Depuis ce lundi 07 février, les magistrats, inspecteurs de douanes et officiers de police togolais sont en formation d’une semaine, pour renforcer leur capacité en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Cette session est organisée par le Centre de formation des professions du justice (CFPJ), en partenariat avec le Groupe intergouvernemental d’actions contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’ouest (GIABA).
Il s’agit d’une formation avancée, la dernière d’une série de trois sessions. Ainsi, les acteurs de la lutte anti-corruption vont plancher sur « des thématiques plus pointues », explique Suzane Fiawonou (photo), directrice du CFPJ: des thématiques comme « les techniques d'enquête spéciales, l'évaluation des risques au niveau national, les sociétés écran et la stratégie de leur identification ».
Ce sera également le lieu d’apprendre et échanger sur les stratégies à mettre en place pour lutter efficacement contre le blanchiment de capitaux au Togo. En ce sens, le CFPJ entend faire de cette formation « le couronnement de la lutte contre ces infractions », avec, à terme, la possibilité de poursuites, de condamnations et de saisie des avoirs au profit de l’Etat togolais.
Notons que cette formation s’inscrit dans le cadre du Projet SAMOUA, de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme en Afrique de l’Ouest, financé par l’Union Européene.
Ayi Renaud Dossavi
La Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (Haplucia) va s’attaquer à deux grands dossiers cette année 2019, l’annonce a été faite dans le cadre d’un atelier de validation, qui s’est tenu ce vendredi 07 février à Lomé, où l’Institution a présenté son plan stratégique pour la période 2019-2023.
En effet, comme l’explique le président Essohanam Wiyao, la Haplucia va se pencher sur les plaintes et rapports dans « les affaires de détournements dans la gestion des fonds, lors des deux coupes d'Afrique des Nations (CAN) 2013 et 2017, et dans la réhabilitation de la route Lomé-Vogan-Anfoin.»
Pour ce qui est de son plan stratégique 2019-2023, les principaux axes de la Haute Autorité seront notamment l’élaboration d’une stratégie nationale de lutte contre la corruption, et la mise à jour du cadre juridique et institutionnel en la matière.
Dans ce cadre, un numéro vert, le « 8277 », est mis en place par l’institution pour recevoir les plaintes et les dénonciations.
Déjà en ce début d’année, la Haplucia a organisé plusieurs activités de sensibilisation, dans le cadre de la lutte contre la corruption et les infractions assimilées, notamment à l’intention des acteurs du secteur privé et des acteurs des médias.
Ayi Renaud Dossavi
En vue de désengorger le Port de Lomé, devenu la principale plateforme portuaire en Afrique de l’Ouest, un parc logistique multiservice de plus de 500 000 mètres carrés (50 ha) va être implanté à Adakpamé, banlieue Est de la capitale, a appris Togo First.
Le projet serait actuellement à l’étape des études géotechniques sur le site, à quelques encablures de l’enceinte portuaire, ont confirmé les autorités togolaises, estimant que les travaux proprement dits devraient démarrer dans les prochains mois.
« Ce projet est porté par Togo Invest et aujourd’hui, nous pouvons confirmer que les études géotechniques sont en cours sur le site, avec un financement français, et dans quelques mois, les travaux pourront démarrer. », avait confié à Togo First, Kanka-Malik Natchaba, coordonnateur de la Cellule Présidentielle d'Exécution et de Suivi des Projets prioritaires (CPES), dans une interview.
Selon Togo Invest, holding d’Etat chargé des investissements au Togo et porteur du projet, « l'infrastructure sera composée d'une route dédiée avec accès au port, d’un complexe de guérite sécurisée à la limite de la zone portuaire, un espace de stationnement pour les camions, des infrastructures de base sur le site et autres installations appropriées (logistique et centre de contrôle, bureaux, logements et restaurants). »
La réalisation de cette plateforme qui nécessitera à termes, des investissements estimés entre 40 et 60 millions $, se pose comme une solution aux parkings anarchiques.
Selon les autorités locales, le projet « s’intègre parfaitement dans l’axe 1 du PND », qui vise la mise en place d’un hub logistique d’excellence et d’un centre d’affaires de premier ordre dans la sous-région.
Si aucune information n’a encore filtré en ce qui concerne le volume de camions attendu ainsi que les modalités de financement de cette infrastructure, les statistiques montrent une nette progression du trafic de camions. Au premier semestre 2018, le trafic a atteint 72 630 camions, alors qu’il n’était que de 111 636 pour toute l’année 2017.
Fiacre E. Kakpo
Le programme « Self Help » de l’ambassade des Etats Unis au Togo fait de nouveaux bénéficiaires en ce début de mois de février. Une dizaine d’acteurs du monde associatif et communautaire ont ainsi reçu des financements pour des projets à l'intérieur du Togo. Des dotations qui représentent une enveloppe globale de 11 000 000 FCFA.
Self help est un programme d’assistance communautaire, lancé en 1964, qui vise à financer les microprojets de développement provenant des communautés locales. Le principal critère de sélection est l’auto-assistance. En effet, les bénéficiaires ne peuvent plus faire recours une nouvelle fois au programme.
Un accent particulier est mis sur les projets ayant le potentiel de générer des revenus, de créer de l’emploi et de produire des compétences commercialisables (couture, élevage de bétail…).
Le montant maximal octroyé pour chaque projet s’élève à 5000 dollars.
Ayi Renaud Dossavi
Deux Togolais sur trois (66%) pensent que le Franc CFA devrait être remplacé, selon le dernier sondage d’Afrobaromètre. Selon eux, cette monnaie « profite plus à la France qu’aux pays membres de la zone franc comme le Togo ».
A l’opposé, seulement 23% des Togolais considèrent que le franc CFA est « un instrument de développement » pour le Togo et « devrait être maintenu. »
Si ce sondage montre que les Togolais sont majoritairement pour un abandon de cette monnaie, plusieurs tendances se dégagent. Ainsi, plus les sondés sont riches, plus ils sont hostiles au Franc CFA (73%). Il en va de même pour les plus éduqués.

Autre fait saillant, plus les sondés croient que le Togo va « dans la bonne direction » sur le plan économique, moins ils sont pour un abandon de la monnaie.
A l’inverse, les populations les moins favorisées sont les plus motivées pour une sortie. En effet, « plus les sondés perçoivent les conditions économiques du pays ou leurs conditions de vie comme mauvaises, plus ils sont enclins à soutenir une sortie du franc CFA. », affirme le rapport.
Notons que le projet de monnaie unique de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), sur la table depuis les années 80, connait un regain d’intérêt ces dernières années, matérialisé notamment par la mise en place d’une « task force », avec l’année 2020 comme objectif.
Ayi Renaud Dossavi
Moins de 72h maintenant avant la clôture du jeu-concours « Mon Label PND » !
Le concours est organisé par la Présidence de la République et vise à sélectionner le meilleur logo, destiné à devenir le visage, le label et la principale marque distinctive du Plan National de Développement (PND 2018-2022).
Vous êtes de nationalité togolaise, vous avez plus de 18 ans, vous résidez au Togo ou à l’Etranger, vous aveez encore 03 jours pour proposer votre logo et empocher jusqu’à 1 million FCFA !
Votre logo, s’il est choisi, figurera sur l’ensemble des projets réalisés et des outils dérivés comme les brochures, les goodies et autres objets publicitaires, les présentations officielles, etc.
Envoyez votre proposition de logotype, dans un des formats suivants : EPS, PDF ou JPG au plus tard le 14 février 2019 à 23h59’ à l’adresse mail : concourslabelpnd@républiquetogolaise.com.
Retrouvez plus de détails sur le site www.republiquetogolaise.com dans l’onglet PND. Vous y trouverez le règlement intérieur du jeu et d’autres infos complémentaires.
84 ménages ont bénéficié ce vendredi 08 février 2019 du premier transfert trimestriel de 15 000 FCFA chacun, dans le cadre du projet Filets sociaux et services de base (FSB).
C’était dans la localité de Gapé Aloyi, préfecture de Zio, (41,9 km au nord de Lomé).
Ce projet de Filets sociaux, mis en œuvre par le ministère en charge du développement à la base, à travers l’Agence nationale d'Appui à la base (Anadeb), vise à faire reculer la pauvreté dans les zones réputées vulnérables du Togo, grâce à des transferts de fonds trimestriels alloués aux populations ciblées.
En tout, 3 villages ont bénéficié de ces premiers transferts de fond pour cette phase test, en attendant de passer à plus grande échelle.
Le FSB a été inauguré en début d’année dernière (2018) par le Chef de l’Etat, Faure Essozimna Gnassingbé. Cofinancé par le Togo et le groupe de la Banque mondiale, ce projet vise à atteindre 120 000 ménages bénéficiaires d’ici 3 ans.
Ayi Renaud Dossavi
Réseau portuaire et aérien local modernisé, carrefour commercial, facilités fiscales, sécurité des personnes, droit du travail. Les multinationales établies en Afrique, sont friandes du Togo, et tablent sur de belles perspectives pour 2019.
Selon l’édition 2019 du baromètre annuel du Conseil français des investisseurs en Afrique (CIAN), qui sonde les dirigeants des entreprises étrangères implantées en Afrique sur les perspectives de leur activité, le climat des affaires au Togo devient attractif, avec une note de 2,8 sur 5, au même niveau que la Tunisie.
65% des patrons d’entreprises questionnés prévoient une croissance de leur chiffre d’affaire togolais en 2019, contre 44% en 2018. Si 22% des entreprises projettent une stagnation de leur revenu, seulement 11% tablent sur une baisse d’activités.
Les dirigeants de multinationales restent dans leur grande majorité optimistes quant à la rentabilité de leur investissement au Togo. « Cette appréciation des dirigeants du secteur privé confirme en tous points les bons résultats obtenus par le Togo dans le Doing Business 2019 », estime Sandra A. Johnson (photo), Conseillère du chef de l’Etat, en charge de la Cellule Climat des Affaires.
Alors que les intentions d’investissement avaient chuté à 11% en 2018, du fait des craintes suscitées par les manifestations socio-politiques, cette année marquera une reprise plus vigoureuse, selon le baromètre.
34% des entreprises sondées seraient prêtes à intensifier leurs investissements, dans un contexte où le financement du secteur privé est attendu à hauteur de 65% pour la réalisation du PND qui coure jusqu’en 2022. Alors que 44% des entreprises pensent maintenir leurs dépenses actuelles en investissement ; seulement 22% veulent désinvestir.
La réalisation de ce rapport a été conduite entre juin et septembre 2018 auprès d’un échantillon de 1244 leaders répartis sur tout le continent, interviews face-à-face à l’appui.
Fiacre E. Kakpo
Encore fortement dépendant des importations, le Togo a réussi à freiner son déficit commercial en 2017. Bien que ressortie déficitaire à environ 373 milliards FCFA, la balance commerciale s’est améliorée de 34,6% par rapport aux 571 milliards de l’année 2016, selon la BCEAO.
Après le déficit record de 2015, en pleine dégringolade des cours des matières premières, le pays d’Afrique de l’Ouest confirme la baisse de son gap commercial pour la deuxième année consécutive.
Cette amélioration est consécutive à une baisse plus importante, de 18,6%, de la facture des importations alors que les exportations de biens n’ont connu qu’un léger repli de 3,7%. En valeur, les ventes extérieures du Togo ont totalisé un peu plus de 591 milliards FCFA, tandis que ses achats de biens provenant du reste du monde sont tombés pour la première fois, sous la barre des 1000 milliards FCFA, dans un contexte marqué par un redressement timide et lent des prix des matières premières.
Dans ces conditions, la capacité du pays à couvrir ses importations par ses exportations s'est améliorée de 9,5 points de pourcentage. En effet, le taux de couverture des importations par les exportations, s’est établi à 61,3% en 2017, contre 51,8% en 2016.
Les recettes des produits agricoles et pétroliers en hausse
A la base de cette évolution relativement favorable des échanges commerciaux du Togo avec ses partenaires, une importante hausse de 29,9% des produits agricoles. Ils ont rapporté au total 88,5 milliards. Outre le secteur agricole, les produits pétroliers ont également tiré les exportations, grâce à une hausse de 66% des ventes alors que le cours du baril, après avoir connu un début d’année difficile, reprenait à nouveau vigueur. Les recettes tirées des ventes de produits miniers et chimiques quant à elles, seront érodées respectivement de 9,4% et 15,2%, comparativement à 2016.
Autre élément important à souligner : les pays de la CEDEAO ont absorbé environ 95,8% des exportations togolaises. Les principaux pays partenaires en 2017 étant le Burkina (22,5%), le Bénin (18%) et le Niger (12,8%).
Deuxième destination continentale des produits du Togo, les exportations vers l’Asie ont augmenté de 2,9%, en passant de 68,9 milliards en 2016 à 70,9 milliards une année plus tard. La Banque centrale attribue principalement cette augmentation à l'accroissement de 10,9 milliards des ventes de coton.
Les exportations vers l'Europe ont progressé de 5,4%, en passant de 40,6 milliards en 2016 à 42,8 milliards en 2017, du fait principalement de la hausse de 8,2 milliards des ventes extérieures des huiles de pétrole ou de minéraux bitumineux, à destination, en grande partie, de la France.
Une économie de plus en plus (trop) dépendante des importations d’aliments
En 2017, les importations de biens sont tombées à 35,2% du PIB nominal, contre 45,4% un an plus tôt.
Si les importations tombent en 2017, une autre information révélée par les données de la Bceao est que l’économie togolaise reste encore « trop dépendante » des importations d’aliments et boissons. La facture des achats extérieurs de produits alimentaires, de boissons et de tabac, s’est corsée en 2017, s’élevant à 139 milliards FCFA. Soit près de 9 milliards FCFA de plus qu’un an auparavant. Malgré les droits d'accises établis sur ces produits, les importations alimentaires ont connu une progression de 5% alors que celles de boissons se sont envolées pour ressortir avec une hausse de 37,9%. Seule la facture du tabac a été réduite, en raison d’un droit indirect de 45% sur sa consommation, imposé par la loi de finances, gestion 2017. Fait saillant, en 5 ans, de 2013 à 2017, les importations de produits alimentaires ont cru de 24%.
Principalement au cours de l’année sous revue, si le Togo a augmenté ses achats extérieurs de sucre, d’huile, et de riz, il a réussi à limiter sa facture de viandes, de poissons et de laits, alors que les produits pharmaceutiques sont demeurés plus importants. En constante hausse depuis 2013, leurs importations étaient estimées à 42,8 milliards FCFA. En 2017, les achats extérieurs de produits pharmaceutiques ont coûté à l’économie togolaise 65 milliards FCFA. Sur les 5 ans à compter de 2013, il s’agit d’une hausse de 51%.
La baisse observée dans les importations est également due à la chute des importations de biens d'équipement. Elles se sont établies en 2017 à 202,4 milliards, contre 323 milliards en 2016, soit un repli de 37,4%. Ce recul est surtout dû à la fin de la majeure partie des travaux d'extension et de modernisation de l'aéroport et du port de Lomé qui a conduit à la réduction des achats de bigues, de grues et blondins, de ponts roulants, de portiques de déchargement ou de manutention, de bulldozers, d’angledozers, de scrapers, d'excavateurs, de compacteuses, de groupes électrogènes et convertisseurs rotatifs électriques, explique la Banque centrale.
Des exportations principalement en monnaie locale, des importations en devises
Si les ventes extérieures du Togo ont été portées vers l’Afrique et surtout l’Uemoa, les importations ont été surtout faites en devises.
En 2017, les principaux continents fournisseurs de biens au Togo ont été l'Asie (43,5% des imports) et l'Europe (34,6%). L'Afrique et l'Amérique ne représentent, dans cette répartition, que 17,2% et 4,6% respectivement.
Fiacre E. Kakpo
Après le Forum des affaires Togo-Chine tenu à Hangzhou en septembre dernier, l’offensive togolaise pour promouvoir le PND et attirer des investisseurs internationaux pour sa réalisation, s'est désormais portée vers les investisseurs français à l'occasion du Forum Business Afrique, organisé par le CIAN et le MOCI, ce 8 février à Paris.
Composée du nouveau ministre en charge du commerce et du secteur privé, Kodzo Adedze (photo), la Secrétaire d’Etat en charge du climat des affaires, Sandra A. Johnson, le Président de la Chambre de commerce et d'industrie du Togo (CCIT), Germain Meba, et l’ambassadeur du Togo à Paris, Calixte Madjoulba, l’équipe togolaise est allée présenter le Plan national de développement 2018-2022 aux patrons français.
A l’issue de la rencontre, le Medef s’est montré intéressé par les différents axes stratégiques du plan quinquennal, et en particulier, les projets d’investissements qu’il estime à « une centaine ».
Un des moments forts de cette rencontre a été la présentation du Baromètre de l'investissement, réalisé pour la première fois par le CIAN, basé essentiellement sur la perception que les opérateurs économiques ont de l'évolution des économies africaines et de leurs perspectives. Il en est ressorti que le Togo figure parmi les 5 pays africains qui suscitent le plus d’optimisme chez les opérateurs. Pour ce qui est du climat des affaires, le pays a reçu une note satisfaisante de 2,8 sur 5 et fait jeu égal avec la Tunisie.
Desormais le PND met le cap sur le forum d’affaires Togo-Ue dont on a appris, via un post LinkedIn du Directeur Afrique du Medef, Fréderic Morel-Barbier, qu’il se tiendra du 13 au 14 juin prochain.
Contrairement à celui tenu en Chine, ce rendez-vous de juin devrait se dérouler au Togo, avait confié à Togo First, Kanka-Malik Natchaba, Conseiller PR et coordonnateur de la Cellule Présidentielle d'Exécution et de Suivi des projets prioritaires.
Fiacre E. Kakpo