus de 1000 participants, 141 projets bancables, 852 milliards FCFA pour les projets bancables et 6 milliards d'euros pour les projets structurants du PND, c’est le bilan chiffré du 1er Forum Economique Togo-UE organisé au Togo, du 13 au 14 juin dernier.
L’information a été confirmée ce mercredi 19 juin, au cours d’une conférence de presse-bilan et perspectives de cet événement inédit dans l’histoire des relations économiques entre le Togo et son partenaire européen.
Au-delà des chiffres qui traduisent un intérêt des participants pour cette rencontre et des promesses d’investissements, les interventions se sont pour l’essentiel, concentrées sur l’amélioration du climat des affaires. « Nous tous avons reconnu que le moteur de la croissance, c’est le secteur privé. Et les attentes du secteur privé tournent en général autour de la création d’un cadre attractif aux investissements », relève la ministre conseillère du Chef de l’Etat togolais, coordonnatrice de la Cellule Climat des Affaires (CCA), Mme Sandra Ablamba Johnson.
La N°1 de la CCA rappelle que les dernières statistiques publiées par la CNUCED, structure onusienne en charge du commerce, révèlent une hausse de près de 15% des IDE à destination du Togo. Une performance qui rame à contre-courant de la tendance drastiquement baissière, voire de 45% dans certains pays africains, précise-t-elle.
« La graine est semée, elle commence à porter des fruits ; nous avons tous intérêt à nous y accrocher et à en tirer le bénéfice », conclut-elle son propos.
Sur le crédit des résultats présentés, Kodjo Adedze, ministre en charge du commerce et du secteur privé, affirme que le forum a renforcé la visibilité et la crédibilité du Togo en tant que destination sûre des investissements. Il ajoute sans détour que « d’un coup d’essai, le FETUE est un coup de maître ».
Dans ce registre de satisfecit, Germain Mèba, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) représentant le secteur privé, a déclaré qu’avec le FETUE, « c’est la 1ère fois que nous constatons une collaboration sincère du gouvernement avec le secteur privé ». Il soutient que le FETUE a tenu toutes ses promesses; et encourage toutes les parties prenantes à construire l’après-événement de manière à capitaliser sur les résultats qui en découlent.
FETUE, point de départ d’« un renouveau dans les relations entre le Togo et l’UE »
« Plus qu’une simple rencontre d’hommes d’affaires, le FETUE a marqué à notre avis, un renouveau dans les relations entre le Togo et l’Union Européenne », estime Bruno Hanses, chargé d’affaires à la Délégation de l’Union Européenne au Togo. Il rappelle que le Chef de l’Etat togolais Faure E. Gnassingbé et le Vice-président de la Commission Européenne Jyrki Katainen, avaient insisté sur l’alignement entre la vision traduite dans le Plan National de Développement (PND 2018-2022) et celle de l’UE, notamment à travers l’Alliance Afrique-Europe pour des investissements et des emplois durables.
Si de l’avis du Chargé d’Affaires européen, « le FETUE a été une excellente vitrine internationale pour le Togo », « il ne devra pas être considéré comme une fin en soi », nuance-t-il. Au contraire, il doit être perçu « comme le début d’un nouveau partenariat entre le Togo et l’UE axé sur l’appui à l’investissement, le renforcement des relations commerciales, la création d’emplois ».
Séna Akoda
La Banque d'investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) procède depuis le 28 mai, à une opération de mobilisation de ressources via un emprunt obligataire. L’opération qui connaitra son épilogue le 26 juin, vise à lever 25 milliards FCFA.
Au total, 2,5 millions de titres, de nominal 10 000 FCFA, qui écherront sous 7 ans, c’est-à-dire en 2026, sont émis. Les intérêts rémunérés au taux de 6,4%, seront payés semestriellement ainsi que le remboursement du principal qui, quant à lui, interviendra avec différé de deux semestres.
Les fonds obtenus sont destinés exclusivement à financer, dans six (6) pays dont le Togo, sept (7) projets dans les secteurs de l’énergie, de l’industrie, de l’hôtellerie et des services financiers.
Au Togo, le bras financier de la CEDEAO prévoit d’injecter 6% de ce montant, soit 1,5 milliard FCFA, dans Diwa Industries, une compagnie togolaise spécialisée dans la production industrielle, la fabrication de bouteilles de gaz, d'emballages métalliques et accessoires.
Au cours d’une visite officielle au Brésil où l’idée d’organiser un Forum économique Togo-Brésil a été scellée, Robert Dussey, patron de la diplomatie togolaise, et son hôte Wilson Witzel, gouverneur de l’Etat de Rio de Janeiro, ont jeté hier, les bases d’une coopération plus dynamique entre leurs pays.
A l’heure où le Togo mobilise toutes ses ressources pour mettre en œuvre son Plan national de développement (PND) et diversifie sa coopération bilatérale, la signature d’un accord pour promouvoir les investissements brésiliens au Togo est souhaitée. La mise en partenariat de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT) avec l’Etat de Rio de Janeiro devrait être un pas décisif en ce sens.
Robert Dussey a également dans son viseur un accord pour promouvoir l’intégration universitaire et faciliter les inscriptions des étudiants togolais dans les universités publiques ou privées de Rio.
Dans le domaine de la culture et du tourisme, le Togolais et son vis-à-vis sont convaincus du bénéfice que les deux Etats pourraient tirer des échanges.
Par ailleurs, un accent a été mis sur l’axe 1 du PND où le Togo ambitionne d’être un hub logistique et un centre d’affaire par excellence. L’expertise de Rio de Janeiro, qui abrite des institutions financières et sert de centre d’affaires, est sollicitée à cet égard.
Séna Akoda
Le promoteur de boissons Champiso est à la recherche de 650 millions FCFA pour s’industrialiser. Lors du panel consacré à la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes organisé à la faveur du 1er Forum Economique Togo-UE, il a déclaré avoir besoin de 650 millions FCFA pour passer à la phase industrielle de production industrielle de ses boissons « Champiso » préparées à base du champignon.
Ces boissons « bio » sont particulièrement prisées pour leur vertu « détox ». Avec cette annonce, l’entrepreneur PME-PMI 2017 ambitionne ainsi de franchir un nouveau cap dans son plan de croissance.
Pour réaliser cet objectif de croissance, Edem Bessanh, responsable de cette start up affirme être à la recherche de potentiels bailleurs ou investisseurs. Bonne nouvelle, MIFA SA se positionne parmi ces potentiels partenaires : « nous sommes en discussions avec les partenaires locaux, notamment Mifa qui se porte garant pour nous accompagner ».
Selon les informations révélées à Togo First, les démarches sont déjà en cours et les discussions engagées dans cette lignée. « Mifa a déjà commencé à travailler avec nous. Et les discussions sont en cours », a souligné le "roi" des boissons Champiso.
Si les discussions débouchent, le Mifa devrait idéalement permettre à Champiso d’accéder à un financement conséquent et de soutenir sa migration vers une production industrielle.
Séna Akoda
Dix-huit mois après la pose de la 1ère pierre de l’Institut de Formation en Alternance pour le Développement (IFAD d’Elavagnon, préfecture de l’Est-Mono, à 235 km de Lomé), le chef de l’Etat togolais Faure Essozimna Gnassingbé a procédé à son inauguration ce mardi 18 juin.
Dédié à l’aquaculture, cet institut a vocation à former des ressources humaines en ligne avec la nouvelle politique agricole du pays et l’Axe 2 du Plan National de Développement qui accorde une attention particulière au développement du secteur agricole.
Selon les informations, il permettra au bout de 3 ans de formation, aux élèves, nantis d’un baccalauréat professionnel, de créer leur propre entreprise. La formation est conçue sur l’approche par compétence-motivation, et se concentrera sur deux variétés de poissons : le tilapia et le clarias.
L’IFAD d’Elavagnon s’insère dans un programme présidentiel qui s’articule autour de la création de 10 IFAD sur le territoire. Méli-mélo, en dehors de l’agriculture, sont concernés la logistique, le bâtiment, les transports et le numérique.
Ce programme participe d’un arsenal de mesures pensées au sommet de l’Etat togolais en guise de rempart à la lancinante problématique de chômage et de sous-emploi des jeunes, en assurant une meilleure adéquation formation-emploi.
Séna Akoda
Le Glopal peace index 2019 (GPI), dernier rapport sur la paix dans le monde, publié par l’Institut pour l’économie et la paix (IEP), indique que la crise sociopolitique de 2017-2018 a coûté au Togo 646,9 millions $, soit environ 378 milliards FCFA. Une perte quantifiée par le paramètre « Coût économique de la violence », qui représente 5% du PIB du pays.
A noter que le Togo a perdu 9 places dans ce classement mondial de la paix, par rapport à l’année dernière (classement dominé par le trio de tête, Islande, Nouvelle-Zélande et Portugal). Le pays est aujourd’hui 108ème de ce classement et obtient un score du même niveau que la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, ses voisins d’Afrique de l’Ouest, ou encore l’Ouganda.
Par ailleurs, cette 13ème édition du GPI indique que l’impact économique global de la violence au Togo (« Economic impact of violence »), pour la période sous revue, représente un peu plus de 1 milliard $.
Une délégation du ministère en charge de l’Agriculture, conduite par Noël Koutera (photo), N°1 de ce département, entame ce 18 juin une tournée dans la région des Plateaux (environ 174 km de la capitale togolaise via la Nationale N°1). L’objectif est d’aller au contact des acteurs du secteur agricole du milieu, notamment des agriculteurs, des transformateurs ainsi que leurs représentants sur le terrain.
La tournée devrait permettre à la délégation ministérielle de visiter les fermes, de participer à des rencontres d'échanges avec les fermiers afin de leur présenter la vision du gouvernement et la partition qu’ils devront jouer dans la perspective de l’essor du secteur agricole togolais.
Plusieurs activités sont inscrites au menu de cette mission de travail. On note à ce titre, la pose de la première pierre NSCPA (nouvelle société de commercialisation des produits agroalimentaires), à Kamina, par le Premier ministre, M. Sélom K. Klassou, la visite de l’Entreprise de Services et Organisations de Producteurs (ESOP riz Elavagnon), suivies d’échanges avec les techniciens et entrepreneurs agricoles.
Cette tournée devrait s’achever demain, sur un agenda tout autant chargé. Il est, entre autres, prévu la visite et des échanges avec les acteurs bénéficiaires des fours améliorés à Nangbéto, de fabrique-glace, caisses de protection de poissons et des pêcheurs à Agbonou.
Séna Akoda