Togo First

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Le Togo a reçu hier le feu vert de son parlement pour adhérer à l’Accord portant création de l’Agence pour l’Assurance du Commerce en Afrique. L’adoption du projet de loi y relatif, a été faite à l’unanimité par les députés présents hier 24 avril, lors de la troisième séance plénière de la première session ordinaire de l’année 2019.

Avec cette étape qui vient d’être franchie, la voie est balisée pour que le pays jouisse des avantages socioéconomiques que procure cet accord, notamment en matière de réduction de la pauvreté, à travers un partenariat plus soutenu avec les autres Etats africains, dans les institutions multilatérales de développement ainsi que le secteur privé.

L’Agence pour l’assurance du commerce encourage la fourniture ou l’appui en assurance, la coassurance, la réassurance et autres, à des fins de promotion des échanges commerciaux. L’accord couvre les domaines du commerce, des investissements et d'autres activités productives

Selon Sani Yaya, ministre togolais de l’Economie et des Finances, « cette adhésion cadre avec la mise en œuvre du PND qui prévoit de faire du Togo un pays attractif, avec une économie forte, résiliente, durable et inclusive, bref une économie assurant un mieux-être à ses populations ».

Séna Akoda

Au Togo, le gouvernement a lancé mercredi à Sikpé-Afidegnon, préfecture de Yoto, la phase pilote de la « communauté connectée de demain », un concept inspiré du « Tomorrow rural Home » de Bugesera au Rwanda, qui s’appuie sur le tandem technologie-énergie.

Piloté par BBOXX, déjà présent sur le projet CIZO, en partenariat avec EDF, les sociétés de téléphonie mobile (Togocel et Moov) et la CEET, l’initiative consiste à la fourniture et à l’installation d’une mini-centrale solaire de 30 KVA à la holding de télécommunication Togocom, pour l’électrification d’une de ses tours installées dans le village. Grâce à la consommation électrique de la tour, les habitants de Sikpé-Afidegnon ont désormais accès à l’électricité, mais aussi à la connectivité Internet et aux services assimilés. Il  en est de même pour les localités environnantes, auparavant dépendantes du réseau du Bénin.

« Situé au Sud du pays, ce village compte 300 foyers et 4 000 habitants. Il tirera bientôt son énergie de l'électricité solaire pour alimenter l'éclairage public, les foyers, les écoles et les magasins. La communauté pourra également avoir accès à d'autres services et produits, tels que des solutions propres pour cuisiner, des connexions Internet et des pompes à eau. », a précisé BBOXX. 

Pour Lomé, « le village de Sikpé-Afidegnon n’est qu’un village pilote et ne sera pas le seul bénéficiaire de cet important projet. Ainsi, dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie d’électrification du Togo, ce sont plus de 315 localités à travers les cinq régions du pays qui seront très prochainement électrifiées à partir de mini-centrales solaires réalisées et opérées par des opérateurs privés»

La plateforme fonctionne sur un micro-réseau développé par General Electric pour répondre à des besoins de consommation d'énergie plus élevés, ainsi que sur les systèmes solaires domestiques de BBOXX pour alimenter les ménages et les PME. Elle est entièrement gérable à distance et l’ensemble des services (électricité et connectivité Internet) s’effectueront sur la base de paiements par Mobile money.

Pour rappel, le Togo en se dotant d’une stratégie nationale d’électrification en juin dernier, ambitionne de faire passer son taux d’électrification qui a dépassé la barre des 40% en 2018  à 50% en 2020, 75% en 2025 et 100% en 2030. Pour y parvenir, Lomé mise sur les énergies propres et l’extension du réseau de la CEET.

Le Centre autonome d'études et de renforcement des capacités pour le développement au Togo (CADERDT) organise un atelier de formation sur la définition des indicateurs d'emploi jeunes, ce mercredi 24 avril 2019 à Lomé.

Il s'agit, à ces travaux, de renforcer les capacités des cadres des institutions impliquées dans les questions d'emploi des jeunes au Togo, notamment en matière de définition des indicateurs à prendre en compte. De sorte à améliorer la qualité des politiques publiques mises en œuvre en faveur de la jeunesse.

Ainsi, au sortir de ces assises, les acteurs devront entre autres être capables de définir les indicateurs d'emploi jeunes, de maîtriser les sources, le processus de collecte et l’interprétation des données en matière d'emploi des jeunes, notamment dans les rapports de suivi évaluation, et autres outils intervenant dans la mise en œuvre de leurs actions.

Notons que cette rencontre se tient en partenariat avec la coalition nationale de l'emploi des jeunes au Togo (CNEJ), structure mise en place en réponse à la montée du chômage et du sous-emploi.

Ayi Renaud Dossavi

Selon une étude récente de la Banque mondiale, les femmes chefs d’entreprises de l’Afrique de l’Ouest perdent 38 % de bénéfices et 34 % de chiffres d’affaires mensuels, comparés à ceux de leurs homologues masculins.

Cette situation, selon  le 1er sommet régional de l’initiative de financement en faveur des femmes entrepreneures, qui s’est tenu en Côte d’Ivoire, trouve son origine dans les difficultés et nombreux obstacles qui empêchent la pleine participation des femmes à l’économie.

Notamment en matière d’accès « aux financements, aux marchés, à la technologie ou aux programmes d’accompagnement et de renforcement des capacités ».

Pour permettre aux femmes entrepreneures d’émerger, la rencontre a émis un appel conjoint à l’action, pour inciter les pouvoirs publics et les acteurs privés à engager rapidement des réformes et des mesures d’envergure visant à les aider à démanteler les entraves persistantes, financières et autres, à leur activité.

Elle a appelé les gouvernements à engager des réformes politiques et réglementaires pour améliorer l’accès des femmes chefs d’entreprise aux services financiers, aux marchés publics et aux infrastructures sous-tendant l’économie numérique.

Elle a également plaidé pour la levée rapide des entraves au travail et à la mobilité des femmes et pour l’égalité des droits de propriété.

Dans cette lignée, le Togo ambitionne, à l’échéance 2022, d’avoir 28 % de femmes propriétaires d’entreprises et de permettre l’accès au crédit à 44 % de femmes.

Séna Akoda

L’immeuble, un bâtiment à trois étages, est inauguré ce mercredi 24 avril, par le Chef de l’Etat togolais Faure Essozimna Gnassingbé en présence de Chao Weidong, l’ambassadeur chinois au Togo.

Situé au quartier Lomé II à côté de la nouvelle présidence de la République, le centre administratif des services accueillera trois ministères à savoir le Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, le Ministère de l’Agriculture, de la Production Animale et Halieutique et celui des Enseignements primaire et secondaire.

Construit sur une surface d’environ 20 000 m², il comporte essentiellement 327 bureaux modernes, une salle de conférences de 300 places et une cantine avec salon VIP.

En dehors des locaux, le bâtiment dispose d’un parking au sous-sol pour 62 véhicules, d’un parking extérieur pour 120 véhicules et d’un parking pour motos. La capacité d’accueil de ce complexe immobilier est estimée à 1 200 personnes.

Le projet réalisé par l’entreprise chinoise CRBC, vise à améliorer les conditions et l’environnement de travail des agents publics. Démarrée le 30 août 2016, son exécution a été achevée en janvier 2019, confie Meng Shuangnai, directeur dudit projet.

Séna Akoda

mercredi, 24 avril 2019 13:49

Togo : le nouveau port de pêche inauguré

Le nouveau port de pêche du Togo, situé à Gbetsogbe-Baguida (environ 10 km de Lomé), est désormais opérationnel.

Si la remise de l’ouvrage était d’abord attendue pour le mois de février, il a été officiellement inauguré par Faure Gnassingbé, président de la République, ce mercredi 24 avril 2019, dans le cadre des festivités des indépendances.

 La réalisation de l’infrastructure a été cofinancée par l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) et le Togo, apprend-on de source officielle. Respectivement à hauteur de 14,46 milliards FCFA et 6,23 milliards FCFA. Ses travaux ont commencé en août 2017.

Doté d’une capacité de 300 pirogues, ce nouvel équipement devrait pallier la réduction de 30% du bassin de l’ancien Port de pêche, ainsi que de l’espace réservé au stationnement des pirogues, à cause des travaux de renforcement des capacités du port de Lomé.

Avec ce nouveau port de pêche, 8 000 emplois devraient être consolidés dont 3 500 transformatrices de poissons, 1 500 mareyeuses et 3 000 pêcheurs. 5 000 nouveaux emplois directs et indirects  sont attendus. Ces emplois concernent entre autres, la réparation des moteurs hors bords et des filets, le traitement de produits halieutiques, la fabrication et vente de glace, la vente de matériel de pêches et l’entretien des installations. 

Selon le Ministère de l'Agriculture, de la Production Animale et Halieutique (MAPAH), la plateforme va offrir un terreau fertile à l’intégration du circuit de commercialisation de la pêche artisanale à l’économie bleue, et contribuera à l’amélioration du revenu des acteurs et de la salubrité, sans oublier la qualité des produits.

La production halieutique annuelle devrait progresser pour atteindre 25 000 tonnes pour un sous-secteur qui représente environ 4% du PIB agricole, et 1% du PIB national 

Ayi Renaud Dossavi

La Banque mondiale vient d’approuver un financement de 224,7 millions $ pour aider la BOAD et la CEDEAO à étendre l’accès à l’électricité hors réseau dans 19 pays de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel dont le Togo.

Le financement s’inscrit dans le cadre du Projet régional d’électrification hors réseau (ROGEP), financé à hauteur de 150 millions de dollars par des crédits et des dons de l’Association internationale de développement (IDA) et par une subvention en soutien à la relance de 74,7 millions de dollars du Fonds pour les technologies propres. Pour la CEDEAO, les ressources qui seront allouées, sont destinées au Centre pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique de la CEDEAO (ECREEE). 

Les fonds serviront essentiellement à l’amélioration de l’accès à l’électricité des ménages, des entreprises et institutions publiques « grâce à une approche régionale harmonisée de déploiement de systèmes solaires autonomes modernes ». Au moins 1,7 million d’individus actuellement privés d’électricité ou alimentés de manière aléatoire devraient en bénéficier, ainsi que des entreprises et des institutions publiques.

 « Jusqu’ici, seuls 3% des ménages de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel se servent des installations solaires domestiques alors que 208 millions de personnes n’ont toujours pas accès à l’électricité dans la région. Ce projet assistera les décideurs dans l’abaissement des barrières afin de permettre la création d’un marché régional pour ce type d’équipements essentiels dans la réduction de la pauvreté énergétique dans la région.», a affirmé Rachid Benmessaoud (photo), le directeur de la Coordination pour l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest.

Les pays dont les ressortissants bénéficieront de ce financement sont le Bénin, le Burkina Faso, le Cap-Vert, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée Bissau, le Liberia, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, la République centrafricaine, le Sénégal, la Sierra Leone, le Tchad et le Togo.

Le Chef de l’Etat Faure Gnassingbé a inauguré mardi 23 avril, une usine de production de fer à béton à Kara, dans le Nord du Togo.

L’investissement est estimé à 4,1 milliards FCFA. Implantée  sur une superficie de 5 hectares dans la Zone franche de Kara, l’usine  Steel Cube Togo (SCT) est une initiative du groupe indien HCURE IMPEX LLP. Selon l’Agence togolaise de presse (ATOP), l’usine dont la capacité de production est estimée à 3 000 tonnes par mois, utilisera 4 500 tonnes de ferrailles de récupération et générera 400 emplois directs et 800 emplois  indirects. 70% de sa production est destinée à l’export.

Selon Tiwari N'ripandra Oumar, le DG de Steel Cube Togo, le groupe HCURE IMPEX LLP envisage de construire une autre usine de production de papiers d'emballage au Togo.

L’inauguration de cette fabrique de fer à béton intervient dans le cadre de la célébration de l’indépendance de la République togolaise le 27 avril 2019. Plusieurs autres inaugurations et lancements de travaux sont prévus.

En 2020, le Togo devrait délaisser l’approche du budget de moyens pour opter pour un budget programme. Ceci afin d’améliorer les performances de l’Etat, dans l’atteinte de ses objectifs.

L’information ressort de l’atelier sur la revue qualité des programmes des ministères du Togo, qui s’est ouvert ce mardi 23 avril 2019 à Lomé. Une rencontre à l’initiative du ministère de l’Economie et des Finances, réunissant les cadres de l’administration (Secrétaires et directeurs généraux, chefs de service, etc.).

En effet, ainsi que l’annonce Patoki Badanam (photo), Secrétaire général dudit ministère, « le budget de l’Etat, gestion 2020, sera présenté et adopté exclusivement sous forme de programmes », en remplacement du budget de moyens, actuellement en vigueur et qui « a fait la preuve de ses limites ».

Notons à cet effet que cette rencontre vise notamment à familiariser les participants avec cette approche Programme, sa mise en œuvre, ainsi que les erreurs à éviter dans le découpage de leurs ministères en programmes et actions budgétaires.

Ces mutations s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre des réformes des finances publiques dans les Etats membres de l’UEMOA, ainsi que du Projet d’appui à la gouvernance économique (PAGE), appuyé par l’Union européenne et la Banque mondiale.

Rappelons que, pour le compte de l’année 2019, le gouvernement avait présenté les deux types de budgets au Parlement.

Ayi Renaud Dossavi

61 000 ménages issus de 585 villages des 209 cantons les plus pauvres du Togo bénéficieront désormais, sur deux ans, d’une subvention trimestrielle de 15 000 FCFA.

Le coup d’envoi de cette nouvelle vague de transferts monétaires a été donné, ce mardi 23 avril, à Timbou dans la ville de Cinkassé, par Faure Gnassingbé. C’était dans le cadre des festivités du 27 avril, fête de l’indépendance.

L’opération, une sous-composante du projet « Filets sociaux et services de base (FSB) », dont la phase opérationnelle a commencé depuis décembre, est cofinancée par la Banque mondiale et l’Etat togolais. Le budget dédié, cette année, est estimé à 4,32 milliards FCFA, dont 3 milliards FCFA de la Banque Mondiale et 1,32 milliard FCFA de l’Etat togolais.

Les fonds alloués sont destinés « aux besoins d’alimentation, de santé, de scolarité des enfants, et pour la constitution d’une épargne en vue du démarrage d’activités génératrices de revenus », a indiqué la Présidence, assurant que les ménages bénéficiaires ont été identifiés sur la base d’une « enquête rigoureuse » de l'Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED).

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