Au Togo, le solaire pourrait accueillir dans les prochains mois un nouvel investisseur. Un groupe dirigé par un Togolais de la Diaspora vient de marquer son intérêt pour le sous-secteur, un des moteurs du Plan national de développement (PND).
Depuis samedi, des responsables de CredoGroup LLC, une compagnie basée à Clarksville dans le Tennessee et dirigée par le Togolais Américain Credo Amouzouvik (photo), ancien candidat au congrès, sont à Lomé. Objectif : entamer les négociations pour un accord avec le gouvernement.
« C’est pour aider le Togo à devenir autosuffisant en matière d’énergie à base de panneaux solaires et des minigrids et des microgrids qui vont réduire les coûts et permettre aux populations rurales d’avoir accès à l’électricité. Cela devrait permettre la création d’emplois pour la jeunesse togolaise.», a fait savoir Credo Amouzouvik.
Pour se déployer, le groupe américain prévoit de s’appuyer sur son partenaire togolais, Dodan, une société de génie civil ayant une branche dédiée aux énergies renouvelables.
« Nous avons expliqué le PND à nos partenaires et le plan a retenu leur attention. Ils ont trouvé nécessaire de venir discuter avec les autorités afin de leur proposer leurs offres en matière d’énergie. Nous sommes dans le génie civil avec une spécialité dans les énergies solaires», a précisé Kodjo Gnatse, le Porte-parole de la société Dodan, cité par TogobreakingNews.
Au Togo, le gouvernement cherche à passer le taux d’électrification à 100% d’ici 2030. Mais avant, ce taux qui tourne actuellement autour de 40% devrait passer à 50% en 2020, 75% à 2025, selon les projections.
Les investissements nécessaires à l’atteinte de cet objectif de couverture universelle qui se fera avec 50% d’énergies renouvelables, sont estimés à plus de 1000 milliards FCFA.
Encourager les étudiants à s’intéresser aux métiers de la mer, c’est l’un des objectifs phares des Journées portes ouvertes prévues à partir de demain 16 au jeudi 18 avril 2019, à l’Université de Lomé.
Si, comme le soutiennent les professionnels, le secteur maritime regorge d’opportunités d’emplois de divers ordres, force est cependant de constater que les jeunes et apprenants nationaux ne s’y intéressent pas assez, déplorent-ils. Aussi leurs besoins en ressources humaines de qualité ne sont-ils satisfaits que grâce à la main-d’œuvre ou à des compétences extérieures.
Pour promouvoir l’économie bleue, les métiers de la mer ainsi que les ressources humaines formées localement, les pouvoirs publics ont ouvert à l’Université de Lomé, l’I2M (l’Institut des Métiers de la Mer). Avec à terme pour objectif de mettre à la disposition du secteur maritime et des compagnies maritimes ou celles dont les activités gravitent autour de la mer, des professionnels qualifiés.
Les Journées portes ouvertes qui s'ouvrent demain seront donc une tribune pour mieux présenter cet institut, ses curricula ainsi que ses débouchés aux étudiants.
Notons que le Togo dispose d’un port de référence en eaux profondes et qu'il ambitionne, d’ici à 2022, de devenir un hub logistique de référence dans la sous-région ouest-africaine.
Séna Akoda
Au Togo, l’Autorité de Réglementation des Secteurs des Postes et des Télécommunications (ART&P) lance jusqu’au 14 mai un appel public à manifestation d’intérêt dans le cadre de la mise en place d’une chaîne de confiance en matière de transactions électroniques.
La sollicitation vise à« identifier les acteurs locaux qui souhaiteraient obtenir une accréditation en tant que Prestataire de Services de Certification Electronique (« PSCE ») pour fournir des certificats électroniques permettant de signer des échanges électroniques de manière fiable et sécurisée et accéder au statut de Prestataire de Services de Confiance Qualifié (PSCQ ) »
Les services ciblés sont, entre autres, l’horodatage, l’archivage électronique, et les services de certificats électroniques.
Rappelons que le Togo s’est doté depuis 2017 d’un cadre juridique relatif au commerce électronique. Cet outil a été révisé et mis à niveau avec l’adoption d’une nouvelle loi et d’un décret sur les transactions électroniques. Ce décret marque l’entrée en vigueur de la signature numérique.
La 11è édition du Forum national du paysan togolais (FNPT) qui s’est refermée samedi dernier, a permis aux différents acteurs du secteur agricole togolais de signer des contrats commerciaux. Selon les informations, les contrats signés sont globalement estimés à 6 milliards FCFA.
Au total, c’est une centaine de contrats qui ont pu être finalisés alors que 8 ont été signés, en présence du ministre Noël Bataka, dans toutes les filières entre le MIFA et les autres acteurs du secteur agricole togolais, notamment les fournisseurs, producteurs, les transformateurs, les commerçants.
Sont concernées par ces contrats qualifiés de « fermes », les filières fruits et légumes, soja, anacarde, maïs, manioc ainsi que la filière aquacole.
Notons que cette phase contractuelle est une innovation majeure de cette édition du Forum national du paysan togolais. Globalement il est à noter qu’au cours de la rencontre, l’accent a été essentiellement mis sur du concret.
Séna Akoda
Un important coup de pouce a été donné, samedi 13 avril dernier, au secteur agricole. Une convention a été signée entre le MIFA SA, la société KFB Group (Knowledge-Fusion Builders) et la Banque togolaise pour le Commerce et l’Industrie (BTCI).
Selon Aristide Agbossoumonde, directeur général du MIFA, elle devrait « permettre l’acquisition de 300 mini-tracteurs pour la création des sociétés de service de mécanisation ». Concrètement, cette convention permettra la mise en place d’un fonds de garantie de 6 milliards FCFA placé sous la supervision du MIFA.
Avec cette signature et l’acquisition prévue des mini-tracteurs, le maillon « mécanisation agricole », pas ou peu pourvu parmi les chaînes de valeur agricole, devrait trouver une place de choix dans le dispositif.
Les agriculteurs pourraient recourir à des contrats de location de ces matériels, pour mécaniser leur activité qu’ils exercent pour la plupart, selon leurs capacités et rendements humains. Et, à terme, augmenter les superficies qu'ils exploitent, leurs revenus et créer des emplois ainsi que de la richesse.
Séna Akoda
Après le 02 mai, date butoir fixée pour les opérateurs économiques qui ne sont pas en règle vis-à-vis de leurs obligations fiscales, un prélèvement de 15% sera opéré sur la valeur en douane des marchandises que ceux-ci importeront. L’annonce de cette mesure a été faite ce vendredi 12 avril 2019 par Adoyi Esso-Wavana, Commissaire des Impôts à l'Office Togolais des Recettes (OTR), au cours d’une rencontre à Lomé avec les gens de médias.
Selon un constat que déplore ce responsable de l'institution en charge de la mobilisation des ressources fiscales et douanières, certains opérateurs économiques, tout en se pliant à leurs obligations douanières, manquent au paiement de leurs impôts et deviennent inactifs sur ce segment.
Dans le cadre de la mise en œuvre de cette mesure, « chaque mois, sera publiée la liste des reliquataires au niveau des impôts. Lorsqu’un contribuable figure sur la liste des reliquataires et qu'il importe, c’est à l’enlèvement de la marchandise, dernière étape du processus de dédouanement qu’on lui demandera de venir régulariser sa situation au niveau des impôts avant », a averti Adoyi Esso-Wavana.
Notons que cette disposition fait partie des réformes auxquelles s’est engagé le Togo auprès du FMI au terme de la 5è revue, aux fins d’optimiser la mobilisation des ressources financières internes.
Séna Akoda
Le Togo vient de bénéficier d’un don de 4,5 millions $ de l’Union européenne (UE). La cérémonie de signature de l’accord de don a eu lieu ce vendredi 12 avril à Washington, en marge des réunions de printemps des institutions de Bretton Woods, entre une délégation togolaise et la Banque mondiale.
La partie togolaise était représentée par Sani Yaya, ministre togolais de l’économie et des finances, et Tignokpa Ayawovi Demba, ministre de la planification du développement. Pour l’institution basée à Washington, Hawa Cissé Wagué, Répresentante-Résidente, et Pierre Laporte, désormais ex-Directeur des opérations pour le Togo, étaient présents.
L’accord de don signé est une subvention de l’UE gérée par la Banque mondiale pour la mise en œuvre du Programme d’appui à la gouvernance économique (PAGE).
« L’objectif de ce projet est d’améliorer la gestion des investissements, la mobilisation des ressources intérieures, et le renforcement des mécanismes de redevabilité et de suivi de la délivrance des biens et services dans les secteurs prioritaires », a souligné Sani Yaya, le patron de l’échiquier national.
« C’est un exemple réussi de la synergie d’actions entre la BM et l’Ue afin de soutenir les efforts du Togo dans sa lutte contre la pauvreté et l’amélioration de la gouvernance », a-t-il conclu.
Pour rappel, le PAGE lancé officiellement en octobre dernier pour 5 ans de mise en œuvre, est financé par la Banque mondiale et l’UE à hauteur de 20 millions de dollars.
Ayi Renaud Dossavi, envoyé spécial à Washington
Hier jeudi 11 avril 2019, la Banque Mondiale a annoncé depuis son siège à Washington un nouveau plan d’investissement de 15 milliards $ dans le capital humain en Afrique entre 2021 et 2023.
C’était lors d’un panel autour du thème : « Le développement du capital humain en Afrique : façonner l’avenir d’une génération » au cours duquel sont intervenus Hafez Ghanem (photo), Vice-président de la Banque Mondiale pour la région Afrique, Letsie III, roi du Lesotho, Paula Ingabire, Ministre des TICs du Rwanda, etc.
« L’atout maître d’un continent, quel qu’il soit, ce sont les individus qui y vivent », pose Hafez Ghanem. Or « l'Afrique subsaharienne est la région du monde où l'indice du capital humain de la Banque mondiale est le plus faible », en liaison avec « les taux élevés de mortalité et de retard de croissance dans la région, ainsi que par les résultats d'apprentissage inadéquats des élèves, qui ont tous un effet direct sur la productivité économique », constate-t-il.
Pour inverser la tendance, le continent doit « impérativement donner à sa jeunesse et aux travailleurs de demain les moyens d’exploiter pleinement leur capital humain. C’est la clé pour permettre aux Africains d’accéder à un monde riche en opportunités et en promesses, et pour obtenir le meilleur des « retours sur investissement », souligne le cadre de la Banque Mondiale. Sur les 1,2 milliard d’habitants qui le composent, 43% ont aujourd’hui moins de 15 ans.
Avec son Plan pour le capital humain en Afrique, la Banque mondiale se mobilise pour aider le continent africain à mieux investir dans sa population et à relever les indicateurs de survie, de santé, d’éducation, de protection sociale et d’émancipation des femmes à l’horizon 2023.
Plus précisément, l’institution vise, à travers ses dons et financements concessionnels pour des projets de capital humain d’un montant de 15 milliards $, à réduire de manière drastique la mortalité infantile pour sauver 4 millions de vies, à éviter les retards de croissance chez 11 millions d'enfants et à améliorer de 20 % les résultats scolaires des filles et des garçons à l'école.
Séna Akoda
Alors que le Togo s’attèle à mobiliser sa diaspora pour la réussite de son nouveau plan de développement, la Banque mondiale vient de publier une mise à jour des envois de fonds des Togolais vivant à l’étranger. Comme dans un récent rapport de la même institution sur la question, rendu public fin 2018, la diaspora togolaise continue d’être l’une des plus dynamiques du continent. Le pays d’Afrique de l’Ouest ferme un top 10 dominé de loin par le Nigeria. Concrètement, les Togolais de l’extérieur ont envoyé plus de 500 millions $ à la maison en 2018, selon la mise à jour parue ce mois d’avril.
Ce montant représenterait, selon la Banque, 8,5% du PIB, faisant également du Togo, l’un des pays ayant le plus fort ratio en Afrique subsaharienne, devant des pays comme le Nigeria ou le Ghana.
Les envois de fonds plus importants que l’APD et les IDE
Au Togo, les transferts de fonds de la diaspora, désormais plus importants que l’Aide publique au développement (APD) et les Investissements directs étrangers (IDE), sont devenus la principale source extérieure de financement, selon des statistiques officielles de 2017. S’ils sont encore « en réalité » sous-estimés, en raison des flux informels, ils constituent une précieuse manne financière sans contrepartie, coup de pouce à une économie dominée surtout par la consommation. Et leur orientation, en est un exemple palpable.
Dans une cartographie de 2017, et publiée mi-2018 par Lomé appuyé par le PNUD, le constat ne se dément pas : 53 % des transferts globaux, sont orientés vers l’assistance des familles restées au pays. L’importance des transferts concentrés sur les secteurs « alimentaires », de la santé et de l'éducation est révélatrice de leur contribution au développement humain du pays. Mais, toujours au regard des études de l’institution de Washington, ils pourraient mieux contribuer à la croissance inclusive. Injecter une partie de ces fonds dans des projets communautaires ou porteurs, pourrait ainsi créer un cercle vertueux, générant des milliers d’emplois.
Une feuille de route pour la diaspora
A l’heure où le Plan national de développement (PND) fait appel à la diaspora, Lomé saisit la balle au rebond. Une feuille de route pour les Togolais de l’extérieur vient d’être officiellement dévoilée par le ministère de tutelle. Elle vise, « à assurer une meilleure organisation de la diaspora togolaise en vue de sa plus adéquate implication dans le efforts de développement du pays », a expliqué Robert Dussey.
Sa mise en œuvre devrait permettre « de mobiliser les investissements, les compétences et le savoir-faire des Togolais de l’extérieur, de mettre en œuvre un programme de coréalisation des projets de développement local dans les régions d’origine des migrants, tout en développant, parallèlement, un projet de volontariat solidaire pour le développement ». Une réponse à l’une des problématiques des transferts de fonds. Mais l’autre principal défi reste entier : le coût parfois prohibitif de certains corridors, surtout africains, est encore un goulot d’étranglement. Sans doute, entre défis et opportunités pour la Fintech en Afrique au regard des perspectives.
Le Nigeria, le géant, pas que de l’Est
Pour rappel, en Afrique subsaharienne, les fonds envoyés par la diaspora en direction de la sous-région ont atteint 46 milliards de dollars en 2018, un record et une hausse de 9,6% par rapport à 2017 où le montant des transferts a été de 42 milliards de dollars.
Le Nigeria à lui seul, reçoit plus de la moitié de cette manne financière, soit 24,3 milliards $. Ses dauphins Ghanéens et kenyans, respectivement 3,8 milliards et 2,7 milliards, sont encore « bien très » loin de rivaliser. Dans l’Uemoa, Sénégalais, Maliens et Togolais partagent le podium.
Fiacre E. Kakpo
L’information a été rendue publique par Noël Bataka, ministre togolais en charge de l’agriculture hier, lors de l’ouverture officielle de la 11è édition du Forum National du Paysan Togolais (FNPT) qui se tient à Kara.
Cette opération devrait entrer dans la droite ligne de la décision d’optimiser la valorisation du foncier. Une mesure actée par un décret pris en Conseil des ministres le 27 février 2019 qui « contraint tout propriétaire d'un fonds de terres rurales à le mettre en valeur sous peine de voir attribuer son exploitation à toute personnes qui en fait la demande ». A charge pour le demandeur « d'engager la mise en valeur selon les conditions du bail. ».
En effet, des baux en vue de l’exploitation des terres agricoles seront signés entre les propriétaires et les entrepreneurs agricoles sur l’ensemble du territoire togolais, afin de garantir des revenus, sous la supervision de l’Etat, annonce le ministre.
L’idée, développe-t-il, est de mettre un terme au phénomène consistant à immobiliser et à thésauriser le foncier. Sur 3,4 millions d’hectares de terres agricoles disponibles, seulement 45%, soit 1,53 millions d’hectares sont valorisés.
Séna Akoda