En bientôt 2 ans et ½ de mise en œuvre, le Programme d’Urgence de Développement Communautaire (PUDC) a permis à 96 000 personnes répertoriées dans les régions Maritime et des Savanes d’avoir accès à l’énergie solaire grâce à l’installation des plateformes multifonctionnelles.
Un point à mi-parcours de ce programme dressé en fin de semaine dernière, révèle que les bénéficiaires de ces plateformes multifonctionnelles sont répartis dans 16 localités.
L’accès à des services énergétiques modernes fournis par les plateformes multifonctionnelles permet en outre, aux communautés à la base, notamment aux femmes, d’entreprendre des activités génératrices de revenus dans le secteur de la transformation agroalimentaire, par exemple.
Le PUDC intervient dans les domaines prioritaires à savoir l’éducation, l’agriculture, la santé, la protection sociale, l’alimentation en eau potable.
Il cible les localités démunies et peu ou mal desservies par les interventions de l'Etat. Son objectif ultime est de réduire les inégalités sociales et de promouvoir une croissance inclusive tant au niveau local que national.
Séna Akoda
Ce lundi 25 février 2019, se sont ouverts à Lomé les journées techniques du Diplôme d’expertise comptable et financière de l’Uemoa (DECOFI-UEMOA), réunissant huit pays de l'espace communautaire et au-delà.
La rencontre, d’une durée de 5 jours, est organisée par l'Ordre national des experts comptable et des comptables agréés du Togo (ONECCA).
Ses travaux visent à renforcer les capacités des stagiaires experts-comptables en vue de leur examen final. Ainsi, ils seront outillés sur les standards internationaux dans le cadre de la réalisation de mission d’audit et d’expertise comptable, sur l’évolution de la profession comptable dans l’espace Uemoa, le respect des normes de comportement professionnel et les valeurs de la profession.
« Je me réjouis du fait que les travaux de ces journées vont permettre aux participants d’appréhender les défis qui les attendent dans le cadre de leurs activités professionnelles. », a déclaré Sani Yaya, ministre de l’économie et des finances du Togo, dans le cadre de la rencontre.
Pour rappel, ces journées sont organisées alernativement dans les capitales des Etats de l’Uemoa, c’est le tour de Lomé, deux ans après leur lancement.
Ayi Renaud Dossavi
Avant sa dernière émission de 20 milliards FCFA prévue le 08 mars prochain pour le 1er trimestre 2019, le Togo a engrangé 69 milliards FCFA en 04 opérations sur le marché financier régional UMOA-Titres.
Ce résultat correspond à 91% des objectifs du pays en termes de mobilisation des ressources sur le marché UMOA-Titres, et est quelque peu en deçà des attentes qui se chiffrent sur la période, à 75 milliards FCFA.
Cependant, il est à préciser que le pays a réalisé de bonnes performances marquées le 25 janvier par une sursouscription de 22 milliards FCFA et une souscription de 100% le 8 février alors qu’il recherchait 20 milliards FCFA.
Si lors de la 1ère émission en 2019 (11 janvier), le pays n’a pas relevé le défi (13,625 milliards FCFA mobilisés sur 20 milliards FCFA), l’analyse est à nuancer en qui concerne l’avant-dernière opération.
En effet, le 22 février 2019, les soumissions s’élevaient globalement à 35 milliards FCFA correspondant à un taux de couverture de 237%. Mais le Togo n’a retenu que 13 milliards FCFA et aucune raison n’a été officiellement invoquée pour motiver cette décision de renflouer la caisse avec moins de ressources que les 15 milliards FCFA initiaux.
Selon le calendrier prévisionnel de l'agence UMOA-Titres, le Togo espère récolter 95 milliards FCFA au 1er trimestre 2019.
Séna Akoda
Pour la noix de cajou (anacarde), le Togo vise une production de 24 000 tonnes cette année 2019, et veut atteindre 30 000 tonnes annuelles d’ici 4 ans. L’ambition ressort d’un accord-programme signé entre le gouvernement et les acteurs de la filière.
Le programme ambitionne de générer plus de 20 000 emplois durant cette période.
Notons que la signature s'est tenue dans le cadre de la 3ème campagne de commercialisation de la noix de cajou, lancée par le ministre en charge de l'agriculture, ce vendredi 22 février 2019, à Dapaong (624 km au nord de Lomé), dans la Région des Savanes.
Dans le cadre de la rencontre, la troisième en date, les acteurs se sont également penchés sur les mesures à prendre pour faire progresser la filière. A cet effet, le rôle du Mifa (Mécanisme incitatif de financement agricole), ainsi qu’une gestion plus rigoureuse de la commercialisation a été abordés.
En 2018, le Togo a exporté pour 15 000 tonnes de noix de cajou, qui est le 4ème produit d’exportation agricole du pays, derrière le coton, le café et le cacao.
Ayi Renaud Dossavi
Le Togo va lancer officiellement le Plan National de Développement (PND 2018-2022), le 04 mars prochain à Lomé, apprend-on.
Adopté en Conseil des Ministres, ce plan qui retrace les orientations stratégiques du Togo en matière de prévision de développement économique, social et de croissance sur la période 2018-2022, se structure en trois axes.
A l’axe 1, le pays ambitionne de créer un hub logistique d’excellence et un centre d’affaires de premier ordre dans la sous-région. L’axe 2 vise à développer des pôles de transformation agricole, manufacturiers et d’industries extractives. L’axe 3 a vocation à consolider le développement social et à renforcer les mécanismes d’inclusion.
Avec ce projet de développement, les pouvoirs publics togolais tablent sur une création record de 500 000 emplois à l’horizon 2022 et l'atteinte d'un taux de croissance du PIB de 7,6%.
Pour la mise en œuvre de ce plan, le Togo espère 3000 milliards FCFA du secteur privé, représentant 65% des 4622 milliards FCFA à mobiliser.
Après le sommet Chine-Afrique au cours duquel un business forum a permis au pays de vendre ses ambitions de développement et de présenter son environnement des affaires, aujourd’hui l’un des plus attractifs sur le continent africain, un forum Togo-UE est annoncé pour les 13 et 14 juin prochains pour des objectifs quasi-identiques.
Séna Akoda
Robert Dussey, ministre en charge des affaires étrangères du Togo, est présent au sommet des pays ACP du Pacifique, qui se tient ces 25 et 26 février 2019 à Apia, capitale des Iles Samoa, en Polynésie. La rencontre s'inscrit dans le cadre des consultations politiques entre les différentes régions ACP (Afrique Caraïbes Pacifique), et porte sur l’évolution des négociations des textes régissant le partenariat avec l’Union Européenne. Ces textes devront succéder aux Accords de Cotonou, qui arrivent à échéance l’année prochaine.
« Cette rencontre est historique parce qu’elle marque officiellement le démarrage des négociations pour ce pilier régional, suite à l’adoption du mandat de l’ACP pour la négociation d’un nouvel accord de partenariat avec l’Union Européenne. » a souligné le diplomate togolais, en sa qualité de négociateur en chef du groupe ACP dans ce cadre.
Notons que plusieurs rencontres se sont déjà tenues dans le cadre de la renégociation de ce partenariat, notamment en mai 2018, à Lomé, lors de la 107ème session du conseil des ministres de la zone ACP.
Pour rappel, les Accords de Cotonou, signés en juin 2000, font suite à la convention de Lomé, et réunissent les 79 États du groupe ACP et les 28 pays de l'Union européenne, ce qui représente environ une population de 700 millions d’individus.
Ayi Renaud Dossavi
Le forum économique Togo-UE va se concentrer sur la promotion de 07 secteurs prioritaires ciblés, en ligne avec le Plan National de Développement (PND 2018-2022).
Selon un document du comité d’organisation parvenu à la rédaction de Togo First, le 1er secteur qui devrait mobiliser l’attention des investisseurs est l’agriculture et l’agribusiness. L’activité agricole fait l’objet d’une attention particulière des pouvoirs publics togolais depuis quelques années. Le secteur contribue à hauteur de 40% du Produit Intérieur Brut. L’ambition, est d’amorcer sur la période 2018-2022, le cap de la transformation sur place des produits agricoles en vue de leur exportation.
Le 2è secteur qui intéresse le forum, est celui de l’industrie. Dans ce secteur encore à une étape d’amorçage, il est prévu la création des zones de transformation de produits agricoles et manufacturiers destinés à l’exportation. Il est également annoncé la création de zones économiques spéciales et le renforcement des PME/PMI, etc. La mise sur orbite de ce secteur devrait booster la création d’emplois et contribuer à la croissance de l’économie nationale.
Figurant parmi les secteurs clés, le secteur des services est logé à l’axe stratégique 1 du PND : mettre en place un hub logistique d’excellence et un centre d’affaires de premier ordre dans la sous-région. L’amélioration en cours du niveau de compétitivité du port et de l’aéroport ainsi que la valorisation des TIC, un créneau porteur encore peu exploité, devraient contribuer à réaliser cette ambition.
Le sujet relatif à l’autonomisation des femmes et des jeunes entrepreneurs va également susciter des initiatives au cours de la rencontre.
Les autres sujets clés en lien avec le forum sont l’accès aux financements de l’investissement, l’accès aux fonds de développement et le partenariat public-privé.
Séna Akoda
« Difficile de faire plus direct…», penserait-on au sortir d’une discussion avec Ismael Kassime, jeune entrepreneur togolais et Co-promoteur du Label Lafiè, spécialisé dans la production et la commercialisation de produits issus du Néré, arbre aux mille et une vertus des savanes africaines. Car ce qui capte l’attention, ce n’est pas vraiment ce que deviennent les graines du Parkia Biglobosa, nom scientifique de cet arbre appelé sous divers vocables dans la sous-région ouest-africaine. Plutôt la détermination, la vision presque contagieuse et le franc-parler qui animent l’ex-pensionnaire du programme Tony Elumelu. Et de franc-parler, il en a justement fait montre dans cet entretien avec Togo First. Son parcours, Label Lafié, Néré Saveurs, écueils de l’entrepreneuriat togolais, Ismael s’est épanché… Lecture.
Togo First : Pouvez vous vous présenter ?
Ismael Kassim : Je suis Ismael Kassim, jeune entrepreneur togolais, évoluant dans l’agroalimentaire. Je suis co-fondateur avec Rachidatou Morou (photo), du Label Lafiè, une structure qui ambitionne de devenir le premier label africain de produits locaux sains et nutritifs. Nous nous sommes concentrés sur la filière Néré et nous avons lancé une gamme de produits, « Néré Saveurs », qui est un bouillon culinaire 100% naturel, essentiellement à base de Néré et d’autres épices, tous cultivé localement.

Le néré est un arbre très présent dans nos savanes et qui produit une gousse enrobée de farine jaune dans laquelle il y a une graine qui sert à faire une moutarde. Cette moutarde est répandue sous le nom « Afiti » et connue sous divers vocables dans la sous-région, « dadawa » au Ghana, « soumbala » au Burkina… En fait, elle est très prisée dans presque tous les pays de la sous-région où selon les estimations, elle est consommée par près de 200 millions de personnes. Pour cette année, nous envisageons de lancer une nouvelle gamme de produits issus du néré parce que nous avons décidé d’exploiter toute la filière en utilisant la farine jaune du Néré pour produire du jus naturel, une bouillie pour enfants et adultes, un couscous naturel, ou encore de la farine pour faire des pâtisseries. On espère d’ici 2020 attaquer d’autres marchés, notamment le marché de l’arachide.
T.F : Pourquoi avoir entrepris dans l’agroalimentaire et précisément dans la filière Néré ?
I.K : Comme tout entrepreneur, nous avons entrepris pour répondre à un besoin précis. Nous avons constaté que nous ne mangions plus du tout sainement et nous avions décidé d’y remédier. En essayant le plus possible de manger naturel, bio et sain. Nous avons donc décidé de mettre en place une structure capable d’aider à avoir une alimentation de qualité pour la population togolaise et africaine.
Pourquoi avoir donc commencé avec un bouillon industriel ? C’est parce que nous avons découvert des chiffres énormes et choquants. Je ne citerai pas de nom mais une grande marque internationale de bouillon industriel que tout le monde connaît vend 14 milliards de cubes de bouillon par an dans le monde. Et leur plus grand marché, c’est l’Afrique suivi de l’Inde.
14 milliards de bouillons, pas en argent mais en nombre multipliés par 25, vous verrez ce que ça donne. Le marché est juste énorme, et on a décidé de s’y lancer. Nos Etats perdent énormément de l’argent à laisser un filon aussi juteux à des exportateurs étrangers ou à des gros groupes industriels venus d’ailleurs.
Donc au-delà de l’aspect social de notre mission qui est d’apporter le bien-être aux gens, nous y avons trouvé une véritable opportunité économique à saisir.
T.F : Avez-vous reçu un accompagnement dans la mise sur pied de votre structure ?
I.K : Nous avons d’abord commencé sur fonds propres, début 2016, nous avons entamé une phase « recherche et développement » et produit le premier prototype avec nos moyens.
Cela nous a conduits à être finalistes pour le meilleur projet entrepreneurial en décembre 2016 avec le Forum des jeunes entrepreneurs togolais. Après ce forum qui nous a donné un peu de visibilité, nous avons initié des petites rencontres avec des amis et des amis d’amis avec qui nous avons échangé sur notre projet et notre vision. Nous avons présenté le potentiel du projet et avons demandé aux gens de nous faire des micro-prêts de 50 000 FCFA sur 06 mois. Des gens l’ont fait quasiment sans intérêt et nous, en remboursant, nous avons symboliquement ajouté 10% dessus. Donc 06 mois après, nous avons retourné 55 000 FCFA à toutes les bonnes volontés qui ont accepté de nous prêter de l’argent.
Nous avions organisé cela avec Innov’up, (une structure spécialisée dans l’incubation des jeunes start-up, ndlr). Parce qu’il faut le rappeler, après notre place de finaliste au Forum dont j’ai parlé plus tôt, nous avons été placés en incubation au niveau d’Innov’up qui était partenaire avec le forum, pendant 06 mois.
Dans la même année, on a été lauréat Tony Elumelu. On a bénéficié de la formation, l’accompagnement, et un financement de 5000 $, soit près de 3 millions FCFA. Cela nous a permis de passer un nouveau cap et de faire quelques immobilisations.
Dans la foulée, nous avons été lauréat de « Finance ensemble », un site de financement participatif de l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie), ce qui a permis de faire une levée de fonds en collaboration avec « Ulule », une plateforme de crowdfunding en France. Nous avons levé 3000 euros alors que nous en voulions juste 2000.
T.F : Comment les consommateurs ont-ils réagi ou réagissent-ils actuellement vis-à-vis de vos produits ?
I.K : Nous sommes un nouveau produit et généralement les nouveaux produits ont plus de chance mourir tôt que de prospérer. On est donc allés très très doucement, en essayant de fidéliser les clients, pour après les transformer en ambassadeurs. Et les réactions ont été très positives, au Togo et surtout au niveau de la diaspora mais il reste beaucoup à faire. Aujourd’hui, nous sommes assez fiers de voir à quel point nos produits sont en train d’être consommés. Nous avons actuellement une niche propre à nous, nous savons qui sont nos clients et où ils se trouvent.

T.F : Quelles difficultés rencontrez-vous au niveau de Néré saveurs ?
I.K : La plus grande difficulté reste la même que beaucoup d’entrepreneurs ont ici, le financier. L’écosystème entrepreneurial fait trop dans la promotion du nombre plutôt que dans la qualité et cela n’aide pas toujours.
Cela va ressembler à un procès mais si vous le permettez, nous avons plein de mécanismes mis en place par l’Etat mais je remarque personnellement qu’on a plus envie d’avoir des statistiques, dire que nous avons accompagné 300, 400 ou 500 jeunes entrepreneurs. Mais combien au finish s’en sortent réellement ?
Je pense qu’il faut faire la promotion des champions, se concentrer sur des modèles économiques qui sont en train de marcher. Pour avoir vu ce qui se fait dans les autres pays, et aussi à l’intérieur du Togo, j’ai remarqué que les jeunes ont plus de respect pour d’autres jeunes qui ont réussi. Ils ont juste besoin de référence. Donnez-nous des entrepreneurs millionnaires ou milliardaires et vous verrez que la barre sera haute et l’émulation, stimulée comme jamais.
Cela s’est déjà passé au Togo mais dans un autre domaine, la musique. Le groupe Toofan est aujourd’hui une référence et inspire une jeunesse qui veut leur ressembler, faire comme eux. Lorsqu’ils passent une étape, ils entraînent une partie de l’écosystème musical avec eux. Ils peuvent faire grandir en une seule chanson ou un seul clip vidéo, le niveau national. A titre d’exemple, ils sont allés faire des clips avec de grosses firmes africaines de réalisation et juste après, le niveau des réalisateurs togolais en a pris un coup et a augmenté.
C’est ce qu’il nous faut dans l’entrepreneuriat national. On a besoin de référence. Il ne faut plus donner 2 millions à un jeune et être fier uniquement de dire qu’il l’a remboursé. Lorsque nous participons à des fora et que nous rencontrons des entrepreneurs d’autres pays de la sous-région, nous nous cachons. J’ai un ami qui fait dans l’agropastoral au Mali qui a plus de 10 000 têtes de bétail et qui se fait au moins entre 30 et 50 millions FCFA par an.
Je ne dis pas qu’on va transposer ce modèle, parce que les réalités ne sont pas les mêmes, mais comment faire pour que les entrepreneurs togolais passent un cap et arrêtent d’évoquer le financier comme principale difficulté ? Un autre exemple, le Nigéria entrevoit d’interdire des importations de concentré de tomate. Cela veut dire que les jeunes entrepreneurs qui sont dans le secteur de la tomate viennent de voir leurs possibilités d’être plus visibles sur le marché, augmenter significativement. Et il ne faudra pas s’étonner si dans quelques années, un nouvel entrepreneur nigérian devenait millionnaire ou mieux. Il ne faut plus qu’on soit sous perfusion ici mais qu’on nous apprenne la culture financière, cela permettra de ne pas tuer les initiatives.
T.F : Quelles sont donc vos perspectives à court comme à long terme ?
I.K : Augmenter notre capacité de production.
Notre objectif 2019, est de fidéliser 1000 clients pour notre nouvelle gamme que nous appelons « dosette » et qui est vendue à 100 FCFA. A terme nous projetons un chiffre d’affaire de 36 millions l’année avec ce millier de clients.
Nous voulons grandir, mais grandir au bon moment. Nous avons un plan et une stratégie pour notre entreprise et nous comptons bien le suivre. Nous sommes actuellement dans plusieurs pays de la sous-région, le Sénégal, le Bénin, le Burkina, les Etats-Unis, la France… Nous envisageons même de délocaliser notre unité de production dans les Savanes, à Dapaong plus précisément où nous avons plus de matière première.
Interview réalisée par Octave A. Bruce.
De 2014 à 2018, la proportion de Togolais adultes (âgés de plus de 15 ans) ayant accès à des institutions financières est passée de 18,3% à 45,3%, soit un peu moins de la moitié de la population adulte, selon la Banque mondiale dans son rapport de 2018 sur l’inclusion financière. Cela représente une hausse de 27% dans cette période.
Ce pourcentage n’était que de 10% en 2011. Une telle évolution est cohérente avec la tendance générale en matière d’inclusion financière. Les comptes de mobile money, par exemple, ont connu une progression de 20% (de 1,4% à 21,5%).
Par ailleurs, la proportion à ce jour de comptes possédés par des femmes est de 37.6%, et les populations rurales du Togo représentent quant à elles près de la moitié (45%) des comptes dans les institutions financières.
Notons que, selon le rapport, l’évolution générale positive de l’inclusion financière est portée par l’usage de plus en plus en plus important du numérique, et l’émergence de nouveaux services financiers accessibles par les téléphones mobiles et internet.
Ayi Renaud Dossavi
Le thème retenu pour cette rencontre qui se tient ces 21 et 22 février 2019 est : « La garantie dans l’écosystème des PME, enjeux et perspectives ».
L’initiative de ce salon semble portée par une volonté de mutualiser les forces des institutions de garanties bancaires en Afrique et de les positionner comme des acteurs incontournables dans l’émergence des PME. En vue d'un développement inclusif des économies africaines et de la lutte contre la pauvreté.

Selon les propos d’Abdoulaye Bio Tchané, ministre béninois du Plan et du Développement, rapportés par plusieurs médias béninois, en Afrique, « les résultats de plusieurs études attestent que 90% du secteur privé est porté par les PME ». Ces entreprises créent environ 20 à 40% des emplois, pour un impact sur le PIB qui se situe entre 20 et 30% contre près de 60% en moyenne dans les pays développés, ajoute l’ex-président de la BOAD. Mais le constat est que divers facteurs ne leur facilitent pas l’accès aux financements bancaires.
Notons qu’à cette rencontre, Naka De Souza, N°1 de l’ANPGF a animé un panel sur le thème : « Quelle forme de garantie pour booster le financement des PME ».
Séna Akoda