Mediterranean Shipping Company (MSC), deuxième armateur mondial, présent dans l’actionnariat de Lomé Container Terminal (LCT) via sa filiale Terminal Investment Ltd (TIL), prévoit un nouveau plan d’investissements de 500 millions d’euros (328 milliards FCFA) dans la plateforme portuaire togolaise, a confié à Jeune Afrique, son nouveau DG, Ammar Kanaan.
« Le port fonctionne très bien, notre productivité sur les quais progresse chaque année pour faire aujourd’hui de Lomé l’un de nos terminaux les plus performants », se satisfait le nouveau patron du groupe basé à Genève.
Grâce aux investissements prévus, le groupe italo-suisse qui a décidé de faire de Lomé son hub africain, entend porter à 4 millions le trafic annuel de conteneurs au Port de Lomé, en ligne avec l’axe 1 du Plan national de développement (PND 2018-2022).
Selon l’analyste néerlandais Dynamar, le port ouest-africain, seul en eaux profondes de la côte, a dépassé le million d’EVP en 2017, supplantant Lagos. Dynamar attribuait notamment cette performance (hausse de 283% du trafic de conteneurs de 2013 à 2017) aux activités au second terminal de Lomé opéré par LCT, une co-entreprise 50/50 entre TIL et China Merchants Holdings.
Le terminal dont la construction a été financée en majeure partie par un consortium international mené par la SFI, la branche de la Banque mondiale dédiée au secteur privé, sert depuis son lancement en 2014, de relais de croissance pour le port togolais. Le trafic de conteneurs est d’ailleurs passé de 311 500 EVP en 2013 à 1 193 800 EVP fin 2017.
25 octobre 2018, Cap Town en Afrique du Sud, l’application Sos System de la startup Dashmake est lauréate du Prix Anzisha du « choix du public ». Rebelote quelques mois plus tard, en février 2019 où la même application séduit le jury du Prix Total Startupper de l’année et s’adjuge la 1ère place. La startup encore inconnue il y a un an se voit projetée en pleine lumière et veut capitaliser sur ce succès pour réaliser ses rêves de promotion d’un entrepreneuriat social, utile et innovant. Togo First a rencontré son porte-voix. Interview.
T.F : Avant de parler de votre application, présentez-nous votre startup.
Yaovi Agbewonou : Dashmake, qui pour nous veut dire « fabrique de traits », a été fondée par 4 jeunes. L’idée à la base c’était de créer une entreprise capable de développer des solutions permettant de lier les utilisateurs, un peu grâce à des traits d’union, « dash ». Au départ c’était juste un club de passionnés d’informatique que nous avons mis en place. Nous créons des logiciels et des solutions informatiques destinées aux entreprises mais aussi au grand public. Etant jeunes et dynamiques, nous avons pensé que nos solutions devaient apporter une valeur ajoutée à des secteurs restés jusqu’ici classiques, sans grande innovation technologique. C’est dans ce cadre que nous avons développé Sos System dédié à la santé, ou encore FarmApp dans le domaine de l’agriculture que nous prévoyons de lancer d’ici la fin de l’année ou début 2020 si tout va bien. Cette dernière permettra de révolutionner le domaine de l’élevage.
T.F : On va maintenant s’intéresser à l’application qui vous a révélé, Sos System. Qu’est-ce-que c’est ?
Y.A : C’est un système informatique de gestion, de géolocalisation des sinistres, destiné aux assurances et aux secours, qui résout les problèmes de prise en charge adéquate des victimes et d'informations de santé des populations.
Il est constitué de 2 applications phares, SOS Mobile et SOS Ask, plateforme de diffusion des campagnes de sensibilisation sur la santé. Il y a aussi une interface de supervision, SOS Superviseur conçue pour localiser et gérer sur une carte, les signaux émis par les utilisateurs de la plateforme mobile. Elle est dédiée aux secouristes.
Vous lancez un signal en prenant une photo de ce à quoi vous assistez et vous l’envoyez. Nous réfléchissons sur certaines améliorations qui vont se faire cette année. Nous voulons simplifier au maximum SOS et la rendre plus soft et plus facile dans son maniement. Qu’elle soit la première plateforme digitale à proposer des produits d’assurance, qui correspondent à des besoins spécifiques de nos utilisateurs. L’assureur ne présente plus un large éventail de produits, mais propose le produit qui est adapté au client qui utilise notre application. Ceci sera dans le cadre d’un partenariat avec les assureurs.

T.F : Parlons justement des assureurs. Comment perçoivent-ils votre application ?
Y.A : Nous avons travaillé en version test avec le département sinistre de NSIA-Togo, et c’est encourageant parce que l’idée en soit est innovante. Pendant longtemps, les assureurs ne sont pas arrivés à toucher le grand public. Ils ne touchent, soit que des entreprises, soit une classe aisée, mais la grande masse est encore délaissée. Après, nous allons l’étendre aux autres structures d’assurances.
T.F : Votre application est basée sur internet. Ne craignez-vous pas qu’elle ne suscite de l’engouement dans les zones à faible pénétration internet ? Le terreau est-il favorable ?
Y.A : Oui, nous pensons que le terreau est favorable. Par exemple, lorsque la version 1.0 de l’appli a été lancée, nous avons eu beaucoup de retours d’utilisateurs par rapport à l’instabilité internet, entre autres. Et aujourd’hui, la version 3.0 intègre une innovation intéressante : sans connexion vous pouvez lancer le signal et le système derrière donne aux secours vos latitudes et longitudes. Même sans photo, même sans interaction avec l’application, il y a un signal qui part et qui se retranscrit sous forme de SMS.
D’ailleurs, la version 2.0 permettait de lancer le Numéro vert automatiquement, lorsqu’il n’y avait pas de réseau. Cela vous permet d’appeler les secours.
Dans une certaine mesure, nous avons pris le Togo comme un laboratoire qui va nous permettre d’atteindre notre vision, parce que SOS n’est pas fait pour le Togo uniquement, mais pour l’Afrique et le monde. D’ailleurs notre application a cette particularité d’être répliquée très aisément dans d’autres pays. Nous sommes en train de prospecter sur les marchés en Côte d’ivoire, au Ghana, au Sénégal, au Maroc et au Gabon. Nous avons déjà entamé des discussions avec des partenaires là-bas.
T.F : Avez-vous bénéficié d’un accompagnement ?
Y.A : Oui en 2016, nous avons gagné le 2ème prix du concours AppsTogo lancé par le ministre de l’économie numérique et des innovations technologiques, et nous avons bénéficié du mentorat du Faiej qui nous a appris les rudiments de la préparation des projets entrepreneuriaux, notamment la rédaction de business plan. Aujourd’hui nous avons d’ailleurs considérablement avancé dans la recherche et la mobilisation de financement pour nos projets.
L’année qui a suivi, nous avons remporté le Prix Jambar Tech Lab qui récompense les meilleures innovations technologiques en Afrique francophone. Ce qui nous a donné droit à une incubation par le CTIC Dakar. Nous sommes l’une des rares entreprises basées au Togo mais incubées par le CTIC, qui ne prend généralement en charge que les startups sénégalaises. Si tout va bien sur le plan local avec Djanta Tech Hub, nous pourrions bénéficier de l’accompagnement et de financement à ce niveau.

« Nous voulons avoir plus de capital pour pouvoir développer de nouveaux trucs et offrir de meilleurs services. »
T.F : Quels sont vos challenges et ambitions ?
Y.A : Avoir encore plus de crédibilité et atteindre cette année 250 000 utilisateurs. Plus d’un millier de Togolais utilisent aujourd’hui SOS System. Nous pouvons y arriver même si c’est difficile. Nous voulons avoir plus de capital pour pouvoir développer de nouveaux trucs et offrir de meilleurs services.
A côté, Dashmake travaille sur deux prototypes. Un bracelet à code QR, SOS Bracelet, qui servira de carnet de santé numérique, puisque nous sommes partis du constat selon lequel il n’y a pas de carnet de santé numérique. Aujourd’hui, vous achetez un carnet, on vous fait les soins, demain vous l’oubliez, et vous en achetez un nouveau en cas de pépin. Il n’y a aucun suivi. Donc avec un bracelet connecté, à code QR, qui sera vendu dans des pharmacies, vous permettra, lorsque vous allez dans un hôpital ou dans une clinique, de faciliter les choses.
Le deuxième prototype est un système embarqué pour véhicule.
Propos recueillis et retranscris par Ayi Renaud Dossavi & Octave A. Bruce
« Nous sommes totalement ouverts à une réforme en profondeur de la zone franc, mais c’est aux Etats aussi de décider. », a déclaré Bruno Le Maire, ministre français de l’Economie et des Finances.
Propos tenus au sortir d’une audience avec le président malien, Issoufou Mahamadou, dans le cadre de la réunion des ministres des Finances de la Zone franc, qui s’est tenue à Niamey ces 27 et 28 mars 2019.
Outre cette déclaration en faveur d’une discussions sur la monnaie commune aux pays de l’Uemoa, M. Le Maire a ajouté que « les ministres des Finances de la zone franc sont satisfaits de leur zone. »
En effet, ces derniers « réaffirment leur attachement à cette zone en disant des choses très simples : c’est un moyen de stabilité, de lutte contre l’inflation. ». Ce qui ferait de la monnaie un vecteur de développement économique « dans les meilleures conditions possibles ».
Ainsi, une réforme profonde de la Zone ne semble pas encore à l’ordre du jour auprès des autorités des deux bords de la Méditerranée. Réformes que souhaitent les critiques du CFA, notamment l’ancien de ministre togolais Kako Nubukpo.
Pour rappel, selon Afrobaromètre dans une étude publiée en février 2019, deux Togolais sur trois (66%) pensent que le Franc CFA devrait être remplacé.
Ayi Renaud Dossavi
L’Agence Nationale de la Sécurité Alimentaire du Togo (ANSAT) vient de donner le ton à la campagne de rachat des céréales auprès des paysans, avec à la clé, une innovation majeure dans la procédure.
Si auparavant des équipes du ministère de tutelle, avec ou sans le ministre, sillonnaient le pays entier du nord au sud pour procéder aux achats et aux paiements, cette année, l’option est celle d’une inclusion financière des producteurs. « La procédure que nous avons mise en place consiste à la déclaration des stocks au préalable. Les agents de l'ANSAT se déplacent sur le terrain pour venir constater la qualité du stock et l'ANSAT fait le virement directement sur le compte de la coopérative », détaille Napo Gnofam, chef division commerciale à l'ANSAT.
Cette procédure, moderne et de toute vraisemblance plus sécurisée qui garantit aux producteurs le virement sur leurs comptes des fonds provenant de la vente de leurs surplus de production, est en droite ligne avec le thème sous lequel est placée cette campagne d’achat : « la bancarisation des coopératives ».
Séna Akoda
Dans un communiqué paru ce jeudi 28 mars 2019, la Banque africaine de développement (BAD) annonce avoir approuvé une prise de participation de 12,5 millions €, dans le fonds de capital-investissement de première génération Adiwale Fund 1.
Ce fonds, qui cible les petites et moyennes entreprises (PME) à fort potentiel de croissance en Afrique de l’Ouest francophone, est géré par la société Adiwale Partners, co-fondée en 2016 par les Togolais Jean-Marc Savi de Tové et Vissého Gnassounou.
« L’investissement de la Banque dans le fonds Adiwale Fund 1 améliorera les possibilités de financement et le soutien au renforcement des capacités des PME en Afrique de l’Ouest francophone », a expliqué Alhassane Haidara, responsable de la division des Industries et services non souverains de la BAD.
Avec une capitalisation cible de 75 millions €, le fonds devrait ainsi cibler des PME qui sont bien implantées sur leur marché, qui ont un avantage concurrentiel et qui peuvent croître rapidement. Le volume moyen des transactions du fonds devrait osciller entre 3 et 8 millions €, selon les informations de la Banque.
Notons que les pays qui seront privilégiés sont notamment la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Burkina Faso et le Mali, dans un premier temps, puis le Togo, le Bénin et la Guinée, dans un deuxième temps.
Ayi Renaud Dossavi
Conforté par une dernière opération à succès, le Togo va repartir vendredi 05 avril prochain sur le marché financier régional, organisé par Umoa-Titres, pour sa première sortie du 2e trimestre. Objectif : mobiliser 20 milliards FCFA sous forme d’obligations assimilables du Trésor (OAT) pour financer les dépenses budgétaires. L’emprunt obligataire est assorti d’un nominal de 10 000 FCFA qui mature au bout de 36 mois (3 ans), avec paiement annuel d’un coupon au taux de 6,25%.
Le Togo sort d’un premier trimestre prolifique où son carnet de commandes a été satisfait au-delà de ses attentes. Bien que le Trésor togolais n’ait retenu que 91 milliards sur ses opérations des trois premiers mois alors que ses prévisions de début d’année tablaient sur 95 milliards.
Pour ce nouveau trimestre, l’Etat togolais prévoit de mobiliser 115 milliards FCFA et les bonnes perspectives et les dispositions fiscales incitatives liées aux obligations et actions togolaises en vigueur depuis début janvier devraient stimuler l’appétit des investisseurs régionaux.
L’activité économique devrait s’affermir en 2019 grâce aux premiers coups de pioche du Plan national de développement, après que le pays ait été touché pendant près de 18 mois par des manifestations socio-politiques. Une hausse de la dette publique avait réduit l’espace budgétaire, précipitant le pays dans les bras du Fonds monétaire international (FMI).
Mais depuis, le pays d’Afrique de l’Ouest a réduit sa dette de plus de 7 points en un an et demi, une performance saluée par le Fonds, et tente désormais de repartir sur le marché financier international pour un emprunt en euros de près de 8% de son PIB.
Au Togo, un total de 272 transferts de propriété ont été effectués en 2018, contre 130 en 2017, soit une hausse de plus de plus de 100% dans la période. Ainsi que l’informe la Cellule climat des affaires, cette augmentation serait la conséquence des réformes opérées sur cet indicateur, notamment en termes de réduction des coûts, et de simplification des procédures.
Fusion des formalités à la conservation foncière
Depuis décembre 2018, sont regroupées toutes les formalités de mutation foncière : les phases d’étude de dossier, de liquidation, de paiement des droits d’enregistrement et de conservation en matière foncière, en matière de transfert de propriété (mutation totale).
La réforme a ainsi permis de doubler le nombre de mutations. Passant d’une moyenne de 35 dossiers enregistrés en janvier 2018, à 70 pour la même période cette année.
Réduction des frais d’enregistrement et de mutation
Dans le même temps, les autorités ont procédé à un allègement fiscal de la démarche. Ainsi, il a été adopté un paiement forfaitaire sur les opérations de transfert de propriété (d’une valeur de 35 000 FCFA), contre 4% de la valeur vénale auparavant, cumulant les frais d’enregistrement des mutations et frais de la conservation foncière.
Digitalisation et gain de temps…
Dans la foulée, les normes de services sont désormais publiées en ligne et accessibles librement aux usagers. Une mesure visant à renforcer la transparence des services du cadastre.
De même, il a été mis en place, depuis 2018, une base de données numérisées sur le foncier, permettant de consulter l’historique des titres de propriété (ventes, hypothèques, etc.). Ce répertoire, interne à l’officie togolais des recettes (OTR), a été mis en place après la numérisation des 99% des titres fonciers au Togo, en vue de délivrer des copies des titres de façon instantanée, et de procéder à tout type de recherche (hypothèque, radiation…). Ces inputs ont permis notamment, ainsi que le signale la Cellule climat des affaires, d’obtenir un délai moyen de 7 jours, contre 10 jours l’année dernière, en matière de mutation des titres fonciers.
Avez-vous une plainte à formuler ? C’est par ici !
Le digital est également mis à contribution pour permettre à toute personne qui désire disposer des informations ou partager des préoccupations sur un sujet relatif aux fonciers. Ainsi, un formulaire de plainte a été mis en place sur le site de la Direction du Cadastre et de la Conservation Foncière et de l’Enregistrement (DCCFE) à cet effet.
Notons également que les dossiers du Cadastre et de la Conservation foncières sont désormais identifiés à la Direction des Affaires Domaniales et cadastrales (DADC) par un seul numéro. Ce dernier est utilisé sur tout le parcours du circuit d’immatriculation jusqu’à la délivrance du titre foncier.
Moins de frais à payer
Pour ce qui est des émoluments des notaires, en matière de coûts de la procédure, ils ont été revus à la baisse, et sont désormais fixés comme suit :

De même, les copies des titres fonciers, s’obtiennent désormais en mois de 24 heures, au prix de 2000 FCFA, contre les états descriptifs à 10 000 FCFA, délivrés en moyenne en 48 heures.
Par ailleurs, notons qu’avec la numérisation de la quasi-totalité des titres fonciers, les acteurs habiletés à procéder à la demande de titre foncier sont désormais de plus en plus sollicités pour les copies de ces titres.
Dans la capitale togolaise, douze femmes ayant pris part du 19 au 28 mars 2019 à une formation aux TICs organisée dans le cadre d’un projet dénommé DIG-IT-ALL, viennent de recevoir leurs attestations.
Conçu par des étudiants en fin de cycle en France, ce projet consiste à créer une maison numérique qui servira de point d’accès pour les jeunes femmes togolaises, les aidera à améliorer leur compétitivité sur le marché du travail et à accroitre leur potentiel social.
Selon Laurène Kiteba Simo, porte-parole des formateurs, il se justifie en ce que l’accès au digital est très restreint en Afrique et plus encore pour les femmes. Concrètement, la maison digitale devrait offrir des cours informatiques à la cible du projet.
La fondation TEOLIS SA a soutenu ce projet car « il répondait à l’un des objectifs de la fondation : celui d’apporter à travers le numérique, de nouveaux modes d’apprentissage et d’en faciliter l’accès aux personnes vulnérables, notamment aux jeunes et aux femmes », affirme Carine Afutoo, coordinatrice de la fondation.
Dans le même souffle, Michel Bagnah, président du Conseil d’administration de TEOLIS SA, fournisseur d’accès internet au Togo, indique que l’idée, en soutenant ce projet est de « participer à l’effort d’éducation et de transformation digitale de la population togolaise, en accord avec l’université de Créteil ». Unanimement, les participantes, dans leurs diversités, ont souligné la valeur ajoutée de cette formation à leurs connaissances et compétences.
En dehors de l'éducation, la fondation TEOLIS SA intervient dans la santé et l’environnement.
Séna Akoda
Dèdèriwè Marc Ably-Bidamon, ministre des Mines et de l’Energie, représente le Togo au 13è forum germano-africain, qui a débuté hier à Hambourg, pour s’achever ce jeudi 28 mars 2019.
A ce rendez-vous international centré sur l’énergie, le ministre a dressé le tableau des initiatives du Togo en la matière, à travers un discours articulé autour des enjeux de la réalisation et le financement de la révolution énergétique en Afrique, thème de la rencontre.
Ont ainsi été notamment présentés, les partenariats entre le pays et les sociétés Siemens et Eranove, qui ont permis d’enclencher une transformation de la production électrique nationale. Ainsi que l'expérience et la vision du Togo, en matière d'énergie, comme l’ambition d’électricité pour tous à l’horizon 2030, ou encore les enjeux énergétiques du Plan national de développement (PND).
Du reste, le patron des énergies n’a pas manqué d’inviter les partenaires et investisseurs étrangers à investir au Togo.
Pour rappel, en 2018, le taux d'électrification national est passé à 45%. Une hausse notamment portée par un bond de 60% des nouveaux raccordements de la Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET), avec près de 65 000 nouveaux clients cette année, et à l’activité de BBOXX, fournisseur de kits électro-solaires pour la production d'électricité off-grid.
Ayi Renaud Dossavi
Dans le cadre de l'Initiative Compétences pour l’Afrique (SIFA – Skills Initiative for Africa), l'Agence de Développement de l’Union Africaine, avec le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (AUDA/NEPAD), vient de lancer ce jeudi 28 mars 2019, un appel à propositions, pour financer de grands projets d'organismes de formation, en partenariat avec des entreprises au Togo.
Les projets sélectionnés recevront une subvention pouvant aller jusqu’à 3 millions d'euros, soit environ 2 milliards de FCFA. Sous réserve que les soumissionnaires gagnants apportent une contrepartie de 10% du coût total de mise en oeuvre.
Il est ainsi recherché des projets axés sur la formation professionnelle et le développement des compétences des jeunes, soumis par les institutions et autorités de formation togolaises, en partenariat avec le secteur privé.
Notons que ce projet se fait notamment avec la participation de la Chambre de commerce et d'industrie du Togo (CCIT), l’Association des grandes entreprises du Togo (AGET), le ministère en charge de l’enseignement technique et l’insertion professionnelle, et la République fédérale d’Allemagne, à travers sa banque KfW.
Ayi Renaud Dossavi
Pour plus d’informations sur le Mécanisme de financement SIFA, visiter le site de Skillsafrica.