Togo First

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Au Togo, la production céréalière a, à nouveau, connu une hausse, pour la troisième campagne d’affilée, montrent les données du Comité Inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS).

Bénéficiant du concours relativement favorable des conditions climatiques, la campagne céréalière 2018-2019 a enregistré de meilleurs rendements par rapport à la précédente.

Selon le CILSS, la production a connu une hausse de 3% pour s’établir à 1,339 million de tonnes, dans un contexte de progression globale dans l’Uemoa. En effet, l’Union affiche une croissance de 10%, avec un bon cru pour le Burkina Faso (+22%), le Bénin (+14%), le Mali (+12%).

Comme depuis une demi-dizaine d’années, c’est le Mali, avec 10,453 millions de tonnes, le plus important producteur de céréales dans la zone d’intégration. Les productions nigériennes, burkinabées et ivoiriennes ont, quant à elles, atteint respectivement 5,954 millions, 4,953 millions et 3,475 millions de tonnes sur la campagne qui s’écoule. Le Sénégal, le Bénin, le Togo et la Guinée-Bissau viennent en queue de peloton.

L’idée d’organiser un forum sur l’entrepreneuriat numérique et estudiantin (FENES) est en train de germer dans l’univers entrepreneurial togolais. Si la date de cet événement qui se veut « le plus grand événement tech entrepreneurial du Togo »  n’est pas encore dévoilée, sa 1ère édition devrait avoir lieu cette année, de sources proches du projet.

De toute vraisemblance, le FENES permettra de révéler  les talents d’entrepreneurs de 257 étudiants porteurs de projets, dans le secteur spécifique du numérique. Selon le comité d’organisation, « ce challenge a pour objectif de développer la fibre entrepreneuriale chez les étudiants ».

Le principe devrait consister à mettre en compétition des candidats « en vue de déceler les meilleurs potentiels et d’apporter un soutien à leurs initiatives ».

Mercredi 1er mai, le comité devrait annoncer les 90 projets présélectionnés pour la 1ère phase.

Notons que le FENES 2019 est le 1er concours interuniversitaire qui devrait rassembler plus de 20 universités et écoles supérieures privées du Togo autour de l’entrepreneuriat. L’objectif de ses promoteurs est de réduire le chômage, en contribuant à la création de 500 000 emplois, d’ici à 2022, en ligne avec le Plan national de développement (PND).

Séna Akoda

Au Togo, les étudiants désireux de faire des réclamations, afin d’obtenir leur allocation de secours ou bourse, au titre de l'année académique 2018-2019, ont jusqu’au 7 mai. C’est ce qu’indique le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, dans un récent communiqué, valable pour les universités de Lomé et de Kara (416 km au nord de Lomé).

En effet, une période de réclamation est ouverte du mardi 30 avril au mardi 7 mai 2019, délai de rigueur.

Pour ce faire informe la note officielle du ministère, les requérants doivent déposer leur dossier de réclamation à la direction des bourses et stages (DBS) de Lomé, ou à l'antenne de Kara.

Les pièces à fournir, pour les nouveaux étudiants, comprennent : un (01) formulaire de réclamation, à télécharger sur le site de la DBS, puis imprimer et remplir ; une (01) copie de la nationalité togolaise, ou de la carte d'identité, ainsi qu’une (01) copie de l'attestation ou du relevé de notes du bac 2.

Les anciens étudiants, quant à eux, doivent fournir : le formulaire de réclamation, imprimé et rempli ; une (1) copie de la carte d'étudiant et son orignal, une (01) copie de la carte d'identité et son original, et une (01) copie du relevé de notes de l'année académique 2017-2018.

Notons que cette demande ne sera prise en compte qu'après traitement de la troisième tranche des allocations et bourses, avec rétroactivité de la première et de la deuxième tranche, informe l’autorité en charge de l’éducation supérieure.

Ayi Renaud Dossavi

Bientôt, une étude va être menée pour évaluer le degré de satisfaction des populations par rapport aux prestations dans les secteurs sociaux prioritaires à savoir: l'éducation primaire, la santé maternelle et infantile et l'accès à l'eau potable en milieu urbain.

Cette étude procédera à une collecte de données auprès d'un échantillon représentatif d'usagers des services clés dans ces secteurs et identifiera les contraintes liées à leurs activités de délivrance.

Elle devrait faire également une évaluation de la qualité et de l'accessibilité des services dans les 5 régions économiques et Lomé Commune ; sur la base, apprend-on, d'indicateurs SMART, en comparaison si possible avec des normes standards de qualité et d'accès.

Au-delà de l'identification des contraintes, l'enquête devrait proposer les zones d'intervention pour améliorer d'une part, la qualité et l'accessibilité à ces services clés et d'autre part, la satisfaction de la population.

Pour améliorer la perception et la satisfaction des populations togolaises vis-à-vis des prestations de l’Etat dans les secteurs visés, l’étude devrait proposer un plan d'action triennal (2019-2022) pour les 3 secteurs.

Cette activité imputée au Projet d’appui à la gouvernance économique (PAGE), sera menée par un consultant. L’appel à manifestation d’intérêt, lancé en vue du recrutement de cet expert, court jusqu’au 7 mai prochain.

Séna Akoda

En vue de doter le secteur privé togolais d'outils et de moyens pour être plus performant, un Document de stratégie de redynamisation du secteur privé fait l’objet d’un atelier de deux jours, qui a démarré ce lundi 29 avril 2019 à Lomé, en vue de doter ce secteur d'outils et de moyens pour être plus performant.

Durant ces travaux, à l’initiative du ministère du Commerce, il s'agit de valider une stratégie de développement devant, à terme, rendre les activités économiques plus compétitives au Togo.

« Cette Stratégie viendra combler le vide d'un document de cadrage macro-économique des actions en faveur du secteur privé.», souligne Kodjo Adedze (photo), ministre en charge du Secteur privé et de la Promotion de la consommation locale. Le texte constituant, à cet effet, « une sorte de tableau de bord plus performant des actions du gouvernement et des partenaires techniques et financiers, à l'endroit du monde des affaires ».

Notons que le Document comprend 4 axes : l'amélioration du climat des affaires et la promotion des investissements, le développement des entreprises, le renforcement de capacités des acteurs, et le renforcement du dialogue Public-Privé.

Ayi Renaud Dossavi

L'Office Togolais des Recettes (OTR) vient de publier sur son site web (www.otr.tg), le répertoire des entreprises fiscalement à jour. 

Cette publication, en ligne avec les dispositions de l'article 10 du livre des procédures fiscales, a vocation à permettre aux opérateurs économiques de connaître leur statut.

En effet, les entreprises qui manquent à leurs obligations de paiement des impôts, sont celles qui ne figurent pas sur ce répertoire.

Aussi, devraient-elles prendre les dispositions idoines pour se mettre en règle. Plus spécifiquement, l'OTR les convie à prendre attache avec leur service fiscal de rattachement, pour les formalités de mise à jour de leur situation.

Faute de quoi, rappelle l’institution en charge du recouvrement au Togo, « une retenue de 15% de la valeur en douanes sera opérée sur chacune de leurs importations, conformément à la loi ».

Séna Akoda

La date limite pour soumettre les projets au Forum Togo-UE (FETUE) vient d’être repoussée de 12 jours, les candidats ont à présent jusqu’au dimanche 12 Mai 2019, pour postuler.

Si cet appel, qui vise à sélectionner 100 projets bancables destinés à être présentés aux investisseurs européens lors du forum, a été repoussé, c’est notamment pour donner plus de temps aux acteurs du secteur privé togolais.

Par ailleurs, informe le Comité d’organisation du Forum, durant cette période de report, ces opérateurs économiques pourront également bénéficier d'un accompagnement, pour le montage de leurs dossiers.

On notera, en ce sens, que les projets en question doivent concerner les 3 axes prioritaires du PND (Plan national de développement), à savoir : l’agriculture et l’agroalimentaire ; les banques et assurances ; les BTP et matériaux de construction ; le commerce, le négoce et la distribution ; l’édition, la communication/ multimédia.

Pour rappel, le FETUE, prévu pour les 13 et 14 juin à Lomé, est organisé conjointement par le gouvernement togolais, la délégation de l'UE au Togo, ainsi que le secteur privé national. La rencontre attend 400 participants, dont 150 opérateurs économiques européens.

Ayi Renaud Dossavi

Dès janvier 2020, la valeur indiciaire dans l’administration publique va connaître une augmentation, a promis hier, dans son discours sur l’état de la nation, devant le Parlement, Faure Gnassingbé.

La mesure fait partie d’un lot de promesses faites dans le social par le président togolais. Une série de mesures sociales dont la plupart devra prendre corps à partie de la prochaine loi de finances. Ce dégel est le deuxième après l’augmentation de 6% de 2013 suite à de longues négociations entre syndicat des travailleurs et gouvernement.

Pour le n°1 togolais, cette revalorisation vise à améliorer le pouvoir d’achat des fonctionnaires.

Outre la question salariale, la reprise de l’allocation de départ à la retraite est annoncée également pour 2020. « Le gouvernement intensifiera les consultations et engagera les études actuarielles nécessaires pour la reprise - toujours dès janvier 2020 - de l’allocation de départ à la retraite, d’une façon soutenable et compatible avec la poursuite des efforts d’assainissement de nos finances publiques. », s’est engagé Faure Gnassingbé.

Et de poursuivre : « de plus, les dispositions sont d’ores et déjà prises pour la construction de deux locaux qui seront mis à la disposition des associations pour servir de maisons des retraités. » Ces maisons permettront aux retraités d’exercer différentes activités génératrices de revenus adaptées à leur statut, expliquera plus tard à la télévision nationale, Christian Trimua, Ministre des Droits de l'Homme et chargé des Relations avec les Institutions de la République.

Plus encore pour le Chef de l’Etat togolais, outre les considérations liées à la place des aînés, ces mesures se fondent sur l’engagement « à faire de la justice sociale une réalité vécue par tous, à travers la redistribution effective des fruits de la croissance nationale. »

Au Togo, la part réservée aux jeunes et femmes entrepreneurs dans les attributions de marchés publics sera désormais portée à 25%. Le nouveau quota a été annoncé par le Président Faure Gnassingbé ce vendredi, devant le Parlement, dans son discours sur l’état de la nation. Discours prononcé à la veille du 59e anniversaire de l’accession du Togo à la souveraineté internationale.

Cette nouvelle mesure d’augmentation intervient sur fond de résultats mitigés. En effet, dans son message de vœux à la nation le mercredi 03 janvier 2018, le président togolais avait annoncé la garantie de 20% de la commande publique aux jeunes et femmes entrepreneurs locaux. 

Après un an d’exécution, les fruits n’ont pas tenu la promesse des fleurs, pour diverses raisons, dont le régime fiscal de la plupart des  entreprises dirigées par les jeunes ayant postulé.

Si le numéro 1 togolais estime que près de 4000 entrepreneurs ont saisi les opportunités offertes par la mesure, seulement  12 milliards 638 millions de FCFA de marchés ont pu être enlevés par cette couche sociale, nettement en deçà de l’objectif initial.

« Il est possible de faire beaucoup mieux. », a lancé Faure Gnassingbé qui annonce dans la foulée que des instructions ont été  données, «pour que dispositions supplémentaires de facilitation et de simplification soient prises, ainsi que des mécanismes dédiés d’appuis financiers mis en œuvre »

Tout en encourageant « ceux [entrepreneurs, ndlr] qui ne l’ont pas encore fait à s’y intéresser, à en faire usage et à contribuer à son amélioration en partageant leurs retours d’expériences avec les services compétents », le Président togolais a émis le  souhait  de voir « cette mesure spéciale, destinée à accentuer l’intégration des bénéficiaires dans la vie économique, renforcée afin d’en optimiser les résultats. »

D’enfant de la terre à Officier de l’ordre du mérite agricole, telle est la trajectoire de cet entrepreneur togolais, décoré par le Premier ministre lors du récent Forum national du Paysan Togolais. Tchakondo Abdoul Kabirou est l’un des jeunes Togolais qui ont fait de la promotion des fruits locaux, leur combat. Son fruit, c’est le rône, fruit ovoïde ou globuleux lisse, de couleur jaune, marron ou orange issu du rônier ou borasse que l’on retrouve en abondance dans le nord du Togo. Aujourd’hui à la tête de Juro, une entreprise qui transforme, produit et commercialise le jus issu de ce fruit, Tchakondo emploie 10 personnes et enregistre un chiffre d’affaires annuel de 10 millions FCFA. TogoFirst est allé à sa rencontre.

 34816 in 1 TogoFirst 34816 A la rencontre de Tchakondo Abdoul Kabirou promoteur du jus de fruits OcB

Tchakondo Abdoul Kabirou,

TogoFirst : D’où est partie l’idée ?

Tchakondo Abdoul Kabirou : J’ai été directeur général adjoint d’une entreprise que j’ai cofondée avec un ami et je m’occupais des activités sur le terrain pendant que mon collègue gérait les affaires administratives. Au cours de mes multiples tournées, j’ai constaté que chaque année, des milliers de fruits de rônier étaient abandonnés dans la savane. Pourtant les paysans à qui appartenaient ces terres vivaient sous le seuil de pauvreté. J’ai donc décidé de trouver une solution pour exploiter ces fruits délicieux et qui ont beaucoup de vertus. Cela permettrait non seulement de promouvoir la consommation de ce fruit souvent méconnu et délaissé à tort, mais aussi d’inciter les paysans à entretenir ces arbres qui sont souvent abattus pour faire de la charpente en menuiserie. Ainsi est née l’idée d’entreprendre dans ce domaine.

T.F : Avez-vous bénéficié d’un accompagnement ?

T.A.K : Oui du PASA (programme d’appui au secteur agricole, ndlr). Cette structure nous a fait un financement à hauteur de 3,5 millions FCFA. Nous venons d’obtenir la première tranche de 1,7 millions et nous attendons la deuxième tranche.

T.F : Comment s’effectue la transformation de rône en jus ?

T.A.K : Les fruits nous viennent des régions des Savanes, Centrale et des Plateaux. Une fois que la matière première arrive à l’unité de production qui est en même temps le siège de l’entreprise, les fruits sont lavés, épluchés et dépulpés puis mis en machine pour être pressés. On extrait le jus qu’on prépare. S’en suit le conditionnement à chaud dans les bouteilles, l’étiquetage et le stockage. Aujourd’hui nous produisons jusqu’à 5000 bouteilles par mois.

34816 in 2 TogoFirst 34816 A la rencontre de Tchakondo Abdoul Kabirou promoteur du jus de fruits OcB

T.F : Arrivez-vous à les écouler facilement ?

T.A.K : Non. Et c’est la première difficulté que nous rencontrons. Surtout que c’est un nouveau produit sur le marché, il n’est pas encore très assimilé par les consommateurs donc l’écoulement ne se fait pas encore comme nous le voulons mais nous espérons qu’avec les mécanismes que nous mettons en place, cela s’améliorera.

L’autre difficulté réside dans la disponibilité du produit. Pendant 3 mois, de novembre à janvier, il y a une pénurie du coup pendant cette période, c’est un peu compliqué de travailler. Le reste de l’année, les fruits sont disponibles.

T.F : Quelles sont vos perspectives ?

T.A.K : Conquérir Lomé et passer à l’intérieur du pays. Nous désirons vraiment que les Togolais consomment ce jus. Cela permettra de valoriser la production locale et freiner un peu l’entrée des jus et boissons étrangères dans le pays.

Nous ambitionnons également de mettre sur pied une seconde unité de production dans les Savanes, là où nous nous approvisionnons. Cela permettra aux paysans avec qui nous collaborons de bénéficier des emplois que cela va offrir.

Propos recueillis par Octave A. Bruce

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