Ethiopian Airlines vient d’être désigné « Champion africain de l’année », à cette édition 2019 du Africa CEO Forum de Kigali. Cette distinction, saluée comme une « reconnaissance panafricaine » par la compagnie aérienne, sonne comme un « vote de confiance », deux semaines après le crash du Boing 737 max, qui a coûté la vie à 157 passagers.
Pour ce prix, célébrant notamment les efforts en matière d’intégration économique en Afrique, thème centrale de cette édition du Forum, l’entreprise basée à Addis Abeba passe ainsi devant d’autres géants du continent. Notamment le sud-africain Mota Engil Africa, le groupe hôtelier malien Azalaï, ou encore la Banque centrale populaire (BCP) du Maroc.
Rappelons qu’en Afrique de l’Ouest, Ethiopian est le partenaire stratégique d’Asky Airlines, acteur majeur de l’aviation dans la sous-région et basé à Lomé, dont elle participe significativement à l’actionnariat, aux côtés notamment de la banque panafricaine Ecobank Transnational Incoporated (ETI).
Ayi Renaud Dossavi
Présente à l’Africa CEO Forum, Sandra Ablamba Johnson, Ministre-Conseillère du Président de la République togolaise, en charge du Climat des Affaires, semble ravie par les témoignages et partages d’expériences des investisseurs étrangers sur le Togo. « C'est dire toute la confiance renouvelée par les investisseurs déjà présents ou représentés sur le territoire, et leur volonté d'y investir davantage», a-t-elle confié à Togo First.
Nombre d’investisseurs présents à cette rencontre économique panafricaine ont déclaré leur intention d’accompagner le Togo dans le cadre de la mise en œuvre du Plan National de Développement (PND 2018-2022). « Nous nous engageons à accompagner le gouvernement sur le PND notamment sur l'axe 2 avec la transformation agricole et l'axe 1, avec l'extension de notre plate-forme logistique », a déclaré Gregory Krief, directeur général de Mediterranean Shipping Company (MSC-Togo).
Par ailleurs, relève la Conseillère du président togolais, « les grands investisseurs étrangers ou représentés dans notre pays n'ont pas manqué dans leurs interventions, de revenir sur tout ce qui a été mis en place en vue d'améliorer l'environnement des affaires, en particulier, la simplification des procédures, les facilités fiscales et douanières, l'énergie, sans oublier le leadership institutionnel au plus haut niveau ... ».
Et de poursuivre : « À tout ceci, s'ajoutent la qualité et le coût de la main d'œuvre, déjà mis en évidence par l'enquête du CIAN ».
Séna Akoda
Une foire agricole est annoncée au Togo, en marge de la 11è édition du Forum National du Paysan Togolais (FNPT) qui se tiendra du 11 au 13 avril 2019 au Palais des Congrès de Kara, à 420 km de la capitale togolaise.
Prévue pour commencer 5 jours avant le FNPT et s’achever à la même date que cet événement, cette foire devrait servir de cadre pour la promotion des produits agricoles togolais.
Elle offrira également une vitrine pour présenter les innovations technologiques et des produits agricoles et agroindustriels, entre autres.
L’idée, selon le ministère de l’agriculture, de la Production Animale et Halieutique qui en est le promoteur, vise à « donner une valeur sur les potentialités agricoles, à valoriser et à promouvoir les produits agricoles togolais sur le marché national et auprès des opérateurs internationaux qui y participeront ».
En rappel, le thème de l’édition 2019 du FNPT est : « Les pôles de transformation agricole pour valoriser les potentialités du Togo : une nouvelle vision traduite par le Plan National de Développement (PND 2018-2022) ».
Séna Akoda
Il s’est ouvert, ce lundi 25 mars 2019 à l’Université de Lomé, un atelier formation de trois jours sur l’entrepreneuriat social. La rencontre, à l’initiative de l’ambassade des Etats-Unis au Togo, en collaboration avec la Coalition nationale pour l’emploi des jeunes (CNEJ), vise notamment à permettre aux jeunes de concrétiser leurs idées, et en faire des produits répondant aux standards internationaux.
La particularité de l’entrepreneuriat social étant que cette démarche, contrairement à l’entrepreneuriat « classique », met l’efficacité économique au service de l’intérêt général, ou de l’utilité sociale, et non de préoccupations personnelles strictement pécuniaires.
La formation, au cours de cet atelier, sera donnée par Theresa Carrington (photo), entrepreneure sociale, fondatrice et PDG de la société Ten By Three, œuvrant notamment dans l’autonomisation des communautés rurales par l’artisanat.
Notons que l’ouverture des travaux a été précédée par la signature d’un mémorandum entre la CNEJ et l’ambassade. L’accord vise à mettre en place un cadre de ressources en entrepreneuriat social, de même que l’organisation annuelle d’une conférence axée sur ce thème au Togo.
Ayi Renaud Dossavi
Le gouvernement togolais et le géant polonais de la Sécurité informatique Asseco se sont engagés ce lundi en marge de l’African Ceo Forum à Kigali, à lancer d’ici début 2020 « Cyber Defense Africa », une agence dédiée à la cybersécurité.
Il s’agit de la première institution de ce genre au Togo et surtout la première en Afrique à intégrer en son sein un Centre d'opérations de sécurité nationale (COS) et une équipe d'intervention en cas d'urgence informatique (CERT), révèle le Polonais coté sur la Bourse de Varsovie.
La joint-venture annoncée à Kigali devrait permettre à Asseco Data Systems, la branche dédiée aux solutions informatiques, d’élaborer une stratégie globale en matière de cybersécurité, de fournir l'infrastructure informatique nécessaire et de former une équipe d'intervention en cas d'urgence informatique. Cyber Défense Africa est annoncé pour être prêt en janvier 2020.
Les investissements de ce projet qui est une co-entreprise entre Lomé et le groupe polonais, sont estimés à 14 millions d’euros. Avec sa mise en œuvre, le Togo se veut à l'avant-garde de la révolution numérique en Afrique, a souligné Cina Lawson, la ministre des Postes, de l’économie numérique et des innovations technologiques.
« Cyber Defense Africa fixera les normes de cybersécurité au Togo et en dehors. La formation continue des professionnels togolais et ouest-africains permettra d'accroître les compétences et le niveau des professionnels nationaux et régionaux de la cybersécurité. C'est l'un des objectifs les plus importants de la nouvelle société, », a étayé quant à lui, Dariusz Brzeski (photo), membre du Conseil de surveillance d'Asseco Poland, qui chapeaute le développement du groupe en Afrique.
Après s’être doté l’an dernier de l’arsenal juridique et institutionnel lui permettant d’assurer une prise en charge efficace de la question de la cyber-sécurité, le gouvernement togolais a acté en février 2019, la création d’une autorité en matière de sécurité et de défense des systèmes d’information, l’ANCY. Structure dont l’une des principales prérogatives est de lutter contre les menaces et risques inhérents à l’expansion du numérique.
Avec ce deal, Asseco, spécialisé dans le développement et la maintenance de systèmes informatiques, ajoute le Togo à son portefeuille de projets, après l’Éthiopie, le Nigeria, l’Angola, le Mozambique et le Cap-Vert.
A l’African Ceo Forum ce lundi, le gouvernement togolais, Bamboo Capital Partners, une plateforme de private equity, et Moeda Seeds Bank, une fintech brésilienne spécialisée dans la micro-finance, ont lancé BLOC, un des premiers fonds d’impact basé sur la finance mixte.
L’initiative vise à mobiliser 100 millions d’euros des secteurs privés et publics, pour financer exclusivement les entreprises qui utilisent les nouvelles technologies disruptives, en particulier la Blockchain, pour améliorer les secteurs de l'énergie, de l'éducation, de la distribution de biens de grande consommation et de l'inclusion financière.
« BLOC s'appuiera sur l'expertise technologique de Moeda pour fournir, via sa blokchain qui offre assez de transparence aux investisseurs, une traçabilité complète de leurs investissements. Elle innovera en acceptant et en investissant à la fois dans des monnaies fortes (EUR, USD) et dans les cryptomonnaies, en utilisant une plate-forme KYC pour convertir ces dernières en EUR ou USD. », précise la fintech lusophone.
Si les engagements de départ de Lomé et de Moeda, estimés à 10 millions d’euros ont permis de mettre le fonds en orbite, c’est Bamboo qui se chargera de sa gestion, apprend la plateforme d’investissement, qui avait déjà permis en octobre au géant français EDF de s’offrir 50% de BBOXX au Togo.
«L’approche de financement mixte de BLOC va catalyser les investissements afin d’avoir un impact durable dans certaines des régions les plus pauvres du monde », a déclaré Florian Kemmerich, associé directeur de Bamboo, estimant que le nouveau fonds couvrira l’ensemble des pays en développement notamment le Togo.
Pour Cina Lawson (photo), ministre des Postes, de l'Économie numérique et des Innovations technologiques du Togo, BLOC est « pleinement en ligne avec le troisième pilier de son plan de développement national qui vise à consolider le développement social et à renforcer le mécanisme d'inclusion. »
« BLOC est le véhicule d'investissement idéal pour attirer les entreprises internationales les plus innovantes qui développent des solutions technologiques susceptibles d'améliorer les conditions de vie des populations du Togo et de toute l'Afrique. », poursuit-elle.
Pour la dirigeante, l’écosystème togolais devrait trouver son compte dans le nouveau dispositif portés aux fonds baptismaux ce 25 mars. « Il servira également à soutenir les entreprises locales impliquées dans les TIC, les entrepreneurs à faire croître leurs entreprises, en leur fournissant du capital et de l'expertise technologique. », a indiqué Mme Lawson.
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Au Togo, la création d’entreprises sans recours à un acte notarial a le vent en poupe. En effet, le seing privé représente 85% des SARL créées en 2018, soit 2200 entreprises sur un total de 2587.
Cette donnée, qui ressort des statistiques des créations d'entreprise au Centre de formalisation des entreprises (CFE) pour cette année, fait écho aux réformes entreprises au Togo dans ce domaine depuis quelques années.
En effet, un décret et un arrêté interministériel, pris en 2014, ouvraient un cadre permettant la création des SARL (Sociétés anonymes à responsabilité limitée) sans passer par un acte notarial. La mesure visant à réduire la durée et le coût des opérations. A ce titre, seuls 387 SARL ont été créées par acte notarial.
Par ailleurs, cette année, le Togo a réduit les délais de création d’entreprises. Ainsi, il est désormais possible de créer son entreprise en 7 heures (depuis fin février 2019). Les dépôts s’effectuent au guichet du CFE entre 7h30 et 14h, pour les jours ouvrables.
Ayi Renaud Dossavi
Consulter le bilan du CFE, en matière de création d’entreprise en 2018.
Comme annoncé, la session spéciale Invest in Togo dédiée à la promotion du PND à Kigali, s’est ouverte ce lundi 25 mars 2019 sous la présidence du Chef de l’Etat togolais.
Les échanges sont animés par le n°1 togolais en personne, Sani Yaya, ministre de l’économie et des finances, Cina Lawson, ministre en charge du numérique, Grégory Krief, Directeur Général MSC Togo et de Lomé Container Terminal (LCT) ou encore Frédéric Dovi-Akué, Directeur Général de Do Pharma SA.
D’entrée, Sani Yaya, ministre de l’Economie et des Finances rappelle au cours de sa présentation, que « le Plan National de Développement du Togo sera porté à 65% par le secteur privé ». Et suscite l'adhésion d'Aliou Maïga, directeur Afrique de l’Ouest et du Centre de la Société Financière Internationale (SFI). Selon lui, « La SFI est confiante dans le potentiel du Togo ». Il annonce : « Nous sommes prêts à accompagner les investisseurs qui souhaitent aller dans ce pays ».
Quant à Grégory Krief, directeur général de Mediterranean Shipping Company (MSC), le hub logistique de Lomé, ambition phare de l’axe 1 du PND est déjà « une réalité ». Abordant la politique énergétique du pays, il déclare qu’ « aujourd'hui, le Togo a la meilleure stratégie pour l'électrification universelle. C'est un bon exemple ».
Frédéric Dovi Akue, Chief Eexcutive Officier de Do Pharma, pour sa part, valorise les compétences des ressources humaines togolaises en ligne avec la réalisation des projets du PND : « Il y a du personnel très motivé et qualifié avec de bonnes bases théoriques. Une manne pour les investisseurs », a-t-il dit.
Séna Akoda
Le Togo poursuit ses efforts dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires. Notamment en ce qui concerne les permis de construire, un des indicateurs du Doing Business. Sur ce segment, ces dernières années, le pays a mis en place une assurance décennale, ainsi qu’une assurance en renforcement du contrôle de la qualité, avant et après la construction. De même que la réduction du coût d’obtention des permis. Ces améliorations lui ont permis un bond de 40 places, passant de la 173ème place en 2018 à la 133ème en 2019.
Et les évolutions continuent…
En effet, au titre des réformes récentes, le Togo a mis en ligne les conditions d'obtention du permis de construire, désormais en accès libre, via un site web prévu à cet effet. Avec l'ensemble des informations afférentes : documents/pièces à fournir, liste de documents requis, frais à payer, etc. Cette digitalisation devrait constituer un important gain de temps aux utilisateurs, de même qu’un allégement de l’ensemble de la démarche.
Par ailleurs, dans le cadre d’un arrêté pris en ce sens, le contrôle de conformité continue même après l’obtention. Ainsi, le gouvernement a rendu désormais les contrôles de qualité et des inspections au cours de la construction. Ceci dans une logique de prévention des risques.
Il faut noter que l’Etat exige désormais que les contrôles techniques afférents, et la supervision de la construction sur le terrain, soient effectués par un professionnel qualifié. Pour exemple, un texte en date du 07 décembre 2018 précise que les personnes habilitées doivent pour cela être détentrices d’un diplôme universitaire (BAC+5) en architecture, construction et gestion de la construction, notamment. Elles doivent également être dûment reconnues par l’Etat, avec deux (2) années d’expériences et disposant d'un agrément à cet effet. L’ensemble de ces spécifications est également disponible en ligne.
Du reste, le cadre légal a également défini les types d'inspections nécessaires, durant la construction. Le contrôle de qualité est ainsi subordonné, de manière obligatoire, aux inspections à différentes phases et aux inspections axées sur les risques, par un ingénieur externe.
Notons que les visites de chantiers sont désormais rendues effectives tout au long de la construction, suivant une programmation mise en place dans ce cadre. L’ensemble de ces tâches étant sous supervision d’une commission mise en place à cet effet. Au sortir de ces visites, des certificats de conformité sont délivrés, après une inspection finale.
Cet arsenal réglementaire et technique constitue un ensemble d’innovations apportées par le Togo pour améliorer plus avant les performances déjà enregistrées. Il est à espérer que ces inputs positionnent plus favorablement encore le pays dans les classements futurs sur cet indicateur. Cette année, le Togo ambitionne de descendre sous la barre des 100 dans le classement DB2020.
Consulter ici le site Construire au Togo.
La 7ème édition de l’Africa CEO Forum s’est ouverte ce lundi 25 mars 2019 à Kigali par le Président rwandais, Paul Kagamé, en présence du Chef de l’Etat, SEM Faure Essozimna Gnassingbé.
Pendant 2 jours, près de 2000 participants, parmi lesquels 700 dirigeants dont 4 Chefs d’Etat et une trentaine de ministres, vont débattre sur l’intégration économique africaine.
Une quarantaine de panels, d’ateliers public-privé et de cas pratiques, ainsi que des sessions spéciales pays vont meubler les discussions. D’autres sujets comme la mobilisation du secteur privé africain ou encore la diversité du genre pour atteindre l’égalité au sein des entreprises, seront également quelques temps forts de ce rendez-vous.