La Compagnie minière Keras Resources, cotée à Londres et active au Togo sur la mine de manganèse de Nayega, annonce avoir obtenu l’autorisation gouvernementale pour démarrer l’exportation d’un échantillon de 10 000 tonnes de minerais en vrac.
« J'ai le plaisir d'annoncer que nous avons terminé l'échantillonnage en vrac et reçu toutes les autorisations nécessaires pour entamer l'expédition en vue des essais métallurgiques à l'usine de fusion de ferromanganèse d'un tiers.», a déclaré Russell Lamming, PDG de Keras.
Démarré en août dernier, le programme d’échantillonnage en vrac aurait permis d’acheminer 10 000 tonnes de minerais de manganèse dans un entrepôt près du port de Lomé en attendant leur expédition à la mi-mars par l'utilisateur final, un important producteur d'alliages à base de manganèse, a fait filtrer la compagnie britannique. Le nom de cette dernière n’a cependant pas été dévoilé.
« L'expédition est la dernière partie du processus d'échantillonnage en vrac qui a prouvé la robustesse économique du projet Nayega. », a poursuivi Keras qui précise que « l'échantillon en vrac, y compris l'équipement, les coûts d'exploitation et de logistique ainsi que les frais de gestion, est entièrement financé par l'utilisateur final ».
Une fois l’expédition effectuée, explique-t-on, le producteur d'alliages à base de manganèse, prendra le relais en vue de confirmer la qualité du minerai dans ses fonderies.
En Afrique de l’Ouest et surtout au Togo, Keras dit concentrer dans son portefeuille des projets de manganèse, de cobalt et de nickel.
L’ex-Ferrex, active sur le projet Nayega via sa filiale Société Générale des Mines SARL (SGM) qu’elle détient à 85%, est l’une des rares compagnies minières opérant au Togo qui communiquent sur leurs activités.
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Dans sa stratégie d’expansion en Afrique subsaharienne, Odalys, numéro 2 de l’hébergement touristique en Europe, envisage de poser ses valises au Togo après 2022.
En effet, Lomé et Abidjan sont les deux capitales prévues pour accueillir les activités de la société touristique française, après son implantation à Douala au Cameroun, d’ici 2022.
Cette implantation se fera notamment avec Odalys City, sa marque d’Appart’hôtels de haut standing. La démarche répond à l’ambition de la société, qui compte plus de 400 résidences, hôtels et appart‘hôtels, de diversifier ses activités à l’international.
Notons que, pour l’entreprise française dont le chiffre d’affaire était estimé à plus de 240 millions € en 2017, le cœur de cible d’Odalys City est composé essentiellement d’une clientèle d’affaire, locale et internationale.
Outre le Togo, le Cameroun et la Cote d’Ivoire, plus de dix projets sont également à l’étude dans différents pays d’Afrique sub-saharienne, notamment l’Ethiopie, le Sénégal, et le Tchad.
Ayi Renaud Dossavi
Après avoir bouclé ses émissions au 1er trimestre 2019 par une bonne signature de 22 milliards FCFA qui porte à 91 milliards FCFA le montant mobilisé sur le marché financier régional, le Togo devrait rechercher 115 milliards FCFA au 2è trimestre. C’est ce qu’indique l’agence régionale ouest africaine de planification de la dette dans un communiqué.
Comparé aux objectifs du 1er trimestre, ce montant représente une hausse prévisionnelle de 25 milliards, des intentions d’émission du pays.
Dans le détail, le trésor public togolais devrait tenter de mobiliser les ressources à raison de 40 milliards FCFA par Bons Assimilables du Trésor (BAT) et 75 milliards FCFA par Obligations Assimilables du Trésor (OAT).
Si le montant à mobiliser est connu, le calendrier provisoire des émissions en revanche, n’est pas encore disponible. Notons que globalement, le pays ambitionne d’engranger 390 milliards FCFA sur un volume global régional prévisionnel des émissions qui s’élève à 2778 milliards FCFA.
Séna Akoda
Le Mifa (Mécanisme incitatif de financement agricole) vient de bénéficier d’un financement de 5 milliards FCFA de la Banque togolaise pour le commerce et l'industrie (BTCI). L’accord, fruit de négociations entre les deux entités, indique-t-on, est destiné à appuyer les acteurs des chaînes de valeur agricoles au Togo.
Lancé en juin 2018, le Mifa a pour ambition d'amener les institutions financières à financer le secteur de l'agriculture. Après sa phase pilote, qui a duré 6 mois, l’initiative gouvernementale annonçait avoir touché directement 5062 producteurs, dont 916 femmes, contre un objectif initial de 6000 producteurs. Ceci pour un portefeuille global de 1,082 milliard FCFA.
Ces résultats lui ont permis d’attirer d’autres investisseurs, notamment le Fonds international de développement agricole (Fida). Le Mifa S.A. s’est ainsi vu accorder par le Fida, en février dernier, une facilité de 20 milliards FCFA. Ces fonds visent notamment au développement de quatre filières prioritaires : le maïs, le riz, le maraichage et l’aviculture. Avec pour objectif la création de plus de 40 000 emplois directs à l’horizon 2025.
Ayi Renaud Dossavi
Le Togo et le fonds Khalifa pour le développement des entreprises ont signé ce lundi à Abou Dhabi un accord de financement de 55 millions de dirhams émiratis (environ 15 millions $, soit 8,7 milliards FCFA). Cette facilité est destinée à soutenir les micros, petites et moyennes entreprises.
La cérémonie de signature entre Hussain Jasim Al Nowais, président du Fonds émirati et le ministre togolais de l’économie et des Finances, Sani Yaya, s’est déroulée en présence de Mohammed bin Zayed, Prince héritier d'Abou Dhabi, et le président Faure Gnassingbé en visite dans le pays de la péninsule arabique.
Le Chef de l’Etat togolais a entamé depuis hier une visite de travail et d’amitié dans le pays du Moyen-Orient. A l’agenda présidentiel, il est notamment prévu, outre la rencontre avec le prince héritier d’Abou Dhabi, une entrevue avec le prince régnant de Dubaï, Vice-président et Premier ministre de l’Etat fédéral, Mohammed ben Rachid Al Maktoum.
Au cours de cette tournée, la délégation togolaise visitera des installations économiques qui font du pays arabe le centre incontournable des affaires dans cette région de la planète.
Il est notamment prévu des visites de l’Abu Dhabi Global Financial, le centre financier international d’Abu Dhabi et du Khalifa Industrial Zone (KIZAD), une immense zone, située à 40 km d'Abu Dhabi et 80 km de Dubaï, regroupant notamment un port de 9,1 km2 entièrement automatisé, ainsi que des entrepôts et des usines.
Au Togo, le budget pour l’exercice 2019 des préfectures du Golfe et d’Agoè-Nyivé, au sud du Togo, a été voté aujourd’hui. Les deux préfectures voisines, dont la première porte la capitale togolaise, Lomé, se sont ainsi dotées d’une enveloppe de près de 9 milliards FCFA (8 958 816 000), soit une légère hausse de 0,25% par rapport à l’année dernière.
L’enveloppe comprend deux lignes budgétaires principales : une section « fonctionnement », et une section « investissement ». Cette dernière doit financer notamment des travaux de développement dans ces deux préfectures. Il est ainsi prévu la construction de bâtiments d'Etat civil dans les cantons, ainsi que de 6 passerelles.
Notons que l’Etat togolais a prévu pour sa part un budget de 1461 milliards FCFA pour cette année 2019.
Pour rappel, la préfecture d’Agoè-Nyivé fait partie des 4 nouvelles dont le Togo s’est doté depuis mai 2016, dans une logique de réaménagement administratif du territoire, portant ainsi à 39 le nombre de ses préfectures.
Ayi Renaud Dossavi
Le crash d’Ethiopian Airlines ayant fait 157 morts dimanche a plongé le constructeur du Boeing 737 Max 8 lundi en négoce d’avant-bourse.
L'action Boeing a chuté de près de 10% dans les transactions avant ouverture à Wall Street, tombant à son plus bas niveau depuis 20 ans, alors que plusieurs compagnies aériennes ont décidé de maintenir au sol leur flotte de Boeing 737 Max 8, au lendemain d’un nouveau crash de l’aéronef, best-seller de la compagnie basée à Chicago.
Le 29 octobre dernier, un vol de la compagnie indonésienne Lion Air assuré par un Boeing 737 Max 8, s’était abîmé en pleine mer de Java, tuant 189 personnes.
Sur les marchés ce lundi, on craignait la volatilité du titre Boeing et surtout toute décision des transporteurs aériens qui pourrait conduire à des perturbations de rentabilité à court-terme.
La Chine a été le premier pays à donner le ton. L’Empire du Milieu a décidé de clouer l'avion au sol sur son territoire. Elle a été suivie dans la matinée par l'Indonésie alors qu’Ethiopian Airlines annonçait dans un communiqué publié sur Twitter qu’elle avait immobilisé tous ses Boeing 737 MAX jusqu'à nouvel ordre.
« Même si nous ne connaissons pas encore les causes du crash, nous avons décidé d'immobiliser la flotte en question par mesure de sécurité », a tweeté la compagnie, partenaire stratégique qui détient une part importante dans Asky Airlines, compagnie panafricaine basée à Lomé au Togo.
L’Allemagne s’est aussi jointe à la vague en déclarant qu’actuellement qu’« aucun Boeing 737 MAX 8 n'est utilisé par les compagnies aériennes allemandes ».
Sur la bourse de Paris, l’accident a emporté également le groupe Safran, dont l’action a connu une forte baisse à l’ouverture. L’équipementier français faisant partie, avec General Electric (GE), de la co-entreprise CFM, fournisseur du moteur LEAP-1B de l’appareil, le plus vendu de tous les temps.
La Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) organise le mercredi 13 mars prochain, une concertation régionale sur le projet de loi uniforme portant sur l’affacturage dans les Etats membres de l'Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA).
L'affacturage ou « factoring », apprend-on, permet à une entreprise de disposer rapidement de l'argent de ses factures ou de ses créances clients, sans attendre leur échéance.
Concrètement, l’entreprise cède ses créances clients ou ses factures à un établissement spécialisé (factor) qui lui en avance le règlement. A charge pour le factor de gérer les encaissements concernés, comme le suivi, la relance, le recouvrement et même, de supporter le risque éventuel d'impayés.
La concertation prévue, s’inscrit dans le cadre des actions initiées par l’UMOA afin de promouvoir le développement d’instruments de financement des activités économiques en général, et des PME en particulier, indique la BCEAO.
Au menu, il est prévu la présentation du projet de Loi Uniforme sur l’affacturage et des échanges sur sa cohérence et sa pertinence.
L’idée, c’est de recueillir les observations des participants. Enfin, la rencontre permettra aux participants de réfléchir sur l’opportunité d’élargir l’activité à des intervenants autres que des établissements de crédit.
Sont annoncés à la rencontre, les représentants des ministères en charge des Finances, des établissements de crédit de l'Union, des partenaires de la BCEAO et des représentants d'institutions régionales et internationales (BOAD, OHADA).
Séna Akoda
Le projet Suivi des Ouvrages de Forage et des Indicateurs pour l’Eau (SOFIE) dont l’inauguration a été faite vendredi 08 mars 2019, permet de réduire considérablement le délai de réparation des forages en milieu rural, de plusieurs mois à 72h au maximum.
Ce dispositif innovant basé sur la téléphonie mobile permet d’assurer aux populations un approvisionnement continu et permanent en eau potable par un suivi en temps réel des ouvrages de forage. Il permet de détecter et de localiser les pannes sur les ouvrages de forage, favorisant une intervention rapide des réparateurs.
Lorsqu’une panne survient sur l’installation, elle est matérialisée par un voyant lumineux rouge, décrit-on. L’agent détenteur du portable appelle alors un serveur vocal accessible au numéro 1020. Le serveur l’identifie grâce à son numéro de téléphone et le localise grâce aux coordonnées GPS du forage. Après cette étape, une analyse est lancée pour détecter la nature de la panne ; et un SMS est envoyé automatiquement à un réparateur pour le signaler. Le réparateur prend connaissance de la panne via le SMS, confirme au serveur qu’il accepte la commande puis se rend sur le lieu de la panne avec le matériel nécessaire pour procéder aux réparations dans un délai de 72 heures. A ce jour, 2406 forages sont connectés à SOFIE.
Séna Akoda
En septembre dernier, après l’étape chinoise, première source de financement du continent, le président togolais Faure Gnassingbé a foulé ce dimanche 10 mars le sol émirati. Objectif de cette visite : renforcer l’axe Abou Dhabi-Lomé en vue de mobiliser les investissements du désormais deuxième investisseur en IDE pour la réalisation du Plan national de développement, lancé officiellement lundi 04 mars dernier.
Ce programme de développement de plus de 8 milliards $ qui repose à 65% sur le secteur privé, vise notamment à faire du petit pays d’Afrique de l’Ouest, un hub logistique sous-régional et un centre d’affaires de premier ordre. Abou Dhabi et Dubaï étant des centres commerciaux et financiers pour tout le Moyen-Orient.
A l’agenda présidentiel, des échanges avec le Prince héritier d’Abu Dhabi Mohamed bin Zayed Al Nayan, le prince régnant de Dubaï, Vice-président et Premier ministre Mohammed ben Rachid Al Maktoum.
D’autres rencontres avec des personnalités du monde des affaires émiraties sont attendues. Cette tournée devrait se solder, selon la présidence, par «la signature de contrats s’inscrivant dans la réalisation du PND 2018-2022 ».
Le Chef de l’Etat togolais visitera l’Abu Dhabi Global Financial, le centre financier international d’Abu Dhabi et le Khalifa industrial zone (KIZAD), une immense zone, située à 40 km d'Abu Dhabi et 80 km de Dubaï, regroupant notamment un port de 9,1 km2 entièrement automatisé, ainsi que des entrepôts et des usines.
Au Togo, le plus grand complexe hôtelier est, depuis 2018, sous gestion du groupe émirati Emaar Hospitality Group. Récemment le fonds d’Abou Dhabi a donné son feu vert pour le financement partiel, pour 15 millions $, du projet de construction d’une centrale solaire de 30 MW soumis par le Togo dans le cadre de l’IRENA (Agence internationale pour les énergies renouvelables).