Togo First

Togo First

Au Togo, les chambres régionales d’agriculture, organes locaux en charge de promouvoir et représenter le secteur, font l’objet de modification de la part du gouvernement.

Ainsi, d’une part, il est instauré des cotisations pour les ressortissants de chaque Chambre régionale. D’autre part, le Bureau national des chambres régionales d’agriculture (BN-CRA), chapeautant l'ensemble des démembrements, devient Conseil permanent des chambres d’agricultures du Togo (CPCAT).

La décision, adoptée par décret en conseil de ministres ce mercredi 20 mars 2019, vise, selon le communiqué, « à renforcer la crédibilité de la représentativité ainsi que la légitimité des procédures dans les instances de prise de décision ».

Il s’agit également de rendre ces structures « plus fonctionnelles et plus efficaces », et de permettre aux acteurs agricoles de chaque localité de mieux se les approprier.

Pour rappel, les Chambres régionales d’agriculture, organisations locales au niveau des villages et des cantons, ont été mises en place au Togo depuis 1997. Avec notamment pour objectif de servir de représentation auprès des pouvoirs publics, dans le cadre de problématiques agricoles.

 

Ayi Renaud Dossavi

Un forum économique spécialement orienté vers la diaspora devrait se tenir au Togo en novembre prochain. En effet, le projet a fait l’objet d’une présentation lors du dernier conseil des ministres, qui s’est tenu hier mercredi 20 mars 2019.

Ce « Forum économique des Togolais de l’extérieur » vise à « mobiliser la diaspora togolaise par le transfert de compétences et de savoir-faire de celle-ci », selon le communiqué du Conseil.

Il s’agit ainsi de pouvoir mettre à profit leurs ressources et valeurs ajoutées, dans le cadre des différentes stratégies du gouvernement, pour « le développement économique et social du Togo ». L’évènement, prévu pour deux jours, devrait ainsi constituer un cadre de rencontre entre l’acteur public et les membres de la diaspora, notamment les porteurs de projets et investisseurs potentiels.

Rappelons que, selon la Banque mondiale, la diaspora a envoyé pour plus de 400 millions $ au Togo en 2018, contribuant ainsi à plus de 8% du PIB du pays. Elle est, à ce titre, l’une des plus dynamiques du continent.

Ayi Renaud Dossavi

La Cour des Comptes du Togo va être réorganisée. Un projet de loi organique y relatif a fait l’objet d’un examen au cours du Conseil des Ministres tenu ce 20 mars 2019 à Lomé. « Le projet de loi organique examiné en deuxième lecture est relatif à l’organisation et au fonctionnement de la Cour des comptes », indique le compte rendu de cette rencontre gouvernementale.

La revue de l’organisation et du fonctionnement de cette institution qui devrait jouer un rôle clé dans l’assainissement de la gestion des finances publiques via le contrôle de régularité des comptes publics qu’elle exerce, est mue par des évolutions communautaires et celles enregistrées au plan mondial.

De fait, souligne le communiqué du Conseil des Ministres, « l’internalisation des nouvelles directives du cadre harmonisé des finances publiques de 2009 dans l’espace UEMOA et la prise en compte des normes exigées pour toutes les Institutions supérieures de contrôle des finances publiques (ISC) au plan mondial à travers l’Organisation internationale des institutions supérieures de contrôle (INTOSAI), confèrent de nouvelles attributions et exigences à la Cour des comptes ». 

Séna Akoda

La Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) va injecter 25 milliards FCFA dans la construction de la centrale thermique Kekeli Efficient Power.

Réuni à Dakar, le conseil d’administration de l’institution sous-régionale a approuvé une opération en faveur de l’infrastructure confiée à Eranove dans le cadre d’une concession de 25 ans.

D’un coût global de 64 milliards FCFA, cette deuxième centrale de Lomé, après Contour Global, sera financée, sans garantie souveraine, par la banque de développement et la banque panafricaine Oragroup.

Destinée à fonctionner au gaz naturel, la réalisation de cette infrastructure énergétique en cycle combiné d’une puissance de 65 MW sera assurée par la Société Kekeli Efficient Power (KEP) SA à Lomé au Togo.

Alors que le groupe espagnol TSK est annoncé sur la construction, l’Allemand Siemens fournira les turbines à gaz et à vapeur, la technologie et les services de maintenance, et Eranove qui a conçu le projet, mobilisé le financement, en assurera l’exploitation.

Vis-à-vis de la production agricole dans leur région, plus de 6 Togolais sur 10 (63%) trouvent que les conditions climatiques ont empiré ces 10 dernières années. La donnée ressort du dernier sondage de l’agence Afrobaromètre sur la question, dont le rapport date du 28 février 2019.

Si cette perception négative est commune à la majorité des sondés, les agriculteurs (72%) ressentent encore plus cette dégradation due au climat. Du point de la géographie, ceux de la région des Savanes  (au centre-nord du pays), semblent plus frappée (avec 83% des sondés).

Par ailleurs, Afrobaromètre informe que deux Togolais sur trois (68%) trouvent que la sécheresse est devenue « beaucoup » ou « quelque peu » plus grave chez eux, durant cette même période. A l’inverse, seulement 2 Togolais sur 10 (26%) considèrent que le phénomène d’inondation s’est aggravé dans leur région.

Notons que ces données se déploient dans une toile de fond où plus de la moitié des Togolais (55%) ont entendu parler des changements climatiques. Et les agriculteurs, qui semblent ressentir plus encore les perturbations dues au climat, sont les moins au fait de ce concept (41%).

Ayi Renaud Dossavi

Selon le dernier Bulletin sur le marché de l'anacarde, émis par l’agence N’Kâlo, le Togo a exporté vers l'Union Européenne 267 tonnes d'amandes de cajou en 2018, contre 118 tonnes en 2017. Ce qui représente une hausse annuelle de 128%.

Cette augmentation de la performance sur ce segment marque un certain retour du Togo en UE, qui avait connu une certaine baisse par rapport à 2016. Car cette année-là, les exportations des produits issus du décorticage des noix de cajou brutes étaient de 190 tonnes, informe la note d'information datée du 7 mars 2019.

Notons également que si les exportations ont connu un pic relatif vers l'UE, la tendance est inverse aux USA, dont les importations d’amandes de cajou issues du Togo sont passées de 246 tonnes en 2017, à 122 tonnes en 2018, soit une baisse de 50%.

Du reste, le cumul des exports togolais vers ces deux zones économiques (de 364 tonnes en 2017 à 389 en 2018) montre une progression de 7%. Sur fond de tendance globale à la hausse en Afrique de l’Ouest, région qui concentre environ 45% de la production mondiale.

Ayi Renaud Dossavi

La capitale togolaise conserve encore une fois son 29è rang africain, de ville où il fait bon vivre en 2019, selon le rapport du cabinet américain Mercer. Elle devance d’un rang Abidjan, de deux rangs Addis-Abeba, de 4 places Lagos, de 5 places Abuja et de 6 places Antananarivo.

Dans l’UEMOA, Lomé s’adjuge la place de 3è ville qui attire par sa qualité de vie, derrière Dakar et Cotonou, respectivement 12è et 19è en Afrique.

Si globalement au plan mondial il n’y a pas de grands bouleversements notables dans le classement, en Afrique également, les grandes tendances se maintiennent.

Ainsi, on retrouve dans le Top 5 africain, exactement comme lors de l’édition de 2018, la ville de Port-Louis qui trône en tête du classement. Suivie dans l’ordre, des villes sud-africaines à savoir Durban, Cape Town et Johannesbourg. Victoria (aux Seychelles) ferme le classement des 5 villes africaines réputées pour la qualité de vie qu’elles offrent.

Au bas du classement africain, se bousculent les villes suivantes : Conakry (41è), Kinshasa (42è), Brazzaville (43è), N’djamena (44è), Khartoum (45è) et Bangui (46è).

Notons que la qualité de vie a été évaluée sur des critères comme l’environnement socioculturel, politique et social, les écoles et l’éducation, les services publics, le transport, les infrastructures urbaines, les loisirs, les biens de consommation, les logements et l’environnement.

Séna Akoda

C’est l’essentiel d’un accord de partenariat que viennent de signer MIFA SA, le groupe américain Koster Keunen, leader mondial dans le raffinage et la transformation de cires d’abeilles, et la plateforme apicole nationale-Togo.

Avec cet accord, MIFA SA élargit son réseau de partenaires. Mieux, il vient de trouver un débouché de référence mondiale pour le secteur apicole togolais.

Chaque année, Koster Keunen devrait donc acheter les quantités convenues auprès de  la plateforme apicole nationale-Togo et les exporter. Le groupe américain les traitera en vue de  la formulation et la commercialisation de cires de qualité, destinées aux industries cosmétique, pharmaceutique, des bougies et alimentaire.

De fait, apprend-on, la cire d’abeille est utilisée depuis de nombreuses années dans de multiples domaines : l’entretien de la maison, le textile, l'alimentation. Et c’est la cosmétique, indique-t-on, qui stimule fortement la demande.

Dans le cadre de l’exécution de cet accord de partenariat, MIFA SA devrait apporter ou faciliter, au profit de la plateforme des apiculteurs, l’accès à un financement partiel.

Séna Akoda

La firme de private equity Cauris Management a quitté l'actionnariat de l'institution financière togolaise Banque Populaire pour l'Epargne et le Crédit (BPEC), en cédant la participation qu'elle y détenait, via son deuxième fonds d'investissement (Cauris Croissance).

Le bénéficiaire de cette sortie de capital est le groupe SUNU qui renforce ainsi, sa position majoritaire au sein de la Banque, quelques mois après son agrément par la Commission Bancaire. Les conditions financières de cette cession acquisition n'ont pas été dévoilées.

« L’investissement initial de Cauris Croissance dans la BPEC a permis de renforcer les fonds propres pour respecter la réglementation de l’époque fixant le capital social minimum des banques à 5 milliards de FCFA, et de relancer les activités » a simplement indiqué la firme d'investissement dans son communiqué.

Rappelons qu'elle était entrée en 2010 dans le capital de ce qui se dénommait la Caisse d'Epargne du Togo, avec un investissement initial de 1 milliard de FCFA, qui a permis d'effectuer une augmentation de capital nécessaire. Cauris est revenu en 2015 avec un deuxième investissement de 700 millions de FCFA.

« L’intervention de Cauris Croissance a permis d’institutionnaliser l’actionnariat de la BPEC dans un contexte de désengagement de l’Etat, de renforcer la gouvernance et les procédures internes, et de parachever le processus de privatisation avec le groupe SUNU, qui a abouti à sa prise de participation majoritaire dans la banque », a fait savoir Noël Yawo Z. Eklo, directeur général de Cauris Management, commentant l'opération.

Idriss Linge

Lancé pour couvrir la période 2017-2020 et doté d’un portefeuille de près de 300 milliards, le Cadre de partenariat pays (CPP), document stratégique qui définit les actions d’appui de la Banque mondiale en faveur du Togo, est en passe d’être révisé. Ainsi, il devrait être prolongé jusqu’en 2022.

« Nous allons opérer les ajustements nécessaires pour renforcer cet alignement notamment en étendant la période du CPP jusqu’en 2022 et aussi en prenant en compte les priorités définies dans le PND », a expliqué Hawa Cissé Wagué, Représentante-Résidente de la Banque Mondiale au Togo. 

Des réajustements devenus nécessaires à l’aune du Plan national de développement (PND), une feuille de route quinquennale couvrant la période 2018-2022, qui définit un nouveau paradigme, vision nécessitant une forte contribution du secteur privé.

Des consultations ont démarré depuis ce lundi. Elles réuniront successivement membres du gouvernement,  parlementaires, acteurs du secteur privé, professionnels des médias, partenaires techniques et financiers du Togo, société civile et d’autres parties prenantes à Lomé et à Kara.

Annoncé depuis septembre par Ousmane Diagana, le vice-président de la Banque mondiale (BM) en charge des Ressources humaines, de passage dans la capitale togolaise, la révision du CPP sonne du côté de Lomé comme un appui de taille de l’institution de Bretton Woods au programme d’action de l’exécutif.

Si le CPP actuellement en vigueur prend déjà en compte la plupart des ambitions du PND, d’autres défis plus spécifiques et plus concrets ont émergé sur le nouveau sentier de développement que se fraie la nation de la cote-ouest d’Afrique.

Hub logistique, centre d’affaires de premier ordre, transformation agro-industrielle, la transformation structurelle de l’économie togolaise, dont les débuts amorcés par le SCAPE défunt, qui a été de tout temps à la charge de l’investissement public, sera désormais portée par le secteur privé, local comme étranger, à hauteur de 65%.

« La Banque mondiale se réjouit de l’opportunité de la mise en route récente du Plan national de Développement (PND) du Togo pour convenir avec l’ensemble des acteurs impliqués dans le développement du pays de la possibilité de réajuster davantage les interventions de la Banque avec les programmes prioritaires nationaux. Ce qui permettra d’avoir un meilleur impact des projets qu’elle finance dans le pays, sur les populations togolaises », a souligné Pierre Laporte (photo), Directeur des opérations pour la Banque mondiale, en charge de la Côte d'Ivoire, du Bénin, du Burkina Faso, de la Guinée et du Togo.

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