En vue de soutenir la gestion durable de ses forêts, le Togo a mis en place le Plan national d’investissement forestier (PNIF), d’un coût de 101 millions $.
Le Plan court de 2018 à 2022, et se compose de trois axes : la gestion des aires protégées, la gestion des écosystèmes forestiers, et enfin la sensibilisation et mobilisation des ressources.
La question de la mobilisation des fonds justement, pour mettre en oeuvre le PNIF, réunit dans un atelier, qui s’est ouvert hier lundi 6 mai 2019 à Lomé, les partenaires techniques et financiers, acteurs du domaine forestier, représentants des administrations publiques, ainsi que le secteur privé au Togo.
Le but étant d’explorer les opportunités de partenariat, cadres de coopération et mécanismes de financements qui pourront permettre de soutenir le Plan.
Notons que ce plan découle du Programme de convergence des écosystèmes forestiers, des pays membres de la CEDEAO, voté à Abidjan en 2019, et visant à coordonner la gestion des ressources forestières dans la sous-région.
En rappel, selon la dernière étude réalisée pour le pays, le Togo a une couverture forestière de 24,24 %, son objectif est d'atteindre un taux de 30 %.
Ayi Renaud Dossavi
Une nouvelle directive de l’Union européenne sur l’importation de mangues va être appliquée à partir du 1er septembre prochain. C’est ce qu’annonce le Comité de liaison Europe-Afrique-Caraïbes-Pacifique (COLEACP), dans une publication en date de ce 29 avril 2019.
Pour les exportateurs d’Afrique de l’Ouest, notamment le Togo, « la mangue doit avoir été soumise à un traitement efficace pour s’assurer qu’elle est exempte de Tephritidae (mouches de fruits, ndlr), et les données relatives au traitement doivent figurer dans le certificat phytosanitaire ».
En effet, la nouvelle réglementation vient en réponse au nombre élevé d’interceptions d’importations de mangues, à cause de la présence de Tephritidae.
De plus, souligne la COLEACP, « la méthode de traitement doit être communiquée au préalable par écrit à la Commission européenne par les Organisations nationales de la protection des végétaux ».
A cet effet, les ONPV de chaque pays doivent envoyer un dossier à la Commission européenne, décrivant en détail le traitement qui sera appliqué, ceci avant le début de la prochaine saison de mangues.
Pour rappel, en Afrique de l’Ouest, les mangues sont exportées notamment par la Côte d’Ivoire, Sénégal, Nigeria, Mali, Burkina Faso, Guinée, et Togo. Particulièrement, la variété Kent est la plus recherchée par les marchés de l’UE.
A ce titre, selon la CEDEAO, le Togo enregistrait une production de 6 200 tonnes de mangues en 2010, pour une valeur de 687 000 €.
Un petit producteur, en somme, face à d’autres voisins de la sous-région, comme le géant Nigérian, plus grand producteur, ou encore le Sénégal, qui a enregistré une exportation de 18 395 tonnes de mangues en 2018.
Des pays qui risquent d’être les plus affectés par cette nouvelle restriction européenne.
Consulter ici l’annonce de la COLEACP
Ayi Renaud Dossavi
Le Fonds National de la Finance Inclusive (FNFI) invite les jeunes et les femmes entrepreneurs à soumettre leurs dossiers, dans le cadre d’une demande de cotation ayant pour objet la confection de T-shirts et d’une autre relative à l’achat de consommables informatiques.
Dans le 1er ou second cas, l’appel concerne les jeunes et femmes entrepreneurs sur tout le territoire national, et qui se sont enregistrés sur le site de la Direction nationale de contrôle des marchés publics (DNCMP) comme des prestataires dans les domaines concernés.
Ainsi, si 42 personnes sont concernées par la demande de cotation pour la confection des T-Shirts, s’agissant de l’achat des consommables informatiques, ce sont 43 personnes qui figurent sur la liste restreinte publiée.
La démarche consistant à faire appel aux jeunes et aux femmes entrepreneurs pour l’exécution des marchés publics est une application concrète de la mesure présidentielle réservant, en 2018, un quota de 20% des marchés publics aux jeunes et aux femmes entrepreneurs.
Lors de son adresse sur l’état de la nation devant la représentation nationale, Faure Gnassingbé, chef de l’Etat togolais, a annoncé le relèvement de ce quota à 25%.
Séna Akoda
Une délégation togolaise dont Kueku-Banka Johnson, directeur général du Centre Togolais des Expositions et Foires (CETEF) est membre, participe à Beijing en Chine à l’exposition internationale d’Horticulture ouverte en fin de semaine dernière.
Placée sous le thème « Vivre Vert, Vivre Mieux », elle offre, selon les organisateurs, un large éventail d’expositions éducatives et interactives, et inclut des milliers d’activités et événements publics, colloques et spectacles culturels.
Ce thème prend sa source dans le concept de la civilisation écologique, selon les informations. L’Expo horticole, en tant qu’événement mondial, vise à traduire, à travers la mise en œuvre du thème retenu, les échanges et les communications, les aspirations communes des différents pays au monde à « vivre vert ».
Pendant les six prochains mois, avec ses centaines de jardins et milliers d’activités, cet événement devrait inspirer et éduquer ses millions de visiteurs quant à l’importance cruciale de l’horticulture pour améliorer la qualité de vie et préserver le cadre de vie des générations futures.
Séna Akoda
L’Office togolais des recettes (OTR) va commanditer l’audit des comptes exercice 2019 et l'audit de clôture exercice 2020 du Projet d’appui à la gouvernance fiscale (PAGFI). L’institution en charge de la mobilisation des recettes fiscales et douanières vient de lancer un avis à manifestation d’intérêt à l’endroit des consultants capables de réaliser cette mission.
Selon les informations, le consultant à retenir, devrait exprimer une opinion professionnelle indépendante sur la situation financière du projet au 31 décembre 2019 et au 31 décembre 2020 prochains. Il devrait également s’assurer que les ressources mises à la disposition du projet, sont utilisées aux fins pour lesquelles elles ont été octroyées.
Il produira son rapport d’audit comprenant les états financiers, la lettre à la direction incluant les commentaires de l’équipe de gestion du projet qui doivent parvenir à la Banque africaine de développement (BAD) dans un délai de 6 mois.
Notons que la mise en œuvre de ce projet devrait, de sources proches de l’OTR, répondre aux besoins de l’institution d’éradiquer la fraude et l’évasion fiscale, entre autres.
Séna Akoda
L’Agence de promotion et de développement des agropoles au Togo (Aprodat), recherche un cabinet pour la réalisation des études architecturales et techniques, ainsi que l’élaboration des dossiers d’appels d’offres (DAO), dans le cadre de l’agropole de Kara (416 km au nord de Lomé).
En effet, un avis à manifestation d’intérêt, en date du 15 Avril 2019, a été émis en ce sens.
Dans le détail, le cabinet recherché devra réaliser : des études architecturales du Parc agro-industriel (Agroparc) de Kara, à partir du Master Plan existant ; des études d’avant-projets sommaires (APS) des infrastructures de l’Agroparc, et des études d’avant-projets détaillées (APD) des infrastructures de l’Agroparc.
Il devra également élaborer le dossier d'appel d'offres (DAO), suivant les dossiers types des bailleurs pour les consultations des entreprises des travaux.
Pour augmenter leurs chances, les Bureaux d’études désireux de soumissionner, peuvent se mettre en association.
Notons que cet appel à manifestation d’intérêt fait suite à un avis général de passation de marchés, lancé en février dernier, par l'Aprodat.
En rappel, l’Agropole de Kara, d’un coût évalué à environ 64 milliards FCFA, s’inscrit dans le cadre du Projet de transformation agricole (PTA-Togo), et est financé notamment par la Banque africaine de développement (BAD).
Consulter ici l’Appel à manifestation d’intérêt, publié par la BAD. La date butoir est ce 15 mai 2019 à 10h00 min (GMT).
Ayi Renaud Dossavi
Selon Afrobaromètre, dans un récent sondage sur l’évolution des libertés en Afrique, plus de la moitié des Togolais (58%) soutiennent les médias privés. Contre 38% (près de 2/5 des sondés) qui soutiennent le droit du gouvernement de contrôler les communications.
Ces 38% représentent d'ailleurs un score inférieur à la moyenne de 43%, observée sur les 34 pays sondés, qui sont prêts à accepter une surveillance gouvernementale dans l'intérêt de la sécurité ; face à 53%, qui défendent le droit aux communications privées.
Par ailleurs, pour ce qui est de la liberté de culte au Togo, une petite majorité de 51% soutient le droit du gouvernement de réglementer le discours religieux, contre 45% qui soutiennent une plus large la liberté de culte.
Rappelons, du reste que si le contexte général semble indiquer un effritement des libertés sur le continent, tel que le constate Afrobaromètre ; le Togo a, pour sa part, récemment gagné 10 places dans le « Classement mondial de la Liberté de la presse 2019 », publié par Reporter Sans Frontière (RSF). Ainsi, en améliorant son score de 0,54 point, le Togo s’est placé à la 76èmeplace, sur 180 pays dans le monde.
Ayi Renaud Dossavi
Allianz-Togo passe sous le contrôle de SUNU Group. Cette mutation ne concerne pas la filiale togolaise d'Allianz Group uniquement.
Selon un communiqué conjoint, sont également concernées par la cession des parts entre les deux sociétés, 4 autres filiales basées au Bénin, au Burkina Faso (segment vie et segment IARD (incendie, accident et risques divers), et au Mali.
Ces entités, selon le communiqué, « font désormais partie du groupe Sunu et changeront de dénomination pour devenir SUNU Assurances après obtention des accords réglementaires ».
« Tous les engagements pris par Allianz auprès de ses collaborateurs, clients, courtiers et partenaires seront respectés par le groupe SUNU, avec l’objectif de garantir une qualité de service optimale et une offre d’assurance parmi les meilleures du marché », souligne le document consulté.
De l’avis de Coenraad Vrolijk, directeur général régional et membre du comité régional exécutif d’Allianz Africa, « cette transaction s’inscrit dans la continuité de la stratégie d’Allianz en Afrique d’accroître sa présence dans les pays à forte croissance tout en maintenant le niveau de rentabilité attendu par le groupe ». Le groupe SUNU est pour nous un partenaire de choix et un acteur panafricain solide… », a-t-il ajouté.
Avec cette prise de contrôle, SUNU Assurances qui a finalisé la procédure de rachat de la majorité des actions de l’ex-Banque Populaire pour l’Epargne et le Crédit (BPEC), il y a quelques mois, est en train d’étendre son réseau au Togo et dans la sous-région.
Séna Akoda
La Balance commerciale du Togo s’est nettement dégradée en 2018, après l’amélioration observée un an plus tôt. Selon les données de la Bceao, le déficit commercial s’est creusé de près de 70%, pour atteindre 492 milliards FCFA, en raison d’une forte augmentation des importations de biens, les exportations n’ayant pas suivi.
La facture des importations de biens s’est corsée pour atteindre 1 213,9 milliards FCFA en valeur FOB (sans frais de douanes, fret et assurances). Une hausse de 25%, difficilement compensable par des ventes à l’étranger à la traîne qui n’ont augmenté que de 7% pour se situer à 637,4 milliards FCFA. Le déficit de la balance des biens ressortant, quant à lui, à 576,5 milliards, ne sera soulagé que par un excédent de 84,4 milliards de la balance des services. Cette dernière affiche un excédent depuis 2014, le plus important, 84,7 milliards, en 2016.
Le gap commercial de l’année dernière est le deuxième le plus accentué enregistré par le Togo depuis 2014, après celui de 2015 (543 milliards), en pleine crise des matières premières. Il reste nettement supérieur à celui de la zone Uemoa qui s’est dégradé de 17%.
Pour le premier trimestre de cette année 2019, le groupe Ecobank Transnational Incorporated indique un bénéfice avant impôts de 103 millions $, soit une baisse de 8 % par rapport à l'exercice précédent. (Après rajustement, pour tenir compte de l'incidence de la conversion des devises, ce bénéfice augmente cependant de 31 %, pour s'établir à 145 millions $).
Les revenus d’intérêt, quant à eux, se chiffrent à 172,3 millions $, au 31 mars 2019, exprimant un recul de 31 %, par rapport aux résultats de l’année précédente, à la même période (248 millions $).
Ade Ayeyemi, DG de la multinationale panafricaine, reconduit récemment à la 31e assemblée générale d’Ecobank, a cependant affirmé la satisfaction du groupe vis-à-vis de ces résultats, « en particulier dans un environnement macroéconomique difficile ».
Soutenant de plus que leur modèle d’affaires « diversifié » « continue d'être un immense avantage, permettant à l'entreprise de livrer la promesse de la marque Ecobank » aux clients, répartis dans les 36 pays africains qu’elle couvre.
Ayi Renaud Dossavi