La Conférence des ministres de la jeunesse et des sports de la Francophonie célèbre son cinquantenaire sous le thème « Visons mieux ». Un thème de toute vraisemblance choisi, pour encourager les jeunes à réajuster leurs objectifs et à se donner les moyens de leurs ambitions.
Dans ce cadre, le Fonds d'Appui aux Initiatives Economiques des Jeunes (FAIEJ) organise à la Maison des Jeunes d’Amadahomé ce 25 janvier, une mini-foire expo. Les jeunes entrepreneurs saisiront cette nouvelle occasion qu’offre la célébration du Jubilé d’Or de cette organisation pour exposer et valoriser leurs produits.
Cette activité en droite ligne du Programme de Promotion de l’Entreprenariat Jeunesse – PPEJ qui a pour but de promouvoir l’esprit d’entreprise et la participation des jeunes dans le développement de la nation.
Ce double événement reçoit l’appui du Programme d'Appui au Développement à la Base (PRADEB), du projet d'appui à l'insertion et à l'employabilité des jeunes dans les secteurs porteurs (PAIEJ-SP), de l’Agence Nationale de Promotion et de Garantie de Financement des PME/PMI (ANPGF). Un concours « en live » aura également lieu sur le site.
Séna Akoda
Dans le cadre de ses activités, l’Office Togolais des Recettes annonce pour les 28 et 29 janvier 2019, la journée internationale de la douane et celle nationale de promotion du civisme fiscal. Les événements auront lieu sur l’esplanade du Palais des Congrès de Lomé.
La célébration prévue pour le 28 janvier s’inscrit dans le cadre de la Journée Internationale de la Douane qui se célèbre chaque 26 janvier. Elle permettra à l’OTR de mettre en lumière la mission de la douane togolaise, ses actions, sa contribution à la mobilisation des ressources publiques, etc.
L’année écoulée, cette journée a été célébrée au Togo sous le thème « Un environnement commercial sûr au service du développement économique ».
Comme annoncé ci-haut, la seconde activité prévue sur le même site sera dédiée à la journée nationale de promotion du civisme fiscal. L’OTR devrait rappeler à cette occasion sa décision de faire des opérateurs économiques ses partenaires.
Notons que depuis que cette structure a changé de paradigme, passant du « gendarme des opérateurs économiques » à leur partenaire, elle entreprend sans discontinuer, des actions de sensibilisation à l’effet d’amener les opérateurs économiques à payer leurs impôts de manière volontaire.
Séna Akoda
La Cour suprême togolaise a lancé ce mercredi 23 janvier le Projet d’apurement des dossiers en souffrance, qui a pour but de traiter, en six mois, 500 dossiers en souffrance devant sa juridiction.
L’objectif est de traiter, d’ici le 31 Juillet, des dossiers couvrant la période 1994 à 2010. Pour y parvenir, la Cour aura recours à des audiences extraordinaires. Ce projet devrait permettre, à terme, de satisfaire des dizaines de justiciables togolais qui, depuis plusieurs années, attendent le jugement de leur affaire.
Si le foncier représente la grande majorité des dossiers à traiter, ainsi que l’explique Akakpovi Gamato, Président de la Cour Suprême du Togo, il y a également « des dossiers liés aux affaires maritimes, aux affaires commerciales…toutes les affaires sont justement concernées. »
Toujours selon le magistrat, cette campagne indique “qu’une nouvelle ère est en train de s'annoncer", caractérisée par le fait “que chaque acteur, surtout les magistrats, sont exhortés à dire le droit, rien que le droit », ceci afin de servir au mieux les citoyennes et citoyens togolais.
Pour sa mise en œuvre, ce projet bénéficie de l’appui de l’Union Européenne, à travers son Programme d'Appui au Secteur de la Justice (PASJ), lancé en 2016.
Ayi Renaud Dossavi
En 2019, le Fonds monétaire international (FMI) pourrait débloquer trois nouvelles tranches d’environ 35 millions $ chacune au profit du Togo. Ces décaissements seront conditionnés par les résultats obtenus dans le cadre du programme triennal, appuyé par une facilité élargie de crédit (FEC) approuvée pour le pays en mai 2017 pour un montant d’environ 241,5 millions $, au moment où l’accord a été acté.
Alors que le programme a déjà fait l’objet de trois revues, soldées toutes par des décaissements, le Togo serait sur la bonne voie pour consommer l’intégralité de ce crédit mis à sa disposition selon le Fonds. Le total des décaissements, depuis le début de l'accord, a atteint en décembre dernier 100,68 millions de DTS (environ 139,5 millions de dollars), pour quatre opérations (la première était intervenue immédiatement à l’approbation).
Cette année, trois autres revues sont attendues. Elles devraient chacune, selon la satisfaction de la mission de l’institution multilatérale, déboucher sur le décaissement d’une enveloppe de 25,17 millions de DTS, approximativement 35 millions $. Soit, toutes proportions gardées, au moins 100 millions $ pour les trois futurs décaissements. Les approbations sont prévues pour mars, septembre et décembre.
Pour rappel, ce programme vise à réduire considérablement le déficit budgétaire global afin d’assurer la viabilité à long terme de la dette et de la position extérieure, à recentrer la politique économique sur une croissance inclusive grâce à des dépenses sociales ciblées et à des dépenses d’infrastructures financées de manière viable, ainsi qu’à corriger les faiblesses financières des deux banques publiques.
Fiacre E. Kakpo
Cette année 2019, Champiso projette un chiffre d’affaires de 100 millions FCFA, confie à Togo First, Edem Bessanh, le jeune entrepreneur qui produit et commercialise les boissons à base de champignons.
En ce sens, il dévoile une stratégie qui se décline en trois points : faire une meilleure étude du marché pour connaitre plus précisément les zones où les produits Champiso sont plus consommés.
Le deuxième point consiste à trouver des grossistes qui achètent à la source les boissons. L’avantage avec cette mesure, est que l’équipe de Champiso disposera de plus de temps pour développer et optimiser la qualité de ses produits, détaille le n°1 de Champiso.
La troisième disposition adoptée en ligne avec l’objectif 100 millions FCFA de chiffre d’affaires, un corollaire de la deuxième étape de la stratégie, est de travailler à ce que le consommateur des produits Champiso ait plus d’impact sur sa santé qu’auparavant. « Si nous développons cette stratégie et que le climat des affaires demeure favorable (ndlr : les tensions politiques ne prévalent pas dans le pays), nous atteindrons et dépasserons même ce chiffre d’affaires », a déclaré rassurant, le jeune entrepreneur.
Séna Akoda
Pour la première fois de l’histoire du Togo, une femme va présider le parlement.
Yawa Tsegan Djigbodi, est la nouvelle Présidente de l’Assemblée nationale. Elle succède à Dama Dramani, le président de l’ancienne mandature où elle était 1er questeur.
Cette ancienne inspectrice des impôts, ayant également fait ses preuves en tant que Directrice de Cabinet au Ministère des transports, aura la lourde mission de conduire un Parlement dont les chantiers les plus urgents sont les réformes institutionnelles et constitutionnelles.
« Nous allons tous œuvrer pour donner une bonne image de notre assemblée », a-t-elle déclaré à l’issue de son élection où elle était la seule candidate en lice.
L’élue de Kloto-Kpelé, Trésorière du Bureau national d’Unir, parti au pouvoir n’est pas la seule femme du Bureau parlementaire. Elle sera accompagnée par 10 autres députés dont 3 femmes. Le Bureau de l’Assemblée nationale enregistre également son plus jeune membre de l’histoire. À 28 ans, Tsitsope Kodzo Ameganvi, jeune député du Nouvel Engagement Togolais (NET), est élu 3e questeur.
Fiacre E. Kakpo
Bureau de l’Assemblée nationale nouvellement élu :
Présidente : Yawa Tsegan Djigbodi
1er vice-président : Babiégue Taïrou
2ème vice-président : Ibrahima Memounatou
3ème vice-président : André Johnson
4ème vice-président : Yaovi Missiame Adjourouvi
1er secrétaire parlementaire : Kossi Donko Kasségnin
2ème secrétaire : Léonardina Rita Doris de Souza
3ème secrétaire : Mantöde De Poukn
1er questeur : Abiratou Bonfoh
2ème questeur : Modjibo Eklou Essohanam
3ème questeur : Tsitsope Kodzo Ameganvi
Dans la lignée des réformes mises en œuvre pour rassurer la population et les investisseurs, notamment en ce qui concerne le foncier, l’Office Togolais des Recettes (OTR) vient de mettre en place une base de données électronique des titres de propriété foncière.
L’existence de cette base de données permet de connaître, dans l’ordre chronologique et en temps réel, la nature des transactions et/ou opérations effectuées sur un titre de propriété foncière.
Ainsi, l'institution pourra, à la demande, savoir rapidement si tel ou tel bien a fait l’objet d’une vente, d’une hypothèque ou encore si son titre de propriété a fait l’objet d’une mutation.
Subsidiairement, la mise en place de cette base de données électronique semble traduire l'option de l'OTR de migrer progressivement vers un archivage numérique des documents fonciers. Elle devrait faciliter la recherche d’un titre de propriété établi sur un bien immobilier, en réduisant sensiblement le délai consacré à cette tâche.
Séna Akoda
Au Togo, le lancement des travaux de construction du Carrier Hotel est prévu ce mois. En ligne avec cet agenda, une réunion a eu lieu mardi 22 janvier 2019 au Ministère des Postes et de l’Economie Numérique (MPEN) sous la présidence de Cina Lawson, chargée de ce portefeuille, indique un communiqué.
Elle a regroupé les différents prestataires sélectionnés à l’issue d’un appel d’offres pour la construction de cette infrastructure. Entre autres, CFAO Technologies et l’entreprise togolaise des BTP CENTRO.
Avec cette réunion qui intervient quelques semaines après la cérémonie de pose de la première pierre, un important palier semble franchi vers le démarrage effectif de la réalisation de cette infrastructure. Un data center que Cina Lawson annonce comme « l’un des plus performants en Afrique de l’Ouest » au regard des « choix technologiques sur lesquels il repose, en termes de normes, de fiabilité, de sécurité et de qualité ».
De fait, cette infrastructure dont la construction est estimée à plus de 12 milliards FCFA, devrait faciliter l’hébergement de contenus locaux qui seront accessibles de manière quasi instantanée au moyen de l’infrastructure du point d’échange internet qui est déjà̀ opérationnel.
Elle permettra également de démocratiser l’accès aux services technologiques aux PME/PMI qui n’ont pas suffisamment de ressources à investir dans l’acquisition et la maintenance de data centers performants. Elle devrait également, entre autres, servir à héberger la plateforme destinée à améliorer les services de l’administration publique.
Séna Akoda
Ces dernières années, le Togo a pris de nombreuses initiatives pour promouvoir l’égalité genre, on peut notamment citer l’adoption de codes pénal et foncier beaucoup plus égalitaires, ou encore la révision de la stratégie de lutte contre les violences basées sur le genre.
Si de tels efforts ont apporté des progrès, les avancées doivent s’exprimer dans les aspirations des Togolais vis-à-vis de la problématique du Genre, d’une part, et dans les réalisations concrètes d’autres part.
Dans cette perspective, la synthèse politique « L’égalité genre au Togo : Progrès et points sombres », d’Afrobaromètre, aborde amplement la question. Le rapport, publié ce mois de Janvier 2019, donne un panorama général de la perception de l’égalité genre au Togo, il confirme notamment « les progrès obtenus au Togo sur le front de l’égalité des droits entre les hommes et les femmes sur de nombreuses dimensions. », avec cependant « certaines dimensions de cette égalité entre sexes où les chiffres sont préoccupants. », notamment les cas de discriminations basées sur le sexe, et le taux d’acceptation des violences physiques envers les femmes. Entrons dans le détail.
Toutes à l’école !
Les résultats sont très positifs en matière d’accès des filles à l’école : Une vaste majorité de Togolais, sans distinctions, est « d’accord » ou « tout à fait d’accord » que les filles ont aujourd’hui d’égales chances d’aller à l’école que les garçons. Avec un taux de 96%, le Togo est parmi les plus avancés sur cette question, après des pays comme Maurice (98%), la Côte d’Ivoire (97%) et la Tanzanie (97%), sur les 33 pays sondés.
Cette aspiration semble également confirmée par les faits.

En effet, si le niveau d’instruction des femmes est encore globalement inférieur à celui des hommes, plus les personnes sont jeunes et plus les écarts diminuent (selon la Troisième Enquête Démographique de Santé 2013-2014 au Togo (EDST)). De quoi conclure que « la réalité de l’égalité d’accès des filles à l’école est à portée de main si les efforts entrepris pour combler ce gap continuent », selon Afrobaromètre.
Et toutes au boulot…
90% des Togolais pensent que les femmes et les hommes ont aujourd’hui les mêmes chances d’avoir un emploi rémunéré, ou de gagner un revenu. Vis-à-vis de ces deux indicateurs, le Togo fait mieux que la moyenne des 34 pays enquêtés sur la période 2016/2018, qui est de 83% pour chacun.
…sauf quand les jobs se font rare !
Il faut cependant noter que, pour le cas où le travail se ferait rare, près d’un tiers des Togolais (32%) pense qu’on devrait privilégier les hommes. Ceci avec une proportion de 25% de femmes qui acceptent cette discrimination, une portion non négligeable, bien qu’inférieure aux 39% des hommes.
Des chiffres à mettre quand même en perspective, sachant que, sur les 34 pays sondés, « le Togo fait partie des pays rejetant le plus la discrimination des femmes par rapport aux hommes lorsque l’emploi devient rare. » En Afrique, seuls trois pays font mieux que le Togo sur cette question (le Cabo Verde (25%), le Botswana (27%), et le Malawi (29%)).
Des femmes libres de gérer leurs revenus…
90% des femmes déclarent décider seules de l’usage qu’elles font de leur revenu, contre 7% qui ont une gestion collégiale avec leur conjoint, et seulement 3% qui confient la gestion de leur revenu à leur partenaire.

…et d’accéder aux Terres.
Dans le foncier, 82 % des Togolais, soit plus de 8 sur 10, sont favorables à ce que les femmes aient les mêmes droits que les hommes.
Femmes (exclusivement) au foyer ?
Sur des notes relativement moins positives, l’enquête révèle également des Togolais très conservateurs dans leur vision de la famille : 65% préfèrent que la femme soit la principale responsable de la gestion et l’encadrement des enfants. A ce titre, le Togo fait partie des pays les plus conservateurs, parmi ceux enquêtés.
Violences Basées sur le Genre…la part d’ombre du Togo.
Plus d’un tiers des Togolais (36 %) légitiment le fait qu’un homme batte sa femme, avec l’accord de 50% des sondés. Notons qu’un taux non négligeable de femmes (29%), soutient également cet état de chose qui « se traduit malheureusement au quotidien par des actes bien réels de violences physiques et sexuelles.»
De la bonne volonté aux résultats palpables, notamment en politique
Pour conclure, force est de constater que « malgré les bonnes dispositions des Togolais sur la majorité des indicateurs liés aux questions du genre et des droits de la femme », toutes les avancées ont encore du mal à se traduire dans le quotidien. Par exemple, si 84% des Togolais sont favorables à ce que les femmes accèdent à des postes politiques, elles restent cependant « sous-représentées en politique. »
Au niveau parlementaire notamment, la situation « bien qu’ayant connu une amélioration », « n’est pas des plus reluisante. » (Sur les quatre dernières législatures, la représentation des femmes est passée de 7% en 2002 à 11% en 2007, puis de 19% en 2013 à 16% en 2018). Au niveau de l’exécutif, on note également que « l’équipe gouvernementale actuelle compte 21% de femmes (gouvernement précédent, ndlr) ».
Les efforts déjà entamés sont donc à poursuivre pour renforcer les acquis en matière d’accès des filles à l’école et des femmes au monde du travail, d’accès aux postes politiques et électifs, d’un meilleur accès au foncier, et enfin d’un avenir sans violences basées sur le genre.
Tels sont, au sortir de ce rapport, quelques terrains encore à conquérir pour le Togo.
Afrobaromètre est un réseau de recherches panafricain et indépendant qui conduit des enquêtes sur les attitudes du public envers la démocratie, la gouvernance, les conditions économiques, et des questions connexes dans les pays d’Afrique.
Pour cette enquête, l’équipe d’Afrobaromètre au Togo, conduite par le Center for Research and Opinion Polls (CROP), a consulté 1200 adultes togolais en novembre 2017. Un tel échantillon produit des résultats d’ordre national avec une marge d’erreur de +/-3 points de pourcentage à un niveau de confiance de 95%. Avant cette enquête, d’autres ont été menées au Togo en 2012 et 2014.
Ayi Renaud Dossavi
Dans le cadre de la 3è édition du Concours Meilleurs Jeunes Entrepreneurs, lancée par le FAIEJ hier 22 janvier 2019, les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 21 février 2019.
La compétition est ouverte aux jeunes entrepreneurs de 18 à 40 ans, évoluant dans 5 secteurs d’activités : la transformation agroalimentaire, la production végétale, la production animale, l’artisanat et les services.
Les dossiers une fois retirés et complétés, devront être introduits soit par Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. soit aux sièges du FAIEJ et aux différents démembrements du ministère du développement à la base, de l’artisanat, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes dans les régions économiques du Togo.
Trois catégories sont prévues à cet effet : la 1ère est réservée aux Petites et Moyennes Entreprises (chiffre d’affaires moyen mensuel supérieur à 2 500 000 FCFA) ; la deuxième, celle des très petites entreprises, concerne les entreprises qui réalisent un chiffre d’affaires moyen mensuel inférieur ou égal à 2 500 000 FCFA.
S’agissant de la 3è catégorie, celle des entrepreneurs confirmés, elle cible tous les lauréats des différents mécanismes gouvernementaux destinés à promouvoir l’entrepreneuriat.
Au total, douze jeunes vont être portés au pinacle, avec à la clé, des enveloppes financières cumulées à 16 millions FCFA.
Séna Akoda