Au Togo, le budget de l’Etat, gestion 2020, sera présenté et adopté exclusivement sous forme de programmes en remplacement du budget de moyens, actuellement en vigueur.
Déjà présenté au parlement fin 2018 pour familiariser les députés avec cette approche Programme, le budget-programme est une initiative de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) pour instaurer une plus grande cohérence entre ses objectifs de développement et ses capacités budgétaires.
Hier mardi en Conseil des ministres, Sani Yaya (photo) de l’Economie et des Finances, a présenté le document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP), soubassement de ce système budgétaire.
Ledit document dont l’élaboration a démarré depuis plusieurs mois, « projette pour une période de trois ans (2020-2023), les recettes et dépenses budgétaires par grande catégorie ».
« Il permettra au gouvernement, dans sa recherche de l’efficacité et de l’efficience dans les choix stratégiques et de gestion des allocations budgétaires, d’appliquer la budgétisation axée sur les résultats par l’opérationnalisation des budgets-programmes dans toute l’administration publique pour compter du 1er janvier 2020. », indique le relevé du Conseil des ministres.
Le document qui rejoint le PND 2018-2022 mis sur orbite le 4 mars dernier, « tient compte des orientations et priorités » du plan de développement quinquennal, selon Sani Yaya.
L’élaboration des documents de programmation pluriannuelle des dépenses (DPPD) ou budget-programme (BP) a été appuyé par le Fonds monétaire international (FMI) et l’Union européenne. Une task force d’experts nationaux en budget-programme a été mise sur pied pour accompagner les départements ministériels et les institutions.
Le gouvernement togolais renforce les dispositions applicables en matière de marchés publics. En Conseil des ministres, le 25 juin, il a transposé par décret dans l’ordre juridique interne, la directive UEMOA relative à l’éthique et à la déontologie dans les marchés publics et délégations de service public.
Si la transposition d’un texte antérieur datant de 2005 permet le contrôle et la régulation des marchés publics, son application révèle en revanche des insuffisances en matière de lutte contre les pratiques et comportements indélicats.
En adoptant le décret qui introduit dans la législation togolaise la directive communautaire relative à l’éthique et à la déontologie dans la commande publique, le gouvernement togolais semble mû par la volonté de mieux assainir les marchés publics et les délégations de service public.
De fait, ce texte prévoit un ensemble de règles auxquelles devraient se soumettre tous les acteurs de la commande publique : de l’agent public en charge de la commande publique à son supérieur hiérarchique, en passant par tout candidat retenu par une autorité contractante pour participer à une procédure de passation de marchés.
A terme, l’objectif est d’accroître la crédibilité, voire la transparence de la commande publique et de la gestion des finances publiques. A ce propos, il est à noter que le texte prévoit des sanctions à l’encontre de « l’agent public qui, intentionnellement, par négligence ou par imprudence, enfreint l’une des dispositions » de la mesure communautaire incorporée.
Séna Akoda
Dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de qualité de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Ecoqual), la CEDEAO cible 5 produits prioritaires à la certification : les noix de cajou, les huiles végétales, le ciment, l’eau et le poisson.
Une certification qui vise à faciliter l’accès à des produits et services sûrs et sécurisés, répondant aux normes établies, en Afrique de l’Ouest. Et qui devrait également aider les acheteurs, les vendeurs et les autres parties prenantes à mieux s’entendre en matière de procédures d'évaluation de la conformité, dans la sous-région. Information portée par le portail d’information Commodafrica.
A cet effet, il s’agit de faire en sorte « que les entreprises respectent la qualité, car cela leur sera bénéfique non seulement en les rendant concurrentielles sur le marché, mais également en protégeant les consommateurs et l'environnement », explique Yaya Niato, représentant de la Commission de la CEDEAO chargée de la promotion des entreprises et du secteur privé.
Notons que pour cette année le Togo ambitionne de produire 24 000 tonnes d’anacarde.
Ayi Renaud Dossavi
Par décret pris en Conseil des ministres hier 25 juin, le gouvernement togolais vient de transposer dans sa législation, la disposition communautaire UEMOA qui réglemente certains contrats en lien avec l’exécution des travaux publics. Notamment la maîtrise d’ouvrage public déléguée, l’assistance à maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre.
La réglementation de ces contrats qui se concluent le plus souvent dans le domaine de la construction devrait permettre de combler un vide qui existait dans le domaine de la commande publique au Togo. Par cet acte, le Togo se dote d’un dispositif juridique qui lui permet de mieux conduire et coordonner les grands projets ou travaux pour lesquels les autorités contractantes ne disposent pas de compétences en interne.
Par ailleurs, avec cette mesure qui fixe les contours juridiques des contrats visés, les autorités contractantes disposent dorénavant d’un support juridique pour recourir à la maîtrise d’ouvrage public, à l’assistance à maîtrise d’ouvrage et à la maîtrise d’œuvre toutes les fois que le projet à exécuter leur semble complexe. Cela devrait améliorer leur capacité d’absorption des crédits.
Séna Akoda
Le ministère en charge de la Jeunesse et de l’Emploi des jeunes vient de lancer jusqu’au 15 juillet prochain, un appel à projets dans plusieurs domaines d’intervention.
Il s’agit du VIH/Sida, la santé sexuelle et de la reproduction des jeunes et adolescents; la participation des jeunes au développement communautaire; l’éducation à la citoyenneté et la formation civique; le développement du leadership des jeunes, la protection de l’environnement et enfin le Genre et les droits de l’homme.
Sont éligibles à cette compétition, « les associations de jeunes régulièrement constituées dont les membres ont un âge compris entre 15 et 35 ans, porteuses de micro-projets dans les domaines ci-dessus énumérés », précise l’appel à projets.
A l’issue de la sélection qui devrait être faite par un jury mis en place à cet effet, les douze projets qui seront jugés les meilleurs, seront retenus pour être primés.
Cette compétition qui a lieu dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la jeunesse le 12 août prochain, vise un double objectif : « contribuer d’une part, à la dynamisation des associations de jeunesse dans les différentes régions de notre pays, et d’autre part, encourager et valoriser l’engagement civique des jeunes regroupés au sein des associations ».
Les dossiers de candidature seront reçus à la Direction de la jeunesse à Lomé sise à la Cité OUA et dans les représentations régionales de l’ANADEB, à Dapaong, Sokodé, Atakpamé, Kpalimé, Tsévié et à la Maison des jeunes de Kara.
Séna Akoda
Le Togo ambitionne d’ici 2022, une profonde réforme de son secteur des transports routiers, destiné à le rendre plus professionnel et plus performant.
Une nouvelle étape du processus devant mener à cette réforme a été franchie ce mardi avec la tenue à Lomé, d’une rencontre entre les divers acteurs et professionnels du secteur, et les partenaires internationaux qui accompagnent le projet à l’instar de la Banque mondiale.
L’objectif était de plancher sur les éléments-clés du diagnostic effectué pendant 04 mois sur tout le territoire par les consultants de l’Organisation mondiale du transport routier (IRU) ainsi que sur les esquisses de pistes de solutions qui doivent permettre d’orienter des actions futures.
Ce diagnostic fait partie d’un vaste programme d’assistance technique d’une durée de 41 mois, qui devra permettre d’améliorer le cadre légal et réglementaire ou encore à renforcer les capacités de ce secteur qui assure plus de 90 % du déplacement des personnes et des biens sur le périmètre national.
L’ambition à terme, est de parvenir à une formalisation et à une professionnalisation des transports routiers, dans la lignée de la politique de modernisation du secteur entrepris par le gouvernement.
Le projet cadre d’ailleurs avec les ambitions déclinées dans l’axe 1 du PND qui veut faire du Togo d’ici 2022, un hub logistique d’excellence et un centre d’affaires de premier ordre dans la sous-région.
Octave A. Bruce
Une délégation togolaise composée de Samuel E. Mivedor, PDG de Togo Invest SA, de Patrick Daté Tévi-Benissan, SG de la Présidence de la République togolaise, Etsri Homevor, Secrétaire général au ministère en charge de la Planification du développement et de Koffi Sodokin, économiste, est à Pékin pour le suivi du Forum de coopération entre l’Afrique et la Chine (FOCAC).
Le FOCAC, couplé au Business Forum entièrement dédié au Togo, était la 1ère rencontre destinée à la présentation du Plan National de Développement (PND 2018-2022) aux investisseurs internationaux, notamment ceux de la Chine.
Faisant le suivi des pistes de partenariat et d’investissements dont les bases ont été posées à cette occasion, la délégation togolaise a fait une escale au siège de la China Road and Bridge Corporation (CRBC).
Rappelons que le géant chinois des BTP avait manifesté son intention de réaliser le corridor logistique prévu par le PND. Cet ouvrage devrait assurer la connexion entre le Port de Lomé et les pays de l’hinterland. Cette entreprise, déjà présente au Togo sur le projet routier Lomé-Vogan-Anfoin (LVA), a réalisé également les travaux de reconstruction du pont d’Amakpapé.
Séna Akoda
Le Togo a produit au total pour plus de 20 millions de têtes de poulets ces dernières années. Toutefois, cette production n’a pas été suffisamment quantitative pour minimiser l’importation de poulets de chair.
Pour booster le sous-secteur de l’élevage de la volaille, les sociétés Heugan & Associés Négoces (Hans) SAS, en collaboration avec Synergie Eurobec International du Canada et New Tech Distribution de la France, ont monté un projet dénommé « Togo Volailles ». Celui-ci a été présenté en fin de semaine dernière.
Si à sa phase pilote le projet ambitionne de produire par semaine 1 million de poussins et 300 000 poulets de chair, il table dans 5 ans, sur une production hebdomadaire de 1,5 million de poulets de chair. Et ce, suivant de nouvelles technologies et dans des installations de pointe, assure-t-on.
L’idée est de réduire de 10 % l’importation de la volaille au Togo et en Afrique de l’Ouest et de rendre le produit plus accessible aux populations, en termes de coût.
« Le prix de revient du poulet produit au Togo est trop élevé par rapport au poulet importé. En outre, le prix d’achat du poulet importé est trop élevé par rapport au pouvoir d’achat. C’est à ces 2 paramètres qu’il faut absolument répondre : diminuer le prix de revient du poulet produit ici et amplifier la production qui va minimiser les importations », souligne Daniel Ropert de Synergie Eurobec International.
En phase pilote, le projet devrait créer pour 7 000 emplois directs et indirects. Selon ses promoteurs, à cette étape, sa mise en route devrait mobiliser 25 milliards FCFA. Ainsi, ceux-ci recherchent du financement.
Ils lancent en effet un appel aux investisseurs, gouvernements, partenaires de développement ou institutions financières à financer « Togo Volailles » par « actionnariat ordinaire ou privilégié ou par voie de subvention » pour sa mise en place effective.
Séna Akoda
Coup d’envoi, lundi 24 juin, des académies solaires dans les cinq centres de formation retenus. La première vague de 450 apprenants, à raison de 90 par centre, a démarré sur les chapeaux de roue, a communiqué Kya Energy Group, la start-up togolaise mandatée pour appuyer le volet formation du projet Cizo.
Dans le cahier des charges qui lui a été assigné, l’entreprise dirigée par le Togolais Yao Azoumah devra, au total, former en 6 mois 3000 techniciens (600 par académie), aux techniques d’installation et de maintenance des kits solaires de dernière génération, sous le modèle PAYGO. Les formations se déroulent à Lomé, Kpalimé, Sokodé, Kara et Dapaong.
Le démarrage des académies solaires intervient après la formation des formateurs qui aura permis d’outiller 50 techniciens.
Lancé en 2017, avec pour objectif d’électrifier 2 millions de Togolais, à l’horizon 2022, les ambitions du Projet Cizo ont été revues à la hausse depuis le lancement de la stratégie nationale d’électrification en juin 2018.
Gozem, la société détentrice de la 1ère application de réservation en ligne de taxis et motos à Lomé, revendique plus de 100 000 courses effectuées à ce jour. Dans un communiqué parvenu à la rédaction de Togo First, cette structure fondée par le Nigérian Emeka Ajene se félicite de cette performance réalisée de novembre 2018 à ce jour.
« Nous avons construit […] une offre de transport sûre, fiable et pas chère que les Loméens [les habitants de Lomé, NDLR] aiment utiliser. Nous sommes fiers de ce résultat et nous nous tournons vers les 100 000 prochaines courses, avec pour objectif d’améliorer le service et de le rendre encore plus accessible à tous », a affirmé Jean-Martial Moulaud, le responsable de Gozem-Togo.
Ce résultat, selon Gozem, est par ailleurs un indicateur de l’évolution du nombre d’utilisateurs de la plateforme de réservation de courses avec chauffeur. Il traduit en outre la sûreté et la fiabilité de ses prestations, à des tarifs abordables, selon elle.
Deux mois après le déploiement avec les « Zémidjans » (conducteurs de motos-taxis), la société a ajouté le segment « réservation en ligne de véhicules » à ses activités. Elle annonce, pour très bientôt, son expansion dans d’autres pays d’Afrique francophone, avec pour 1er point de chute, le Bénin, en juillet prochain.
Séna Akoda