Selon le 2è Conseil des Ministres tenu cette année, plus précisément hier mercredi 07 février, la transformation du MIFA en Société Anonyme (S.A) est opérée, non seulement en considération des résultats concluants enregistrés après six mois de phase pilote, mais aussi de l’intérêt et de l’importance que ce mécanisme suscite.
Le nouveau montage institutionnel centré, indique-t-on, sur un modèle de partenariat public privé, devrait mieux répondre aux attentes des acteurs du secteur agricole et de ses partenaires.
De fait, souligne le Conseil des Ministres, « le présent décret consacre la création d’un cadre approprié et incitatif, favorable à la mobilisation des investissements du secteur privé ».
Cette évolution de cadre juridique intervient quelques semaines après une rencontre de travail entre la coordination du MIFA et la BOAD. Il s'était agi, pour l’équipe du MIFA, de faire une présentation du projet. A la fin, l’institution financière de l’UEMOA avait donné son accord de principe afin d’accompagner l’initiative.
Séna Akoda
A partir de ce mois de février, l’Agence nationale d’appui au développement à la base (ANADEB) va recruter des jeunes âgés de 18 à 35 ans pour des travaux à haute intensité en main d'œuvre (THIMO).
Au total, 200 communautés, issues de 150 cantons repartis sur 31 préfectures à travers le Togo devraient bénéficier de ce recrutement. L’information a été annoncée dans un communiqué du Ministère du Développement à la Base, de l’Artisanat et de la Jeunesse, département de tutelle de l’Anadeb.
Cette campagne de recrutement s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet d’opportunité « Emploi des jeunes vulnérables » (EJV), et fait suite à la campagne d’enregistrements qui s’est préalablement tenue. La sélection se fera par tirage au sort, la méthode vise à « assurer une égalité de chance et une sélection transparente des jeunes devant être enrôlés ».
Pour rappel, en 2018, le ministère du développement à la base, de l’artisanat et de la jeunesse revendique la création de 16 000 emplois durables et 57 000 temporaires.
Les détails du recrutement sont notamment disponibles sur le site du Ministère.
Ayi Renaud Dossavi
Si le secteur bancaire togolais se montre sensible à la promotion des énergies renouvelables et à des initiatives de protection de l’environnement, la filiale togolaise d’Oragroup est, elle, la première à véritablement s’engager dans une transition des énergies fossiles aux énergies vertes.
L’institution bancaire va se doter, à son siège à Lomé, d’un système photovoltaïque d’une capacité de 400 KW, en vertu d’un contrat de réalisation conclu avec l’entreprise Otamari.
Avec ce projet, elle vise deux objectifs. D’abord disposer d’une source autonome de production d’énergie à base du soleil et ensuite, virer ainsi progressivement aux énergies renouvelables.
Pour réaliser ce projet, Otamari s’appuiera sur sa partenaire allemande Solar3 avec laquelle elle a formé un groupement.
Orabank-Togo, dans le cadre de sa transition énergétique, avait déjà installé à son agence de Tsévié (36 km de Lomé via la nationale n°1) un système photovoltaïque de 20 KW.
Notons que cette migration vers la banque verte est en ligne avec la loi portant promotion de la production de l’énergie à base des énergies renouvelables au Togo.
Séna Akoda
La Banque Africaine de Développement (BAD) et l’Union européenne viennent de débloquer 22,7 millions $ pour la construction du corridor routier Abidjan-Lagos. L’accord de financement qui comprend un don de 10 millions $ de la commission européenne, a été signé ce lundi 05 février.
Le corridor Abidjan-Lagos qui traversera cinq pays de la région, dont la Côte d'Ivoire, le Ghana, le Bénin, le Togo et le Nigéria, desservira les ports maritimes locaux où transitent environ 90% des exportations, et 60% des importations de la sous-région.
La nouvelle autoroute à six voies, de plus de 1000 kilomètres, devrait augmenter le volume des échanges de marchandises de la sous-région, qui était d’environ 15 milliards $ en 2016, avec un marché s’ouvrant sur plus de 320 millions de consommateurs.
Le projet d’étude de faisabilité prévu dans ce cadre intervient environ cinq ans après la signature du traité sur l'établissement du corridor, en 2014, entre les présidents du Bénin, de la Côte d'Ivoire, du Ghana, du Nigeria et du Togo.
Pour rappel, le corridor Abdian-Lagos relie les pôles économiques les plus actifs, ainsi que les villes les plus densément peuplées de l’espace CEDEAO. Les flux de marchandises sur cet axe routier représentent près de 75% des activités commerciales d’Afrique de l’Ouest.
Ayi Renaud Dossavi
D’après la Balance des Paiements et Position Extérieure Globale du Togo publiée par la BCEAO, en 2017, le pays a exporté en valeur 88,579 milliards FCFA de produits agricoles. Une performance en progression de 29,9% par rapport à un an plus tôt (2016) où il a été enregistré des exportations des mêmes produits chiffrées en valeur à 68,173 milliards FCFA.
Cette hausse des données, indique la BCEAO, s’explique essentiellement par la tendance à la progression de 39,9% des exportations de coton fibre. Cette évolution positive est tirée également par les exportations d’autres matières premières agricoles ainsi que des produits alimentaires d'origine végétale.
Dans le détail, le Togo a exporté en valeur, 30,224 milliards FCFA de coton fibre en 2016 et 42,281 milliards FCFA en 2017. Dans la rubrique « Autres matières premières agricoles », les exportations du pays de 2016 à 2017, ont bondi de 1,641 milliard FCFA à 4,711 milliards FCFA, soit une progression de 187%.
Le Togo affiche également une bonne marge de progression s’agissant des exportations des Produits alimentaires d'origine végétale d’une année à l’autre.
A l’opposé des produits sus-indiqués, les exportations du cacao et du café ont généré des recettes en forte baisse, comparées à une année plus tôt, du fait des conditions climatiques défavorables. Au cours de la même année, les recettes d'exportation de café se sont également inscrites en baisse, en liaison avec le repli de la quantité exportée et dans un contexte de recul de la collecte. Cette contre-performance est liée aux effets néfastes de la sécheresse qui a sévi dans les principales zones de production, ainsi que l'invasion des plantations par des chenilles à queue de rat, souligne la BCEAO.
Séna Akoda
Une délégation ministérielle a constaté, ce mardi 5 février, les travaux de réhabilitation de cinq retenues d’eau, d’une valeur de plus d’un 1,3 milliards de FCFA, dans la région des savanes, au Nord du Togo. Travaux entrepris dans le cadre du programme de Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE).
Composée de Noel Koutera Bataka, Antoine Lekpa Gbegbeni (photo), et Kanfitine Issa Tchede, respectivement, ministre en charge de l'agriculture, ministre en charge de l’eau, et ministre délégué auprès du ministre de l’eau, de l’équipement rural et de l’hydraulique villageoise, la délégation s’est félicitée de la réalisation des travaux.
Financés sur fonds propres, ces ouvrages visent à augmenter la production maraichère et l’élevage ; et à prévenir l’exode rural et les émigrations, grâce aux activités génératrices de revenus qui sont favorisées.
Outre ces 5 ouvrages, notons que 26 autres projets de réhabilitation sont à l’étude.
Pour rappel, le Togo a récemment bénéficié d’un financement de 12 milliards FCFA du Fonds Koweitien pour le Développement Economique Arabe (KFAED), également dans le cadre d’un projet d’approvisionnement en eau potable, cette fois-ci pour les populations de la région de la Kara.
Ayi Renaud Dossavi
Le Togo envisage de mettre en place un système numérique pour faciliter les échanges d’informations entre l’OTR, le CFE, l’Institut National des Statistiques Economiques et des Etudes Démographiques (INSEED) et le Système Intégré de Gestion des Finances Publiques (SIGFIP).
Pour ce faire, il devrait être procédé au développement, au test et à la mise en service des composantes logicielles dans chacune de ces 4 institutions clés nécessaires pour permettre un échange sécurisé et automatisé d’informations.
Une application mobile devrait également être créée pour permettre aux cadres de partager les informations à partir de leurs appareils mobiles, y compris lorsqu’ils sont hors de leurs bureaux.
La facilitation des échanges d’informations automatisées entre les institutions concernées devrait par ailleurs, passer par la création d’une interface entre le serveur central et les applications métiers de chacune des 4 institutions.
Le projet sera financé à travers le Fonds Africain de Développement du Groupe de la BAD, au titre du Projet d’Appui à la Gouvernance Fiscale.
A cet effet, un avis à manifestation d’intérêt est lancé pour le recrutement d’un cabinet en charge de la réalisation des développements spécifiques pour l’échange des données.
Séna Akoda
Quel est le niveau d’exécution par le Togo des programmes et projets communautaires ? Au cours de la 4è revue annuelle de l’UEMOA prévue à Lomé jeudi 07 février 2019, cette question devrait trouver réponse.
Un communiqué de l’institution communautaire annonce qu’à l’issue de la rencontre prévue dans la capitale togolaise, et en accord avec l’Acte additionnel de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement du 24 octobre 2013 à Dakar, son président et le ministre togolais de l’Economie et des Finances Sani Yaya « rendront compte » au Premier ministre , des résultats de l’évaluation.
Notons qu’en général, le Togo se montre exemplaire dans la mise en œuvre des réformes de l’UEMOA. En 2018, le pays a réalisé un taux de mise en œuvre de l’ordre de 65% des réformes, en hausse de 3 % par rapport à la moyenne communautaire qui ressortait à 62%, la même année. Soit 79 réformes communautaires mises en œuvre sur 122 projetées dans l’union.
Séna Akoda
Vous êtes Togolais, vous avez plus de 18 ans, et vous avez la fibre artistique ? Vous voulez contribuer à votre manière à construire l’Avenir de votre Pays ? Le Concours « Mon Label PND », s’adresse à vous.
…à la clé : 1 million de FCFA !
Ce concours se tient du 05 au 14 février 2019, sous l’égide de la Présidence de la République. Son but : sélectionner le meilleur logo pour représenter le PND (Plan National de Développement).
S’il est sélectionné, votre logo sera donc le visage, le label et l’expression de ce programme phare du Togo. Votre production figurera ainsi sur l’ensemble des projets réalisés et tous les outils dérivés, tels que brochures, goodies et autres objets publicitaires, présentations officielles, etc… Quoi de mieux pour offrir votre empreinte au Togo !
De plus, les trois meilleures productions seront récompensées lors d’une soirée spéciale le 26 février 2019 à l’Hôtel 2 Février de Lomé, avec des prix de : 1 000 000 FCFA (1er) 500 000 FCFA (2ème) et 300 000 FCFA (3ème).
Envoyez votre proposition de logo, dans un des formats suivants : EPS, PDF ou JPG au plus tard le 14 février 2019 à 23h59’ à l’adresse mail concourslabelpnd@républiquetogolaise.com.
Soumettez vos créations, le Togo vous attend.
Téléchargez le règlement complet en suivant ce lien.
Lancé dans le but de contribuer à améliorer la perception que les justiciables ont de l’institution judiciaire, le Programme d’appui au secteur de la justice (PASJ) a été soumis hier 04 février 2019 à une évaluation d’étape au cours de la 3è réunion du Comité de Pilotage (COPIL).
Les 4 axes d’intervention du programme ont ainsi été passés en revue, à savoir le renforcement du cadre de pilotage de la justice, l’amélioration de l’accès au droit et à la justice des populations et le renforcement du cadre de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite, ainsi que l’amélioration du cadre de la coopération entre la justice et la police, contribuant au traitement efficient des procédures judiciaires.
Sur l’axe relatif au renforcement du cadre de pilotage du secteur de la justice, des ateliers de renforcement de capacités des acteurs de la justice ont été organisés. Entre autres, l’atelier sur l’amélioration du management des juridictions et la formation des acteurs de la justice sur le budget programme.
Au titre de l’amélioration de l’accès au droit et à la justice, une campagne de sensibilisation et de vulgarisation du Guide des droits et obligations du justiciable et de la Directive sur l’éthique et la déontologie du magistrat, menée par le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), a valeur d’illustration.
En matière de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite, les corps de contrôle ont été renforcés, tant en matière de formation que d’équipements informatiques et roulants.
S’agissant de la coopération entre la justice et la police judiciaire, il est à retenir que le groupe de travail composé de magistrats et d’officiers de police judiciaire a procédé à la standardisation des registres de garde à vue, conformes aux « Lignes directrices de Luanda ». Les Lignes directrices de Luanda s’emploient à promouvoir le respect par les États signataires de la Charte Africaine de leur obligation de garantir à tous les peuples, le droit à la vie, à la dignité, à l’égalité, à la sécurité, à un procès équitable et à un système judiciaire indépendant, dans le contexte spécifique de l’arrestation, de la garde à vue et de la détention provisoire.
Séna Akoda