Togo First

Togo First

Au Togo, la coordination du Projet National de Promotion de l'Entreprenariat Rural (PNPER) et la Cellule Présidentielle d’Exécution et de Suivi des Projets Prioritaires (CPES) travaillent à la mise en œuvre rapide de ce projet. Hier 14 janvier, elles ont tenu une séance de travail en ce sens.

De fait, indique une source proche du projet, l’objectif de cette rencontre de travail était d’accompagner le projet dans sa mise en œuvre, en vue d’accélérer l’atteinte des résultats escomptés au profit des populations rurales.

Selon les informations, dans le cadre de ce projet qui bénéficie du soutien technique et financier du Fonds International de Développement Agricole (FIDA), 77 plans d’affaires (PA) ont été retenus sur les 95 soumis aux Comités Régionaux de Sélection (CRS).

Ces plans d’affaires devront ensuite être présentés aux institutions financières partenaires du projet,  pour étude et financement.

Le montant de la subvention prévue est de 50% du coût des investissements du Plan d'Affaire et plafonné à 3,5 millions FCFA par dossier.

Séna Akoda

Au Togo, les entreprises soumises au régime de la Taxe professionnelle unique (TPU) sont désormais exonérées de cette taxe synthétique pour deux ans, a communiqué hier Ahmed Esso-Wavana Adoyi (photo), le Commissaire des Impôts.

La nouvelle disposition de la loi de finances 2019, vient renforcer le code Général des impôts qui prévoyait une année d’exonération. Elle s’inscrit aussi dans le prolongement des mesures incitatives engagées en 2018 par Lomé, en vue d’alléger les charges des jeunes entrepreneurs au cours de leurs premières années d’activités. Dans la loi de finances 2018, la TPU avait été supprimée pour une durée d’un an pour les redevables qui sont dans leur première année d’activité. La mesure a permis de relever le nombre d’entreprises créées par une personne physique à 7512, soit 71% des entités qui ont vu le jour en 2018.

Taxe due par les artisans et les microentreprises du secteur informel qui sont accompagnées par les structures publiques dédiée comme la DOSI, la TPU ne concerne que les personnes physiques dont le chiffre d'affaires annuel est inférieur ou égal à 60 millions FCFA, quelle que soit la nature de l'activité. La barre des 60 millions est fixée selon la nouvelle catégorisation des entreprises. Dans l’ancien code des impôts, le chiffre d’affaires était plafonné à 30 millions FCFA pour les entreprises soumises à ce Régime.

Rappelons que la TPU libère le contribuable du paiement de l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP), de l’impôt minimum forfaitaire des personnes physiques (IMF), de la taxe professionnelle (TP) devenue patente, de la taxe sur les salaires (part patronale) de 3% et de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).

La TPU est un impôt établi pour le budget national et les collectivités locales. Selon le régime, elle est versée au gouvernement (régime déclaratif) ou aux collectivités locales (régime forfaitaire : le montant du chiffre d’affaires doit être inférieur ou égal à 30 millions FCFA).

Fiacre E. Kakpo

Gozem, le 1er service de réservation en ligne des motos-taxis à Lomé, vient de sceller un partenariat stratégique avec la filiale togolaise du leader pétrolier français Total.

Objectif : sensibiliser les chauffeurs professionnels de la capitale togolaise (zémidjans et taxis) à rouler plus vert et à garantir un meilleur rendement de leurs véhicules.

En effet, selon un communiqué parvenu à la rédaction de Togo First, « à travers cet accord, Total et Gozem visent à sensibiliser les chauffeurs sur l’importance d’adopter des habitudes simples, mais efficaces, et ainsi améliorer le rendement de leur outil de travail, tout en préservant l’environnement ».

Sur le plan pratique, durant tout le mois de janvier, Gozem sera présente sur plusieurs stations de son partenaire Total Togo pour sensibiliser les conducteurs à adopter des habitudes éco-responsables.

A terme, l’idée est de « booster la dynamique du secteur du transport urbain, et contribuer à rendre plus vert, le transport à Lomé », précise le document. 

​« Gozem est fier de pouvoir accompagner et offrir aux professionnels du secteur les outils nécessaires pour améliorer leurs conditions de travail », selon Farouk Tchabana​, responsable des opérations Gozem.

Frédéric Rivière​, directeur général de Total Togo, pour sa part, déclare : ​« Ce partenariat avec Gozem représente une formidable opportunité pour Total de pouvoir renforcer ses liens avec ses clients chauffeurs à Lomé ».   

Séna Akoda

Le Tony Blair Institute  (TBI) for Global Change confie à Ayad Siham les commandes de son bureau au Togo, apprend-on.

Avec cette nomination, la représentation pays de l’organisation internationale pilotée par l’ex-Premier ministre britannique vient de franchir un important palier dans le cadre de la mise en route de son partenariat avec le Togo. 

Ce partenariat vise à appuyer le Togo avec l’expertise nécessaire dans la mise en œuvre de projets structurants du Plan National de Développement (PND) 2018-2022).

Avec un profil de Professionnel senior spécialisé dans les politiques publiques, la gouvernance économique et financière, les questions liées aux Objectifs de Développement Durable (ODD), la représentante-pays du TBI devrait donner un coup d’accélérateur aux projets en cours. 

Via son compte twitter ce jour, Malik Natchaba, coordonnateur de la Cellule Présidentielle d’Exécution et du Suivi des Projets Prioritaires (CPES) informe l’opinion de l’arrivée au Togo de la cheffe-pays du TBI, dans le cadre de sa mission qui devrait démarrer cette année. Il se dit également convaincu du caractère fructueux de la collaboration qui se dessine.

Séna Akoda

Au Togo, le nombre d’entreprises créées a bondi de 27,5% en 2018, pour se fixer à 10 545, frôlant de peu son record de 2015.

Près de 82% des entreprises qui ont vu le jour au cours de l’année écoulée, soit 8625, sont détenues par des personnes de nationalité togolaise.  

Alors que 1920 de ces entreprises appartiennent  à des étrangers. Le carré d’as étant partagé entre les Nigérians (375 entreprises créées en 2018), les Béninois (280), les Nigériens (211) et les Chinois (155). Les Indiens ferment le top 5 avec 121 entreprises.  

En 2018, la création a été surtout  portée par les personnes physiques qui représentent 71% des entreprises créées, soit 7512 entités. Les personnes morales quant à elles détiennent environ 29% des entreprises formalisées, 3033 entités.

6661 des nouvelles entreprises opèrent dans le commerce, 44 dans les secteurs industriels et 3840 dans les services, selon les statistiques du Centre des formalités des entreprises (CFE).

Sur les 2587 SARL ayant accompli leurs formalités de création, on note un goût prononcé pour le seing privé. En effet, 85% des Sarl, soit 2200 entreprises à responsabilités limitées, se sont constituées, sans recours à un notaire.

Sur le segment des Sociétés Anonymes (SA), 54 entités dont 6 n’ayant qu’un seul associé, ont vu le jour au cours de 2018.

Pour la Cellule Climat des affaires, cette hausse est consécutive aux réformes engagées en 2018, reconduites et renforcées en 2019, pour simplifier la vie aux entrepreneurs.

La suppression des droits d’enregistrement et de timbres, la possibilité de démarrer la création d’entreprise en ligne sur le site web du CFE, la réduction de délai de délivrance de la carte unique de créateur d’entreprise, la suppression de la TPU pour la première année, sont autant de reformes qui ont conduit à  cette embellie.

Fiacre E. Kakpo

Le projet de centrale solaire de Dapaong, au Nord du Togo devrait à terme fournir une énergie propre et fiable à environ 700 000 ménages et petites entreprises au Togo.

Financé à hauteur de 15 millions $  par le fonds d'Abu Dhabi pour le développement, le projet a pour ambition de « réduire la pauvreté, accroître les activités génératrices de revenus et fournir de l'électricité aux établissements de soins de santé et aux établissements d'enseignement. »

Selon Adnan Z. Amin (photo), directeur général sortant de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), ce projet contribuera à « créer des emplois, autonomiser les femmes et renforcer les communautés locales ».

La centrale solaire de Dapaong, d’une capacité de 30 MW, fait partie des trois projets financés lors de cette rencontre de l’IRENA, pour un portefeuille global de 31 millions $. Le projet sera géré par l'Agence togolaise pour l'électrification rurale et les énergies renouvelables.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, le ministère des Infrastructures et des Transports ambitionne des travaux de réhabilitation des Palais des Congrès de Lomé et de Kara, indique un document consulté par Togo First.

Avec ces travaux, les deux cadres qui abritent des événements de tous rangs, notamment politiques, économiques et socio-culturels, devraient faire peau neuve.

Dans la lignée de ce projet, le ministère de tutelle lance un appel d’offres. Objectif : sélectionner un consultant pour la réalisation des études techniques afférentes aux travaux envisagés. Les prestations prévues, indique le document, se déclinent en deux volets.

D’abord, le consultant devrait réaliser des études techniques. Celles-ci doivent proposer l’entretien, la réhabilitation ou la réparation du bâtiment et des équipements, ainsi que les éventuels équipements supplémentaires. On notera l’élaboration de l’ordre de service de démarrage des prestations d’études, la rédaction du rapport préliminaire d’études, l’étude d’avant-projet sommaire (APS) et l’étude d’avant-projet détaillé.

Ensuite, l’expert retenu préparera le dossier d’appel d’offres. Le coût des travaux devrait être affecté au budget de l’Etat, gestion 2019.

Séna Akoda

En fin de semaine écoulée, le Togo a pris part, à Abu Dabi, à la 9è Assemblée Générale de l’IRENA (International Renewable Energy Agency), une institution internationale qui soutient les pays dans leur transition vers un avenir énergétique durable.

Selon des sources proches de l’institution, le pays a obtenu un financement de 15 millions $ pour implanter une centrale solaire de 30 MW, le plus important projet approuvé par cette institution en termes de capacité, apprend-on.

Ce financement devrait permettre au pays d’amorcer un virage significatif vers son objectif de couverture universelle de sa population en énergie à l’horizon 2030 et de soutenir ses efforts en matière de promotion des énergies dites propres.

Le projet présenté par le Togo s’intègre à un ensemble de projets approuvés à hauteur de 31 millions $ par cette institution.  L’enveloppe globale dont le décaissement a été approuvé au cours de la rencontre, porte à ce jour à 245 millions $ les financements débloqués par le fonds ADFD/IRENA.

Séna Akoda

La ministre togolaise des postes et de l’économie numérique, Cina Lawson, vient de remporter le premier prix des Napoléons Awards, catégorie femme.

Cette distinction lui a été décernée, ce vendredi 11 janvier, à la neuvième édition de la Conférence des Napoléons, qui se tient à Val d’Isère, en France, du 9 au 12 janvier 2019. Elle partage ce prix avec l’écrivain franco-marocaine Leïla Slimani, arrivée ex aequo.

« Ce prix de l’innovation consacre aussi les avancées au Togo », a tweeté la lauréate togolaise.

Pour rappel, Les Napoléons sont un réseau comprenant des centaines de dirigeants dans le domaine de l'industrie, des communications, et des médias. Leurs rencontres, ayant pour but de promouvoir l’innovation et une croissance responsable, réunissent deux fois par an (une fois à Arles et l’autre à Val d’Isère) plus de 500 chefs d’entreprises et de patrons du Cac 40, ainsi que différents acteurs du monde politique, académique et de l’innovation.

Ayi Renaud Dossavi

C’en est presque devenu harassant, ces petits pop-up invitant à télécharger et à installer Gozem, la nouvelle application de réservation de motos-taxi dans la ville de Lomé. Encore plus difficile de ne pas remarquer leur présence en surfant sur le net ou de les éviter. Dans le réel, ils sont moins visibles mais commencent sérieusement à colorer la circulation, surtout depuis leur lancement officiel le 07 novembre dernier dans la capitale togolaise.

Comment ça marche, pourquoi utiliser Gozem au lieu du traditionnel « Oléyia ?! », Togo First est allé à la rencontre de son CEO, ancien d’Uber au Nigéria, spécialiste en commerce électronique et consultant aux côtés de start-up africaines à forte croissance et à la pointe de la technologie. Interview. 

Togo First : Pouvez-vous vous présentez à nos lecteurs ?

Emeka Ajene : Je suis Emeka Ajene, originaire de Lagos au Nigéria. Je suis co-fondateur et Directeur Général de Gozem, une start-up qui a pour principal objectif de rendre d’abord à Lomé, et ensuite dans toutes les grandes villes des pays d’Afrique francophone, le transport plus sûr, plus simple et plus fiable.  

GOZEM interieur

« J’ai donc vu qu’il y avait une opportunité. »

Pour revenir à moi-même, j’ai dirigé les opérations et le développement commercial pour Uber au Nigéria en 2016, où j’ai supervisé l'acceptation des liquidités par la société à Lagos. J’ai également mené le déploiement d’Uber à Abuja qui est devenu la 400ème ville à accueillir ce géant mondial du VTC.         

T.F : Comment est né Gozem ? Qu’est-ce qui a motivé sa création ?

E.A : Gozem, vous l’aurez remarqué, est exclusivement basé dans le secteur des transports. Ce secteur pèse énormément dans l’économie. Chaque jour, tout le monde se déplace pour effectuer ses activités et vaquer à ses occupations.

Je viens de le dire, j’ai travaillé pour la société Uber au Nigéria et il n’existe pas assez de services de ce genre en Afrique de l’Ouest. Il y a quelques sociétés comme cela au Nigéria et au Ghana maintenant, mais c’est plus en Afrique du Nord ou de l’Est qu’elles sont implantées.

J’ai donc vu qu’il y avait une opportunité ici de monter un système similaire, afin de faire évoluer le transport. Parce que, quel que soit le secteur d’activité, tout le monde en a besoin. La principale chose qui frappe aux yeux dans ce domaine en Afrique de l’Ouest, ce sont les motos. Si dans les pays ou régions du continent déjà cités, ce sont beaucoup plus des sociétés basées sur les voitures, ici, le premier moyen de locomotion ou de transport reste la moto.

Il fallait donc créer un modèle spécifique, basé sur cette particularité. En même temps, c’était l’occasion pour nous de mettre une différence entre ce que nous allions faire et ce qui se fait déjà. Nous avons fait beaucoup de prospections, et compilé des informations.

Il est très facile de trouver une moto, ou un zed comme on l’appelle communément ici. Par contre, le souci réside dans la confiance ou la fiabilité, c’est selon, du conducteur.

28440 in 2 TogoFirst 28440 aEmeka Adjene CEO Gozem nous voulons rendre le transport plus sr plus OcB

« Par contre, le souci réside dans la confiance ou la fiabilité, c’est selon, du conducteur.»

Qui est-il ? A-t-il bu quelque chose ? Est-il assuré ? Vous me direz que ce ne sont pas des questions que les gens se posent souvent ici, mais si. Pour des personnes qui n’ont pas vécu ici, ou qui sont des étrangers qui ont une autre culture, il est difficile de monter sur un engin, appartenant à un inconnu, et qui doit t’emmener dans un endroit que toi-même tu ne connais pas forcément, ou dont tu ne maîtrises l’itinéraire que sur une carte ou grâce à un GPS, encore qu’à Lomé par exemple, tu peux te servir de raccourcis pour arriver quelque part sans passer par une voie, disons, conventionnelle. Ce qui amène donc la question de sécurité. Aussi bien du client que du conducteur.

Grâce aux efforts des autorités, le port du casque a été rendu obligatoire, mais pas pour le passager. Nous avons donc voulu avec le projet que nous étions en train de monter, pallier à cela, raison pour laquelle vous constaterez que chaque conducteur Gozem dispose d’un second casque avec filet de protection pour le passager.  

Le second écueil que j’ai observé est le marchandage. A Lomé, cela semble être la donne, vu qu’il n’y a pas de prix fixe pour les trajets. Les prix varient d’un conducteur à un autre ou d’un client à un autre, ou sont fixés selon un nombre incroyable de critères, allant de la période de la journée à la distance, en passant par l’état de la route, le prix actuel du carburant, l’humeur de l’un des deux, la météo, etc.…, bref vous concèderez que c’est pas faux. Donc il fallait également améliorer cela. Trouver un moyen de choisir un prix fixe afin de gagner en temps et d’éviter des minutes de discussion.

Voilà comment est née l’idée de la création de Gozem.

T.F : Alors, Gozem, comment ça marche ?

E.A : Le principe est simple, nous avons des conducteurs Gozem de motos et quelques-uns de taxi, quoique l’aspect taxi est en cours d’ajustement afin de pouvoir proposer un service à part aussi.

Notre application, sur laquelle se fonde tout le système n’est fonctionnelle que pour Lomé. Le client qui voudrait se déplacer, nous contacte grâce à l’application qu’il a auparavant téléchargée et installée. Je voudrais par-là rappeler que l’application  a été lancée depuis le 07 novembre et est disponible sur Play Store pour les téléphones Android et App Store pour les I-Phones. Une fois l’application installée, vous vous enregistrez avec un numéro d’un opérateur mobile basé au Togo, et vous vous inscrivez, soit par un système de parrainage qui vous fait bénéficier de gratification ou soit directement.

Vous verrez une cartographie de la ville comme si vous étiez dans votre Google Map vu que c’est celui que nous utilisons, et vous choisissez votre destination.

L’information est envoyée au conducteur Gozem le plus proche du client et qui n’est pas en train de faire une course. Il reçoit une notification dans son téléphone et rejoint le client pour la course. Au cas où il ne répond pas, nous le contactons directement par appel.

Le prix des courses est fixé au km. Et c’est arrivé à destination que le compteur indique le montant. Là encore nous avons fait des prospections et des sondages et étudié le marché avant de nous convenir sur le prix de 72 FCFA le km. Dans la ville en moyenne, c’est à 100 FCFA. Le règlement peut se faire de plusieurs manières : en espèces, par T-Money, Flooz, ou carte bancaire.

Chaque conducteur dispose d’une sorte de portefeuille électronique qui permettra de s’assurer de l’effectivité de la transaction. Si le client n’a pas les moyens de payer la course comme il le prétend, le conducteur le saura.

Pour notre part, nous prenons 20% de commission sur chaque course et le conducteur garde les 80% restants. Ce sont ces 20% qui nous servent par exemple à faire la communication autour de notre société.

Je rappelle que le conducteur dispose d’un casque pour le passager qui lui donne avec un filet de protection. Voilà qui résout la problématique de la sécurité du passager.

T.F : Votre application ne comporte-t-elle pas des failles ? Je prends l’exemple d’une personne mal intentionnée, un braqueur qui souscrit à votre service, contacte un zed Gozem pour une course, alors qu’il n’a nullement l’intention de le prendre, mais attend plutôt le conducteur avec sa bande pour se faire tranquillement livrer une moto gratuite. Que faites-vous dans ce cas ?

E.A : L’aspect que vous avez évoqué existe tout comme il n’y a pas de risque zéro. Même avec les conducteurs qui ne sont pas affiliés à nous, cela peut arriver. Nous essayons d’aider le plus possible nos conducteurs à partir de notre centre de contrôle. Mais ils sont libres de prendre une course ou pas. Ce n’est pas une obligation, ni une embauche. C’est plutôt un partenariat qui lie le conducteur et nous. Le conducteur reste son propre patron. Nous nous efforçons de faire en sorte qu’il ait le plus possible de clients dans la journée afin de rentabiliser.

Nous avons fait quelques sondages et le conducteur moyen fait banalement 02 courses par heure, surtout pour les conducteurs fixes, qui restent stationnés quelque part en attendant l’éventuel client. Notre objectif est de leur trouver le maximum de clients.  

Tenez, nous avons un partenariat avec Togo Assistance et Ogar Assurance depuis décembre dernier afin d’assurer nos conducteurs.

Nous disposons d’un fichier centralisé à notre niveau dans lequel on peut retrouver des informations précises sur le conducteur comme son identité complète, le numéro de sa plaque, sa carte grise, ses contacts et biens d’autres informations.   

Le zedman qui veut travailler avec nous, visite notre bureau pour discuter avec notre équipe en charge de cette question. Chaque conducteur doit payer un dépôt pour contracter avec Gozem, qui oscille entre 1500 FCFA pour ceux qui sont déjà assurés et 14 000 FCFA pour ceux qui ne le sont pas encore. La signature du contrat donne droit entre autres à 2 casques + filets de protection et gilet.   

Nous formons nos conducteurs, nous leur faisons des tests, histoire de voir s’ils sont habilités à conduire. Autre spécificité chez Gozem, chaque course est tracée et suivie, ainsi nous pouvons assister le conducteur et le passager.

Nous comptons bientôt lancer un nouveau contenu dans notre application qui peut permettre de partager la localisation, ceci toujours dans une optique de sécurité. Cela permettra à une tierce personne par exemple de suivre le trajet en temps réel.

T.F : Comment les clients réagissent-ils face à ce nouveau service ? Quelles sont les difficultés que vous éprouvez ?

E.A : La réaction est assez favorable pour le moment. La preuve, beaucoup de personnes ont téléchargé notre application. Faites un tour sur Play Store et vous verrez que nous avons franchi le cap des 50 000 téléchargements. C’est dire que beaucoup de gens essayent notre modèle. Bien sûr nous avons quelques chiffres mais que je ne vous communiquerai pas pour l’instant.

Les difficultés, oui, il y en a. La principale difficulté est la nouveauté. C’est un système nouveau pour le public en général et les conducteurs en particulier, donc il faut d’abord expliquer, convaincre, rassurer.

C’est leur première vraie application de transport donc les gens sont un peu réticents à l’idée de l’utiliser mais c’est tout à fait normal.

Il y a ensuite la structure du marché. Nous sommes dans un pays où les conducteurs ont toujours travaillé d’une certaine façon, les clients ont toujours pris leur zed d’une certaine façon du coup, il faut implanter tout doucement cette nouvelle façon de faire. Aller pas à pas et savourer chaque petite victoire. La confiance est difficile à gagner dans ce genre de cas.

Viennent après les soucis de connexion qui peuvent nuire considérablement à la bonne marche du travail. Mais nous allons toujours essayer de trouver des solutions idoines.

T.F : Quelles sont vos ambitions pour le futur ? Comptez-vous étendre Gozem à tout le Togo ?

E.A : Nous voulons mieux nous implanter à Lomé pour le moment et mettre Gozem dans les habitudes. Ensuite nous attaquer à d’autres capitales. Nous avons déjà envoyé des équipes à Cotonou, Libreville, Douala. Ce seront les prochaines villes Gozem dans l’Afrique. Nous n’envisageons pas encore d’aller à l’intérieur des pays ou de les couvrir entièrement. Uniquement les capitales et les grandes villes d’abord.  

Pour les ambitions, nous voudrions devenir la référence du transport urbain en Afrique, un peu comme Uber, mais un Uber différent. Mais avant, nous voulons réussir à gagner la confiance de tous. Chaque client doit avoir à chaque fois une bonne expérience après chaque utilisation de Gozem.

Sur l’application, l’option pour les taxis figure et nous travaillons dessus. Le projet est de couvrir dans quelques années les SUV, les tricycles et les bus. En gros, nous voulons devenir l’application de transport par excellence de l’Afrique.

Interview réalisée par Octave A. Bruce

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

Please publish modules in offcanvas position.