Dans le cadre de l’installation des académies solaires en ligne avec le projet CIZO, il est prévu une formation des formateurs. Cette session de renforcement des capacités vient de démarrer à Lomé au siège de la société KYA Energy Group, chargée de l’exécution de ce projet et se poursuivra au 20 avril prochain.
Au détour d’une visite sur le site, le ministre de l’enseignement technique, de la formation et de l’insertion professionnelle Taïrou Bagbiègue (photo), déclare : « avec cette formation, les bénéficiaires sauront faire l’installation des kits solaires, leur dimensionnement afin de répondre aux besoins du client. Ils pourront également faire de la maintenance pour chaque client disposant de kits CIZO ».
Selon Marc Ably-Bidamon, ministre togolais en charge de l’énergie, avec le projet des académies solaires, les pouvoirs publics préparent les jeunes aux emplois verts. Via ce projet, ajoute-t-il, l’idée du Chef de l’Etat togolais, est de faire du Togo un leader africain dans le domaine de la promotion des énergies renouvelables, en liaison avec les recommandations de la COP21.
Ce projet qui, à terme, vise à rendre pérennes les acquis de l’initiative CIZO, devrait contribuer à relever le défi de 50% du renouvelable dans le bouquet énergétique togolais à l’horizon 2030.
Séna Akoda
L’information émane de sources proches de la société qui opère dans la micro et mésofinance au Togo. Cette nouvelle agence devrait être implantée dans la zone d’Adidogomé Madiba, plus exactement dans la périphérie Nord-Ouest de la capitale togolaise.
L’ouverture prochaine de cette agence devrait témoigner de la croissance des activités de cette structure, 18 mois après l’ouverture de son siège le 04 octobre 2017 à Lomé, suivie de l’implantation de sa 1ère agence à Hedzranawoé en face du marché, sur le boulevard du Haho.
L’institution prévoit de s’étendre sur tout le territoire togolais et de permettre aux populations de bénéficier de ses offres et services.
SOGEMEF garantit des paiements, offre des garanties de soumission à des appels d’offre, peut financer jusqu’à 70% des bons de commande des sociétés. Elle permet même à des sociétés de se faire payer leurs factures clients via son offre d’affacturage.
La principale motivation de sa création vient, selon ses promoteurs, « du constat que les petites et microentreprises sont mal prises en compte dans la distribution de services financiers et qu’un meilleur accompagnement permettrait à ces opérateurs marginalisés de contribuer plus efficacement au développement économique du pays ».
Séna Akoda
Après le succès de sa 1ère émission de titres du Trésor au 2è trimestre (22 milliards FCFA retenus le 05 avril dernier contre 20 milliards FCFA attendus), le Togo devrait solliciter à nouveau, 5 fois le marché financier régional sur la même période, informe l’agence régionale ouest africaine de planification de la dette UMOA-TITRES. Dans son viseur, 95 milliards FCFA.
Ainsi, le 19 avril et le 14 juin prochains, il va espérer 40 milliards FCFA par Bons Assimilables du Trésor (BAT), à raison de 20 milliards FCFA par opération. Le 17 mai, il sollicitera le même marché par Obligations Assimilables du Trésor (OAT) pour tenter de collecter 20 milliards FCFA. Le 31 mai prochain, belote et rebelote pour chercher 15 milliards FCFA, et le 28 juin, 20 milliards FCFA.
Au total, le pays table sur la mobilisation de 115 milliards FCFA au 2è trimestre, en hausse de 20 milliards FCFA, rapporté à ses prévisions du 1er trimestre.
Séna Akoda
Selon le Conseil des Ministres de l’UEMOA tenu le 23 mars 2019 à Dakar, la croissance de l’ensemble de l’Union est projetée cette année à 6,8%, en hausse. Si les performances notamment la bonne orientation du secteur des services ainsi que des activités commerciales, industrielles, portuaires et aéroportuaires, devraient dans cette lignée, se consolider, il ne s’agit pas des seules conditions, selon cet organe.
« Pour maintenir une croissance vigoureuse des économies de l'Union, dans un contexte d'incertitudes entourant les perspectives économiques mondiales, les Etats devront poursuivre les mesures visant à accélérer la mise en œuvre des réformes nécessaires pour améliorer le climat des affaires, afin d'attirer davantage d'investisseurs privés, notamment dans les industries agro-alimentaires et manufacturières », relève-t-il.
Sur ce point, le Togo maintient une dynamique d’amélioration de son environnement des affaires. Objectif : confirmer son bon score, dans le prochain classement Doing Business et attirer des investissements pour le financement de son Plan National de Développement (PND 2018-2022).
S’agissant de la recommandation liée à la mobilisation maximale des ressources endogènes, le pays, via son bras opérationnel l’Office Togolais des Recettes (OTR), met en œuvre une politique visant à optimiser la mobilisation des recettes fiscales et douanières. L’élargissement de la base fiscale nécessaire, est également en cours au Togo, marqué par l’exploration de nouvelles niches fiscales, notamment le foncier.
Par ailleurs, la rationalisation des dépenses publiques semble l’option des pouvoirs publics togolais, au regard du satisfecit que vient de leur adresser une récente mission du FMI qui a séjourné dans le pays.
Séna Akoda
HeidelbergCement, deuxième cimentier mondial après le franco-suisse LafargeHolcim, envisage d'investir 25 millions d'euros dans ses filiales locales, Cimtogo, Scantogo et Granutogo.
Face aux professionnels des médias vendredi 05 avril dernier, Eric Goulignac, le DG local, a présenté les nouveaux projets prévus par la représentation togolaise du cimentier allemand en vue d’accompagner le plan national de développement (PND 2018-2022) dont l’axe 2 met un point d’honneur sur le secteur extractif.
Le programme d’investissement, qui sera soumis en début d’été au Conseil d’administration du cimentier germanique, prévoit entre autres, l’installation d’un nouveau broyeur à Lomé et d'une centrale solaire photovoltaïque, pour alimenter les usines. L’ensemble des projets est estimé à 25 millions d’euros, soit plus de 16 milliards FCFA.
Pour rappel, selon le rapport financier de l’exercice 2018 de HeidelbergCement, rendu public le mois dernier, la plus importante filiale togolaise du groupe, Ciments du Togo (Cimtogo) est sorti avec un bénéfice net de 3,7 millions d’euros (2,4 milliards FCFA) en 2017. De même, Scantogo, la deuxième filiale détenue à 89% par l’Allemand, a généré un résultat positif de 7,7 millions d’euros (5 milliards) alors que le bénéfice de Granutogo, troisième filiale spécialisée dans le concassage d’agrégats, s’est établi à 0,3 millions d’euros (196 millions FCFA).
C’est l’une des principales choses à retenir de la 19ème édition du rapport Africa’s Pulse que publiait la Banque Mondiale ce lundi à Washington.
« La révolution numérique est l’une des clés d’une croissance inclusive et de la création d’emplois en Afrique », affirme le Groupe, qui relève toutefois que « l’accès à internet reste encore trop faible, il faudrait donc investir dans les infrastructures et dans la formation des jeunes ».
Selon l’institution de Bretton Woods, cette transformation numérique, si elle est bien menée, « peut apporter à l’Afrique Subsaharienne une hausse annuelle de la croissance de pratiquement 2 points de pourcentage et permettre un recul de la pauvreté de quasiment 1 point de pourcentage par an ».
Dans ce sens, la digitalisation des économies serait le moyen adéquat pour y parvenir, indique le Groupe désormais dirigé par David Malpass : « Il faut investir dans les compétences et mettre en place des plateformes digitales qui permettront à nos pays de mieux gérer les finances publiques et aux citoyens de mieux interagir avec leurs administrations ».
Au Togo, la digitalisation semble désormais en marche dans l’économie, encore plus visible dans les transports et la logistique. Kobo360, Gozem ou encore Carasigbe en sont quelques exemples.
Octave A. Bruce
A la 44è réunion annuelle du Groupe Banque Islamique de Développement (BID) qui s'est déroulée les vendredi 05 et samedi 06 avril 2019 à Marrakech, Sani Yaya, ministre togolais de l’Economie et des Finances a présenté les grands axes du Plan National de Développement (PND 2018-2022). Avant d'inviter cette institution à soutenir sa mise en œuvre.
Ce plan est, détaille-t-il, « un ambitieux projet quinquennal de transformation profonde de l‘économie togolaise dont la mise en œuvre nécessitera un financement de 4622,2 milliards de FCFA, soit environ 8,3 milliards de dollars US avec une contribution de 65% du secteur privé et 35% du secteur public ».
Il a lancé également un appel au financement de MIFA SA, dont le but est de réduire le risque de crédit aux agriculteurs et à leur permettre un meilleur accès au financement.
Il a enfin saisi cette tribune pour présenter les acquis des réformes mises en œuvre par le pays. Ainsi, « depuis une dizaine d’années, le Togo bénéficie d’un cadre macroéconomique stable avec un taux de croissance moyen supérieur à 5%. L'inflation est maîtrisée à moins de 2% et le déficit budgétaire a été considérablement réduit pour être en dessous de la norme communautaire de l’Union Economique et monétaire Ouest Africaine (UEMOA) qui est de 3% du PIB », a-t-il souligné.
Séna Akoda
C’est sur une note peu reluisante, sur fond d’inquiétude que la Banque mondiale a annoncé ce lundi, en marge des réunions de printemps, ses perspectives de croissance pour l’Afrique subsaharienne en 2019. La croissance régionale devrait rebondir à 2,8 % cette année, plus lente que prévu, après avoir frôlé, quatre ans durant, la barre des 3%.
Bien que plusieurs pays aient tenu la dragée haute, l’incertitude marquée par une instabilité macroéconomique intérieure qui persiste à l'échelle mondiale, notamment une mauvaise gestion de la dette, de l'inflation et des déficits, ainsi que l'incertitude politique, ont visiblement, entamé la reprise de certaines économies africaines, résume cette nouvelle d’édition d'avril 2019 d’Africa's Pulse.
« La fragilité d'une poignée de pays coûte à l'Afrique subsaharienne plus d'un demi-point de pourcentage de croissance par an. Cela représente 2,6 points de pourcentage sur cinq ans. », Remarquent les auteurs du rapport.
Concrètement, avec une croissance ayant atteint 1,9 % en 2018, contre 0,8 % en 2017, l’économie nigériane, la plus importante en PIB du continent, reprend modestement.
L’Afrique du Sud, son dauphin, se remet à pas étriqués des incertitudes politiques ayant plombé son secteur privé, alors que l’Angola, troisième géant de la région, semble toujours dans les eaux troubles. Le pays étant resté en récession, avec une croissance en forte baisse, la production pétrolière restant faible.
Dans d'autres pays, comme le Libéria et la Zambie, l’institution de Bretton Woods constate une croissance modérée engluée par une inflation et un niveau de dette élevés.
En ce qui concerne la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC), la reprise fragile s'est poursuivie alors que les efforts de réforme visant à réduire les déséquilibres budgétaires et extérieurs ont ralenti dans certains pays.
Dans une atmosphère aussi incertaine, rappelle Africa’s Pulse, le salut est porté par des économies à faible intensité de ressources comme le Kenya, le Rwanda, l'Ouganda et plusieurs pays de l’Uemoa, dont le Bénin et la Côte d'Ivoire, ou encore le Sénégal. Ces pays, ont enregistré une croissance économique solide en 2018 et la dynamique devrait se poursuivre cette année.
De même, profitant de l'augmentation de la production minière et des prix des produits de base, indique l’indique l’institution qui a désormais à sa tête David Malpass, « certains pays à forte intensité de ressources comme la République démocratique du Congo et le Niger », ont fait accélérer leur économie.
Les statistiques actualisées diffusées par l’Agence Nationale du Volontariat au Togo (ANVT) semblent traduire une bonne dynamique de mobilisation des jeunes, notamment, autour du Volontariat national.
En effet, de 2015 à nos jours, 10 894 volontaires ont été mobilisés au titre du Volontariat d’engagement citoyen (VEC). 7879 parmi ces jeunes ont adhéré à des groupements villageois d’épargne et de crédit (GVEC).
De même, il a été mis en place 204 groupements alors que 2997 activités génératrices de revenus ont été créées. Un montant total de 59 571 380 FCFA a été alloué comme prêt d’épargne aux volontaires dans le cadre de leurs activités génératrices de revenus.
Les volontaires d’engagement citoyen se sont illustrés dans l’aménagement de 323 km de routes et berges, dans la création de 226 espaces verts, dans la mise en terre de 23 695 plants et autres activités sociocommunautaires.
Avec le Volontariat national de compétence lancé depuis 2011, 8795 volontaires ont été mobilisés. Ce programme est conçu à l’adresse des jeunes diplômés sans emploi de 18 à 35 ans. Il a permis de créer 4430 emplois depuis son lancement.
S’agissant du Volontariat Sénior, il s’adresse à toute personne retraitée de plus de 50 ans ayant une expertise dans un domaine spécifique. Il a mobilisé 609 personnes à ce jour.
Pour sa part, le VIR (Volontariat international de réciprocité), a permis d’envoyer 5 personnes en mission, 4 en France, 1 en Allemagne et bien d’autres dans la sous-région, notamment au Mali.
Notons que l’Agence nationale du volontariat au Togo a été créée par décret présidentiel en juillet 2014, en lieu et place du Programme national de volontariat (Provonat).
Séna Akoda
« Le capital est ouvrable. Il n’est pas fermé ». Mais, Téolis, fournisseur d’accès internet (FAI) qui s’est lancé sur le marché togolais en février 2018, n’ouvrira son capital que sous certaines conditions, a confié Michel Bagnah, son Président du Conseil d’Administration (PCA) à Togo First dans une interview.
Bien que « la priorité actuelle » de l’opérateur ne soit de trouver de nouveaux actionnaires, son top management n’écarte pas l’éventualité d’une ouverture de capital. Mais quel type de partenaire devrait être admis au capital de la start-up togolaise ?
« Ce que nous recherchons, ce sont de vrais partenaires, qui n’apportent pas que de l’argent. Des gens qui apportent de l’expertise, du réseau international... Nous sommes très regardants sur l’aspect business pur de celui qui s’approche. », a souligné Michel Bagnah.
L’entreprise togolaise qui investit dans son propre réseau, continue de tisser sa toile à Lomé. Selon son PCA, « Téolis est dans son plan d’investissement ». Un plan de plus de 3 milliards FCFA à réaliser d’ici les quatre prochaines années, dont une bonne partie a été déjà effectuée.
A court terme, le FAI qui est en train de déployer Baguida (13 kilomètres environ à l'est de Lomé), et Agoè (banlieue Nord-Est de Lomé), prévoit de couvrir l’intérieur du pays et d’ajouter, sur une demande de la clientèle, la télésurveillance et la cybersécurité, à ses offres.