Togo First

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La toute nouvelle équipe gouvernementale togolaise s’est réunie en séminaire ce dimanche 27 janvier au palais de la république.

Dirigée, par le président de la république, Faure Esozimna Gnassingbé, cette rencontre a permis de mettre les ministres au fait des enjeux majeurs du Togo, et de leur permettre également de définir au plus vite les bases de leur future collaboration.

29402 in TogoFirst 29402 Togo grande immersion du nouveau gouvernement dans le PND FiK

Au cœur des discussions, le PND 2018-2022 (Programme National de Développement), qui concentre les grandes ambitions du Togo, et vise notamment à générer 100 000 emplois directs par an, en transformant profondément toute la base industrielle et économique du pays, pour une croissance forte et inclusive.

Pour le premier ministre, Komi Selom Klassou, c'est l'outil principal de travail de l'équipe   gouvernementale depuis sa validation, en aout 2018, qui définit les ambitions du Togo et ses champs d’action.

Outre le PND, il a été abordé les réformes constitutionnelles et institutionnelles, les futures élections locales (les premières au Togo depuis 1987), et le scrutin présidentiel de 2020.

Ayi Renaud Dossavi

Sous verrous du FMI depuis que sa dette a flambé, Lomé s’est engagé auprès du FMI à ramener son déficit budgétaire, dons compris  à 1,5%, apprend-on d’une lettre d’intention du ministre Sani Yaya,  en date du 20 novembre 2018.

« Le gouvernement a adopté la loi de finances 2019, qui cadre avec l'orientation générale du programme appuyé par la FEC. Cette loi de finances vise un déficit budgétaire global de 1,5 % du PIB au maximum, soit un niveau largement inférieur au plafond de 3 % du PIB fixé à l'échelle de l'UEMOA »,  a affirmé Sani Yaya.

Dans cette perspective, les autorités togolaises vont poursuivre l'assainissement budgétaire.

 « Notre ajustement budgétaire mettra l'accent sur le renforcement de la collecte des recettes, grâce à des mesures permanentes portant sur la politique et l'administration fiscales, et sur la rationalisation des dépenses non prioritaires, à l’issue d’une revue des dépenses. », assure le patron des finances, louant les performances budgétaires de la première moitié de 2018.

« Les recettes ont dépassé les projections de 1,5 point de pourcentage du PIB et les dépenses ont été inférieures de 3,4 points de pourcentage du PIB au montant inscrit dans le budget, principalement parce que les dépenses d'équipement financées sur ressources extérieures ont été inférieures aux projections. »

« Cet assainissement sans précédent permettra d’abaisser à 70 % en 2019 le ratio dette publique/PIB qui était de 77,7 % en 2016. De ce fait, tous les critères de convergence de premier rang de l’UEMOA devraient être respectés en 2019. », a-t-il souligné.

Si le FMI table sur un ratio d’endettement de 70% en 2019 contre 77,7% en 2016, au sens de l’Uemoa, la dette publique togolaise devrait tomber à 67,5% du PIB cette année, sous l’impulsion de la nouvelle stratégie d’endettement qui prévoit  une opération de reprofilage.

Fiacre E. Kakpo

The Heritage Foundation, un think tank américain basé à Washington, vient de publier l’édition 2019 de son « Index of economic freedom » qui mesure - depuis 1995 - la liberté économique dans le monde, sur la base de 12 indicateurs quantitatifs, regroupés en quatre grandes catégories.

L’Etat de droit (le droit de propriété, l’intégrité du gouvernement, l’efficacité judiciaire) ; la prépondérance du gouvernement (les dépenses publiques, la pression fiscale, la santé fiscale) ; l’efficacité réglementaire (la liberté des affaires, la liberté de travail, la liberté monétaire) ; les marchés ouverts (la liberté commerciale, la liberté d'investissement, la liberté financière). Pour cette édition, 186 pays ont été évalués et 180 classés. 

Selon Heritage, le gouvernement togolais a levé l’an dernier beaucoup de contraintes sur la production, la distribution ou la consommation de marchandises et de services pour le libre jeu économique. Le score du pays s’en est trouvé globalement amélioré sur tous les indicateurs sauf un.

Dans la foulée, le Togo s’offre une progression de10 places dans le classement mondial, 6 sur le plan africain, alors que son score augmente de 2,5 points.

Avec un score de liberté économique de 50,3, le pays passe de sa 168e place de l’année dernière pour devenir 158ème économie la plus libre à l'indice 2019. 41e sur le plan africain à l’indice 2018 rendu public l’an dernier, le pays occupe désormais la 35e place sur 47 pays classés dans cette région.

La belle performance est impulsée par une nette amélioration de la santé fiscale et une hausse des scores pour la pression fiscale et les droits de propriété, mais le gouvernement doit réduire sa présence dans certains secteurs, soutient le think tank.

De façon globale, Héritage estime que l’état de droit s’est amélioré, mais les acquis restent précaires : « L'exécution des contrats est difficile. La protection des biens immobiliers est également difficile parce que la plupart des terres n'ont pas de titre de propriété clair... Le système judiciaire manque de ressources... » 

Pour le Lobby américain, les réformes récentes visant à améliorer l'environnement entrepreneurial ont réduit le temps et les coûts liés à la création d’entreprise, mais la faiblesse de l'administration publique continue de nuire à l'efficacité globale.

Toutefois, bien que la propriété étrangère des terres soit limitée, les investisseurs étrangers et nationaux sont généralement traités sur un pied d'égalité en vertu de la loi, remarque la fondation Héritage qui avait déjà, dans sa précédente parution, crédité le Togo d’un bon score en matière d’ouverture aux IDE.

Fiacre E. Kakpo

Le jeune entrepreneur agricole togolais Yaovi Sedjro, a remporté vendredi, le prix du « Meilleur Jeune Entrepreneur de l’année 2019 » et représentera de ce fait le Togo au prochain concours international du meilleur jeune entrepreneur de la Confejes (Conférence des Ministres de la Jeunesse et des Sports des pays de la Francophonie), en mars au Maroc.

Le Prix, décerné par le ministère chargé de la jeunesse, au meilleur jeune entrepreneur bénéficiant du Programme de promotion de l’entrepreneuriat des jeunes (PPEJ), vise à sélectionner au terme d’un concours les 3 meilleurs jeunes entrepreneurs du Togo.

Yaovi Sedjro, patron d’une petite entreprise d’élevage a présenté le meilleur projet et s’adjuge le premier prix, une prime d’encouragement de 200 000 FCFA et une qualification de facto pour le concours de la Confejes qui réunit les meilleurs entrepreneurs de chaque pays membre de la conférence.  

Ce dernier bénéficiera d’une prise en charge intégrale de son séjour au Maroc.

Il a été propulsé au-devant de la scène nationale et internationale l’année dernière avec le prix de l’entreprise la plus innovante dans le domaine de l’éducation en Afrique et depuis, il est devenu un acteur majeur de la question de la promotion des sciences au Togo. Son entreprise, « Mobile Labo », couplée à son association, « Les Archimèdes » s’est donnée pour mission de révolutionner l’apprentissage de la science et de dénicher, ambitieux vous en conviendrez, le prochain Einstein sur le continent. Togo First est allé à la rencontre de Dodji Aglago, qui a bien voulu revenir sur ses motivations, son parcours et ses ambitions. Interview.

Togo First : Qui est Dodzi Aglago ?

Dodji Aglago : C’est un jeune entrepreneur à sa façon, directeur de la société Mobile Labo, une entreprise spécialisée dans la conception et la vente des matériels d’expérimentation. Je suis acteur de l’éducation scientifique et je préside une association dénommée Les Archimèdes. Sur le plan international, je représente au Togo le « Next Einstein Forum », une initiative de l’Institut Africain de Sciences mathématiques, qui veut que le prochain Einstein soit Africain. Donc j’ai pour rôle de mon côté, de tout faire pour que  le prochain Einstein soit Togolais.

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Ensuite, je représente également pour le compte de l’Onu, le point de contact du Togo, du Spécial Generation  Advertising Council, une organisation qui œuvre pour les sciences spatiales. Ils disposent de points focaux au sein de chaque pays et je suis celui qui assure cette fonction au Togo.

TF : Intéressons-nous à Mobile Labo et aux Archimèdes. Que faites-vous concrètement ?

D.A : Mobile Labo œuvre dans la conception de matériels d’enseignement des sciences en général comme la physique, la chimie, la géologie, la géographie, la médecine, les mathématiques ou encore l’informatique. On s’attelle à monter les circuits électriques et électroniques afin de montrer aux élèves comment on peut produire de l’énergie, comment à partir de telle substance, on peut produire des réactions chimiques. Nous concevons des supports d’expérience chimique. On travaille sur des cartes géographiques, des espèces biologiques, des roches, bref tout ce qui peut être scientifique et peut aider l’apprenant à mieux assimiler son cours, mais en misant fortement sur la pratique.

« Les Archimèdes », par contre, c’est l’association qui accompagne Mobile Labo et qui regroupe des jeunes scientifiques de formation, qui œuvrent pour la promotion et la vulgarisation des sciences ainsi que la formation des meilleures élites scientifiques de notre pays.

 

TF : Comment est née l’idée de monter Mobile Labo ?

D.A : L’idée de monter Mobile Labo est intimement liée à celle des Archimèdes et a commencé il y a quelques années, lorsque j’étais encore étudiant. Je suis physicien de formation. Après avoir obtenu mon premier diplôme en 2012 et quelques soucis relatifs à des cours de Master, je suis entré dans l’enseignement. Il ne m’a pas fallu longtemps pour observer plusieurs problèmes à corriger dans notre système éducatif. Et le principal était le manque, voire l’absence, de pratique, dans l’enseignement des matières scientifiques. Les cours étant essentiellement théoriques, pour la plupart. J’ai participé à la correction d’épreuves du baccalauréat, et j’ai observé les résultats catastrophiques en sciences physiques. Sur un lot de 200 copies que j’ai eu à corriger, seulement 25 élèves ont obtenu la moyenne. Pour des séries scientifiques, c’est assez problématique, quand on connaît la grande valeur des coefficients des matières scientifiques dans ces filières.

Les échecs qui en résultent, en plus de ruiner l’investissement des parents, minent le développement de nos pays, qui n’arrivent pas à produire suffisamment d’ingénieurs ou de scientifiques.  

Dans des conditions normales, les cours de sciences physique, par exemple, devraient s’appuyer sur des expériences.

TF : C’est à dire, concrétement ?

D.A : Montrer aux enfants ce qu’est un circuit électrique, comment une pile ou un générateur alimente le circuit pour allumer la lampe, est plus bénéfique et mieux pédagogique que l’explication littéraire qui se fait généralement. L’élève apprend mieux, vite et ne risque pas d’oublier de sitôt, parce qu’ayant touché du doigt le mécanisme.

Pour donc pallier à ce problème, j’ai décidé de monter un laboratoire mobile. Lorsque j’ai commencé, je n’avais que ma moto et une simple caisse dans laquelle je mettais des matériels divers, et je me promenais d’école en école.

Il faut dire que beaucoup de chefs d’établissement étaient réticents à l’époque, et certains le sont encore, à me laisser faire des présentations aux élèves. Je demandais juste une demi-heure pour m’entretenir avec eux et je les laissais apprécier. La première victoire a été, lorsqu’après mes passages, les responsables m’ont rappelé et sollicité pour que je revienne réitérer ces brèves présentations qui emballaient les élèves et leur faisait prendre goût aux cours.   

Peu à peu, la demande est devenue importante et variée et j’ai atteint mes limites personnelles. Je vous l’ai dit, j’ai été formé en Sciences physiques. Il me fallait donc m’entourer de gens qui ont d’autres compétences, notamment en biologie, en géologie, en géographie, etc…

C’est ainsi qu’est née l’association « Les Archimèdes » et « Mobile Labo », un mix de diverses compétences qui se sont agrégées pour la vulgarisation de la science dans notre pays.

Plus tard, nous avons constaté que les matériels que nous utilisions nous coûtaient un peu plus parce qu’on les commandait en France. On s’est résolu, à un moment donné, à les fabriquer nous-mêmes, avec nos moyens. Et nous avons ouvert un atelier.  

TF : N’avez-vous pas bénéficié d’une aide extérieure, d’une subvention ou d’un fonds d’appui ?

D.A : En 2016, nous avons eu le soutien de Total Togo, via le concours Total Startupper de l’année que nous avons remporté.

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Ce succès nous a aidés à monter notre structure, et nous a ouvert des portes. Car dans le jury de ce prix, il y avait des membres du Faiej (Fonds d’aide aux initiatives économiques des jeunes, ndlr), que nous ne connaissions pas à l’époque.

Nous les avons rencontrés pour la première fois là-bas. Le jury posait toutes sortes de questions sur la comptabilité et la gestion, des questions auxquelles nous étions peu habituées en ce temps, n’ayant été formé que dans « nos » sciences. Ils ont été cependant emballés par notre présentation et notre projet, et nombreux nous ont félicité et remis leurs cartes de visite, dont Mme Céline Mivédor Gbadamassi Sahouda, la directrice du Faiej.

J’ai écrit à toutes ces personnes une fois rentré et Mme Mivédor a répondu très favorablement. Elle a convoqué à notre intention une grande réunion au siège du fonds, où j’ai mis pied pour la première fois et nous a présenté l’institution, ce qu’ils font pour la jeunesse. C’est là qu’est née la collaboration qui nous a permis de bénéficier d’un accompagnement technique du Faiej. Nous avons été outillés lors de formations techniques, sur l’élaboration d’un Business Plan, la gestion d’une entreprise, etc…

Donc oui nous avons bénéficié d’un accompagnement de la part du Faiej, et cela continue toujours aujourd’hui vu qu’ils nous suivent de près.

TF : Quels sont les succès que vous avez obtenus ?

D.A : Pour moi, le succès ne se résume pas qu’aux prix. Je ne les considère pas vraiment. Le premier succès pour moi et « Les Archimèdes » en général, est d’avoir concrétisé ma vision en démystifiant les sciences.

Que ce soit au niveau du ministère (en charge de l’éducation, ndlr), dans la sous-région ou maintenant en Afrique, lorsqu’on veut citer aujourd’hui des exemples de modèles de formation scientifique, on appelle Mobile Labo et pour moi, c’est une grande réussite.

Nous disposons aujourd’hui de 3 boutiques sur l’étendue du territoire, à  Lomé, Atakpamé et à Dapaong. Nous commercialisons du matériel pour l’enseignement scientifique, sous forme de kit et plus d’un demi-million d’élèves bénéficient de nos produits. Nous vendons et fournissons des services à des écoles, à des ONG dans le domaine de l’enseignement, à des parents d’élèves aussi. Bref, tous ceux qui tournent autour de l’éducation.

Maintenant pour pouvoir accompagner cette vision, on a remporté l’année dernière le 2ème Prix de l’entreprise la plus innovante en Afrique à Dakar avec l’Union Africaine, doté d’une enveloppe de 40 000 $. (Ndlr : lire https://togofirst.com/fr/education/0810-1755-la-start-up-mobile-labo-du-togolais-dodzi-agaglo-remporte-le-prix-africain-de-linnovation-dans-leducation).

Ces fonds vont nous permettre de quitter la production artisanale pour une production industrielle, pour ne plus seulement servir le marché togolais mais sous régional, voire africain pourquoi pas.

TF : Vous avez également représenté le Togo à Addis Abeba.

D.A : Pas seulement là-bas. Dans le cadre du Next Einstein Forum, et des initiatives de l’Union Africaine, nous avons pu partager ce que nous faisons et découvrir ce qui se fait ailleurs. Nous avons ainsi eu l'occasion d'aller présenter notre projet dans différents pays, grâce à notre prix, notamment à Lilongwe au Malawi, où il y a eu le sommet des dix chefs d’Etat « Champions en termes d'éducation sur le Continent ». A Addis, c'était dans le cadre d'un Forum d'entrepreneuriat sur le continent africain, Il faut noter d'ailleurs que dans le système anglophone, l'entrepreneuriat est très intégré au système scolaire.

TF : Mobile Labo aujourd’hui en chiffres, ça donne quoi ?

D.A : 10 laboratoires construits à Lomé et à l’intérieur, dans des écoles publiques comme privées, nationales comme internationales (Lycée Français, Cours Lumière...). Nos laboratoires, ce sont des salles construites, sécurisées, dotées d’équipements pouvant permettre aux élèves et aux enseignants de s’outiller un peu plus.

520 écoles ont bénéficié de nos kits. Ce sont les chiffres obtenus après les comptes effectués en janvier 2018. Nos kits sont un ensemble de matériels regroupés à partir duquel l’élève peut facilement retrouver en pratique ce qu’il a appris ou noté dans son cahier. 400 enseignants accompagnés ou avec qui on a des engagements pour utiliser nos gadgets et produits. Nous allons même travailler avec eux dans les écoles.

TF : Vos perspectives ?

D.A : Aller encore plus loin et faire en sorte que la science soit mieux comprise. Quant à nous, nous aimerions nous voir dans quelques années conquérir plusieurs pays d’Afrique, si ce n’est tout le continent ou que d’autres puissent s’inspirer de notre modèle. Et il faudra l’aide des autorités compétentes, ce que celles du Togo font déjà en nous permettant d’aller librement vers les écoles.

Interview réalisée par Octave A. Bruce et Renaud A. Dossavi

Pour sa 2nde émission de titres sur le marché financier régional UMOA-TITRES, le Togo réussit son pari en levant 36 milliards FCFA pour un objectif initial de 20 milliards FCFA.

De ce résultat qui correspond à un taux de souscription de 180%, le pays retient 22 milliards FCFA.

Avec cette performance qui intervient après une 1ère opération au succès mitigé, le pays semble signer son retour parmi les émetteurs dotés d’une bonne signature.

Si au regard des souscriptions proposées par les investisseurs résidant au Togo (18 milliards FCFA souscrits dont 14 milliards FCFA retenus), le pays regagne la confiance du secteur privé, ceux de l’espace UEMOA se sont également signalés très favorables aux titres émis par ce pays.

Ainsi, dans l’ordre décroissant de leurs souscriptions, ceux du Sénégal (6,5 milliards FCFA retenus), de la Cote d’Ivoire (4, 4 milliards FCFA proposés et 82 millions FCFA retenus), du Bénin, entre autres.

Le prochain rendez-vous avec le marché financier régional est prévu le 08 février 2019.

Séna Akoda

Au Togo, le trafic portuaire a augmenté de 25% entre janvier et juin 2018, apprend-on d’une note du Fonds monétaire international (FMI).

Selon le Fonds, cette hausse de l’activité portuaire, combinée aux bonnes performances des secteurs de l’agriculture (coton) et des mines (phosphates), a contribué à la stabilisation de l'activité économique qui a connu une croissance de 4,7% en 2018.

Avec le début des premiers projets du PND qui vise à faire du Togo une plateforme logistique majeure, une place financière dynamique et une base industrielle solide (avec des parcs industriels), l’organisation de Bretton Woods table à moyen terme sur une croissance de 5%.

En rappel, selon Dynamar, le Port de Lomé est devenu, fin 2017, le principal port à conteneurs de la sous-région, soufflant la première place à Lagos.

Fiacre E. Kakpo

La Société Autonome de Financement Routier (SAFER), rattachée au ministère des Infrastructures, annonce une série de passations de marchés publics d’aménagement et de bitumage de plusieurs voies et tronçons du pays, à partir du mois de Février.

Ces travaux s’inscrivent dans le cadre du Budget d’investissement et d’équipement (BIE), au titre de la gestion 2019.

Il s’agit, notamment, de la réhabilitation et du renforcement des tronçons Sokodé –Bassar ( 57 km), Tsévié-Kévé Zolo (frontière du Ghana), et la construction ou réhabilitation de 26 retenues d’eau dans la région des Savanes.

Dans la ville de Lomé, on compte entre autres, l’achèvement de 3 bassins (Avédji 1, Avédji 2 et Léo 2000), l’assainissement de la voie Agoè Adidogomé (RN1-BKS-Adidogomé). A l’intérieur du pays, l’aménagement et le bitumage du tronçon Tsévié-Kévé Zolo (frontière du Ghana) et des voies d’accès aux marchés de Kpalimé et Tsévié.

Il est prévu de pistes rurales (602 km) : 538,5 km de pistes en zone de culture de coton et 63,5 km en zone culture de café cacao.

Sur les routes nationales revêtues, divers travaux d’entretiens sur les routes et pistes, couvriront une distance globale de 2130 km. Dans le détail, il s’agit de : Travaux d’entretien périodique par reprofilage lourd et rechargement partiel (600 km), travaux d’entretien courant par reprofilage léger et lourd, rechargement ponctuel, curage mécanique des fossés et bouchage de trous de (600 km), et de travaux d’entretien périodique par grosses réparations et surfaçage (730 km).

Outre le Budget d’Investissement et d’Equipement (BIE) de la SAFER, ces divers travaux bénéficieront également de l’appui de partenaires techniques et financiers, notamment, la BIDC, la BOAD, l’AFD, l’Union Européenne, la Coopération allemande et la Banque Islamique de Développement.

Ayi Renaud Dossavi

Selon une annonce de la BRVM, le Togo procédera le 17 février 2019, au paiement semestriel des profits et au remboursement partiel du capital de son « Sukuk Etat du Togo 6,50 % 2016-2026 ».

Si cette annonce ne donne aucune précision sur le montant du 1er paiement partiel, la note d’information Fonds Commun de Titrisation de Créances diffusée au moment de l’émission des titres Sukuk en revanche, mentionne un peu plus de 16,309 milliards FCFA, sur un total d’environ 217,635 milliards FCFA.

Ce paiement devrait correspondre au 1er échéancier à honorer par le Trésor Public togolais, en accord avec la note d’information précitée. Le remboursement total est échelonné sur une série de 16 échéances dont la dernière se situe au 17 août 2026.

Notons que le Togo avait souscrit, dans le cadre de cette émission Sukuk, un montant nominal global de 150 milliards FCFA pour une maturité prévisionnelle de 120 mois, assortie de 2 ans de grâce. Le prix de l’émission unitaire était de 10 000 FCFA.

Selon la Banque Islamique de Développement, « le Sukuk se rapporte communément à l’équivalent islamique des obligations. Cependant, contrairement aux obligations conventionnelles, qui confèrent simplement la propriété d’une dette, le Sukuk accorde à l’investisseur une part d’un actif, ainsi que des flux de trésorerie et des risques proportionnés. En tant que tel, le Sukuk respecte les lois islamiques parfois appelées principes de la Charia, qui interdisent la facturation ou le paiement d’intérêts ».

Séna Akoda

Après l’élection mercredi du bureau de l’Assemblée national, Faure Gnassingbé a procédé ce jeudi par décret, à la nomination d’un nouveau gouvernement. Toujours dirigée par le Premier ministre Komi Selom Klassou, la nouvelle équipe est composée de 23 membres dont 5 femmes.  Neuf  ministres font leur entrée tandis que 13 sont reconduits.  

Sont reconduits Gilbert Bawara, Damehame Yark, Victoire Dogbé, Cina Lawson, Robert Dussey, Puis Agbetomey, Payadowa Boukpessi, Sani Yaya, Dèdèriwè Ably-Bidamon, Moustafa Mijiyawa, Antoine Gbegbeni, Tchabinandi Kolani-Yentchare et Batiem Kpabre-Sylli.

La nouvelle équipe voit l’entrée de Kodjo Adedze. Le désormais ex- commissaire général de l'Office togolais des recettes (OTR) prend la tête du ministère du Commerce, des transports, de l’Industrie, du développement du secteur privé et de la promotion de la consommation locale. Il s’offre le portefeuille de Bernadette Essossimna Legzim-Balouki, l’industrie, jusque-là gérée par Yaovi Attigbé Ihou, et les transports anciennement sous la tutelle de Ninsao Gnofam.

Christian Trimua, Conseiller à la Présidence sera en charge du ministère des droits de l’homme et  des relations avec les institutions de la République.

Babiègue Taïrou, élu un jour plus tôt 1er vice-président de l’Assemblée nationale, est préféré par Faure Gnassingbé à ses côtés, où il sera à la charge de l’enseignement technique, de la formation et de l’insertion professionnelle.

Ayawovi Demba Tignokpa, ancienne ministre de l’Economie, des Finances et des Privatisations de 2002 à 2003, remplace Kossi Assimaidou, à  la planification du développement. Son portefeuille s’élargit désormais au volet coopération.

Le ministère des infrastructures est désormais dirigé par Zouréatou Tchakondo-Kassa-Traoré. Elle remplace Ninsao Gnofam. 

Le tourisme, la culture et les loisirs sont désormais fusionnés, et dirigés par Kossivi Egbetognyo, ancien directeur de cabinet du Garde des Sceaux. 

Kanfitine  Issa Tchédé, qui occupait jusqu’alors le poste de directeur général des Travaux publics, est nommé ministre délégué auprès du ministre de l’eau, de l’équipement rural et de l’hydraulique villageoise, Antoine Lekpa Gbegbeni.

Au Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, le Prof Octave Nicoué Broohm est remplacé par  son collègue de l’Université de Lomé, le Prof Koffi Akpagana.

David Olatokoun Wonou quant à lui s’offre le portefeuille de l'Environnement, du développement durable et de la protection de la nature, en remplacement d’André Johnson, parti à l’Assemblée nationale.

Parmi les départs, on note de grands noms tels que : Ninsao Gnofam, Bernadette Legzim-Balouki,  Ouro Koura Agadazi, Nicoué Broohm, Guy Madje Lorenzo ou Ihou Attigbé.

Fiacre E. Kakpo

Voici la liste du nouveau gouvernement Togolais

Premier ministre, chef du gouvernement : Selom Komi Klassou

  • Ministre du Développement à la base, de l'Artisanat et de la Jeunesse :
    Victoire S. Tomegah-Dogbe
  • Ministre de la fonction publique, du travail, de la réforme administrative et de la protection sociale : Gilbert Bawara
  • Ministre des Postes, de l'Economie Numérique et des innovations technologiques : Cina Lawson
  • Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile :
    Général Damehane Yark
  • Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration africaine et des togolais de l’extérieur : Robert Dussey
  • Ministre de l'Administration Territoriale de la Décentralisation et des Collectivités Locales : Payadowa Boukpessi
  • Ministre de l’économie et des finances : Sani Yaya
  • Garde des sceaux, ministre de la justice : Puis Agbetomey
  • Ministre des mines et des énergies : Dèdèriwè Ably-Bidamon
  • Ministre de la santé et de l’hygiène publique :
    Prof Moustafa Mijiyawa
  • Ministre auprès du Président de la République :
    Arouna Batiem Silly Kpabre
  • Ministre du Commerce, des transports, de l’Industrie, du développement du secteur privé et de la Promotion de la consommation locale : Kodjo Adedze
  • Ministre de l’enseignement technique, de la formation et de l’insertion professionnelle : Tairou Babiègue
  • Ministre de la planification du développement et de la coopération : Demba Tignokpa
  • Ministre de l'Action Sociale, de la Promotion de la Femme et de l'Alphabétisation : Tchabinandi Kolani Yentchare
  • Ministre de l’eau, de l’équipement rural et de l’hydraulique villageoise : Antoine Lekpa Gbegbeni
  • Ministre des droits de l’homme et chargé des relations avec les institutions de la République : Christian Trimua
  • Ministre des infrastructures : Mme Zouréatou Tchakondo-Kassa-Traoré
  • Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche :
    Prof Koffi Akpagana
  • Ministre de l'Environnement, du développement durable et de la protection de la nature : Olatokoun Wonou David
  • Ministre de la culture, du tourisme et des loisirs :
    Kossivi Egbetognyo
  • Ministre délégué auprès du ministre de l’eau de l’équipement rural et de l’hydraulique villageoise : Kanfitine Issa Tchede
  • Le ministère de la Défense et des Anciens Combattants est rattaché à la Présidence de la République.

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