Au Togo, le taux de croissance pourrait atteindre un peu plus de 5 % en 2019. Cette prévision ressort d’une conférence de presse tenue ce mardi 2 avril 2019, et concluant la mission du Fonds monétaire international (FMI) présente à Lomé depuis le 20 mars, dans le cadre de la revue de la FEC (Facilité élargie au crédit).
Une telle performance serait en cohérence avec la tendance actuelle, en effet, « Après avoir connu une forte décélération en 2017 en raison des tensions sociopolitiques qu’a connu le pays, la croissance économique s’est accélérée pour atteindre un taux de 4,9% en 2018. », informe Ivohasina Razafimahefa, chef de la mission.
Par ailleurs, à moyen terme, la mission prévoit un taux de croissance économique annuel de 5,5%, facilité notamment par l’amélioration du climat des affaires et des infrastructures publiques, avec un rôle important accordé au secteur privé, comme moteur de cette croissance.
Notons qu’il a également été salué « l’important effort budgétaire amorcé en 2017 » qui s’est poursuivi jusqu’en décembre 2018. Le Togo a ainsi respecté en 2017 (et 2018) le critère de déficit de l’Uemoa axé à 3% du PIB, soit deux avant l’échéance convenue entre les Etats membres.
Ayi Renaud Dossavi
Cette annonce vient d’être faite ce mardi 02 avril 2019, à la faveur de l’ouverture dans la capitale togolaise, de la 4ème édition du Digital African Tour.
En effet, Eric Adja, directeur du Bureau Régional pour l’Afrique de l’Ouest de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) lève à cette occasion, un coin de voile sur le projet d’installation d’une Organisation internationale pour le développement de l’intelligence artificielle en Afrique. Ce projet est porté par son institution et un certain nombre de partenaires, ajoute-t-il.
L’intelligence artificielle, souligne un expert, consiste à mettre en œuvre un certain nombre de techniques visant à permettre aux machines d’imiter une forme d’intelligence réelle.
Le n°1 Afrique de l’Ouest de l’OIF annonce, en outre, que le Togo est pressenti pour abriter le siège de cet observatoire.
De toute vraisemblance, si ce double projet se matérialise, Lomé devrait conforter sa position de hub logistique dans la sous-région, en ligne avec l’axe 1 du Plan National de Développement (PND 2018-2022).
Séna Akoda
C’est bien le thème retenu pour l’édition 2019 du Digital African Tour qui s’est ouvert ce mardi à Lomé pour la 4ème fois consécutive.
Le forum de rencontres régionales, organisé au Togo par le magazine panafricain CIO Mag de Mohamadou Diallo (photo), en partenariat avec le ministère en charge de l’économie numérique et des innovations technologiques, entend promouvoir cette année les acteurs de l’écosystème aux différents métiers dans le secteur du numérique.
Quatre panels axés sur les métiers du numérique, l’accès à l’internet haut-débit, les paiements dématérialisés ou encore la cyber-sécurité, seront animés par des personnalités du monde digital.
L’édition de cette année connaît également la participation d’Elisabeth Moreno, vice-présidente et DG de HP (Hewlett Packard) Afrique et de Saloua Karkri-Belkeziz, entre autres intervenants.
En rappel, hier déjà en marge de l’ouverture de cette plateforme d’échanges, une rencontre « 10 000 codeurs Togo » a réuni des jeunes, étudiants et professionnels du digital autour des opportunités des métiers numériques.
Octave A. Bruce
Le comité d’organisation du Forum économique Togo-UE vient de recevoir un important appui du secteur privé togolais. Selon Germain Méba, président de la Chambre de Commerce et d’industrie du Togo (CCIT), « tout sera mis en œuvre pour une contribution sans faille du secteur privé togolais à la réussite du forum ».
Pour mobiliser le secteur privé togolais et expliquer aux opérateurs économiques l’intérêt de participer à cette rencontre, la CCIT a en effet entrepris, il y a peu, une tournée nationale et organisé des rencontres avec le secteur privé togolais dans les régions.
Notons que ce sont 150 opérateurs économiques togolais qui sont attendus à ce 1er forum économique Togo-UE. Un appel à projets lancé via le site dédié togoforum.tg-ue, com, vise à enregistrer 100 projets bancables, susceptibles de capter des financements européens lors du forum annoncé pour les 13 et 14 juin prochains.
En rappel, les opérateurs économiques togolais désireux de prendre part à cette rencontre économique doivent s’inscrire sur le site www.forumtogo-ue.tg conçu pour l’événement. 150 opérateurs économiques européens y sont également attendus.
Séna Akoda
Lancé en 2014 pour conduire le développement et la mise en œuvre d’investissements stratégiques, Togo Invest, après avoir pris, cinq ans durant, la température de l’environnement (études de faisabilité et autres), semble entrer dans sa phase opérationnelle. Plateforme logistique multi-services, projet de Zone économique spéciale, Port sec de Cinkassé, chemin de fer de trafic lourd à écartement standard, à l’aune du PND dont la holding d’Etat mise en place pour attirer les investissements structurants sera la colonne vertébrale, Samuel Ekue Mivedor, son DG, ancien Directeur de la Division, Gestion de portefeuille au Département secteur privé de la Banque africaine de développement (BAD) revient pour Togo First, sur le bilan et les enjeux. Exclusivité.
Togo First : En matière d’investissement au Togo, quelle place occupe Togo Invest Corporation ? Sur quels genres de projets d’investissement votre institution intervient-elle ?
Ekué Samuel Mivedor (ESM) : La mission de Togo Invest Corporation SA (TI) est de conduire le développement et la mise en œuvre d’investissements stratégiques par et pour l’Etat afin de créer de la valeur pour l’économie togolaise et ses populations. En effet, la société a été conçue comme l’un des acteurs économiques du pays à même de nouer des partenariats publics-privé sur les grands projets structurants du pays.
Ainsi nous initions des projets, et sommes également preneurs de projets externes, dans la mesure où ceux-ci répondent à l’objet de la société. Pour répondre à votre question, nous intervenons sur tout type de projet de développement économique qui cadre avec la politique nationale du gouvernement et qui est conforme à notre objet.
Naturellement, Togo Invest est un acteur clé du Plan National de Développement (PND), car nous portons une bonne partie des projets de ce plan notamment ceux composant les deux premiers axes, et sur lesquels nous travaillons activement en collaboration avec les différents ministères concernés et d’autres entités étatiques telle que la cellule Présidentielle pour le Suivi et l’Exécution des Projets (CPES).
Togo First : Togo Invest a démarré en 2014. Que vaut son portefeuille de projets cinq ans après.
ESM : Le portefeuille de TI se porte bien et nous rentrons dans la phase opérationnelle où des projets vont commencer à voir le jour. A ce jour, nous disposons d’études pointues sur de grands projets structurants tels que la ligne de chemin de fer Lomé-Cinkassé, le potentiel minier en l’occurrence le gisement de fer de Bassar, le port de Lomé et sa capacité à pouvoir gérer des volumes de minerais ainsi que l’augmentation de volumes de conteneurs qu’engendrerait la modernisation des infrastructures portuaires.
Nous comptons aussi à notre actif des études du réseau électrique portant sur l’injection probable d’une capacité de 300 MW supplémentaires en courant continu pour soutenir le niveau d’activité économique qu’engendreraient les projets du PND et du corridor de développement.
En outre, des études ont également été menées pour analyser comment les différents projets logistiques pourraient être complémentaires dans un contexte de développement spatial intégrant les corridors Sud-Nord et Est-Ouest. Il s’agit d’une planification stratégique qui intègre le port, la route, le chemin de fer et l’aéroport dans un contexte de développement urbain du Grand Lomé et du transport multimodal.
Je ne vais pas m’attarder sur les études actuellement en cours pour la réalisation de la plateforme logistique multiservices et du port sec de Cinkassé.
Pour Togo Invest, toute cette batterie d’études constitue une bonne base de travail et de planification qui nous permet de mettre en marche un programme d’investissement cohérent et attractif pour le secteur privé.
Pour finir, je fais remarquer que cinq ans après, les projets stratégiques étudiés et développés par TI sont pris en compte et identifiés comme projets prioritaires dans le Plan National de Développement 2018 – 2022, notamment en son axe stratégique 1 qui envisage de mettre en œuvre « un hub logistique d’excellence et un centre d’affaires de premier ordre », que sont : la plateforme logistique multiservices, le port sec de Cinkassé, entre autres. Et nous espérons compter sur la participation de tous pour la concrétisation de ces projets qui sans doute seront catalyseurs pour l’économie togolaise.
Togo First : Vous portez une demi-dizaine de projets phares du Plan national de développement (PND 2018-2022), généralement des PPP. Quand on s’appelle Togo Invest, institution ayant un actionnariat bien constitué comme le vôtre, mais très jeune, comment arrive-t-on à mobiliser les acteurs pour le financement de ces projets ?
ESM : La création de Togo Invest initie une approche ciblée du gouvernement togolais visant à disposer d’un outil stratégique de développement économique. Tout en étant une entreprise publique détenue à 100% par l’Etat qui en est donc l’actionnaire unique, nous sommes régis par le droit privé. Notre crédibilité et notre mode de gouvernance privée est un atout qui rassure tout acteur économique qui souhaite investir, avec nous, au Togo.
A ce stade de la jeune vie de TI, nous intervenons en investissant directement dans les projets en fonds propres et/ou organisons le secteur privé autour de certains projets avec une rentabilité avérée. A titre d’exemple, notre conseil d’administration a notamment approuvé en 2018, deux investissements : une participation dans la centrale Kekeli Efficient Power qui sera construite avec notre partenaire Eranove, puis la création d’une joint-venture avec China Merchants Ports Holdings.
Le véritable défi de TI n’est pas tant la mobilisation des acteurs mais c’est comment trouver des modes de financement innovants pour réaliser les grands projets au regard du niveau de notre économie et de notre capital qui nécessite d’être amélioré.
La concrétisation de certains projets d’infrastructures va nécessiter que Togo Invest soit suffisamment capitalisée, avec des actifs productifs de revenus et nous y travaillons avec notre actionnaire, afin de nous donner les moyens nécessaires à Togo Invest de véritablement jouer son rôle et réaliser les objectifs qui lui ont été assignés.
Togo First : En termes de progrès en matière de climat des affaires, le Togo a notamment fait un bond de 19 places dans le Doing Business 2019. En tant qu’institution spécialisée dans la mise en place des PPP, sentez-vous déjà les prémices de cette performance ?
ESM : Assurément, nous le ressentons par l’intérêt grandissant des investisseurs internationaux pour investir dans notre pays, un état de fait qui est renforcé par l’existence de notre PND qui représente un vrai programme d’investissements qui attire déjà plusieurs investisseurs. Les programmes de notations des indicateurs des pays tels que le Doing Business offrent une première image du cadre d’investissement de nos pays pour les investisseurs étrangers et l’amélioration des indicateurs que représentent le Doing Business permet de créer un cadre attractif et propice au développement des affaires et à l’attraction des investissement directs étrangers. Je pense que le Togo est résolument lancé sur la voie du développement et nous tenons à féliciter les réformes sur le climat des affaires entreprises par le gouvernement à travers la Cellule du Climat des Affaires, sous le leadership du Président de la République.
Togo First : A Hangzhou en septembre dernier, Togo Invest Corporation et China Merchant ont scellé un partenariat pour la création d’une co-entreprise. Où en est le processus et qu’augure cette nouvelle alliance ?

ESM : En mai 2015, l’Etat togolais a signé un partenariat stratégique non exclusif avec la société China Merchants Group (CMG) pour développer des projets dans plusieurs secteurs de l’économie togolaise en se basant sur ses avantages comparatifs. En application de ce partenariat, la Holding d’Etat Togo Invest a subséquemment signé avec l’une des filiales de CMG un accord-cadre établissant un groupe de travail chargé d’identifier des projets. L’un des projets prioritaires à développer conjointement est la mise en place d’une zone économique spéciale (ZES). C’est à cet effet que le pacte d’actionnaires de la co-entreprise Togo Merchants Investment and Development a été signé en septembre 2018 entre Togo Invest Corporation SA et China Merchants Ports.
Je vous informe que China Merchants Ports Holding est une filiale de la Société China Merchants Group, l’un des principaux acteurs chargés de la mise en œuvre de l’initiative de la Route et de la Soie (OBOR), lancée par le Président Xi Jiping. Initiative pour laquelle le Togo, sous le leadership de son président son Excellence Faure Gnassingbe adhère totalement.
Togo Merchants Investment and Development, société faîtière du Partenariat Economique Stratégique entre le Togo et CMG, se chargera de faire les études, la planification et la réalisation d’une zone économique spéciale et permettra de consolider la coopération fructueuse et historique entre la Chine et le Togo.
Togo First : Quels sont les composants de ce gigantesque projet, la ZES, et où en est-il?
ESM : Les études topographiques de la zone économique spéciale du Lac Togo seront bientôt finalisées. Les études de faisabilité proprement dites seront réalisées par la Togo Merchants Investment and Development. La politique d’aménagement de ce domaine de plus de 500 hectares définit des espaces avec des activités spécifiques. Il s’agit de la zone résidentielle et touristique, la zone industrielle et la zone commerciale.
Togo First : La construction d’une plateforme logistique multiservices à Adakpamé est l’un de vos projets en cours. Que doit-on en savoir ?
ESM : La plateforme logistique multiservices est un projet qui vise deux principaux objectifs. D’abord, celui de désengorger la zone portuaire en relocalisant des activités qui n’ont pas forcement vocation à se développer dans l’environnement immédiat du port, vers une zone stratégique plus appropriée, offrant ainsi de meilleurs avantages en termes d’espaces et de connectivités avec les différents pôles de production et de consommation de Lomé, des autres villes du Togo et aussi des pays voisins.
Ensuite, la plateforme permettra de conteneuriser le corridor togolais. Il y sera aussi organisé des activités logistiques autour du fret portuaire et aéroportuaire. Globalement, il s’agira de développer sur une superficie disponible d’environ 500 ha une plateforme logistique comprenant un pôle de logistiques et de services support d’au moins 50ha à la sortie de la ville de Lomé dans les environs d’Adakpamé. Le reste sera consacré aux aménagements de types industriels et touristiques. Ce projet est une réelle opportunité, tant pour la main d’œuvre locale que pour les investisseurs, notamment dans sa phase de conception, de financement, de construction et d’exploitation. A ce stade, les études de faisabilité sont achevées, la recherche de financement est en cours. Des intentions de financement ont été enregistrées sur différents volets du projet et sont en cours d’étude. Nous espérons boucler très vite cette étape et procéder au début des travaux très prochainement.
Togo First : Relier le Togo par les rails. C’est l’un des vieux objectifs de Togo Invest dès sa création. Depuis, la réhabilitation et la modernisation de ces chemins de fer sont restées à l’étape de projet. Qu’est-ce qui freine leur mise en œuvre ?
ESM : En effet, la mission phare de Togo Invest à sa création est le développement d’un corridor de transport axé autour d’un corridor ferroviaire.
Le projet de Corridor de Transport du Togo a évolué en plusieurs phases. Le concept initial de corridor de transport était basé sur les atouts naturels dont jouit le Togo à savoir : l’existence d’un port en eaux profondes à Lomé, une bonne géographie et topographie permettant la mise en place d’un important corridor logistique vers les pays de l’hinterland. Ce concept a été renforcé par l’existence d’un important gisement de fer à Bassar à 450 km de Lomé, en plus du potentiel agricole du Togo. Il a été alors convenu qu’un tel corridor ne pourrait être desservi que par un système ferroviaire moderne dédié au trafic lourd couplé avec la route et un réseau de télécommunications.
Les études de préfaisabilité réalisées sur les infrastructures, ferroviaire et portuaire, s’étaient fortement focalisées sur un potentiel d’exportation d’environ 20 millions de tonnes de minerais de fer. Le mécanisme de financement du projet se reposerait principalement sur les flux de revenus générés par le transport de ce minerai. Cependant, la chute des cours de matières premières nous a amenés à réorienter la stratégie vers le transport de fret, en particulier les conteneurs. L’opérationnalisation de Lomé Container Terminal (LCT) a également renforcé la nécessité d’analyser davantage les mouvements de fret sur le corridor Lomé-Cinkassé et la position du port de Lomé dans le contexte de compétitivité sous-régionale. L’étude des mouvements de fret commanditée par Togo Invest montre un potentiel de trafic de conteneurs, qui pourrait être plus important, si des initiatives sont mises en œuvre pour améliorer l’efficience du Corridor du Togo.
Pour rappel, il s’agit d’une ligne de chemin de fer moderne pour trafic lourd à écartement standard qui empruntera un tout nouveau tracé qui a fait l’objet d’étude et dont les travaux de sécurisation des servitudes sont actuellement en cours avec les autorités compétentes.
Togo First : Lancé il y a 5 ans pour catalyser les investissements privés, Togo Invest compte aussi dans son portefeuille de projets la reprise de Shell, devenue T-oil. Du moins pour ce qu’on en sait. Il faut avouer que vous communiquez très peu. Est-ce une stratégie ou éprouvez-vous des difficultés à attirer des investisseurs majeurs?
ESM : C’est vrai que Togo Invest a été largement impliqué dans la transaction qui a permis le rachat par l’Etat togolais des participations du Groupe Shell dans les sociétés STSL, T-oil et Compel. Le Togo dispose du plus grand dépôt de stockage de produits pétroliers en Afrique et vous conviendrez avec moi que l’économie togolaise bénéficiera énormément d’un corridor énergétique et d’un secteur des hydrocarbures bien structuré à son service et des pays de la sous-région.
Pour ce qui est du portefeuille de TI, nous comptons aujourd’hui plusieurs études sur des projets d’infrastructures. Certains projets, tel que le chemin de fer, nécessitent d’importantes ressources pour leur financement. D’autres, notamment la plateforme logistique multiservices et le port sec, suscitent aujourd’hui un intérêt certain des investisseurs et seront réalisés dans les meilleurs délais avec des investisseurs privés nationaux et internationaux.
C’est dire que nous n’éprouvons pas de difficultés pour attirer des investisseurs car nos projets sont structurants et attirent, du fait de leur importance pour l’économie togolaise, les investisseurs.
Cela dit, en ce qui concerne la communication, le fait est que pendant la phase d’étude de nos projets, notre stratégie est plus orientée vers un dialogue direct avec les investisseurs et bailleurs de fonds pour l’atteinte de nos objectifs. Cette stratégie est gagnante, comme peuvent en témoigner notamment la création d’une co-entreprise avec notre partenaire China Merchants Ports Holdings pour développer une zone économique spéciale, notre partenariat avec Sogea Satom sur la plateforme logistique multiservices et bien d’autres partenariats. Par ailleurs, nous avons participé à plusieurs fora tels que notre collaboration avec Afreximbank pour l’organisation de leur roadshow à Lomé en novembre 2016, la participation au Forum Chine-Afrique en septembre et au forum des investisseurs de la BAD en Afrique du Sud en octobre 2018. Le CEO forum à Kigali et le prochain Forum Togo-UE les 13 et 14 juin 2019, sont des vitrines qui permettront à Togo Invest d’avoir une meilleure visibilité et discuter directement avec les investisseurs. Nous avons aussi un site internet qui donne des informations pertinentes sur nos projets. C’est vrai nous communiquons relativement peu parce que nous avons gardé une ligne de conduite à ce sujet. Maintenant, je peux vous assurer que nous communiquerons un peu plus puisque nous rentrons dans une phase opérationnelle en ce qui concerne les projets.
Togo First : Quelles sont les nouveaux défis de Togo Invest ?
ESM : A très court terme, Togo Invest s’inscrit dans le cadre du PND et dans la réalisation des projets qui le constituent. Parallèlement, Togo Invest entend diversifier son portefeuille vers d’autres secteurs de l’économie tels que l’agriculture et le tourisme. Enfin, en tant que société holding, notre objectif est de développer notre activité de gestion des actifs et participations de l’Etat afin de créer de la valeur pour l’économie togolaise.
Interview réalisée par Fiacre E. Kakpo
Ayi Renaud Dossavi, journaliste à Togo First, vient de remporter l’édition togolaise du concours Blog4Dev organisé par le Groupe de la Banque mondiale. Ahamed Gambary et Adzovi Happy Amewuho complètent le podium.
Lancé du 17 octobre au 30 novembre 2018 pour « susciter une émulation entre les jeunes et les encourager davantage à s’impliquer dans le développement de leur pays », cette édition du Blog4Dev invitait la jeunesse africaine à écrire en 500 mots sur les défis et les transformations du travail en Afrique. Plus précisément, le thème était : « Que faut-il faire pour permettre aux jeunes africains de développer les compétences en vue de mieux se préparer pour les emplois du futur ? ».
« La sélection des trois lauréats au terme de ce concours assez relevé, est le signe que la jeunesse togolaise n’est pas à court de talents. La pertinence des sujets développés dans les blogs retenus par le jury est le témoignage que les jeunes Togolais ne restent pas en marge des réflexions sur les sujets importants de développement », a laissé entendre Hawa Cissé Wagué, la Représentante-Résidente de la Banque mondiale au Togo.
Porté au pinacle, le jeune écrivain participera aux réunions de Printemps de la Banque mondiale et du Fonds Monétaire International (FMI), du 8 au 18 avril 2019, à Washington DC.
Il prendra ainsi part aux activités en compagnie d’une quarantaine d’autres jeunes venus des autres pays du Continent. « C’est un honneur d’avoir obtenu cette reconnaissance de la part de la Banque mondiale pour ce Concours, et un honneur encore plus grand de représenter mon pays à cette rencontre internationale sur les enjeux de l’avenir », a confié le lauréat à la rédaction.
Pour rappel, en 2018, Ayi Renaud Dossavi avait déjà remporté le concours panafricain d’écriture « Africa of my dreams » (Afrique de mes rêves) de la Banque Africaine de Développement (BAD), ouvert à la jeunesse africaine, ainsi que le prix littéraire France-Togo.
Ce lundi 1er avril 2019, le comité d'organisation du forum économique Togo-UE a procédé au lancement officiel du portail web www.forumtogo-ue.tg dédié à l'événement, au cours d'une rencontre avec les gens de médias.
Selon Sandra Ablamba Johnson, ministre-conseillère du Président de la République togolaise, en charge du Climat des Affaires, l'événement fait suite au lancement du forum au cours duquel le ministre avait promis de faire le point des préparatifs à la presse.
Aussi, a-t-elle rappelé, le forum devrait permettre de mobiliser, de façon optimale, des ressources financières en faveur des différents secteurs phares portés par le Plan National de Développement (PND 2018-2022).
Selon Kodzo Adedze (photo), ministre togolais en charge du Secteur privé, « nous nous trouvons à un carrefour important de la vie de notre pays ». Pour un expert de l’Union Européenne sur le projet, le portail web dédié au forum, « n’est pas seulement un outil de communication ; c’est également un outil de connexion entre le Togo et le monde entier ».
Le représentant de l'UE, partenaire de l'Etat togolais sur cet événement souhaite, pour sa part, que les entreprises européennes puissent participer en grand nombre à l’événement. « L'engagement, c'est d'en faire un événement annuel ou qui s’organise tous les 2 ans », a-t-il ajouté.
Séna Akoda
Sur les 97 mesures de réformes en matière de finances publiques sur lesquelles le Togo s’est engagé ces dernières années, le pays affiche un taux de réalisation d’un peu plus de 90%.
L’information ressort de la revue annuelle des performances du plan d'action de la réforme de gestion finances publiques, qui se tient ce lundi 1er avril 2019 à Lomé, pour une durée de deux jours, à l’initiative du ministère de l’économie et des finances. « Nous avons programmé au cours de l'année 2018, 97 mesures de réformes ; et sur ces 97, nous avons 54 qui sont réalisées, 34 qui sont en cours, et 9 qui ne sont pas encore réalisées. » explique Dedji Affoh, Chef de division au secrétariat permanent du ministère de l'économie et de finances.
Ce taux indique une amélioration par rapport à l’année dernière, effet « on a un pourcentage autour de 90,7%, donc nous pensons que c'est une amélioration par rapport à l'année dernière, où nous étions autour de 83%. »
Notons que si ces travaux doivent permettre d’évaluer les réformes mises œuvre en 2018, il s’agit également d’identifier les forces et faiblesses du Togo en la matière, et de proposer de nouvelles réformes pour la période 2019 2021.
A cet effet, la revue nationale est prévue au mois de mai prochain, couplée avec la validation d’une matrice unifiée 2019-2021 des réformes, plans de travail et budgets du pays.
Ayi Renaud Dossavi
Il se tient aujourd’hui à l’Université de Lomé, la rencontre « 10 000 codeurs Togo », autour du numérique et des opportunités qu’il recèle, notamment pour les jeunes. Le thème étant à cet effet, « Les métiers du numérique : une opportunité d'autonomisation pour la jeunesse Togolaise ».
L’évènement est organisé par «10 000 Codeurs », un réseau d’acteurs du digital œuvrant pour l’insertion professionnelle de la jeunesse africaine dans ce domaine.
Pour cette rencontre au Togo, ce Réseau, qui a déjà fait ses armes au Sénégal, au Cameroun et en Côte d'Ivoire, compte sur le parainage du ministère des postes, de l’économie numérique et des innovations technologiques.
Notons qu’outre la valorisation des métiers du numérique, il s’agit également de mettre en avant les professionnels de ce secteur. Notamment Christian Noukafou, Chef service études et développement des applications à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS); Efy Saboutey, chef de l’agence de communication Gombo Studio, ou encore Guillaume Djondo, blogueur et spécialiste en communication digitale.
Ayi Renaud Dossavi
Sur un total de 979 projets enregistrés, le Fonds d’Aide à la Culture (FAC) en a retenu 250 cette année. Comme l’année précédente, c’est une enveloppe de 600 millions FCFA, dotation budgétaire que se partagent les projets culturels tous azimuts, soumis par des associations qui œuvrent pour la promotion de la culture.
Dans le détail, les grandes rubriques sont : « Arts de la scène » qui s’adjuge 274 millions FCFA, soit 46% du budget total et permettra de relancer d’anciennes gloires de la musique togolaise ; « patrimoine » qui valorise les traditions togolaises et décroche un financement à hauteur de 66,8 millions FCFA.
Les productions audiovisuelles et cinématographiques bénéficient, pour leur part, d’une dotation de 104,5 millions FCFA tandis que les arts plastiques s’en tirent avec 59 millions FCFA.
Cette année, le FAC alloue 30 millions FCFA à la rubrique consacrée à la participation des Togolais à des manifestations nationales et internationales.
Notons que l'idée des pouvoirs publics, avec cette dotation budgétaire annuelle, est de contribuer à l'essor de la culture togolaise, dans toute sa diversité.
Séna Akoda