Financé à hauteur de 15 millions $ par la Banque mondiale, le Projet de développement et de gouvernance minière (PDGM) a apporté tout récemment son concours à une formation de qualité des ressources humaines à l’université de Lomé.
Selon les informations, l’enveloppe financière décaissée à cet effet s’établit à 700 millions FCFA.
Elle a servi essentiellement, apprend-on, à améliorer la logistique des formateurs et des apprenants, notamment à travers des travaux de réhabilitation des locaux des cours et des travaux pratiques. Deux véhicules, un bus et un pick-up double cabine ont également été achetés et offerts.
Notons que c’était le mardi 16 avril dernier, à l’occasion du lancement de deux licences professionnelles à la Faculté des sciences de l’université de Lomé : la licence professionnelle en Géologie minière et la licence en Chimie analytique mines et environnement.
L’ouverture de ces parcours de formation était prévue au titre des actions à réaliser dans le cadre du PDGM à l’effet d’améliorer la gestion et d’assurer la transparence dans le secteur minier.
Séna Akoda
Sur 180 pays, le Togo occupe la 76e place au Classement mondial de la Liberté de la presse 2019, rendu public hier. Un record depuis 2014. Le pays a amélioré son score de 0,54 points, suffisant pour un bond de 10 places.
« La dépénalisation des délits de presse est acquise depuis 2004 et les organisations professionnelles de journalistes disposent d’une importante capacité de mobilisation pour défendre la presse lorsque cette dernière est attaquée. », se satisfait Reporter Sans Frontière (RSF).
Rappelant les épisodes à la mi-2017 marqués par de grandes manifestations socio-politiques et les réponses des autorités qui s’en sont suivis (black-out d’internet), l’ONG affirme que « la situation s’est quelque peu apaisée et le nombre d’exactions contre les journalistes est en forte baisse ».
En 2019, le Togo n’a enregistré ni de journalistes tués, ni de journalistes emprisonnés, selon le baromètre de RSF.
Toutefois, l’étude met en surbrillance la forte exposition de l’environnement médiatique au contexte politique alors que les élections locales (2019) et présidentielle (2020) s’annoncent avec éventuellement des remous.
Est également pointé du doigt, l’inefficacité des médias d’Etat « à fournir une véritable information de service public » dans « un paysage médiatique foisonnant » qui regroupe officiellement 171 titres, 74 radios et 10 chaînes de télévision.
Le salut par la professionnalisation.
« La professionnalisation du secteur, la protection des sources et des journalistes - notamment lors des manifestations - et l’accès à des ressources financières plus importantes pour assurer la viabilité économique des médias constituent les principaux enjeux du futur Code de la presse actuellement à l’étude. ». Une lueur d’espoir et perçue comme telle par RSF.
Globalement, remarque l'ONG, la liberté de la presse a continué à se dégrader dans de nombreux pays et les zones "sûres" pour les journalistes se raréfient. Seulement 24% des 180 pays et territoires affichent une situation "bonne" ou "plutôt bonne" pour la liberté de la presse, contre 26% en 2018.
En Afrique, aucun pays et territoire n’affiche une situation "bonne" et seulement 4 une situation "plutôt bonne". Le Togo se maintient dans le lot des pays à problèmes sensibles, un cran en dessous des pays où la situation est ‘’plutôt bonne’’.
Au Togo, moins d’un quart de la population (20%) est abonné à l’internet mobile, montrent les dernières données de l’Association mondiale des opérateurs de téléphonie mobile (GSMA). Une tendance sous-régionale qui met en perspective les efforts à fournir pour parvenir à l’inclusion numérique.
Le Togo ne serait pas sorti de l’auberge, font constater les données de l’association qui représente les intérêts de plus de 750 opérateurs et de près de 400 entreprises de l’écosystème mobile (fabricants de téléphones et appareils mobiles, éditeurs de logiciels, fournisseurs d’équipements, prestataires Internet et organismes issus de secteurs liés).
Alors que les perspectives semblent assez prometteuses pour la sous-région (les connexions par smartphone devraient plus que doubler d’ici 2025), la GSMA indique que le pays d’Afrique de l’Ouest a encore à couvrir 61% de sa population par un réseau haut débit mobile.
Si le nombre de connexions par smartphone a encore des marges de progression – puisque 19% des Togolais couverts par un réseau haut débit mobile, ne s’en servent pas, majoritairement des adultes – c’est en partie en raison de plusieurs facteurs. En effet, le Togo doit encore fournir des efforts en matière d’infrastructures, d’accessibilité, et surtout de préparation des consommateurs et du contenu, selon l’indice de connectivité mobile GSMA, un outil qui compare les performances de 163 pays à travers le monde.
L’un des défis à relever « dans la poursuite de l’inclusion numérique » est que « l’extension de la couverture reste un défi économique compte tenu des coûts élevés de cette extension et des problèmes liés à la demande des consommateurs », signale la GSMA.
En Afrique de l’Ouest, l’écosystème du mobile employait officiellement 200 000 personnes et 800 000 de manière informelle, fin 2018. Il contribuait à hauteur de 52 milliards de dollars à l’économie de la sous-région. Sa contribution devrait augmenter pour atteindre près de 70 milliards de dollars en 2023, principalement grâce aux gains de productivité, révèle la GSMA.
Selon la Compagnie française d'assurance pour le commerce extérieur (Coface), le Programme national de développement devrait apporter un certain boost à la croissance togolaise, en stimulant les investissements.
En effet, dans son rapport 2019 sur les risques et prévisions sectoriels, concernant 161 pays dans le monde, la Coface souligne que « la contribution de l’investissement total à la croissance devrait être conséquente en 2019, en raison des lancements des projets liés au PND, dont deux tiers seront privés et un tiers public».
Par ailleurs, les efforts internes, notamment dans les secteurs minier et agricole, ainsi que l'impact positif de certains partenaires du pays, devraient également tirer vers le haut les exportations, notamment vis-à-vis des importations.
Ainsi, « les efforts consentis dans les secteurs agricole et extractif, ainsi que la reprise prévue chez certains partenaires commerciaux, notamment le Nigeria, devraient permettre à la croissance des exportations d’outrepasser celle des importations, qui demeurera plus contenue, engendrant une contribution nette positive de la balance commerciale à la croissance»
Par ailleurs, la compagnie d’assurance-crédit française relève la situation politique, comme facteur pouvant un peu infléchir ces tendances économiques. Ainsi en est-il de la consommation publique, qui représente environ 14% du PIB national, et qui, dans cette perspective, pourrait « légèrement décroître », note le rapport.
Ayi Renaud Dossavi
Le Togo s’achemine vers une adhésion à l’Africa Finance Corporation (AFC), société financière internationale spécialisée dans le financement des infrastructures et de l’industrie ; l’information ressort du dernier conseil des ministres, en date du 17 avril 2019.
En effet, au sortir des travaux, le communiqué émis a annoncé l’adoption par le gouvernement d’un projet de loi pour que le pays adhère à l’AFC, dont la charte a été adoptée le 28 mai 2007 à Lagos, et qui vise à stimuler la croissance économique et le développement sur le continent.
Pour le Conseil, il s’agit entre autres d’augmenter les options du pays en matière d’investissement, notamment dans la perspective du Programme national de développement (PND).
En effet, l’adhésion permettra au pays « d’élargir son groupe de partenaires financiers » et « donnera l’opportunité aux institutions financières nationales de bénéficier des facilités de prêts de la société en vue de contribuer au financement des projets prioritaires du Plan national de développement (PND) ».
Notons également que, dans la même veine, un projet de loi a été adopté, pour que le pays adhère à la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (AIIB), organisation financière multilatérale chinoise, créée en 2015.
Pour rappel, en décembre 2018, le Conseil d’administration de l’AIIB a approuvé l’adhésion du Togo, en même temps que d’autres pays d’Afrique, notamment le Ghana, l’Algérie et le Maroc.
Ayi Renaud Dossavi
Le Togo s’annonce à nouveau sur le marché financier régional UMOA-TITRES, ce vendredi 19 avril 2019, où il espère mobiliser 20 milliards FCFA lors d’une émission de bons assimilables du Trésor. C’est ce que vient d’annoncer ce mercredi 17 avril, UMOA-Titres, l’agence régionale de planification de la dette, après une 1ère émission marquée au 2è trimestre par une moisson de 386% le 5 avril dernier.
« La présente émission de Bons Assimilables du Trésor dans tous les pays membres de l’Union Monétaire Ouest-africaine (UMOA) vise à mobiliser l’épargne des personnes physiques et morales en vue d’assurer la couverture des besoins de financement du budget de l’Etat du Togo », souligne-t-elle.
Cette offre stipulée pour une valeur nominale unitaire de 1 000 000 FCFA et un taux d’intérêt multiple, a une maturité de douze mois (364 jours). La date de valeur des titres émis est prévue au lundi 20 avril prochain.
Selon l’agence UMOA-Titres, les titres émis sont remboursables le premier jour ouvré suivant la date d’échéance. Les intérêts sont payables d’avance et précomptés sur la valeur nominale des bons.
Séna Akoda
Selon Afrobaromètre, près d’un Togolais sur 5 (18%) dépend au moins « un peu » des transferts de fonds venant de l’Etranger. De plus, indique son dernier rapport sur la question de l’émigration, au Togo, 34% des sondés déclarent avoir un proche vivant à l’Etranger.
C’est un peu moins que la moyenne des 34 pays concernés par l'étude, où un Africain sur quatre (25%) affirme que quelqu'un dans sa famille a vécu dans un autre pays au cours des trois dernières années. De plus, un sur cinq (21%) affirme qu'il dépend au moins « un peu » des transferts de fonds opérés depuis l'Extérieur.
Pour mettre en perspective les pourcentages du Togo dans l’Uemoa, 28% des Nigériens déclarent « dépendre » de transferts de fonds, ainsi que 26% de Maliens, 23% de Sénégalais, 22% de Burkinabé, et 18% d’Ivoiriens. Les voisins bénoinois, quant à eux, semblent un peu moins dépendants, avec 14% d’entre eux.
Au Ghana voisin, les fonds de la diaspora sont « vitaux » pour 19% des sondés, contre 29% qui déclarent avoir un proche à l’Extérieur.
De ce qu’il ressort de ce sondage, les Togolais seraient-ils moins dépendants des fonds d’outre-mer que leurs voisins? Quoi qu’il en soit, selon la Banque mondiale dans un récent rapport, les Togolais de l’Etranger ont envoyé plus de 500 millions $ à la maison en 2018. Ceci représentant pour près de 8,5% du PIB, toujours selon la banque.
Ayi Renaud Dossavi
Consulter ici le rapport complet d’Afrobaromètre.
Des données de tracking collectées par Refinitiv, le fournisseur mondial de données et d'infrastructures sur les marchés financiers, contrôlé par Thomson Reuters, indiqueraient qu’Olympic Lyra, le Très Grand Transporteur de Brut (VLCC), initialement à destination de Southwold en Grande-Bretagne, a mis désormais le cap sur les côtes togolaises.
Selon les données maritimes citées par le média, le transporteur de Brut d’une capacité d'environ 300 000 tonnes, en provenance d’Asie, pour la ville britannique vers le 7 mai, pourrait amarrer au Port de Lomé, seul port en eaux profondes de la sous-région, le 25 avril prochain.
Le média londonien rappelle qu’un changement de cap de cette ampleur pourrait affecter les marges de raffinage (écart entre la valeur des produits pétroliers à la sortie de la raffinerie (essence, diesel, etc.), frais de fonctionnement y compris et la valeur du pétrole brut à son entrée).
Désormais, l’Office togolais des recettes (OTR) émettra tous les trois mois, un répertoire des entreprises fiscalement à jour. L’information a été portée aux médias à la faveur d’une conférence de presse qui s’est tenue le vendredi 12 avril 2019.
Ce répertoire des entreprises à jour, s’appuie sur le système informatique unique pour la gestion du répertoire fiscal et douanier, mis en place récemment par l’Office. Sa publication, qui servira notamment de rappel aux entreprises contribuables, « répond au souci de justice, d’équité fiscale et de fidélisation des entreprises loyales et citoyennes », selon l’institution en charge du recouvrement au Togo.
Ainsi, poursuit l’Office, l’outil vise à « promouvoir le civisme fiscal à travers le renforcement du consentement volontaire à l’impôt », permettant notamment aux entreprises actives et en règle de leurs obligations avec l’OTR, de « rehausser leur côte de popularité », en tant qu’entreprises à jour.
Par ailleurs, rappelons que toute entreprise irrégulière, vis-à-vis de ce répertoire fiscal, s’expose notamment à un prélèvement de 15% sur la valeur en douane des marchandises qu’elle importe. La mesure prendra effet à partir du 2 mai, date butoir fixée pour que les opérateurs économiques se mettent en règle de leurs obligations fiscales.
Ayi Renaud Dossavi
Les porteurs de projets bancables qui souhaitent attirer des investissements européens au cours du Forum économique Togo-UE, ont jusqu'au 30 avril prochain pour soumettre leurs projets.
Selon le Comité d’organisation de cette rencontre, il s’agit de projets matures dont 100 devront être sélectionnés. Les entrepreneurs ou opérateurs économiques dont les projets vont être retenus, bénéficieront de l’appui de dispositifs d’accompagnement dédiés.
L’idée est de les assister dans le montage de leurs projets à présenter, notamment lors des rencontres interactives B2B prévues entre ceux-ci, les financiers, partenaires au développement, agences donatrices et institutions d’appui. Mais en outre, à négocier efficacement et à finaliser des partenariats.
En rappel, le forum est prévu du 13 au 14 juin prochain. Il s’inscrit dans le cadre de la promotion et de la recherche de financements pour le Plan national de développement (PND 2018-2022). Il vise à bâtir des relations pérennes entre les opérateurs économiques togolais et ceux européens.
Séna Akoda