L’Agence de promotion et de développement des agropoles au Togo (Aprodat), recherche un cabinet pour la réalisation des études architecturales et techniques, ainsi que l’élaboration des dossiers d’appels d’offres (DAO), dans le cadre de l’agropole de Kara (416 km au nord de Lomé).
En effet, un avis à manifestation d’intérêt, en date du 15 Avril 2019, a été émis en ce sens.
Dans le détail, le cabinet recherché devra réaliser : des études architecturales du Parc agro-industriel (Agroparc) de Kara, à partir du Master Plan existant ; des études d’avant-projets sommaires (APS) des infrastructures de l’Agroparc, et des études d’avant-projets détaillées (APD) des infrastructures de l’Agroparc.
Il devra également élaborer le dossier d'appel d'offres (DAO), suivant les dossiers types des bailleurs pour les consultations des entreprises des travaux.
Pour augmenter leurs chances, les Bureaux d’études désireux de soumissionner, peuvent se mettre en association.
Notons que cet appel à manifestation d’intérêt fait suite à un avis général de passation de marchés, lancé en février dernier, par l'Aprodat.
En rappel, l’Agropole de Kara, d’un coût évalué à environ 64 milliards FCFA, s’inscrit dans le cadre du Projet de transformation agricole (PTA-Togo), et est financé notamment par la Banque africaine de développement (BAD).
Consulter ici l’Appel à manifestation d’intérêt, publié par la BAD. La date butoir est ce 15 mai 2019 à 10h00 min (GMT).
Ayi Renaud Dossavi
Selon Afrobaromètre, dans un récent sondage sur l’évolution des libertés en Afrique, plus de la moitié des Togolais (58%) soutiennent les médias privés. Contre 38% (près de 2/5 des sondés) qui soutiennent le droit du gouvernement de contrôler les communications.
Ces 38% représentent d'ailleurs un score inférieur à la moyenne de 43%, observée sur les 34 pays sondés, qui sont prêts à accepter une surveillance gouvernementale dans l'intérêt de la sécurité ; face à 53%, qui défendent le droit aux communications privées.
Par ailleurs, pour ce qui est de la liberté de culte au Togo, une petite majorité de 51% soutient le droit du gouvernement de réglementer le discours religieux, contre 45% qui soutiennent une plus large la liberté de culte.
Rappelons, du reste que si le contexte général semble indiquer un effritement des libertés sur le continent, tel que le constate Afrobaromètre ; le Togo a, pour sa part, récemment gagné 10 places dans le « Classement mondial de la Liberté de la presse 2019 », publié par Reporter Sans Frontière (RSF). Ainsi, en améliorant son score de 0,54 point, le Togo s’est placé à la 76èmeplace, sur 180 pays dans le monde.
Ayi Renaud Dossavi
Allianz-Togo passe sous le contrôle de SUNU Group. Cette mutation ne concerne pas la filiale togolaise d'Allianz Group uniquement.
Selon un communiqué conjoint, sont également concernées par la cession des parts entre les deux sociétés, 4 autres filiales basées au Bénin, au Burkina Faso (segment vie et segment IARD (incendie, accident et risques divers), et au Mali.
Ces entités, selon le communiqué, « font désormais partie du groupe Sunu et changeront de dénomination pour devenir SUNU Assurances après obtention des accords réglementaires ».
« Tous les engagements pris par Allianz auprès de ses collaborateurs, clients, courtiers et partenaires seront respectés par le groupe SUNU, avec l’objectif de garantir une qualité de service optimale et une offre d’assurance parmi les meilleures du marché », souligne le document consulté.
De l’avis de Coenraad Vrolijk, directeur général régional et membre du comité régional exécutif d’Allianz Africa, « cette transaction s’inscrit dans la continuité de la stratégie d’Allianz en Afrique d’accroître sa présence dans les pays à forte croissance tout en maintenant le niveau de rentabilité attendu par le groupe ». Le groupe SUNU est pour nous un partenaire de choix et un acteur panafricain solide… », a-t-il ajouté.
Avec cette prise de contrôle, SUNU Assurances qui a finalisé la procédure de rachat de la majorité des actions de l’ex-Banque Populaire pour l’Epargne et le Crédit (BPEC), il y a quelques mois, est en train d’étendre son réseau au Togo et dans la sous-région.
Séna Akoda
La Balance commerciale du Togo s’est nettement dégradée en 2018, après l’amélioration observée un an plus tôt. Selon les données de la Bceao, le déficit commercial s’est creusé de près de 70%, pour atteindre 492 milliards FCFA, en raison d’une forte augmentation des importations de biens, les exportations n’ayant pas suivi.
La facture des importations de biens s’est corsée pour atteindre 1 213,9 milliards FCFA en valeur FOB (sans frais de douanes, fret et assurances). Une hausse de 25%, difficilement compensable par des ventes à l’étranger à la traîne qui n’ont augmenté que de 7% pour se situer à 637,4 milliards FCFA. Le déficit de la balance des biens ressortant, quant à lui, à 576,5 milliards, ne sera soulagé que par un excédent de 84,4 milliards de la balance des services. Cette dernière affiche un excédent depuis 2014, le plus important, 84,7 milliards, en 2016.
Le gap commercial de l’année dernière est le deuxième le plus accentué enregistré par le Togo depuis 2014, après celui de 2015 (543 milliards), en pleine crise des matières premières. Il reste nettement supérieur à celui de la zone Uemoa qui s’est dégradé de 17%.
Pour le premier trimestre de cette année 2019, le groupe Ecobank Transnational Incorporated indique un bénéfice avant impôts de 103 millions $, soit une baisse de 8 % par rapport à l'exercice précédent. (Après rajustement, pour tenir compte de l'incidence de la conversion des devises, ce bénéfice augmente cependant de 31 %, pour s'établir à 145 millions $).
Les revenus d’intérêt, quant à eux, se chiffrent à 172,3 millions $, au 31 mars 2019, exprimant un recul de 31 %, par rapport aux résultats de l’année précédente, à la même période (248 millions $).
Ade Ayeyemi, DG de la multinationale panafricaine, reconduit récemment à la 31e assemblée générale d’Ecobank, a cependant affirmé la satisfaction du groupe vis-à-vis de ces résultats, « en particulier dans un environnement macroéconomique difficile ».
Soutenant de plus que leur modèle d’affaires « diversifié » « continue d'être un immense avantage, permettant à l'entreprise de livrer la promesse de la marque Ecobank » aux clients, répartis dans les 36 pays africains qu’elle couvre.
Ayi Renaud Dossavi
Les agriculteurs togolais pourraient bénéficier d’un système d’assurance, dans les mois à venir. Ce vendredi, un atelier qui se veut une rencontre de cadrage a lieu en ce sens à Lomé, à l’initiative du MIFA, en collaboration avec le ministère en charge de l’Agriculture et le PAIEJ-SP.
Cette rencontre acte le lancement d’une étude commanditée par la Banque africaine de développement (BAD), à l'effet de mettre en place un système d'assurance au profit du secteur agricole, apprend-on.
L’atelier devrait permettre d’harmoniser les compréhensions des uns et des autres et de s’entendre sur la direction à adopter pour mener cette étude dont le rapport est attendu fin août.
Selon les informations, les responsables du Cabinet BARAC (Bureau Agriculture Résilience Assurance Conseils), retenu à l’issue d’une sélection, devraient avoir des séances de travail avec les institutions financières, les ministères, les producteurs à partir de la semaine prochaine.
Objectif : faire l’état des lieux du système d’assurance au profit du secteur agricole togolais, voir quels mécanismes peuvent être mis en œuvre, recenser les contraintes, voir ce qu’il y a lieu de faire au plan institutionnel, etc.
Séna Akoda
Le Centre autonome d'étude et renforcement des capacités pour le développement au Togo (CADERT) a ouvert, hier 2 mai 2019, une session de formation en crowdfunding et réseautage, à l’intention d’une vingtaine de jeunes entrepreneurs et porteurs de projets.
Organisé en partenariat avec la Coalition nationale pour l'emploi des jeunes (CNEJ), cet atelier a visé notamment à outiller ces participants sur les outils alternatifs de financement, et à les imprégner des meilleures pratiques pour en tirer profit, notamment en termes de levée de fonds pour soutenir leurs projets.
Notons à cet effet que le crowdfunding, né d'Internet, est un mécanisme de financement participatif, permettant de présenter une idée sur une plateforme dédiée, de sorte à recevoir des contributions d’ordre matériel, ou financier ou technique, pour sa réalisation.
« Il y a des jeunes qui font face à des difficultés d’accès en matière de financement, notamment au niveau des PME et des startups. », explique Julien Nze Biyoguet, expert en économie du développement au Cadert et formateur.
Ainsi, l’idée de l’atelier est «de leur permettre de s’approprier les mécanismes de financement innovants, le financement alternatif, pour qu’il puisse éventuellement avoir des ressources pour développer leurs activités. »
Les travaux se sont articulés sur deux points principaux : D’une part, la nécessité pour les participants de se connaître pour mieux entreprendre, et d’autre part, les aspects techniques du crowdfunding.
Pour rappel, l’Afrique enregistre plus de 44 millions de PME formelles, comptant pour 33% du PIB et 45% des emplois. Dans le lot, seuls 20% ont accès au financement bancaire, et 30% au financement à long terme. D’où l’intérêt, en l’état actuel des choses, de sources alternatives et plus diversifiées, comme le financement participatif.
Ayi Renaud Dossavi
Dans la lignée de ses réformes, la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), permet désormais aux employeurs de procéder au télépaiement des rémunérations de leurs employés via une interface de la Banque togolaise de commerce et d’industrie (BTCI).
« Grâce à l’Internet, les employeurs se connectent à la plateforme de la CNSS qui est synchronisée avec la plateforme de la BTCI, accomplissent toutes les opérations de déclaration sur la plateforme de la CNSS et initient le paiement sur la plateforme BTCI où ils accèdent à leur compte pour régler la référence qu’ils ont déjà déclarée sur la plateforme CNSS.», détaille Kadevi Akakpo, directeur général de la BTCI. Il ajoute : « à ce niveau, on leur donne leur code de sécurité qu’ils reprennent pour valider l’opération ».
Cette étape franchie, d’autres validations deviennent nécessaires. En effet, si le comptable de l’entreprise peut payer, son supérieur doit valider l’opération. « Pour ce faire, un nouveau code est généré et le supérieur hiérarchique le récupère pour valider l’opération. Le dispositif garantit la sécurité.», selon le n°1 de la BTCI.
Germain Mèba, président de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo a salué cet effort de facilitation du processus de déclaration des employés et de la procédure de paiement à distance des cotisations des employés.
« La CNSS déploie chaque jour des efforts pour que le service rendu aux clients soit rapide et de qualité.», précise Ingrid Awadé, directrice générale de la CNSS. Après la BTCI, le télépaiement devrait s’étendre à l’Union togolaise de banque (UTB), Orabank et Ecobank.
Notons que cette réforme vient en complément au paiement en ligne des cotisations sociales, déjà opérationnel via les comptes mobile money (T-money, Flooz) et le www.cnss.tg.
Séna Akoda
Une réunion de concertation s'est tenue en début de cette semaine (ces 29 et 30 avril), entre les commissions togolaise et ghanéenne, autour de la question de la démarcation de la frontière maritime, entre le Togo et le Ghana.
Cette rencontre est le dernier épisode d'une querelle territoriale entre les deux voisins, vieille de plusieurs décennies, et causée par une imprécision sur la délimitation de la frontière maritime héritée de l’époque coloniale.
Notons qu'il y a quelques mois, les tensions ont été ravivées, avec des mouvements de marine de chaque côté. En cause, notamment, le bloc pétrolier ultra profond de Keta Est, situé entre les deux pays du golfe de Guinée.
Au sortir de cette rencontre de Lomé, les deux parties ont échangé, mais sans attaquer encore le fond de la question.
« A ce jour peu de progrès ont été réalisés parce que nous n’avons pas encore abordé la substance, la quintessence de la problématique des frontières maritimes. », indique à cet effet Stanislas Baba (photo), président du Haut Conseil pour la Mer et membre de l’équipe de négociation togolaise.
« Il est donc temps que nous abordions le fond même des négociations », conclut-il.
Pour rappel, plusieurs sessions de négociation, infructueuses, se sont tenues l’année dernière (aux mois de juin, octobre et décembre). Les deux parties affirment, néanmoins, vouloir résoudre ce contentieux maritime en accord avec le droit maritime international.
Ayi Renaud Dossavi
« Jus Délice », l’usine implantée à 2 milliards FCFA à Gbatopé (préfecture du Zio, 35 km de la capitale togolaise), ambitionne d’obtenir la certification ISO 22 000. Des démarches devraient bientôt être entreprises en ce sens, informe Kodjo Adédzé, ministre togolais du Commerce, des Transports, de l’Industrie, du Développement du secteur privé et de la Promotion de la consommation locale.
Alors que le producteur togolais de jus de fruits est dans une phase de diversification de ses débouchés, la certification ISO 22 000, norme internationale relative à la sécurité des denrées alimentaires dans la filière agro-alimentaire, pourrait se révéler un réel atout pour lui dans cette démarche.
Notons que le marché de l’Union européenne où la demande du bio est forte, est le principal débouché de ce fleuron de l’industrie agroalimentaire du Togo à l’heure actuelle, selon les informations.
Par ailleurs, apprend-on, si sa production se concentre sur la transformation de l’ananas en vue de la production du jus d’ananas bio, « Jus Délice» prévoit à l’avenir de se lancer dans la transformation d’autres fruits également.
Séna Akoda