Le groupe Togocom et le PNUD travaillent en partenariat à la mise en place de dispositifs innovants destinés à booster l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes.
En appui aux mécanismes institutionnels et initiatives privées qui existent, les deux partenaires envisagent de créer des incubateurs. Des échanges qualifiés de « fructueux » ont eu lieu à ce sujet, le mardi 30 avril entre Aliou Dia, représentant-résident du PNUD au Togo et Affoh Atcha-Dedji, directeur général de Togocom.
Selon le n°1 de l’institution onusienne au Togo, « le secteur privé occupe une bonne place dans la création d'emploi. Et celui de la téléphonie mobile encore plus dans la mise en place d'incubateurs pour les jeunes au Togo ». Les incubateurs en ligne de mire devraient être sur le modèle Klab, réputé pour être l'incubateur d'innovations rwandais le plus dynamique.
Ce hub d’innovations avait décroché en décembre 2017, le prix TV5Monde de l'innovation. Son fondateur, Aphrodice Mutangana était à Lomé du 28 au 30 avril pour partager son expérience avec les jeunes togolais.
Séna Akoda
Le Togo est le pays partenaire du « Annual Debate 2019 », qui doit se tenir le 05 juin prochain à Londres, avec Faure Gnassingbé (photo), président de la République, comme invité d’honneur et conférencier principal.
Cette rencontre internationale, qui en est ainsi à sa 5ème édition, est propulsée par la plateforme d’affaires panafricaine Invest Africa, qui promeut le commerce et l'investissement en Afrique.
Ce sera l’occasion, pour le président du Togo, de présenter et mettre en avant le Plan national de développement (PND 2018-2022), à ce rendez-vous qui doit réunir plus de 300 invités de premier rang, dont investisseurs, grands patrons, acteurs de l’économie, leaders du marché, et décideurs de secteurs comme l’énergie, finance, logistique, technologie, infrastructures.
Notons que sont également attendus comme speakers, d’autres personnalités de la sous-région, notamment le Togolais Edoh Kossi Amenouve, CEO de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), ou encore le Nigérian Ife Oyedele, un des promoteurs de la start-up de transport et logistique Kobo360, qui s’est depuis peu implantée à Lomé.
La rencontre de cette année aura pour thème : Les défis de la croissance durable et de l'amélioration de la qualité de vie.
Ayi Renaud Dossavi
L’économie togolaise est tertiaire, pas primaire, bien que le secteur agricole en soit le moteur. Conclusions de statistiques compilées par Togo First depuis 2015.
Au Togo, les services contribuent à hauteur de 59,1% au Produit intérieur brut estimé à 2 935,7 milliards FCFA (PIB nominal aux prix du marché), selon les données provisoires publiées par la BCEAO, fin avril.
Bien qu’il soit en constante régression depuis 2016, le secteur tertiaire continue de peser pour plus de deux fois le secteur primaire (26,2%), et quatre fois le secteur secondaire (14,7%), l’un des plus petits de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa).
Secteur transversal en amont, le tertiaire profite en partie d’une activité agricole soutenue, portée désormais vers la transformation et générant de nouvelles niches, notamment des services à valeur ajoutée.
Derrière le Sénégal, le Togo est le deuxième pays le plus tertiaire de l’Uemoa en 2018.
En 25 ans, les financements décaissés par l’Union Economique et Monétaire Ouest- Africaine (UEMOA) en faveur du secteur agricole togolais sont estimés à plus de 6 milliards FCFA. Ce montant estimatif résulte des données dévoilées par Assoukou Raymond Krikpeu, représentant résident de la commission de l’UEMOA au Togo, et compilées par la rédaction de Togo First.
Selon celui-ci, les fonds investis ont permis de faire plusieurs réalisations. Ainsi, 3,6 milliards FCFA ont servi à construire des magasins de récoltes et de stockage des graines à l’effet d’améliorer la sécurité alimentaire au Togo, par la sécurisation de la production agricole et des semences.
L’institution fait également de la production, la certification et l’approvisionnement en semences céréalières, un point important de ses interventions. Elle a alloué au Togo, 62,5 millions FCFA à cet effet.
On note des aménagements hydrauliques multi-usages financés pour 1,1 milliard FCFA. Et par ailleurs, « l’organisation des campagnes nationales de vaccination contre le charbon bactéridien pour un coût de 727 250 000 FCFA ; la structuration des filières riz et maïs pour des montants respectifs de 225 millions et 300 millions FCFA ; la protection des végétaux par la mise à la disposition du Gouvernement d’un montant de cinquante millions (50 000 000) de francs CFA destiné à l’équipement des services chargés de la protection des végétaux ».
L’une dans l’autre, les actions chiffrées franchissent légèrement la barre des 6 milliards FCFA. En dehors de ces réalisations, il est à noter que l’institution a réalisé 4 forages d’eau. Au surplus, elle travaille à la mise en place d’un « Système d’Information Agricole Régional (SIAR) pour doter le pays d’un site Web opérationnel sur lequel seront publiées les informations agricoles et alimentaire du pays ».
Séna Akoda
Signature, fin de semaine dernière, d’un accord-cadre de partenariat entre la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), et l’Hôpital américain de Paris, devant définir la gestion de l’Hôpital Saint Pérégrin, dont les travaux ont commencé il y a un peu plus de deux mois.
Cet accord, qui marque une étape importante dans la réalisation de cette infrastructure médicale, définit les grands axes de la relation contractuelle entre les deux institutions, représentés respectivement par Ingrid Awadé, directrice de la CNSS, qui pilote le projet, et Robert Sigal, DG de l’Hôpital américain de Paris.
Notons ainsi que St Pérégrin jouira, avec l’Hôpital américain, d’une coopération médicale, d’une assistance stratégique et managériale, ainsi que la téléconsultation, la téléexpertise, la gestion des évacuations sanitaires ou encore la détermination et le positionnement de l’offre médicale.
Pour les autorités togolaises, il s’agit par cette entente de donner au complexe médical les moyens de développer une offre de soins de haute qualité, par le biais d’un label mondialement reconnu.
Rappelons que St Pérégrin est un hôpital de niveau 4, devant occuper un site de 6 000 hectares, pour un coût estimatif de 17 milliards FCFA, et qui comportera notamment un hôtel 4 étoiles et un héliport.
Les travaux de construction doivent durer 12 mois.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, la production céréalière a, à nouveau, connu une hausse, pour la troisième campagne d’affilée, montrent les données du Comité Inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS).
Bénéficiant du concours relativement favorable des conditions climatiques, la campagne céréalière 2018-2019 a enregistré de meilleurs rendements par rapport à la précédente.
Selon le CILSS, la production a connu une hausse de 3% pour s’établir à 1,339 million de tonnes, dans un contexte de progression globale dans l’Uemoa. En effet, l’Union affiche une croissance de 10%, avec un bon cru pour le Burkina Faso (+22%), le Bénin (+14%), le Mali (+12%).
Comme depuis une demi-dizaine d’années, c’est le Mali, avec 10,453 millions de tonnes, le plus important producteur de céréales dans la zone d’intégration. Les productions nigériennes, burkinabées et ivoiriennes ont, quant à elles, atteint respectivement 5,954 millions, 4,953 millions et 3,475 millions de tonnes sur la campagne qui s’écoule. Le Sénégal, le Bénin, le Togo et la Guinée-Bissau viennent en queue de peloton.
L’idée d’organiser un forum sur l’entrepreneuriat numérique et estudiantin (FENES) est en train de germer dans l’univers entrepreneurial togolais. Si la date de cet événement qui se veut « le plus grand événement tech entrepreneurial du Togo » n’est pas encore dévoilée, sa 1ère édition devrait avoir lieu cette année, de sources proches du projet.
De toute vraisemblance, le FENES permettra de révéler les talents d’entrepreneurs de 257 étudiants porteurs de projets, dans le secteur spécifique du numérique. Selon le comité d’organisation, « ce challenge a pour objectif de développer la fibre entrepreneuriale chez les étudiants ».
Le principe devrait consister à mettre en compétition des candidats « en vue de déceler les meilleurs potentiels et d’apporter un soutien à leurs initiatives ».
Mercredi 1er mai, le comité devrait annoncer les 90 projets présélectionnés pour la 1ère phase.
Notons que le FENES 2019 est le 1er concours interuniversitaire qui devrait rassembler plus de 20 universités et écoles supérieures privées du Togo autour de l’entrepreneuriat. L’objectif de ses promoteurs est de réduire le chômage, en contribuant à la création de 500 000 emplois, d’ici à 2022, en ligne avec le Plan national de développement (PND).
Séna Akoda
Au Togo, les étudiants désireux de faire des réclamations, afin d’obtenir leur allocation de secours ou bourse, au titre de l'année académique 2018-2019, ont jusqu’au 7 mai. C’est ce qu’indique le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, dans un récent communiqué, valable pour les universités de Lomé et de Kara (416 km au nord de Lomé).
En effet, une période de réclamation est ouverte du mardi 30 avril au mardi 7 mai 2019, délai de rigueur.
Pour ce faire informe la note officielle du ministère, les requérants doivent déposer leur dossier de réclamation à la direction des bourses et stages (DBS) de Lomé, ou à l'antenne de Kara.
Les pièces à fournir, pour les nouveaux étudiants, comprennent : un (01) formulaire de réclamation, à télécharger sur le site de la DBS, puis imprimer et remplir ; une (01) copie de la nationalité togolaise, ou de la carte d'identité, ainsi qu’une (01) copie de l'attestation ou du relevé de notes du bac 2.
Les anciens étudiants, quant à eux, doivent fournir : le formulaire de réclamation, imprimé et rempli ; une (1) copie de la carte d'étudiant et son orignal, une (01) copie de la carte d'identité et son original, et une (01) copie du relevé de notes de l'année académique 2017-2018.
Notons que cette demande ne sera prise en compte qu'après traitement de la troisième tranche des allocations et bourses, avec rétroactivité de la première et de la deuxième tranche, informe l’autorité en charge de l’éducation supérieure.
Ayi Renaud Dossavi
Bientôt, une étude va être menée pour évaluer le degré de satisfaction des populations par rapport aux prestations dans les secteurs sociaux prioritaires à savoir: l'éducation primaire, la santé maternelle et infantile et l'accès à l'eau potable en milieu urbain.
Cette étude procédera à une collecte de données auprès d'un échantillon représentatif d'usagers des services clés dans ces secteurs et identifiera les contraintes liées à leurs activités de délivrance.
Elle devrait faire également une évaluation de la qualité et de l'accessibilité des services dans les 5 régions économiques et Lomé Commune ; sur la base, apprend-on, d'indicateurs SMART, en comparaison si possible avec des normes standards de qualité et d'accès.
Au-delà de l'identification des contraintes, l'enquête devrait proposer les zones d'intervention pour améliorer d'une part, la qualité et l'accessibilité à ces services clés et d'autre part, la satisfaction de la population.
Pour améliorer la perception et la satisfaction des populations togolaises vis-à-vis des prestations de l’Etat dans les secteurs visés, l’étude devrait proposer un plan d'action triennal (2019-2022) pour les 3 secteurs.
Cette activité imputée au Projet d’appui à la gouvernance économique (PAGE), sera menée par un consultant. L’appel à manifestation d’intérêt, lancé en vue du recrutement de cet expert, court jusqu’au 7 mai prochain.
Séna Akoda
En vue de doter le secteur privé togolais d'outils et de moyens pour être plus performant, un Document de stratégie de redynamisation du secteur privé fait l’objet d’un atelier de deux jours, qui a démarré ce lundi 29 avril 2019 à Lomé, en vue de doter ce secteur d'outils et de moyens pour être plus performant.
Durant ces travaux, à l’initiative du ministère du Commerce, il s'agit de valider une stratégie de développement devant, à terme, rendre les activités économiques plus compétitives au Togo.
« Cette Stratégie viendra combler le vide d'un document de cadrage macro-économique des actions en faveur du secteur privé.», souligne Kodjo Adedze (photo), ministre en charge du Secteur privé et de la Promotion de la consommation locale. Le texte constituant, à cet effet, « une sorte de tableau de bord plus performant des actions du gouvernement et des partenaires techniques et financiers, à l'endroit du monde des affaires ».
Notons que le Document comprend 4 axes : l'amélioration du climat des affaires et la promotion des investissements, le développement des entreprises, le renforcement de capacités des acteurs, et le renforcement du dialogue Public-Privé.
Ayi Renaud Dossavi