Ce vendredi 05 avril 2019, la Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET) ouvre un atelier avec sa clientèle institutionnelle. L’objectif de cette rencontre, est double : échanger avec elle sur les performances du Togo dans le Doing Business 2019, notamment en matière d’énergie, et faire un exposé sur les facilités, perspectives et réformes en cours. Le thème retenu est : amélioration du climat des affaires pour un développement durable.
La 1ère présentation porte sur le Classement Doing Business 2019 et informations sur les questions relatives aux indicateurs 2020. La méthodologie de l’indicateur « Raccordement à l’électricité » ainsi que les réformes relatives au « Raccordement à l’électricité » sont en train d’être développées en ce sens.
"Le taux d'accès est passé de 30% à 40 % en trois ans, soutenu par les réformes mises en œuvre. Notamment la baisse de 50% des frais de raccordements en Moyenne Tension, depuis le 28 novembre 2018.
« Nous voulons atteindre 50% d'ici à 2020 et à 100% d'ici à 2030 », rappelle Mawussi Kakatsi, directeur général de la compagnie publique en charge de la production et de la commercialisation de l’énergie au Togo.
En ligne avec cet objectif, le pays promeut les énergies renouvelables, à travers l’initiative CIZO, le projet d’implantation des centrales solaires, des micro-centrales solaires, des barrages hydroélectriques, etc.
L’Agence togolaise de l’électrification rurale et des énergies renouvelables (AT2ER), en charge de la mise en œuvre des ouvrages d’électrification dans les zones reculées et de la promotion du Renouvelable au Togo, se fait connaitre dans la ville de Kara (414 km au Nord de Lomé).
A travers une rencontre qui s’est tenue hier 04 avril 2019, l’Agence a ainsi présenté aux autorités administratives (préfets, chefs cantons, etc.) et aux acteurs de la société civile, les différentes actions mises en œuvre pour atteindre un taux d’électrification de 100% à l’horizon 2030.
Cette démarche s’inscrit dans la vision de cet organe crée en mai 2016 pour la promotion de l’électricité rurale, qui doit, de fait, s’appuyer majoritairement sur les localités éloignées des réseaux principaux.
Pour rappel, l’AT2ER coordonne le projet d’électrification Cizo, d’un cout total estimé à plus de 68 milliards FCFA sur 5 ans. Financé notamment par la Banque africaine de développement (BAD), il vise à faire fournir de l’électricité à plus de 2 millions de Togolais dans la période.
Ayi Renaud Dossavi
Il se tient ce jeudi 04 Avril 2019 à Lomé, le Forum pour l'Emploi à l'International. La rencontre, organisée par l'Agence nationale pour l'emploi (ANPE), vise notamment à présenter le cadre et l’accompagnement mis en place par l'Agence, pour permettre de voyager dans les pays étrangers pour des raisons professionnelles, en toute régularité.
Cette journée d’échanges, organisée en partenariat avec le Projet Migraction, sera à cet effet un cadre échanges et de réflexions sur la mobilité professionnelle internationale. Elle est ainsi placée sous le thème « L’emploi au-delà des frontières ».
Plusieurs acteurs étatiques et institutionnels sont attendus, notamment les représentations de Cedeao, de l'ambassade du Canada, et de la Tunisie.
Pour Edmond Comlan Amoussou, Directeur Général de l'ANPE, ce forum, une première du genre au Togo, s’inscrit dans le cadre d’une des missions assignées à son institution par le gouvernement, à savoir « travailler sur toutes les questions de mobilité de la main d'œuvre ».
Cela consiste, dans le cas d’espèce, à produire « une offre d'accompagnement gratuite pour ceux qui désirent migrer à l'extérieur, soit pour étudier, soit pour travailler dans des conditions très régulières ». Ceci étant également l’opportunité de promouvoir la main d’œuvre togolaise à l’international.
Ayi Renaud Dossavi
Selon un rapport sur les Etablissements de Monnaie Electronique dans l’UEMOA, qui vient d’être publié par la BCEAO, à fin décembre 2018, le Togo ne compte pas d’établissement de monnaie électronique. Contrairement au Bénin, au Burkina Faso, au Mali qui en comptent un chacun, à la Côte d’Ivoire, 3, et au Sénégal, 2.
Dans ce rapport où on note que la situation du Togo est identique à celle de la Guinée Bissau et du Niger, où l’accent est plutôt mis sur les partenariats entre les banques et les opérateurs télécoms, qui évoluent dans le mobile money.
Globalement, il en ressort que l’opérateur Moov Etisalat, promoteur du mobile money Flooz au Togo a noué plus de relations de partenariats avec les banques.
Dans le détail, Banque Atlantique, Orabank, Ecobank Transnational Incorporated, Diamond Bank (devenue NSIA BANQUE) s’alignent derrière FLOOZ.
L’opérateur public de téléphonie mobile Togo Cellulaire, détenteur du mobile money TMoney est, pour sa part, en partenariat avec la Banque Togolaise pour le Commerce et l’Industrie (BTCI).
Ces partenariats qui se nouent entre les banques et les opérateurs de téléphonie mobile visent à booster l’inclusion financière, et à accélérer la disponibilité des services bancaires pour les personnes non bancarisées au Togo.
Séna Akoda
La 11ème édition du Forum National du Paysan Togolais (FNPT) qui s’ouvre le 11 avril 2018 à Kara, devrait accueillir une délégation de l’Alliance pour une Révolution verte en Afrique (AGRA).
L’annonce, faite par cette organisation elle-même, au cours de la rencontre de haut niveau sur l’insécurité alimentaire au Sahel et en Afrique de l’Ouest tenue les 02 et 03 avril 2019 à Bruxelles, a été reprise par le ministère togolais de l’Agriculture, de la Production animale et halieutique.
La présence des délégués de cette organisation à la rencontre annuelle des acteurs du secteur agricole togolais, devrait être un important appui au processus de mutation structurelle de ce secteur d’activité économique.
L’organisation partage la conviction que l’investissement dans le secteur agricole constitue la meilleure manière de réduire la pauvreté et la faim en Afrique. Et, dans un contexte où les mutations de l’agriculture togolaise requièrent des investissements colossaux, cette organisation pourrait apporter sa contribution à la mise en œuvre du projet des agropoles ainsi qu’à MIFA (Mécanisme Incitatif de Financement Agricole) SA.
Séna Akoda
Le problème d’accessibilité du monde rural aux TIC va connaître un début de solution au Togo. Au cours de la 6è édition de Female Tech Camp où les promoteurs de l’événement ambitionnent de maintenir la dynamique de décentralisation de l’événement, le monde rural devrait découvrir les TIC.
L’objectif, au travers de cette édition, est de « consolider et poursuivre l’impact du Female TechCamp dans les pôles de Lomé et Kara ». Il s’agit également d’ «accélérer l’accès des jeunes femmes rurales à l’outil informatique et de rendre effective l’autonomisation des participantes grâce aux TIC ».
Déjà, l’équipe qui organise l’événement se signale ce 03 avril 2019 à Dapaong, dans la région des Savanes, à 650 km de la capitale togolaise. « Les cantons de Timbou (Savanes), Pya (Kara), Welly (Centrale), Amou-Oblo (Plateaux), Davié (Maritime) accueilleront le Female TechCamp avec une touche particulière, la présence du Mobile Labo, un centre d’apprentissage scientifique et technologique mobile. Les participantes feront des expériences pratique pouvant les inciter à se lancer dans les domaines des TIC », annonce-t-elle.
Séna Akoda
Au Togo, le volume de transactions via la téléphonie mobile a quasiment doublé entre 2016 et 2017, pour culminer à 38,13 millions d’opérations cette année. L’ensemble de ces échanges représentant une valeur de 394,3 milliards FCFA, contre 263,1 milliards FCFA en 2016. L’information ressort du dernier rapport annuel de la Banque centrale des états de l’Afrique de l’ouest (Bceao) sur la situation des services financiers numériques dans l’Uemoa (Union économique et monétaire ouest-africaine).
La hausse du volume des transactions traduit une augmentation du nombre d’utilisateurs, passant de 1,44 million en 2016 à 2,98 millions en 2017.
La progression est encore plus forte si on compare avec l’année 2014, où la valeur des transactions était de 5 milliards FCFA. Le volume a ainsi été multiplié par près de 80 (78,8) en quatre ans (entre 2014 et 2017).
Il faut cependant souligner que, dans l’espace communautaire, la Code d’Ivoire concentre une bonne part des transactions financières numériques, avec 37,9% des comptes de monnaie électronique de la Zone, contre 5,92% pour le Togo.
Ayi Renaud Dossavi
Après avoir obtenu l’aval du Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (CREPMF), Oragroup devrait être admise à la côte de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) d’Abidjan dès ce 16 avril 2019. Le titre sera logé au premier compartiment de la BRVM.
Cette cotation du groupe bancaire panafricain, qui porte sur 20% de son capital (capital flottant), intervient quelques mois après son Offre publique de vente (OPV), qui s’est déroulée d’octobre à novembre 2018.
En effet, l’OPV avait été souscrite à 100%, permettant ainsi de mobiliser plus de 56 milliards FCFA. A ce titre, cela aura été l’opération la plus importante jamais enregistrée par la BRVM.
Notons que, sur les 80% restant du capital du Groupe dirigé par la Malienne Binta Touré Ndoye (photo), plus de 50% sont détenus par l’investisseur Emerging Capital Partners (ECP).
Par ailleurs, depuis 2014, Oragroup affiche une bonne santé financière, avec une croissance de 45% de son total bilan, à 1794 milliards de francs CFA (2,72 milliards €), à fin 2017. Dans le même temps, son produit net bancaire a connu une hausse de 33%, pour plafonner à 108 milliards de francs CFA (164 millions €).
Pour rappel, cette holding est présente dans 12 pays d'Afrique de l’Ouest et Centrale, dont le Togo qui abrite son siège social. Avec 139 agences bancaires et 1811 collaborateurs, le Groupe opère dans quatre zones monétaires (Uemoa, Cemac, Guinée Conakry et Mauritanie).
Ayi Renaud Dossavi
8 réformes majeures ont été mises en œuvre au Togo sur le « Paiement des impôts », l’un des indicateurs clés du Doing Business. Objectif : rendre l’environnement togolais des affaires plus attrayant, précise-t-on du côté de la Cellule Climat des Affaires (CCA).
Moins d’impôts
Autrefois surchargé, l’opérateur économique, depuis novembre 2018, ne devrait plus payer que quelques impôts et taxes. Ce, avec l’adoption du nouveau code des impôts qui consacre la suppression d’une dizaine d’impôts, dont la taxe sur les salaires, la taxe complémentaire sur les salaires, la taxe sur les véhicules de société, la taxe complémentaire. Objectif : éviter de tuer la poule aux œufs d’or.
La Taxe Professionnelle Unique (TPU) d’accord, mais pas tout de suite
Avec le nouveau dispositif fiscal, les entreprises qui se créent nouvellement sont exonérées pour deux années du paiement de la TPU. Cette nouvelle loi introduit une distinction entre les montants des impôts, en fonction des chiffres d’affaires réalisés. Ainsi, les jeunes entrepreneurs dont le chiffre d’affaires est compris entre 0 et 30 millions FCFA devront payer une taxe professionnelle unique forfaitaire.
Ceux qui ont un chiffre d’affaires compris entre 30 et 60 millions FCFA devront déclarer tous leurs résultats et payer 2% du montant à l’OTR s’ils sont dans le négoce : commerce, la production et autres, et 8% lorsqu’ils sont prestataires de services.
L’impôt sur les sociétés s’allège
L’impôt sur les sociétés (IS) passe de 28% à 27%. Il peut être désormais payé en ligne, comme les autres types d’impôts.
Un mécanisme pour accélérer le remboursement de la TVA
La mise en place d’un fonds devrait permettre d’accélérer le remboursement de crédit TVA. Un arrêté signé par le Ministre de l’Economie et des Finances a prévu l’ouverture d’un compte séquestre et le mécanisme de fonctionnement des remboursements de crédit TVA. Ce compte séquestre ouvert, est alimenté par un pourcentage des recettes provenant de la TVA. Il permet de procéder rapidement au remboursement de la TVA, informe la CCA.
La déclaration et le paiement en ligne des impôts
Vous avez un chiffre d’affaires annuel compris entre 300 000 000 FCFA et 1000 000 000 FCFA, vous devriez obligatoirement déclarer vos impôts en ligne. Obligatoire depuis le 06 décembre 2018 pour les entreprises de taille moyenne, la mesure s’applique aux PME depuis janvier 2017.
Cependant, les entreprises concernées par la réforme, continuaient de faire les paiements d’impôts de manière physique, et leurs représentants se rendaient toujours à l’OTR ou à ses bureaux pour les paiements. La dématérialisation de la procédure va être définitive avec la mise en œuvre du télépaiement.
Désormais, le paiement des impôts peut se faire via les plateformes d’Ecobank et récemment, depuis fin février, celles de l’UTB. Bientôt, il sera effectif via celle de la BTCI.
Employeurs, déclarez en ligne vos cotisations à la CNSS
La Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) suit également la tendance nationale à la digitalisation des prestations et services. Ainsi, les grandes entreprises, plus de 1700 au 28 février, ont utilisé la télé-déclaration, selon la Cellule Climat des Affaires. L’immatriculation et bien d’autres services qu’offre cette institution, sont également possibles via le portail web.
Après la télé-déclaration, place au télépaiement
Selon les informations, la digitalisation des services de la CNSS connaît du succès auprès des grandes entreprises qui font désormais, dans la quasi-totalité, leurs opérations en ligne. Concernant le télépaiement des cotisations, qui vient compléter le processus de dématérialisation, il a été effectif le 4 janvier 2019, à la suite de la signature du 1er contrat avec TogoCom, cinq jours plus tôt.
Désormais, les paiements peuvent s’effectuer via TMoney et Flooz. Le processus de paiement via les banques devrait être opérationnel cette fin de mois, selon une annonce faite par la Cellule Climat des Affaires.
Séna Akoda
Alors qu’elle plafonnait à plus 80% à la fin 2016, la dette publique du Togo est passée en dessous des 70% fin mars de cette année, a déclaré Sani Yaya, ministre de l’économie et des finances, ce mardi 2 avril 2019. C’était à l’occasion de la revue de la rencontre de fin de mission des services du Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre de la quatrième revue de la FEC (Facilité élargie au crédit).
Cette baisse significative dans cette période est l’aboutissement de la volonté du pays d’inverser la tendance haussière de sa dette publique.
En effet, « l’important effort budgétaire amorcé en 2017 s’est poursuivi jusqu’en septembre 2018 », constate la misson. Et bien qu’il y ait inflexion des résultats vers la fin de l’année, ils sont dus à des recettes qui « ont été inférieures aux objectifs et quelques lignes de dépenses [qui] ont dépassé les prévisions ». Du reste, « les réformes budgétaires structurelles et les autres programmes de réforme progressent ».
Notons cependant, dans cette toile de fond, une légère hausse de la dette extérieure du pays, passant de 19,9% du PIB à fin décembre 2017 à 20,5% au même mois en 2018. La dette intérieure amorçant un mouvement inverse, de 58,8% à 56,7% du PIB dans le même temps.
Ayi Renaud Dossavi