Togo First

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La Société Financière Internationale (SFI), branche du groupe de la Banque mondiale dédiée au secteur privé, et le gouvernement togolais ont scellé hier un partenariat pour le déploiement de centrales solaires, d’une capacité totale de 90 MW. C’était à la faveur d’une cérémonie qui a connu la présence du chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, et Sérgio Pimenta, vice-président de la SFI, à la tête d’une délégation en séjour à Lomé, depuis lundi.

Le contrat entre les deux parties s’inscrit dans le cadre du programme Scaling Solar, une solution clé en main de la Banque mondiale, qui offre un ensemble de services englobant l’assistance technique, une documentation standardisée, la mobilisation du financement et des instruments d’assurance et de garantie. Scaling Solar qui vise à construire rapidement (dans un délai de deux ans maximum) de grandes centrales à moindre coût, a surtout connu du succès en Zambie et s’est étendu en Ethiopie, à Madagascar et au Sénégal, où il est en cours de déploiement.

Cet accord marque une étape dans  l’accompagnement du PND, dont le secteur privé est la clé de voûte, par l’institution de Bretton Woods. Elle a, par le passé, été un partenaire de choix dans le financement de nombre de sociétés, notamment Lomé Conteneur Terminal, le groupe Heidelberg Cement et des institutions financières régionales comme Ecobank Transnational Incorporated (ETI).

« Nous avons discuté de comment la SFI peut soutenir le développement du secteur privé togolais. Nous sommes déjà actifs au Togo avec un portefeuille estimé à 325 millions de dollars. Nous allons ouvrir un bureau à Lomé de manière à avoir un contact plus étroit avec les entreprises locales », a déclaré Sérgio Pimenta.

Partenaire de longue date, la SFI est « très » présente dans le secteur de l’énergie. Elle a participé à la mise en place de la centrale ContourGlobal et l’élaboration de la stratégie nationale d’électrification lancée en juin 2018. Ce programme d’investissement vise à électrifier tout le pays à l’horizon 2030, tout en passant la part des sources d'énergie propres, notamment le solaire, dans le mix énergétique, à 50%.

Les assurés de Sunu Assurances Vie peuvent désormais payer leurs primes d’assurances via le mobile money de Togocel, l’opérateur public de téléphonie mobile.

Cette facilité vient de leur être accordée ce mardi 9 juillet par la conclusion d’un partenariat stratégique entre Togocel et le fournisseur de services d’assurances vie.

Avec cette signature de partenariat, Togocel étend le réseau des sociétés qui recourent à son service Tmoney pour faciliter la vie à leurs clients.

 A la faveur de cette cérémonie de signature de convention de partenariat, deux nouveaux produits ont été lancés, à savoir « Epargne Gagnant » et « Prévoyance T ».

Selon les informations, l'Epargne Gagnant est un contrat d’assurance de capitalisation qui permet au client de Togocel de se constituer une épargne à son rythme et de percevoir cette épargne soit au terme du contrat, soit par anticipation en cas de tirage au sort. 

S’agissant de la Prévoyance T, elle est un contrat aux termes duquel l’assureur Sunu Assurances Vie s’engage à verser une assistance financière aux bénéficiaires désignés par l’assuré client de Togocel en cas de décès de celui-ci durant la période d’assurance, explique-t-on.

Séna Akoda 

L’information émane de Sérgio Pimenta (photo), vice-président Afrique et Moyen-Orient de la SFI, à la sortie d’une entrevue que lui a accordée le chef de l’Etat togolais ce mardi 9 juillet 2019.

Avec ce projet, l’ambition du bras financier du secteur privé du Groupe de la Banque mondiale d’accroître ses investissements au Togo pourrait, de toute vraisemblance, se concrétiser plus rapidement.

En s’implantant à Lomé, la SFI aura, à cet effet, un contact plus étroit avec les opérateurs économiques togolais, indique Sérgio Pimenta.

En facilitant des contacts avec le secteur privé togolais, le bureau de Lomé devrait baliser la voie à des perspectives de partenariat pouvant déboucher sur des accords de financements.

Ces accords de financement en perspective devraient être un coup de pouce pour le pays qui ambitionne de transformer structurellement son économie d’ici à 2022.

En rappel, les pouvoirs publics togolais projettent à 65 % la contribution du secteur privé à la mobilisation des 4 622 milliards nécessaires pour mettre en oeuvre le Plan national de développement (PND 2018-2022).

Séna Akoda

Le vendredi 5 juillet dernier, la 3e nuit de récompense des jeunes entrepreneurs togolais les plus méritants, suivis par les mécanismes institutionnels d’accompagnement, a eu lieu. Elle a permis de révéler et de récompenser 12 jeunes pour leur mérite et 10 autres pour leur engagement.

Ces statistiques portent à plus de 30, le nombre de jeunes Togolais dont la réussite entrepreneuriale a été reconnue, célébrée et récompensée.

De fait, au cours des deux 1res éditions, ce sont 21 jeunes qui ont eu droit aux honneurs pour leurs efforts dans le sens de la promotion de l’auto-emploi.

Victoire Tomegah-Dogbé, ministre en charge de la Jeunesse, soulignait lors de la récente soirée dédiée aux entrepreneurs à succès qu’en se lançant dans l’entrepreneuriat, ces jeunes créent des emplois également pour leurs « frères » ainsi que de la richesse nationale. Notamment, en contribuant à l’économie nationale via le paiement des impôts et taxes.

Séna Akoda

De grands travaux de construction ou réhabilitation d’infrastructures économiques prioritaires (marchés, etc.) sont annoncés dans 5 villes togolaises à savoir Aného, Atakpamé, Sotouboua, Kara et Dapaong. Ces ouvrages seront réalisés au titre du Projet d’appui à la décentralisation (PAD).

Selon un document de l’Agence d’Exécution des travaux urbains au Togo (AGETUR-Togo) consulté par Togo First, c’est le groupement d’entreprises Banca-Engineering-Poly Consult qui  est retenu pour mener les études architecturales, techniques et d’impact environnemental et social des travaux prévus à Aného, Atakpamé et Sotouboua.

S’agissant des travaux de même nature annoncés à Kara et Dapaong,  ils seront exécutés par le groupement Betra-Bâtir.

Le PAD vise à renforcer les villes ciblées comme pôle de croissance à travers la promotion des circuits économiques  ou plus particulièrement par l’utilisation  pérenne des infrastructures réalisées ou réhabilitées. A terme, l’idée est de renforcer la gouvernance locale.

Dans sa 1re phase, ce projet financé à hauteur de 7,8 milliards FCFA, soit 12 millions d’euros, par  la coopération allemande (GIZ) et une contribution attendue à 1,2 milliard de l’Etat et à 140 millions FCFA  des villes bénéficiaires a ciblé Kpalimé, Tsévié et Sokodé.

Séna Akoda

A Fin mai, le délai moyen nécessaire à la réalisation d’une transaction de transfert de propriété, encore appelée mutation totale, est passé à 6 jours, contre 10 jours à la même époque, un an plus tôt. C’est ce que révèlent les statistiques de la division de la conservation foncière.

Autre fait important, le nombre de titres mutés durant ce seul mois a plus que doublé. 40 dossiers ont été traités durant le mois de mai contre 16 en 2018. Une tendance induite par les réformes incitatives entreprises depuis le début de 2018 et qui se sont accentuées cette année. En conséquence, les chiffres du transfert de propriété ont explosé depuis janvier, franchissant la barre des 60 dossiers traités par mois (60 en janvier et février, 66 en mars, 65 en avril et 40 en mai).

Cette année, le gouvernement togolais s’est engagé sur un autre chantier de réformes, dans la continuité des mesures incitatives prises l’année dernière. Mesures qui ont porté leurs fruits avec une amélioration du score et du classement du Togo dans le Doing Business sur l’indicateur « Transfert de propriété ».

Au nombre de ces nouvelles réformes, la fusion des formalités à la conservation foncière, qui aura permis d’accélérer les procédures, la réduction des frais d’enregistrement et de mutation qui sont désormais forfaitaires, fixés à 35 000 FCFA, ainsi que la mise en place d’une grille tarifaire par les notaires, en ce qui concerne leurs émoluments sur les opérations de transfert de propriété. A cela, s’ajoute une série de réformes en matière de création d’entreprise, de raccordement à l’électricité, de résolution des litiges commerciaux et de fiscalité. Ces réformes ont stimulé une dynamique dans le monde des affaires, avec pour effet la reprise de l’activité économique au second semestre 2018, qui s’est poursuivie en 2019, après une période d’atonie observée en 2017.

Le Centre de contact Majorel qui a été inauguré hier 8 juillet à Lomé, ambitionne de créer au total 500 emplois à moyen terme (à l'horizon 2021). L’information est diffusée via le communiqué de presse de la filiale togolaise de la coentreprise créée par  l’allemand Bertelsmann et le marocain Saham.

Actuellement, la société regroupe près de 150 employés. A fin 2019, elle a en ligne de mire une prévision de 300 emplois, confortée par la qualité des ressources humaines au Togo.

Ce facteur est par ailleurs l’une des raisons ayant incité le groupe à implanter son centre à Lomé : « le Togo offre un bassin d’emploi de qualité, des infrastructures de haut niveau et une proximité avec un grand nombre de clients déjà installés dans le pays », constate Imane Benaziz (photo), directrice des opérations du groupe en Afrique subsaharienne.

Si l’ouverture du centre Majorel de Lomé entre dans la stratégie d’expansion du groupe, côté togolais, elle est en harmonie avec l’axe 1 du Plan national de développement (PND 2018-2022). L’ambition des pouvoirs publics à ce niveau est de faire de la capitale togolaise, un centre d’affaires d’excellence.

Avec dans son viseur la création de 500 emplois à moyen terme, l’implantation de ce centre participe à l’objectif de 500 000 emplois envisagés d’ici 2022.

Séna Akoda

« Le but de ma visite au Togo est de voir comment nous pouvons accroître nos opérations et soutenir le secteur privé togolais pour le développement du pays, notamment quand il s’agit de créer des emplois, des activités économiques et d’apporter un impact positif pour le pays ». Ce sont les propos tenus par Sérgio Pimenta (photo), à sa sortie d’une entrevue, ce jour, avec Komi Sélom Klassou, Premier ministre togolais.

Comme annoncé, le vice-président pour l’Afrique et le Moyen-Orient de la Société Financière Internationale (SFI) a entamé, lundi, une tournée au Togo. Dans le cadre de cette visite à forte portée économique, il est accompagné de Jean-Claude Tchatchouang, Administrateur Afrique du groupe de la Banque mondiale.

Alors que le Togo engage un processus de transformation structurelle de son économie qui devrait mobiliser 4 622 milliards FCFA, dont près de 3 000 milliards attendus du secteur privé, cette visite devrait avoir une portée bien particulière.

Sérgio Pimenta semble en effet s’aligner sur la vision de développement du Togo sur la période 2018-2022 traduite dans le PND. Il en est ainsi notamment lorsqu’il évoque création d’emplois, perspectives d’accroître les financements en guise de soutien au secteur privé, impact positif sur le pays, etc.

Séna Akoda

La start-up New Road Company a présenté, en fin de semaine dernière, Choco Noor, sa boisson chocolatée instantanée.

Selon son 1er responsable, Adoyi A. Bimon-Isso, la production de Choco Noor s’inscrit dans la droite ligne du Plan National de Développement (PND 2018-2022). Le produit « made in Togo » est issu de la transformation du cacao. 

Selon la start-up dont les responsables affirment surfer sur un cadre incitatif à l’auto-emploi et à l’entrepreneuriat des jeunes, « Choco Noor est un produit naturel, bio et de qualité ». Elle assure également que le produit est fabriqué avec le cacao et les céréales du Togo et répond à toutes les normes prescrites par les organes certificateurs, à savoir l'Institut togolais de recherches agronomiques (ITRA) et l’Institut  national d’hygiène (INH).

Des propos que confirment Martin Kokou Aziato, chef section Technologie alimentaire à l'ITRA, et son confrère de l’Institut national d’hygiène (INH), Dikeni Kondi Ousmane.

Mr Kokou Aziato déplore au passage le faible taux de transformation du cacao pourtant produit en quantité en Afrique. Il salue l'initiative de la jeune pousse New Road Company de transformer ce produit sur place et encourage les Togolais à consommer du « made in Togo ».

Séna Akoda

Les choses s’accélèrent. Sauf un changement de dernière minute, le Togo devrait tenter le marché international des eurobonds, d’ici la fin de ce trimestre.  Le gouvernement aurait choisi son option : un eurobond plutôt qu’un emprunt commercial. Comme annoncée par le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, alors en visite à Londres, la capitale britannique, en juin dernier, l’opération portera sur un montant de 500 millions d’euros.

Comme Ecobank qui a réussi, entre mai et juin, à mobiliser 500 millions d’euros sur le marché principal du London Stock Exchange (LSE), la bourse londonienne, Lomé compterait capitaliser sur l’expérience du groupe bancaire panafricain.

Une délégation togolaise serait attendue à Londres dans les prochaines semaines pour des contacts avec les investisseurs internationaux institutionnels, présage d’un roadshow, et prendre le pouls du marché. Il s’agit d’une autre visite après celle effectuée, avec le top management d’Ecobank, par certains responsables togolais, le mois dernier.

Après avoir obtenu de l’agence S&P ses toutes premières notations souveraines, le Togo a multiplié les consultations pour lancer son émission obligataire en devises étrangères, alors que la dette publique est sur une courbe descendante et que le pays vient d’obtenir un satisfecit du Fonds monétaire international (FMI) pour les efforts d’assainissement des finances publiques.

La dernière en date est la rencontre entre le ministre de l’Economie et des Finances, Sani Yaya, et un groupe d’assureurs internationaux, en fin de semaine dernière, à Cotonou, où la prochaine levée de fonds a été le plat de résistance.

Lomé, sous pression de refinancement, a l’ intention de lever ces fonds pour éponger une partie de sa dette intérieure dont les échéances arrivent en cascade, dès cette année. La maturité de cette euro-obligation qui sera en toute vraisemblance, libellée en euro, devise à laquelle est arrimée le FCFA, en parité fixe, devrait dépasser les sept ans.

Selon les analystes d’Attijari Global Research (AGR)les Etats africains ont effectué 77 sorties sur les marchés des eurobonds pour un montant de 87,4 milliards $, entre 2012 à 2018. Rien qu'en 2018, quelque 25 émissions ont été réalisées. Parmi les pays émetteurs, on compte l’Egypte, le Gabon, le Congo, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, la Tunisie, le Rwanda, l’Ethiopie, le Kenya…

En 2019, le Bénin, pays voisin du Togo, logé dans la même catégorie par S&P, avait réussi à lever 500 millions d’euros d’eurobonds.

Fiacre E. Kakpo

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