La 11ème édition du Forum National du Paysan Togolais (FNPT) qui s’ouvre le 11 avril 2018 à Kara, devrait accueillir une délégation de l’Alliance pour une Révolution verte en Afrique (AGRA).
L’annonce, faite par cette organisation elle-même, au cours de la rencontre de haut niveau sur l’insécurité alimentaire au Sahel et en Afrique de l’Ouest tenue les 02 et 03 avril 2019 à Bruxelles, a été reprise par le ministère togolais de l’Agriculture, de la Production animale et halieutique.
La présence des délégués de cette organisation à la rencontre annuelle des acteurs du secteur agricole togolais, devrait être un important appui au processus de mutation structurelle de ce secteur d’activité économique.
L’organisation partage la conviction que l’investissement dans le secteur agricole constitue la meilleure manière de réduire la pauvreté et la faim en Afrique. Et, dans un contexte où les mutations de l’agriculture togolaise requièrent des investissements colossaux, cette organisation pourrait apporter sa contribution à la mise en œuvre du projet des agropoles ainsi qu’à MIFA (Mécanisme Incitatif de Financement Agricole) SA.
Séna Akoda
Le problème d’accessibilité du monde rural aux TIC va connaître un début de solution au Togo. Au cours de la 6è édition de Female Tech Camp où les promoteurs de l’événement ambitionnent de maintenir la dynamique de décentralisation de l’événement, le monde rural devrait découvrir les TIC.
L’objectif, au travers de cette édition, est de « consolider et poursuivre l’impact du Female TechCamp dans les pôles de Lomé et Kara ». Il s’agit également d’ «accélérer l’accès des jeunes femmes rurales à l’outil informatique et de rendre effective l’autonomisation des participantes grâce aux TIC ».
Déjà, l’équipe qui organise l’événement se signale ce 03 avril 2019 à Dapaong, dans la région des Savanes, à 650 km de la capitale togolaise. « Les cantons de Timbou (Savanes), Pya (Kara), Welly (Centrale), Amou-Oblo (Plateaux), Davié (Maritime) accueilleront le Female TechCamp avec une touche particulière, la présence du Mobile Labo, un centre d’apprentissage scientifique et technologique mobile. Les participantes feront des expériences pratique pouvant les inciter à se lancer dans les domaines des TIC », annonce-t-elle.
Séna Akoda
Au Togo, le volume de transactions via la téléphonie mobile a quasiment doublé entre 2016 et 2017, pour culminer à 38,13 millions d’opérations cette année. L’ensemble de ces échanges représentant une valeur de 394,3 milliards FCFA, contre 263,1 milliards FCFA en 2016. L’information ressort du dernier rapport annuel de la Banque centrale des états de l’Afrique de l’ouest (Bceao) sur la situation des services financiers numériques dans l’Uemoa (Union économique et monétaire ouest-africaine).
La hausse du volume des transactions traduit une augmentation du nombre d’utilisateurs, passant de 1,44 million en 2016 à 2,98 millions en 2017.
La progression est encore plus forte si on compare avec l’année 2014, où la valeur des transactions était de 5 milliards FCFA. Le volume a ainsi été multiplié par près de 80 (78,8) en quatre ans (entre 2014 et 2017).
Il faut cependant souligner que, dans l’espace communautaire, la Code d’Ivoire concentre une bonne part des transactions financières numériques, avec 37,9% des comptes de monnaie électronique de la Zone, contre 5,92% pour le Togo.
Ayi Renaud Dossavi
Après avoir obtenu l’aval du Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (CREPMF), Oragroup devrait être admise à la côte de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) d’Abidjan dès ce 16 avril 2019. Le titre sera logé au premier compartiment de la BRVM.
Cette cotation du groupe bancaire panafricain, qui porte sur 20% de son capital (capital flottant), intervient quelques mois après son Offre publique de vente (OPV), qui s’est déroulée d’octobre à novembre 2018.
En effet, l’OPV avait été souscrite à 100%, permettant ainsi de mobiliser plus de 56 milliards FCFA. A ce titre, cela aura été l’opération la plus importante jamais enregistrée par la BRVM.
Notons que, sur les 80% restant du capital du Groupe dirigé par la Malienne Binta Touré Ndoye (photo), plus de 50% sont détenus par l’investisseur Emerging Capital Partners (ECP).
Par ailleurs, depuis 2014, Oragroup affiche une bonne santé financière, avec une croissance de 45% de son total bilan, à 1794 milliards de francs CFA (2,72 milliards €), à fin 2017. Dans le même temps, son produit net bancaire a connu une hausse de 33%, pour plafonner à 108 milliards de francs CFA (164 millions €).
Pour rappel, cette holding est présente dans 12 pays d'Afrique de l’Ouest et Centrale, dont le Togo qui abrite son siège social. Avec 139 agences bancaires et 1811 collaborateurs, le Groupe opère dans quatre zones monétaires (Uemoa, Cemac, Guinée Conakry et Mauritanie).
Ayi Renaud Dossavi
8 réformes majeures ont été mises en œuvre au Togo sur le « Paiement des impôts », l’un des indicateurs clés du Doing Business. Objectif : rendre l’environnement togolais des affaires plus attrayant, précise-t-on du côté de la Cellule Climat des Affaires (CCA).
Moins d’impôts
Autrefois surchargé, l’opérateur économique, depuis novembre 2018, ne devrait plus payer que quelques impôts et taxes. Ce, avec l’adoption du nouveau code des impôts qui consacre la suppression d’une dizaine d’impôts, dont la taxe sur les salaires, la taxe complémentaire sur les salaires, la taxe sur les véhicules de société, la taxe complémentaire. Objectif : éviter de tuer la poule aux œufs d’or.
La Taxe Professionnelle Unique (TPU) d’accord, mais pas tout de suite
Avec le nouveau dispositif fiscal, les entreprises qui se créent nouvellement sont exonérées pour deux années du paiement de la TPU. Cette nouvelle loi introduit une distinction entre les montants des impôts, en fonction des chiffres d’affaires réalisés. Ainsi, les jeunes entrepreneurs dont le chiffre d’affaires est compris entre 0 et 30 millions FCFA devront payer une taxe professionnelle unique forfaitaire.
Ceux qui ont un chiffre d’affaires compris entre 30 et 60 millions FCFA devront déclarer tous leurs résultats et payer 2% du montant à l’OTR s’ils sont dans le négoce : commerce, la production et autres, et 8% lorsqu’ils sont prestataires de services.
L’impôt sur les sociétés s’allège
L’impôt sur les sociétés (IS) passe de 28% à 27%. Il peut être désormais payé en ligne, comme les autres types d’impôts.
Un mécanisme pour accélérer le remboursement de la TVA
La mise en place d’un fonds devrait permettre d’accélérer le remboursement de crédit TVA. Un arrêté signé par le Ministre de l’Economie et des Finances a prévu l’ouverture d’un compte séquestre et le mécanisme de fonctionnement des remboursements de crédit TVA. Ce compte séquestre ouvert, est alimenté par un pourcentage des recettes provenant de la TVA. Il permet de procéder rapidement au remboursement de la TVA, informe la CCA.
La déclaration et le paiement en ligne des impôts
Vous avez un chiffre d’affaires annuel compris entre 300 000 000 FCFA et 1000 000 000 FCFA, vous devriez obligatoirement déclarer vos impôts en ligne. Obligatoire depuis le 06 décembre 2018 pour les entreprises de taille moyenne, la mesure s’applique aux PME depuis janvier 2017.
Cependant, les entreprises concernées par la réforme, continuaient de faire les paiements d’impôts de manière physique, et leurs représentants se rendaient toujours à l’OTR ou à ses bureaux pour les paiements. La dématérialisation de la procédure va être définitive avec la mise en œuvre du télépaiement.
Désormais, le paiement des impôts peut se faire via les plateformes d’Ecobank et récemment, depuis fin février, celles de l’UTB. Bientôt, il sera effectif via celle de la BTCI.
Employeurs, déclarez en ligne vos cotisations à la CNSS
La Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) suit également la tendance nationale à la digitalisation des prestations et services. Ainsi, les grandes entreprises, plus de 1700 au 28 février, ont utilisé la télé-déclaration, selon la Cellule Climat des Affaires. L’immatriculation et bien d’autres services qu’offre cette institution, sont également possibles via le portail web.
Après la télé-déclaration, place au télépaiement
Selon les informations, la digitalisation des services de la CNSS connaît du succès auprès des grandes entreprises qui font désormais, dans la quasi-totalité, leurs opérations en ligne. Concernant le télépaiement des cotisations, qui vient compléter le processus de dématérialisation, il a été effectif le 4 janvier 2019, à la suite de la signature du 1er contrat avec TogoCom, cinq jours plus tôt.
Désormais, les paiements peuvent s’effectuer via TMoney et Flooz. Le processus de paiement via les banques devrait être opérationnel cette fin de mois, selon une annonce faite par la Cellule Climat des Affaires.
Séna Akoda
Alors qu’elle plafonnait à plus 80% à la fin 2016, la dette publique du Togo est passée en dessous des 70% fin mars de cette année, a déclaré Sani Yaya, ministre de l’économie et des finances, ce mardi 2 avril 2019. C’était à l’occasion de la revue de la rencontre de fin de mission des services du Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre de la quatrième revue de la FEC (Facilité élargie au crédit).
Cette baisse significative dans cette période est l’aboutissement de la volonté du pays d’inverser la tendance haussière de sa dette publique.
En effet, « l’important effort budgétaire amorcé en 2017 s’est poursuivi jusqu’en septembre 2018 », constate la misson. Et bien qu’il y ait inflexion des résultats vers la fin de l’année, ils sont dus à des recettes qui « ont été inférieures aux objectifs et quelques lignes de dépenses [qui] ont dépassé les prévisions ». Du reste, « les réformes budgétaires structurelles et les autres programmes de réforme progressent ».
Notons cependant, dans cette toile de fond, une légère hausse de la dette extérieure du pays, passant de 19,9% du PIB à fin décembre 2017 à 20,5% au même mois en 2018. La dette intérieure amorçant un mouvement inverse, de 58,8% à 56,7% du PIB dans le même temps.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le taux de croissance pourrait atteindre un peu plus de 5 % en 2019. Cette prévision ressort d’une conférence de presse tenue ce mardi 2 avril 2019, et concluant la mission du Fonds monétaire international (FMI) présente à Lomé depuis le 20 mars, dans le cadre de la revue de la FEC (Facilité élargie au crédit).
Une telle performance serait en cohérence avec la tendance actuelle, en effet, « Après avoir connu une forte décélération en 2017 en raison des tensions sociopolitiques qu’a connu le pays, la croissance économique s’est accélérée pour atteindre un taux de 4,9% en 2018. », informe Ivohasina Razafimahefa, chef de la mission.
Par ailleurs, à moyen terme, la mission prévoit un taux de croissance économique annuel de 5,5%, facilité notamment par l’amélioration du climat des affaires et des infrastructures publiques, avec un rôle important accordé au secteur privé, comme moteur de cette croissance.
Notons qu’il a également été salué « l’important effort budgétaire amorcé en 2017 » qui s’est poursuivi jusqu’en décembre 2018. Le Togo a ainsi respecté en 2017 (et 2018) le critère de déficit de l’Uemoa axé à 3% du PIB, soit deux avant l’échéance convenue entre les Etats membres.
Ayi Renaud Dossavi
Cette annonce vient d’être faite ce mardi 02 avril 2019, à la faveur de l’ouverture dans la capitale togolaise, de la 4ème édition du Digital African Tour.
En effet, Eric Adja, directeur du Bureau Régional pour l’Afrique de l’Ouest de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) lève à cette occasion, un coin de voile sur le projet d’installation d’une Organisation internationale pour le développement de l’intelligence artificielle en Afrique. Ce projet est porté par son institution et un certain nombre de partenaires, ajoute-t-il.
L’intelligence artificielle, souligne un expert, consiste à mettre en œuvre un certain nombre de techniques visant à permettre aux machines d’imiter une forme d’intelligence réelle.
Le n°1 Afrique de l’Ouest de l’OIF annonce, en outre, que le Togo est pressenti pour abriter le siège de cet observatoire.
De toute vraisemblance, si ce double projet se matérialise, Lomé devrait conforter sa position de hub logistique dans la sous-région, en ligne avec l’axe 1 du Plan National de Développement (PND 2018-2022).
Séna Akoda
C’est bien le thème retenu pour l’édition 2019 du Digital African Tour qui s’est ouvert ce mardi à Lomé pour la 4ème fois consécutive.
Le forum de rencontres régionales, organisé au Togo par le magazine panafricain CIO Mag de Mohamadou Diallo (photo), en partenariat avec le ministère en charge de l’économie numérique et des innovations technologiques, entend promouvoir cette année les acteurs de l’écosystème aux différents métiers dans le secteur du numérique.
Quatre panels axés sur les métiers du numérique, l’accès à l’internet haut-débit, les paiements dématérialisés ou encore la cyber-sécurité, seront animés par des personnalités du monde digital.
L’édition de cette année connaît également la participation d’Elisabeth Moreno, vice-présidente et DG de HP (Hewlett Packard) Afrique et de Saloua Karkri-Belkeziz, entre autres intervenants.
En rappel, hier déjà en marge de l’ouverture de cette plateforme d’échanges, une rencontre « 10 000 codeurs Togo » a réuni des jeunes, étudiants et professionnels du digital autour des opportunités des métiers numériques.
Octave A. Bruce
Le comité d’organisation du Forum économique Togo-UE vient de recevoir un important appui du secteur privé togolais. Selon Germain Méba, président de la Chambre de Commerce et d’industrie du Togo (CCIT), « tout sera mis en œuvre pour une contribution sans faille du secteur privé togolais à la réussite du forum ».
Pour mobiliser le secteur privé togolais et expliquer aux opérateurs économiques l’intérêt de participer à cette rencontre, la CCIT a en effet entrepris, il y a peu, une tournée nationale et organisé des rencontres avec le secteur privé togolais dans les régions.
Notons que ce sont 150 opérateurs économiques togolais qui sont attendus à ce 1er forum économique Togo-UE. Un appel à projets lancé via le site dédié togoforum.tg-ue, com, vise à enregistrer 100 projets bancables, susceptibles de capter des financements européens lors du forum annoncé pour les 13 et 14 juin prochains.
En rappel, les opérateurs économiques togolais désireux de prendre part à cette rencontre économique doivent s’inscrire sur le site www.forumtogo-ue.tg conçu pour l’événement. 150 opérateurs économiques européens y sont également attendus.
Séna Akoda