Jeune entrepreneur en informatique et patron d’une petite entreprise, SKE Group, Kiyou Ekpaou Sama s’est révélé au Togo le 15 février 2018, en lançant officiellement « Zovu », une plateforme qui se veut un accompagnateur éducatif dans un monde de plus en plus sous l’emprise des TIC. Si le nom séduit d’emblée et fait même sourire dans les écoles parce que rappelant facilement les cartouches, ou ces épreuves déjà traitées qui reviennent en examen et assurant les bonnes notes, le concept plaît et est rapidement adopté. Mieux, le modèle d’entrepreneuriat est apprécié dans la sous-région où il décroche le prix du « Meilleur Manager d’entreprise de l’UEMOA à la 4ième édition du Salon des Banques et PME de l’UEMOA en 2018 ». Zovu, MêWê Long, SKE, Togo First a fait une immersion dans son monde. Interview.
T.F. : Pour les profanes, Zovu, c’est quoi ?
K.S. : Zovu est une plateforme numérique qui permet aux acteurs du monde éducatif d’opérer un certain nombre de choses pour le bien de l’apprenant. Une sorte d’accompagnateur dans le secteur de l’excellence, un secteur où le niveau des élèves est en train de baisser sérieusement, faute de moyens adéquats pour les suivre. Zovu, c’est la façon que nous avons trouvé pour accompagner les apprenants. Et dans un monde actuel où les TIC, et les réseaux sociaux surtout, font la loi, il est très important de leur offrir la possibilité de mieux utiliser les outils numériques pour accéder à l’excellence, qui est la clé pour réussir dans la vie.

T.F. : Lorsque parlez d’apprenant, à qui pensez-vous précisément ? Elèves, Lycéens, Etudiants ?
K.S. : Ça va même au-delà des étudiants, le terme peut couvrir aussi ceux qui pour diverses raisons n’ont pas pu progresser dans leur scolarisation et se retrouvent un peu « analphabète ». A un certain moment, ces personnes cherchent également à s’insérer dans le monde d’aujourd’hui, qui demande un certain niveau éducatif. Cela dit, dans un premier temps, au niveau de notre plateforme, nous nous focalisons beaucoup plus sur les élèves, notamment, ceux du collège et du lycée. Plus tard, nous irons vers le primaire, et aussi le supérieur. Nous ambitionnons également d’offrir des programmes d’alphabétisation. Zovu se veut dans un futur proche, un moyen utile et facile d’apprendre, tout en faisant un bon usage des TIC.
T.F. : D’où est venue l’idée de créer cette plateforme ?
K.S. : Tout a commencé en 2012, lorsqu’une de mes cousines m’a demandé des épreuves du collège. Je lui ai promis de les lui trouver parce que je me disais que même si je ne trouvais pas les miennes propres, en quelques coups de fil, je les aurai par des amis, des camarades ou des connaissances. Figurez-vous que jusqu’à la fin de l’année, je n’ai pas trouvé une seule épreuve. Le plus douloureux est que ma cousine a échoué à son examen en fin d’année et a redoublé. Cela m’a profondément marqué. Je culpabilisais et je n’arrêtais pas de me répéter que si j’avais trouvé quelques épreuves pour elles, elle aurait peut-être réussi. Et en y réfléchissant, je me suis demandé pourquoi elle devrait avoir autant de mal à trouver des épreuves, et être obligée de le demander à des anciens élèves. Pourquoi n’y a-t-il pas une banque d’épreuves quelque part, un peu comme les annales qui se vendent souvent, où elle pouvait tout simplement aller les récupérer ?
Dans un monde désormais dirigé par le numérique et dans lequel l’accès à l’information est de plus en plus aisé, pourquoi les contenus locaux ne sont pas facilement disponibles ? J’ai donc pris un calepin et un crayon et j’ai commencé par élaborer un programme qui pourrait faciliter tout cela. J’ai vu un peu mon propre parcours, mes difficultés, mon entourage, mes amis dans l’enseignement, à différents niveau et j’ai fait une petite étude.

J’ai assemblé un cahier de charge, que j’ai bien structuré, et quelques années plus tard, en 2015, avec une équipe dont je me suis entouré, la version beta du logiciel a été conçue. Nous l’avons mise en exploitation pour observer les interactions et intégrer au fur et à mesure les corrections dans la mesure de nos moyens et par la grâce de Dieu, en février de l’année dernière, nous avons enfin procédé au lancement de la plateforme Zovu (qui signifie en argot scolaire de la langue mina, « épreuve déjà vue ou traitée », ndlr).
T.F : Aviez-vous au préalable une formation ou une qualification en informatique ?
K.S. : Disons que j’ai un parcours vraiment atypique. Après le bac, j’ai un peu déambulé sur le campus. « Je me suis cherché », comme on dit chez nous. Le temps passant, j’ai décidé de rentrer dans la vie active et ne plus dépendre des parents. J’ai donc enchainé les petits boulots, jusqu’au jour où un proche ayant une société dans le développement d’applications m’a proposé de venir travailler dans son entreprise. C’est là que j’ai découvert l’univers du développement et de l’informatique en général. Je n’étais pas forcément emballé mais au moins j’apprenais des choses et ça servait. Lorsque je me suis senti capable de voler de mes propres ailes, j’ai décidé de monter une structure dans le numérique parce que j’avais finalement accumulé assez de contacts et j’ai créé mon entreprise SKE Group. C’est d’ailleurs sous cette bannière qu’on a initié Zovu avec mon groupe d’amis.
T.F. : Comment ça fonctionne ?
K.S. : Il permet aux apprenants d’avoir accès aux épreuves corrigées des établissements partenaires qui sont sur la plateforme. Il y a donc les fournisseurs de contenus, les écoles, les professeurs qui veulent bien rendre accessible leur données et les utilisateurs de contenu qui sont les élèves et tous ceux qui sont intéressés par les contenus. Les professeurs sont eux aussi parfois utilisateurs de ces contenus.
Zovu en tant que structure ne crée aucun contenu. Nous sommes juste une interface qui héberge les épreuves que d’autres viennent consulter et utiliser. Maintenant Zovu compte offrir d’autres services. Nous ne concentrons plus uniquement sur la plateforme, parce que nous nous sommes rendu compte au bout de deux ans de phase pilote qu’au-delà de la plateforme elle-même, il y a pas mal de chose qu’il faut faire en amont.
Au niveau de notre entreprise, il n’était pas logique de commencer simplement avec cette plateforme pour être viable, parce qu’économiquement on ne peut pas tenir, surtout si l’on devait seulement compter sur les entrées liées aux fonctionnalités qu’on a développé.
La pénétration d’Internet au pays n’est pas encore optimale et nous risquons de n’offrir des services qu’à une frange d’élèves. Vu que nous comptons à un moment rendre payants quelques services.
Nous développons donc actuellement d’autres stratégies, qui vont, tout en nous rendant plus visibles, permettre de poursuivre notre idéal qui est de voir le maximum d’apprenants ou de personnes dans le secteur éducatif s’épanouir et réussir.
D’où le concours « MêWê Long » par exemple, le « Tableau d’honneur », le « Meeting exam sport », activité que nous allons lancer bientôt et qui permet aux élèves qui ne pratiquent pas de matières sportives le long de l’année, faute d’installation sportives ou de personnel dans leur école, de bien se préparer pour leur examen sport.
Nous prévoyons également un Forum d’Orientation des apprenants, pour informer ceux qui sont en classe d’examen, et leur donner des conseils utiles afin de mieux s’orienter une fois à l’université.
T.F. : MêWê Long, on en parle ? Qu’est-ce que c’est ?
K.S. : Mêwê Long veut dire « Je suis intelligent » en Kabyè (langue du nord du pays, ndlr). C’est un concours qu’on organise via la plateforme, pour permettre à des élèves qui sont bons dans leur matière de base, mais pas dans toutes les matières, d’être récompensés. Notre système est tel qu’il fait la promotion de ceux qui sont juste excellents dans tous les domaines. Nous nous voulons détecter les cracks, disciplines par disciplines, surtout scientifiques.

T.F. : Est-ce que vous bénéficiez d’un accompagnement, des partenaires ou des sponsors ?
K.S.: Oui nous avons quelques partenaires qui nous accompagnent au niveau de quelques activités comme Mèwê Long par exemple. Nous avons des sociétés comme Teolis, la DOSI (délégation à l’organisation du secteur informel, ndlr), T-Oil, Ogar Assurance qui ont décidé de nous accompagner. C’est le lieu de leur dire Merci.
Mais le défi est important et nous profitons de votre canal pour lancer un appel aux sponsors ou aux entreprises qui voudraient bien s’impliquer dans le secteur de l’éducation. Nous envoyons des centaines de courriers mais nous n’avons pratiquement pas de retour donc c’est un peu difficile de concrétiser notre vision.
T.F: Quelles sont vos ambitions ou vos perspectives pour le futur?
K.S.: Jusqu’à la fin 2019, l’objectif est de se déployer à l’extérieur et essayer notre modèle aussi là. D’ici là, nous voulons avancer encore un peu plus, mettre Zovu dans les habitudes. Il y a des opportunités qui s’offrent à nous et nous pensons qu’elles vont nous aider à mieux nous développer.
Zovu est le fruit d’un travail qui a commencé en 2015 et depuis tout ce temps nous avons évolué en auto financement. Bien sûr nous avons fait des progrès, gagné même un prix à l’extérieur mais il nous faut un accompagnement afin de nous permettre de sortir la tête de l’eau.
Aujourd’hui nous avons 25 établissements partenaires, 250 enseignants avec lesquels nous travaillons et près de 1000 personnes qui ont déjà utilisé Zovu. Mais pour que cela soit encore plus impactant, il faudra que les décideurs, les bonnes volontés nous accompagnent, parce que les élites qui constitueront le Togo de demain se trouvent justement sur les bancs et ils ont besoin de nous.
Interview réalisée par Octave A. Bruce
La Cedeao va bientôt procéder à une étude technique de l’aménagement routier de l’axe Abidjan-Lagos. L’étude s’inscrit dans le cadre du projet du Corridor Abidjan-Lagos, une autoroute à six voies, de plus de 1000 kilomètres, qui devrait traverser cinq pays de la sous-région (Côte d'Ivoire, Ghana, Togo, Bénin, et Nigéria).
A cet effet, l’institution communautaire recherche une assistance technique et managériale pour accompagner ces travaux, avec notamment pour tâche de : fournir un support technique dans la mise en œuvre des différentes composantes de l’étude, consolider les résultats d’étude du trafic routier, et identifier le meilleur tracé de route.
Il est donc lancé un appel à manifestation d'intérêt, à l’endroit de tout consultant capable de fournir les services recherchés, pour une durée comprise entre 24 et 36 mois. Les études techniques proprement dites seront réparties en trois lots, correspondant chacun à un tronçon de l’axe routier. Leur durée totale est estimée à 27 mois pour chaque lot.
Notons que la Bad et l’UE ont récemment octroyé un fond global 22,7 millions $ à la Cedeao, pour l’étude de faisabilité du Corridor, qui est en projet depuis la signature de son traité en 2014.
Les consultants intéressés peuvent consulter l’appel d’offres en détail sur le site de la Banque Africaine de Développement. Date limite, 28 février 2019 à 16h00, (GMT+1). L'attribution de l'assistance technique devrait commencer en mai 2019.
Ayi Renaud Dossavi
Le guichet unique du foncier, le coût des transferts de propriété désormais forfaitaire et fixé à 35000 FCFA, les nouvelles modalités en matière de transactions immobilières : voilà les quelques innovations du nouveau code général des impôts et du livre des procédures fiscales, présentés ce jeudi 07 février aux notaires du Togo.
La rencontre, à l’initiative de l’Office togolais des recettes (OTR), vise à familier ces acteurs du domaine des affaires légales avec ce nouveau code en vigueur, qui vise notamment à accompagner les PME/PMI du Togo et à alléger leurs charges fiscales.
Des nouvelles dispositions qui « bénéficient à la population, aux requérants, surtout à la jeunesse qui l’ambition d’entreprendre.», a informé Adoyi Esso-Wavana, Commissaire des Impôts.
S’agissant du foncier, par exemple, le n°2 de l’OTR assure que, dans les conditions optimales, et en respectant les instructions du gouvernement, les nouvelles dispositions devraient permettre à un requérant d’avoir son titre foncier dans un délai de six mois.
Ayi Renaud Dossavi
Le Togo et le Ghana veulent collaborer pour définir un cadre d’usage du spectre des fréquences télécom à leur frontière.
Depuis ce jeudi 07 février, une délégation de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP) est au Ghana, dans le cadre d’une rencontre bilatérale avec la National communications authority (NCA), son homologue ghanéen.
L’objectif, à terme, est de résoudre les problèmes liés aux interférences dans le spectre radioélectrique le long de la frontière Togo-Ghana. Ceci, afin de prévenir des désagréments, comme l’itinérance (roaming) accidentelle qui provoque des coûts additionnels aux utilisateurs résidant dans cette bande frontière.
Notons que, dans la zone, les opérateurs ghanéens perdent également des abonnés, au profit du Togo, car les consommateurs ont tendance à se choisir les réseaux en fonction de la puissance du signal.
Outre les autorités régulatrices des deux pays, des prestataires de services télécom des deux pays sont également présents.
Ayi Renaud Dossavi
UMOA-Titres, l’agence régionale de planification de la dette vient d’annoncer le succès de l’opération de souscription des titres du trésor du Togo, qui a eu lieu ce vendredi 08 février 2019.
Cette opération a permis au pays de collecter près de 28 milliards FCFA, en hausse de 8 milliards FCFA par rapport à l’objectif de départ fixé à 20 milliards FCFA. Soit une sursouscription et un taux de couverture de 139%.
Au total, cette levée de fonds sur le marché UMOA-TITRES a enregistré 34 souscriptions provenant pêle-mêle de tous les pays de l’espace UEMOA, hormis la Guinée Bissau et le Niger.
En ligne avec son objectif initial, le Togo ne retient que 20 milliards FCFA destinés à couvrir ses besoins de financement du budget, exercice 2019. La date de valeur des titres est fixée au 11 février 2019 et leur échéance au 11 février 2022.
Cette performance est la deuxième du rang en 2019, après celle du 25 janvier. Le remboursement interviendra in fine, soit le 1er jour suivant l'échéance, indique l'agence UMOA-TITRES.
Le Togo devrait à nouveau solliciter le marché des titres le 22 février 2019.
Au Togo, le Mécanisme incitatif de financement agricole (Mifa) va se concentrer en priorité sur les filières du maïs, du riz, du maraichage et de l’aviculture, à partir de cette année.
L’information est donnée ce jeudi 07 février, en marge de la signature de la convention de financement, au profit du Mécanisme, entre le Togo et le Fonds international de développement agricole (Fida).
Le Togo était représenté par les ministres en charge des finances, Sani Yaya, et de l’agriculture, Noel Koutéra Bataka. Le Fida quant à lui, par son Directeur régional Afrique de l’Ouest et Centrale, Martin Lisandro.
Ainsi, à travers cette facilité accordée au Mifa, l’appui du Fida va « se concentrer, dans un premier temps, sur la structuration » de ces quatre filières clés, souligne Martin Lisandro. Des filières « à fort potentiel de création d’emploi pour les femmes et les jeunes, d’augmentation de revenu, d’amélioration de la sécurité alimentaire et de la nutrition, tout en contribuant à l’adaptation aux changements climatiques ».
Dans cette perspective, le ministre de l’économie et des finances a ajouté que le Mifa interviendrait « dans toutes les régions du pays » sur ces quatre filières, tout en « restant ouvert à d’autres cultures », notamment le sésame et le manioc.
Pour rappel, après une phase pilote d’une durée de six mois avec des résultats encourageants, selon les autorités, le Mifa a été institutionnalisé, pour obtenir plus de résultats.
Ayi Renaud Dossavi
De 2003 à fin 2017, plus de 5 millions de personnes ont été recensées comme détenteurs de cartes GIM-UEMOA (Groupe Interbancaire Monétique de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine).
Cette performance statistique en matière de facilitation de l’inclusion financière et surtout de l’interopérabilité des services financiers au sein de l’espace UEMOA a été rendue possible grâce au bond qu’a enregistré le réseau GIM-UEMOA, qui passe d’une quarantaine à 130 institutions membres: des banques, institutions financières et postales, établissements de monnaie électronique et institutions de microfinance assurant les transactions monétiques.
Sur le plan pratique, tout détenteur de carte bancaire d’une banque A peut aisément effectuer ses transactions (retraits, paiements et autres) dans une banque B. Il n’a pas besoin, pour ce faire, de détenir la carte bancaire de la banque B, car « toute carte bancaire est utilisable sur le réseau GIM », explique le directeur général de l’institution, Blaise Ahouantchede au cours d’un point avec les médias à Lomé.
L’institution assure aujourd’hui, dans les 8 pays de l’UEMOA, la gestion des flux qui s’établissent à 700 milliards FCFA. Elle ambitionne de devenir dans les 15 prochaines années, une plateforme des services financiers à l’échelle de la Cedeao, dont la population est estimée entre 400 et 500 millions.
Séna Akoda
Depuis Paris où il participe au 20è colloque annuel du Syndicat des Energies Renouvelables (SER) ouvert hier, Marc Dédériwé Ably-Bidamon, ministre togolais des Mines et de l’Energie a, dans son discours, déclaré que « la transition énergétique est une obligation pour tous, spécialement pour les pays africains qui souffrent déjà des effets des changements climatiques ».
L’intervention du ministre togolais des Mines et de l’Energie, en ligne avec le thème de la rencontre qui est « Energies renouvelables, un enjeu de civilisation », relève l’importance pour tous les pays du monde d’amorcer un virage vers les énergies renouvelables ou les énergies propres.
Le Togo, pour sa part, a réservé dans son mix énergétique, une part conséquente de 50% aux énergies renouvelables à l’horizon 2030 où il ambitionne le service universel de l’énergie.
Notons que le SER est l’organisation professionnelle française des Energies Renouvelables. Les travaux devraient s’achever aujourd’hui.
Séna Akoda
En ligne avec ses ambitions de développement, le Togo veut créer un nouveau cadre des investissements.
Selon une présentation faite au Conseil des Ministres par Sani Yaya, ministre togolais de l'Economie et des Finances, cette démarche consistera à procéder à une réforme du cadre existant, « en vue de le rendre plus attractif pour les investisseurs », « tout en assurant leur juste contribution aux finances publiques ».
Un meilleur ciblage de la dépense fiscale pourrait encourager et orienter l’activité économique, et permettre de réduire la dépense fiscale tout en maintenant une attractivité suffisante auprès des investisseurs. C’est ce qu’indique le Conseil des Ministres, s’appuyant sur le rapport d’une analyse détaillée du cadre des investissements et de l’ensemble des textes déterminants.
Pour ce faire, certaines dispositions des codes des investissements et minier devraient être modifiées. En outre, les pouvoirs publics devraient procéder à la mise en place d’un écosystème, d’une gouvernance, de dispositifs de prospection et d’accompagnement.
A terme, l’idée est de simplifier et de renforcer l’accompagnement des investisseurs. Cette refonte devrait permettre de mobiliser de façon optimale des ressources du secteur privé dont la contribution à la mise en oeuvre du Plan national de développement (PND) est projetée à 65%.
Séna Akoda
Dans le domaine du foncier, le Togo veut apporter plus de régulations en matière de transfert de propriété foncière des citoyens togolais à un étranger, et des baux d’une durée ferme supérieure à neuf ans. C’est ce qui ressort du second projet de décret étudié lors du conseil des ministres de ce mercredi 06 février 2019.
Ainsi, ce projet de décret « fixe les conditions de transfert de propriété et de constitution de droits réels consentis par un citoyen togolais à un étranger. », annonce le communiqué final.
Le texte soumet ainsi à autorisation préalable « tout transfert de propriété ainsi que toute constitution de droits réels sur un immeuble situé sur le territoire national, consentis par un citoyen togolais à un étranger. »
Ces dernières années, le Togo s’est lancé sur le chantier d’une série de réformes visant l’amélioration du climat et le toilettage de son environnement foncier. Ces différentes orientations ont permis au pays de réduire sensiblement « le temps nécessaire au transfert de propriété », selon le Doing Business 2019. Ils ont également servi de terreau à l’accroissement de la « la transparence en rendant l'information sur les plans cadastraux et la propriété foncière librement accessible à tous les citoyens. »
Depuis le début de cette année, plusieurs autres réformes ont été lancées, notamment l’instauration d’un tarif forfaitaire de 35 000 FCFA pour les opérations de transfert de propriété, la fusion des procédures inhérentes pour plus célérité, la mise en place d’une plateforme pour recueillir les plaintes, etc.
Ayi Renaud Dossavi