Il a été procédé hier 11 juin, au lancement du « Guide pratique des affaires au Togo », à la faveur d’une Table ronde autour de la thématique : « Doing business, Réformer pour améliorer les performances des entreprises ».
Selon Jean-Paul Agboh Ahouelete, Directeur Général de Focus Yakou, l’agence éditrice, ce guide est « un recueil d’informations consolidées de nature juridique, économique, fiscale et très pratique sur l’environnement des affaires». Il centralise dans un document et met à la disposition des investisseurs et opérateurs économiques, des informations en matière de création et d’administration d’entreprises au Togo. Et plus globalement, des informations précises dont chacun a besoin dans sa pratique de chaque jour pour investir ou mener à terme son projet.
Entre autres, la présentation des opportunités d’investissement et de financement, les coûts des facteurs de production et des informations pratiques notamment l’annuaire des experts-comptables, des cabinets de recrutement, des avocats, des compagnies aériennes, des compagnies d’assurance, des banques, et de la procédure d’obtention de visa.
Notons que la Table ronde a réuni des panélistes de rang à savoir Ronke-Amoni Ogunsulire, représentante régionale d’International Finance Corporation (IFC, Groupe de la Banque mondiale), Edem Tengue, Directeur Général de Maersk Line, Jean-Marc Savi de Tové, Associé-gérant du Fonds d’Investissement Adiwale Partners, Luciano Hounkponou, avocat aux barreaux de Cotonou et de Paris, Credo Mensah-Dzraku, associé-gérant Perform Stratégy & Co.
Le panel a été modéré par Edem d’Almeida, Directeur Général d’Africa Global Recycling (AGR).
Séna Akoda
Une cinquantaine de formateurs des centres de formation agricole et rural du Togo, sont en atelier depuis le début de cette semaine, au Centre pilote des techniques agricoles de Zanguera (en périphérie de Lomé), pour une semaine.
Cette assise, organisée par le gouvernement togolais, vise à les outiller sur les responsabilités liées à la création des centres d'incubation en agro-business, et l’identification des opportunités d'entreprise dans le pays. Afin de former plus de jeunes et les inciter à s’intéresser à l’Agro-business au Togo, pour y injecter les technologies et les innovations.
Cette initiative, une première au Togo, se fait dans le cadre du projet TAAT (Technologies for African Agricultural Transformation en anglais), propulsé depuis 2017 par la Banque africaine de développement (BAD).
Pour rappel, le projet TAAT mise sur le savoir et l’innovation, pour déployer à grande échelle les technologies éprouvées à travers l’Afrique, en vue de transformer l'agriculture en augmentant sa productivité. L’initiative ambitionne de générer près de 513 millions de tonnes de production alimentaire supplémentaire, et sortir près de 250 millions d’africains de la pauvreté, d’ici 2025.
Ayi Renaud Dossavi
Une délégation du Centre indonésien de promotion du commerce ( Indonesian Trade Promotion Center) a rencontré les hommes et femmes d’affaire du Togo, ce mardi 11 juin 2019, en vue de susciter une forte participation du Togo, à la 34e Exposition indonésienne, qui se tient cette année du 16 au 20 octobre.
La session, à l’initiative de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT), leur a ainsi permis d’échanger avec les opérateurs économiques togolais, afin de leur « vendre » ce rendez-vous économique, en leur présentant ses atouts et opportunités.
Par ailleurs, il s’est aussi agi, pour le Centre indonésien de promotion du commerce, de prendre le pouls de la production togolaise, en termes de biens et services, ainsi que d’identifier les attentes des opérateurs économiques togolais à leur égard.
Afin, à terme, de diversifier le commerce entre les deux pays. Parce que le Togo représente « une belle opportunité en Afrique de l'Ouest », selon la direction de ce centre.
Ayi Renaud Dossavi
Annoncée il y a quelques semaines, l’étape togolaise du périple AfroMarketers Tour 2019, se tient ce mercredi 12 juin 2019 à Lomé, Hotel Eda Oba.
Pour ce rendez-vous des acteurs du digital, du marketing et de la communication, à l’initiative du média éponyme Afromarketers.com, il est prévu entre autres ; plusieurs ateliers et panels, autour de questions liées au thème : « Le marketing à l'heure du digital ».
La rencontre, qui associe comme speakers et panélistes, plusieurs acteurs du monde médiatique et digital, notamment togolais, abordera des questions comme les enjeux et opportunités du e-commerce au Togo, les médias et la communication digitale, le business dans le contexte de l’émergence du business.
C’est également une occasion de réseautage et de renforcement de capacités, pour les différents acteurs du domaine.
Rappelons que ce Tour de Lomé, le deuxième dans la série, après celui de Ouaga, précèdera les étapes de Cotonou (octobre 2019), Dakar (octobre 2019), et enfin Abidjan, où se conclura le périple (janvier 2020).
Annoncé en conseil des ministres fin mai dernier, le nouveau code des investissements du Togo, censé s’aligner avec les ambitions du Plan national de développement, a été adopté à l’unanimité par l’Assemblée nationale, le mardi 11 juin 2019. Il s’agit, dans la perspective du PND, d’augmenter l’attractivité du pays, et sa capacité à attirer des entreprises et acteurs extérieurs.
Pour Sani Yaya (photo), ministre de l’Economie et des Finances, qui a présenté et défendu avec succès, le texte auprès du pouvoir législatif, ce vote offre au gouvernement « un instrument juridique déterminant pour attirer davantage les investissements », et « poursuivre sa politique de développement économique et social».
Du reste, souligne le ministre, ce code vise 3 objectifs principaux : redynamiser les activités économiques, stimuler les investissements et la création de la richesse pour une croissance soutenue et inclusive, et enfin promouvoir l’emploi.
Rappelons que près des 2/3 des 4 622 milliards FCFA que coûte le PND s’appuient sur la contribution du secteur privé. Depuis la mise en place de ce plan, le pays ne manque pas d’occasion pour attirer des acteurs et investisseurs, particulièrement de l’extérieur. En exemple, le prochain Forum économique Togo-UE (FETUE), prévu pour ces 13 et 14 juin 2019.
Ayi Renaud Dossavi
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Les entreprises sociales basées au Togo et en Afrique intéressées par une extension de leurs activités et un passage à l’échelle, peuvent postuler au Social and Inclusive Business Camp (SIBC), propulsé par la plateforme Digital Africa, qui propose de former en entrepreneuriat et innovation sociale.
Le but de ce programme de formation hybride (en ligne et en présentiel), étant notamment de permettre aux entrepreneurs sociaux du continent, d’accroître la capacité à passer à l’échelle (Scale up), pour étendre leur impact.
Au chronogramme du SIBC, on a notamment, 4 mois de coaching à distance par des mentors, via une plateforme d’e-learning dédiée, suivi d’une (1) semaine de bootcamp intensif dans la ville de Marseille en France.
Les entreprises sociales intéressées doivent en outre, être basées et actives en Afrique, avoir au moins 3 années d’exercice et déjà un chiffre d’affaires, avoir une mission sociale et un objectif de rentabilité à moyen/long terme, ainsi que présenter une stratégie de passage à l’échelle régionale ou internationale.
Les candidatures sont ouvertes jusqu'au 6 juillet 2019.
Postuler sur le Site de Digital Africa
Ayi Renaud Dossavi
Le 1er Forum économique Togo-UE s’ouvre officiellement le 13 juin. En marge de cet événement, le chef de l’Etat togolais Faure Essozimna Gnassingbé et son invité Jyrki Katainen (photo), vice-président de la Commission européenne vont procéder au lancement officiel de la Chambre de Commerce et d’Industrie européenne au Togo.
Créée le 3 juin dernier et dirigée par Charles Kokouvi Gafan, PDG chez Bolloré Transport & Logistics Togo, cette chambre vise, selon ses promoteurs, à « structurer les échanges tout en promouvant l’investissement durable, face aux nouveaux enjeux commerciaux et de développement économique du Togo ».
La nouvelle entité s’assigne également pour objectifs «d’accompagner le développement économique de ses membres dans un cadre bilatéral, de représenter la communauté d’affaires européenne en République du Togo vis-à-vis des autorités publiques, des organisations corporatistes et des instances européennes ». Et entre autres, de « faciliter le développement de la présence et de l’activité des entreprises originaires des pays européens au Togo ; ou de faciliter et multiplier les échanges avec les chambres de commerce nationales et régionales des pays européens ».
Elle devrait contribuer à bâtir entre le Togo et son partenaire l’Union européenne, des relations économiques pérennes et durables.
A cette veille du 1er Forum économique Togo-UE (FETUE), rencontre d’affaires et d’investissements qui se tiendra dans la capitale Lomé, Togo First fait un tour d’horizon des relations bilatérales commerciales qui existent entre le pays-hôte, et l’Europe des 28.
En 2017, les échanges bilatéraux entre l’Union européenne et le Togo se chiffraient à 2,9 milliards $. Sur ce volume d’échanges, le Togo a importé pour 2,8 milliards $ et exporté seulement pour 91,4 millions $ vers son partenaire commercial.

Les transactions commerciales ont ainsi entraîné une balance commerciale largement excédentaire en faveur de l’Union européenne.
Le Togo était le 62ème client de l'UE-28 (0,1% de ses exportations), et son 136ème fournisseur en 2017.
Dans le détail, l’UE importe principalement du Togo, des produits de base, agricoles et miniers. Notamment les oléagineux, graines, céréales et fruits (17,1 millions $), et le cacao et ses préparations (16,3 millions $). Le Coton togolais importé par l’UE représente quant à lui 7,5 millions $, les fruits et noix, 5,5 millions $. Enfin, le café et les épices, 4,8 millions $.
De grandes disparités semblent être la constante dans ces échanges. Ainsi, le Togo exporte principalement des matières premières, en échange de produits manufacturés et transformés, ce qui n’est pas sans impact sur la balance commerciale du pays d’Afrique de l’Ouest, qui est, incidemment, le principal exportateur de fruits bios de l’Uemoa vers la zone euro.

Selon les données de l’agrégateur des Nations unies, Comtrade, les relations commerciales entre le Togo et certains de ses partenaires du Vieux continent, notamment la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne, varient d’un partenaire à un autre.
Togo – Hexagone (France)
Le commerce bilatéral représente 362 millions $, largement en faveur de la France (en 2017, les importations de produits français par le Togo, représentent 334,2 millions $ ; contre 17,8 millions en sens inverse). Avec une balance commerciale négative à 326,5 millions $ pour le Togo, qui est par ailleurs le 84ème importateur de produits français dans le monde, et son 139ème plus grand exportateur pour cette année.
Togo - Allemagne
Les échanges de biens entre le Togo et l’Allemagne en 2017, sont quant eux moins importants, représentant un marché global de 50,7 millions $. Le pays d’Afrique de l’Ouest a vendu pour 2,8 millions $ et acheté pour 48 millions $.
L’ancienne colonie germanique se situe dans les profondeurs du classement des clients de l’Allemagne, occupant la 148ème place. Elle est son 168ème fournisseur en termes d’importations.
Togo – Grande-Bretagne
Pour finir, selon Comtrade, les flux commerciaux entre le Togo et l’Angleterre représentent 48,9 millions $, avec des exportations togolaises marginales qui cumulent 0,7 million $ de recettes. La facture salée à l’import aura coûté 48,2 millions $ à l’économie togolaise en 2017, après un important pic de 448 millions $ observé en 2012.
En 2017, le Togo était le 117e marché d'exportation du Royaume-Uni et son 182e marché d'importation.
Ayi Renaud Dossavi
La microfinance Coopérative d’épargne et de crédit SIFA vient de bénéficier d’un crédit de 340 000 $ octroyé par la fondation luxembourgeoise Grameen Crédit Agricole (GCA).
Cette somme qui avoisine les 200 millions FCFA devrait permettre à l’institution de microfinance entièrement dédiée à la cause des femmes rurales, Soutien aux initiatives de femmes pour l'autopromotion (SIFA), de maintenir, voire d'améliorer, son offre de services d'épargne et de crédit aux femmes pauvres des zones rurales du nord-Togo.
Un coup de pouce qui devrait permettre à la cible de « générer davantage de revenus », indique un document en lien avec cette opération.
A terme, via l’octroi de ce crédit, GCA et SIFA ambitionnent d’autonomiser leurs clientes.
En décembre 2018, la microfinance d’origine confessionnelle revendiquait 38 000 membres, dont 86 % de femmes, un actif total de 6 millions $, un portefeuille de prêts brut de 4,8 millions $ et des dépôts de 600 000 $.
GCA, pour sa part, est une émanation du Crédit Agricole, banque de détail française, et Muhammad Yunus, fondateur de la Grameen Bank of Bangladesh.
Séna Akoda
La question revêt tout son sens au détour de la participation du Togo au 5th Annual Debate qui s’est tenu dans la capitale britannique, du 5 au 7 juin dernier.
Face aux investisseurs britanniques, le chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé (photo), entreprenant une opération de séduction des milieux d’affaires réunis, a mis l’accent sur le hub financier que représente la capitale togolaise.
« Le pays abrite le siège de plusieurs institutions financières panafricaines, régionales ou sous-régionales », a-t-il affirmé.
Notamment celui du groupe bancaire panafricain Ecobank Transnational Incorporated (ETI), le siège de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), de la Banque d’Investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC), etc.
Il a fait observer que le mouvement amorcé par ces institutions semblait suivi par certaines banques commerciales. A titre d’illustration, Oragroup. En revanche, a-t-il constaté, il n’existe pas de Business School de référence à Lomé.
Ce constat, dressé en plein roadshow présidentiel pour le financement du PND 2018-2022 pourrait-il être un hasard de calendrier ?
A l’analyse, le N°1 togolais, à demi-mot, plaiderait pour la création d’une grande école de commerce au Togo, pour former les ressources humaines et les mettre à disposition de ces institutions.
Au-delà, la mise en place d’une école de commerce de ce rang pourrait stimuler les jeunes à se lancer dans les affaires, et à miser sur l’accompagnement financier des banques.
Séna Akoda