Comme annoncé, le ministère de l’agriculture a lancé l’opération de recensement des acteurs des chaînes de valeur agricoles.
Démarrée fin avril 2019, cette campagne que mènent sur le terrain 700 agents recenseurs, a vocation à identifier tous les acteurs des chaînes de valeur agricoles : des producteurs aux transformateurs et aux prestataires de services agricoles, sans oublier les commerçants de produits agricoles et agroalimentaires.
Elle débouchera, selon son initiateur, sur la constitution d’une base de données de ces acteurs à l’effet de permettre de « mieux structurer les chaînes de valeur agricoles et d’asseoir un système d’appui-accompagnement global et de développement des clusters ».
Pour s’immatriculer, les acteurs devront réunir 3 conditions cumulatives: être un acteur agricole d’âge compris entre 18 et 60 ans ; exercer au moins l’une des activités des chaînes de valeur agricoles, notamment la production, la transformation, la commercialisation ou les prestations de services agricoles ; bénéficier d’un encadrement technique et être réceptif aux innovations.
Séna Akoda
L’accès des PME/PMI aux crédits agricoles était au centre des échanges mardi 7 mai dernier entre le gouvernement togolais et la Banque africaine de développement (BAD). Le constat de base est que les entreprises opérant dans le secteur agricole, ont un accès au financement bancaire dans une proportion marginale : 0,3%.
Si la mise en place du Mécanisme incitatif de financement agricole (MIFA) basé sur le partage du risque agricole (non pluviométrie et aléas divers), s’avère être une approche de solution, une diversification des mesures devra se révéler une stratégie plus efficiente.
A cet effet, les discussions entre le gouvernement togolais et les responsables de la banque panafricaine devraient « permettre de trouver des facilités d’accès au financement et la mobilisation des lignes de crédits » au profit de ces opérateurs économiques, précise la cellule de communication du ministère de l’Agriculture, de la Production animale et halieutique (MAPAH).
L’objectif, ajoute-t-elle, « est de créer un écosystème favorable à l’épanouissement de ces entreprises, notamment à leur financement, afin de permettre la création d’une masse critique de PME et PMI performantes susceptibles d’augmenter la contribution de cette catégorie d’entreprises à la création d’emplois ».
Séna Akoda
C’est fait. Le Togo s'est doté d'une nouvelle constitution. Le projet de loi portant révision constitutionnelle a été voté hier à l’unanimité par les députés de la 6e législature.
La nouvelle loi fondamentale introduit la limitation du mandat du président de la République à cinq ans renouvelable une fois et le scrutin uninominal majoritaire à deux (2) tours pour l’élection présidentielle.
D’autre part, les mandats des députés et des membres de la Cour Constitutionnelle ont été limités. Les Représentants du peuple sont désormais élus pour un mandat de six (06) ans renouvelable deux fois. Les membres de la Cour Constitutionnelle, au nombre de neuf, quant à eux, sont désignés par le président de la République, l’Assemblée nationale, le sénat, les avocats et les universitaires, pour également un mandat de six (6) ans renouvelable une fois.
Fait important de cette nouvelle mouture. Une disposition indique clairement que « Les mandats déjà réalisés et ceux qui sont en cours à la date d’entrée en vigueur de la présente loi constitutionnelle ne sont pas pris en compte dans le décompte du nombre de mandat pour l’application des dispositions des articles 52 et 59 relatives à la limitation du nombre des mandats ».
L’Office togolais des recettes (OTR) a lancé, hier mardi 7 mai 2019, une campagne de sensibilisation, en matière de lutte contre la corruption, notamment au sein de ses rangs.
D’une durée d’un mois, cette tournée se fait en partenariat avec la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA).
Cette dernière ayant, par exemple, fourni un répertoire d’associations et organismes à toucher, dans le cadre de cette campagne.
Notons que trois types d’acteurs sont principalement visés, ainsi que l’explique Mouhamed Nour-Dine Assindoh, directeur de la cellule anti-corruption de l’OTR : « Nous avons trois cibles, nos agents, les associations et ONG qui ont pour mission de lutter contre la corruption, et les journalistes ».
En termes de résultats escomptés, par rapport à la situation actuelle, « nous visons, d'ici six mois une amélioration substantielle », explique par ailleurs ce cadre de l’autorité en charge du recouvrement au Togo.
Ayi Renaud Dossavi
Cina Lawson (photo), ministre des Postes, de l’Economie numérique et des Innovations technologiques au Togo, sera récipiendaire le 18 mai prochain, du «Alumni Public Service Award », de la Harvard Kennedy School (HKS). La ministre fait ainsi partie des 5 anciens étudiants de la HKS qui seront honorés à cette occasion.
Cette distinction, créée en 1997, est décernée aux anciens étudiants «qui ont grandement amélioré la condition humaine à l'échelle locale, provinciale, nationale ou internationale.», selon la HKS.
A ce titre, Cina Lawson sera primée pour sa contribution au développement des TIC et du numérique au Togo, et leur utilisation au profit du social, informe l’Université. On citera notamment, la mise sur pied du projet « Campus Wi-fi », apportant une couverture Internet gratuite d’accès dans les universités publiques du pays, avec une connexion Internet haut-débit.
Pour rappel, au début de cette année, Cina Lawson avait remporté le premier prix des Napoléons Awards, catégorie femme.
Ayi Renaud Dossavi
A fin mars 2019, le niveau d’endettement du Togo s’est stabilisé à 67,3% du Produit intérieur brut (PIB), selon Sani Yaya (photo), ministre togolais de l'Economie et des Finances.
La Banque mondiale, partenaire du pays, a contribué à mettre en œuvre le programme des réformes qui a permis d’atteindre ce cap. A l’ouverture hier mardi 7 mai d’un atelier consacré à la Revue nationale de la Performance des Réformes et Validation de la Matrice Unifiée actualisée des Réformes pour la période 2019-2021, la représentante-résidente révélait que l’institution financière a soutenu le programme via deux opérations d’appui budgétaire à hauteur de 92 millions $.
Plus spécifiquement, cet appui budgétaire s’est inscrit dans le cadre des réformes visant à mettre en place un cadre macroéconomique plus stable et à créer un environnement propice au développement du secteur privé, avec en toile de fond l’amélioration du climat des affaires.
En sus de ce soutien, il est à rappeler que l’institution de Bretton Woods avait déjà indiqué être disposée à aligner son Cadre de Partenariat avec le Togo (2019-2021), au Plan national de développement (PND) qui couvre la période 2018-2022.
Le programme des réformes, rappelons-le, est au cœur de l’accord triennal du Togo appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC) du FMI et des relations Togo-UE.
Séna Akoda
Le Togo qui vise l’autosuffisance alimentaire va recevoir l’appui de la Chine. L’ambassadeur chinois au Togo, Chao Weidong en a fait la promesse à Noël Bataka, ministre de l’Agriculture, de la Production animale et halieutique au cours de leurs échanges, hier mardi 7 mai.
Lors de cette entrevue, le ministre togolais et le diplomate chinois se sont félicités de la réalisation d’« importantes infrastructures dans le secteur agricole au Togo», rendue possible par la coopération entre les deux pays, indique la Cellule de Communication du ministère en charge de l’Agriculture.
Ainsi, le centre pilote des techniques agricoles, construit à Zanguera, à 35 km au Nord-Ouest de Lomé, qui vise à former les vulgarisateurs et les exploitants agricoles aux techniques modernes de production. Et le parc agro-industriel à Akodésséwa dans la préfecture de Vo, qui devrait permettre d’accompagner la stratégie de transformation agricole au Togo.
Toutes ces réalisations devraient propulser le secteur agricole togolais qui ambitionne, a fortiori, d’exporter ses productions vers les pays du Sahel, dans le cadre de la lutte contre l’insécurité alimentaire et la faim.
Séna Akoda
L’installation de l’Agropole de Kara, phase pilote du projet de transformation agroalimentaire du Togo, est en cours.
Dans un entretien exclusif accordé à la rédaction de Togo First, Essowè Batana, président du conseil d’administration et directeur général par intérim de l’Agence de promotion et de développement des agropoles au Togo (APRODAT), révèle que dans le cadre de ce projet, le Togo a mobilisé 38 milliards FCFA auprès de ses principaux partenaires. Notamment la Banque africaine de développement (BAD), la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) et la fondation Saemaul de la Corée du Sud.
Cette enveloppe représentant un peu plus de la moitié des 65 milliards FCFA, coût total estimatif du projet, sert, indique-t-on, à mener un certain nombre d’activités. Entre autres, la préparation du Plan de travail et de budget annuel (PTBA) et du Plan de passation des marchés (PPM) et leur validation par la BAD.
Au-delà, précise le n°1 de l'APRODAT, si sur les ressources disponibles « les chaines de valeurs sont en voie de structuration », parallèlement à cette activité « se mènent des travaux sur le cadre juridique et réglementaire d’un côté, et la passation des marchés pour les infrastructures à mettre en place, de l’autre ».
Notons que selon les prévisions actualisées, la phase de croisière de l’Agropole de Kara devrait être atteinte courant 2022 et la fin des travaux d’installation projetée à fin 2022, début 2023.
Séna Akoda
Lancé en 2016, le projet d'appui à l'employabilité et à l'insertion des jeunes dans les secteurs porteurs (PAEIJ-SP) a facilité la création de 35 000 emplois dans l’agriculture, apprend-on. Dans le détail, 14 290 directs et 20 940 temporaires ont été générés en moins de 3 ans alors que les objectifs initiaux fixaient 20 000 emplois pour les jeunes.
Deux entreprises opérant dans la production, la transformation et la distribution du soja et de la noix de palme illustrent le succès de ce projet qui cible les chaînes de valeur « farines enrichies de maïs, soja, soja bio et manioc ».
Agrokom et Jonction de croissance agricole du Togo (JCAT), grâce à un accompagnement assorti d’une enveloppe de 3,4 millions $ du PAEIJ-SP, ont nettement amélioré leur capacité de production annuelle.
Le premier, Agrokom, qui n’était encore qu’à 180 tonnes de soja avant 2016, transforme désormais jusqu’à 6 000 tonnes de soja par an, générant 3 242 emplois directs et 8 505 emplois temporaires sur sa chaîne de valeur (approvisionnement, transformation et distribution).
Pour sa part, JCAT exporte 10 920 tonnes de soja biologique vers les Etats-Unis, l’Allemagne ou encore la Chine, avec à la clé, 3 203 emplois directs et 6 931 temporaires, loin de la dizaine d’emplois et de ses 1 000 tonnes de 2016.
« L’idée du projet était d’identifier d’abord des petites et moyennes entreprises agro-industrielles ou des filières qui ont un fort potentiel de croissance confirmé par un marché porteur. Ensuite, appuyer la stratégie de croissance de ces PME, en renforçant leurs capacités et en les finançant, et développer des chaînes de valeur autour de ces PME, créant ainsi des opportunités d’emplois pour les jeunes et les femmes », explique Amouzouvi Kokou, responsable du projet pour la Banque africaine de développement (BAD), un des bailleurs.
En vue d’assurer la couverture des besoins de financement du budget de l’Etat, gestion 2019, le Trésor public togolais vient de lancer un appel public à l’épargne des personnes physiques et morales à travers un emprunt obligataire. Les investisseurs ont jusqu’au 17 mai pour y souscrire.
Conforté par un deuxième trimestre faste, le Togo retourne donc sur le marché financier régional avec pour ambition de mobiliser 20 milliards FCFA. Jusque-là, l’appétit des investisseurs régionaux a été remarquable, permettant au pays promis à une croissance de plus de 5% cette année, de voir son carnet de commande atteindre près de 400% de ses objectifs.
La nouvelle obligation émise par Lomé, a un nominal de 10 000 FCFA, et est rémunérée à 6,5% chaque année pendant 5 ans, sa maturité. Le principal ne sera remboursé qu’en fin d’échéance, 2022, souligne Umoa-titres, l’agence qui assure l'organisation matérielle de l'émission, en coordination avec la BCEAO.
Pour répondre à cet appel à l’épargne, les investisseurs devront se rapprocher, avant la date de clôture de l’opération, le 17 mai, des intermédiaires agréés (Sociétés de Gestion et d’Intermédiation (SGI), Spécialistes en Valeurs du Trésor (SVT), établissements de crédit, etc.), seuls accrédités à accéder au marché primaire des Bons et Obligations du Trésor.
Surendetté à plus de 80% de son PIB il y a encore 3 ans, le Togo a réussi à assainir ses finances, passant son taux d’endettement sous la barre des 70%. Le déficit budgétaire devrait descendre à 1,6% cette année alors que les dépenses prévues sont en hausse.
Rappelons qu’au Togo, depuis le 1er janvier 2019, les intérêts perçus sur les Bons et Obligations du Trésor sont exonérés d’impôts pour les investisseurs résidents. Les non-résidents qui souscrivent aux titres togolais sont quant à eux, soumis à la fiscalité applicable sur le territoire de leur pays de résidence.