Entre 2014, date de sa création et 2019, le Fonds national de la finance inclusive (FNFI) revendique avoir débloqué 80,847 milliards FCFA. Au total, plus de 1 553 201 crédits ont été octroyés, dont 626 849 renouvellements.
Globalement, le portefeuille de crédit se trouve en bonne santé. En effet, 95% des prêts engagés auraient été remboursés, indique l’institution. Soit une progression d’environ 2%, par rapport à fin juin 2018 où le taux de remboursement tournait autour des 93%.
Si Danyi, Région des Plateaux, est la préfecture où les bénéficiaires ont le plus remboursé leurs crédits, les Savanes s’illustrent comme la région la plus performante. La région la plus septentrionale du Togo aligne 3 préfectures dans le top 4 des meilleures préfectures. Fin juin, elle était déjà le meilleur élève en enregistrant un taux remboursement de 100%.
Par ailleurs, dans les mois à venir, le FNFI envisage de déployer 5 nouveaux produits pour améliorer son portefeuille d’offres et ses performances.
Fiacre E. Kakpo
Le Togo a été représenté par Abass Aboulaye, son directeur des Energies, à la réunion de la Consultation Régionale d'Afrique de l'Ouest de l'Initiative Africaine des Énergies Renouvelables (AREI) qui s’est tenue du 28 au 30 janvier 2019 en Guinée Conakry.
Au cours de cette rencontre, la BAD a présenté aux participants à cette rencontre régionale les instruments de financement disponibles autour des thématiques climat / énergie, et surtout en matière d’accès à l’énergie durable pour tous.
La banque panafricaine réaffirme ainsi son engagement à soutenir tous les acteurs impliqués dans les diverses initiatives du continent africain, résolu à réussir sa transition énergétique. En ligne avec les objectifs de la rencontre, elle plaide pour le développement des énergies renouvelables de manière équitable sur l'ensemble du continent et la facilitation de l'accès à une énergie durable pour tous.
Dans sa communication, le représentant togolais a souligné les avancées du pays en matière d’énergies renouvelables. Il a également présenté la politique énergétique du pays et relevé les points forts de sa stratégie d’électrification.
En dehors du Togo, les représentants de 14 autres pays de l’Afrique de l’Ouest, les partenaires institutionnels de l’AREI (IRENA, CEDEAO et ENDA), les entités régionales d’Afrique de l’Ouest, ont participé à la rencontre. Y compris des représentants des organisations et d’initiatives multilatérales dans le domaine des énergies renouvelables, des représentants du secteur privé, etc.
Notons que l’AREI bénéficie d’un accompagnement financier des partenaires internationaux à hauteur de 10 milliards d’euros sur la période 2015 – 2020, et d’une subvention de 1,5 milliard d’euros.
Séna Akoda
Un financement de 12 milliards FCFA (7 millions de dinars koweitiens), vient d’être accordé au Togo par le Fonds Koweitien pour le Développement Economique Arabe (KFAED), au bénéfice du projet d'approvisionnement en eau potable de la ville de Kara (414 km de Lomé) et de ses environs.
La cérémonie de signature de l’accord de prêt s’est tenue ce jeudi 31 janvier 2019, avec Sani Yaya, ministre de l’économie et des finances, et Nedhal A. Al-Olayan, directeur général du KFAED.
Ce projet vise à pourvoir aux besoins des populations de la ville de Kara, et à améliorer leur cadre de vie. Il devrait permettre, à terme, de mobiliser 10000 m3/jour supplémentaires, à partir des sources environnantes, et porter la capacité totale de production journalière de 7500 m3 à 17 500 m3, a souligné le ministre.
Ainsi, l’ouvrage devrait provoquer « un impact positif sur le taux de desserte », actuellement de 47 %, et qui « pourrait passer à environ 80% de la population de la zone du projet, à l’horizon 2030 ».
Enfin, le ministre a également rappelé que ce projet s’intègre « dans un ensemble de programmes prioritaires que le Gouvernement a initiés dans le cadre de la mise en œuvre de son Plan National de Développement (PND). »
Ayi Renaud Dossavi
Le Togo devrait bientôt adhérer à l’accord portant sur la création de l’ACA (Agence pour l’Assurance du Commerce en Afrique), une institution dont le but est d’appuyer le commerce et l’investissement en Afrique.
En effet, un projet de loi a été adopté à cet effet, ce mercredi 30 janvier, lors du premier Conseil des ministres du nouveau gouvernement togolais.
Selon le communiqué du Conseil, cette adhésion procurera « des avantages socio-économiques, particulièrement la réduction de la pauvreté » au Togo, ceci à travers « un partenariat plus soutenu entre les Etats africains, les institutions multilatérales de développement et ainsi que le secteur privé ».
Notons que l’ACA, institution multilatérale africaine, vise également à pallier le manque d’une assurance des risques politiques, non commerciaux et commerciaux, qui devrait favoriser la disponibilité de financement pour les investissements sur le continent et l’expansion du commerce extérieur, dont les échanges intra africains.
Outre ce projet de loi, le conseil des ministres a également adopté cinq (05) décrets, en plus des points divers.
Ayi Renaud Dossavi
Le Togo va se doter de deux tribunaux commerciaux, pour offrir une réponse adaptée, en matière de litiges dans le domaine des affaires.
La décision, prise par décret en Conseil des ministres, ce mercredi 30 janvier, a été annoncée en communiqué par Foli-Bazi Katari, porte-parole du gouvernement, et ministre en charge de la communication.
Ces deux tribunaux, le premier à Lomé et le second à Kara (414 km au Nord de Lomé), couvrent respectivement la région maritime et la région de la Kara.
Pour le Togo, cette décision vise à « adapter le droit processuel des affaires au rythme de l’évolution du monde des affaires », et répondre efficacement aux besoins, en attribuant « les affaires commerciales à des juridictions spécialisées ».
Notons également que les tribunaux commerciaux de Lomé et de Kara ne sont que les premiers de la série, effet, « d’autres juridictions commerciales seront créées pour couvrir progressivement toute l’étendue du territoire et parachever ainsi le processus. », précise le communiqué.
Ayi Renaud Dossavi
Jeudi 23 janvier 2019, la liste du nouveau gouvernement est annoncée. Une liste à laquelle il manque trois portefeuilles, notamment le très important ministère de l’agriculture, un secteur qui représente plus de 38% du PIB et occupe près de 60% de la population togolaise. Moins de 24 heures plus tard, trois nouveaux noms sont ajoutés, et voilà le gouvernement au complet. A l’agriculture : Noel Koutéra Bataka (NKB). S’il a déjà été dévoilé au grand public depuis qu’il dirige les chaînes de valeurs du Mifa (Mécanisme Incitatif de Financement Agricole), le voilà devenu, à 41 ans, le nouveau visage de l’agriculture togolaise.
Né en 1978 à Atakpamé, région des plateaux, hauts-lieux de l’agriculture togolaise, NKB obtient son Baccalauréat Série C en 1999. Ce diplôme en poche, il se tourne vers l’agronomie, domaine auquel il se consacre depuis lors.
Inscription à l’école supérieure d’agronomie de l’Université de Lomé, dont il ressort avec un diplôme d’ingénieur agronome (2004). Les années suivantes le mèneront à l’étranger : une maitrise en Affaires Publiques (Paris Dauphine, 2012) et un diplôme d'Administration Publique (Ecole Nationale d'Administration, Strasbourg, 2012).
De retour au pays, l’Ingénieur met ses compétences au service du domaine agricole, notamment la recherche de financements et la modernisation du secteur.
Il fait ainsi ses armes, gravit les échelons, et occupe plusieurs postes à responsabilités : de 2014 à 2016, Président du Comité Technique de Pilotage (CTP), Point focal du Togo pour le réseau de prévention des crises alimentaires (RPCA) et de l'Alliance Globale pour l'Initiative Résilience-Sahel et Afrique de l'Ouest (AGIR).
Au fil des années, les responsabilités grandissent, NKB sera ainsi le Coordonnateur Stratégique du Programme National d'Investissement Agricole et de Sécurité Alimentaire (PNIASA), qui touchera au total plus de 350 000 petits producteurs, puis Secrétaire général au Ministère de l'agriculture de l'élevage et de l’Hydraulique (MAEH).
C’est alors qu’il prend la tête du Mifa, en juin 2018. Sous sa direction, l’instrument mis en place par le gouvernement pour apporter des solutions aux acteurs et chaînes de valeur agricole, fournit, en six mois, 15 000 emplois, avec 1 milliard de crédits octroyés. Des résultats encourageants.
Sa nomination au poste de Ministre de l’agriculture marque donc un pas de plus dans son implication pour le développement du milieu agricole togolais. Le nouveau ministre porte ainsi sur ses épaules les aspirations de ce secteur vital pour l’économie togolaise.
Par ailleurs, en tant qu’un des plus jeunes ministres du gouvernement Klassou II, NKB semble également représenter « la jeune génération qui monte », sa nomination suscitant un certain enthousiasme chez la jeunesse.
Pour Noel Koutéra Bataka, les prochains chantiers seront, entre autres, de poursuivre les travaux de modernisation de l’agriculture togolaise ; de mettre en synergie les différents acteurs intervenant dans la filière agricole (des banques aux producteurs) ; et également de mener à bien les projets de transformation agricole.
Tout ceci vis-à-vis du Programme National de Développement, dont l’Axe 2 concerne fortement la Transformation Agricole.
Ayi Renaud Dossavi
Cette année, les deux meilleurs contribuables de l’OTR sont la filiale togolaise du français Total et la Brasserie du Bénin (BB).
Ces sociétés, désignées entre autres pour leur exemplarité dans le paiement de leurs impôts et taxes douanières, ont reçu des distinctions à l’occasion de la célébration de la 2è édition de la journée du contribuable. Selon les informations, ces résultats sont ceux consolidés des deux catégories Impôts et Douanes de l’OTR.
En un an, Total-Togo a ainsi mieux contribué à l’économie nationale que toute autre entreprise.
Les 2 entreprises Total et BB se sont adjugées les deux premières places de ce classement face à une centaine d’entreprises concurrentes.
Les distinctions décernées sont destinées à reconnaître la collaboration voire le partenariat entre l’OTR et ses contribuables. Elles visent, en outre, à les encourager à conserver leur statut de bons élèves en matière de paiement volontaire d’impôts. Et par ailleurs, à stimuler d’autres à s’inscrire dans ce « partenariat » voulu.
Séna Akoda
A l’horizon 2022, le Togo se fixe un important cap à atteindre, en ligne avec sa politique de promotion de l’équité et de l’égalité de genre. Il ambitionne à cette échéance de relever le défi d’avoir 28% de femmes qui détiennent leurs propres entreprises.
Ce projet consiste à porter de 6% environ à la hausse le taux de 22,42% de femmes propriétaires d'entreprises, selon les dernières statistiques disponibles et qui datent de 2015. En 2018 déjà, on note une légère progression. De fait, 25% des entreprises sont créées par des femmes.
S’agissant de l’accès des femmes au crédit, il est projeté à 60% en 2022 contre environ 45% en 2015.
Les mécanismes d’inclusion financière mis en place, notamment le FNFI qui cible les jeunes et les femmes, devraient jouer un rôle prépondérant en ce sens. Sur la période sous revue, l’accès des femmes à la terre devrait également être promu.
Un récent rapport d’Afrobaromètre indique qu’en matière d’équité genre, le Togo est sur la bonne voie.
Séna Akoda
Un financement de 20 milliards FCFA a été approuvé au bénéfice du Togo, ce mardi 29 janvier, par le Fonds International de Développement Agricole (FIDA), afin soutenir le Mécanisme Incitatif de Financement Agricole (Mifa).
Cette facilité d’une durée de six (06) ans à partir de cette année, a trois composantes en lien avec les piliers du Mifa.
Concrètement, il s’agit : d’un appui technique au développement des chaînes de valeur agro-pastorales et à l'accès au marché (38%), d’un appui au développement des produits financiers (45%), et d’un appui institutionnel au Mifa (17%).
Les négociations pour ce soutien financier ont démarré dès le lancement du Mifa, et ont été bouclées en quatre mois, un délai record pour les procédures du Fida, se félicite l’équipe de coordination du mécanisme.
Fondé en 1977 dans le sillage de la Conférence mondiale de l'alimentation, le Fida est dirigé depuis avril 2017 par Gilbert F. Houngbo (photo à droite), ancien premier ministre togolais.
Ayi Renaud Dossavi
Etablie au Togo et officialisée depuis bientôt 1 an et demi, la Société Générale de Micro & Mésofinance (SOGEMEF), vient de présenter ses produits et services aux opérateurs économiques maliens et à toute la communauté malienne, présents au Togo. Une activité en droite ligne de son plan d'expansion.
Cette rencontre a été organisée à Lomé, avec le concours du Haut Conseil des Maliens du Togo et co-animée par le responsable Clientèle et Coopération, Basilia Zankou, et le Chef d’agence, Hédzranawoé Henri Joël Kudzodzi. Elle a permis à l’auditoire de prendre connaissance des opportunités d’affaires et d’autres avantages qu’offre la 1ère structure de mésofinance au Togo.
Entre autres produits et services, SOGEMEF accepte tous dépôts de fonds, traites ou lettres de change et consent des prêts de toute nature, cautions et avals. Elle participe au placement, à l’émission, à la distribution d’actions et valeurs de toute nature. Elle fait toutes opérations d’Institutions de Microfinance telles que définies par la règlementation des IMF au Togo.
En dehors des opérateurs économiques évoluant dans le secteur formel, on note une forte présence des Maliens dans l’informel au Togo, notamment dans la vente, la distribution et la restauration.
Séna Akoda