Jusqu’en 2030, le Togo ambitionne de se doter de 300 mini-grids dans le cadre de son programme d’électrification rurale.
A un peu plus de 10 ans de l’échéance, 4 mini-réseaux sont déjà installés. Ces dispositifs solaires devraient participer, apprend-on, des actions prévues par le pays en ligne avec son ambition d’une couverture universelle de sa population en énergie au plus tard en 2030.
Au titre des initiatives en cours, il y a en outre le programme présidentiel CIZO qui a permis déjà à plus de 10 000 ménages d’avoir accès à l’énergie grâce à des kits solaires individuels.
Dans le même esprit, 4 centrales solaires de 30 MW chacune sont prévues d’ici à 2025. Au surplus, les pouvoirs publics ambitionnent d’ériger 3 nouveaux barrages hydroélectriques à Sarakawa, dans la Kéran et sur un dernier site à définir.
Dans le même temps, des travaux de réhabilitation du barrage de Nangbéto prévus jusqu’en 2022, visent à prolonger de 30 ans la durée de vie de cette centrale, installée par la Communauté Electrique du Bénin pour alimenter le Togo et le Bénin.
Séna Akoda
Le Togo devrait accueillir la 2è édition du salon AFRIBAT au mois de juin 2019, a déclaré en substance Germain Mèba, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) à la 15è édition du Salon Méditerranéen du Bâtiment (MEDIBAT) qui se tient à Sfax en Tunisie, à partir de ce jeudi 07 jusqu'au samedi 09 mars.
« …Nous avons convenu avec la Chambre de commerce de Sfax d’organiser la 2è édition d’Afribat au Togo ; et ce, dès le mois de juin 2019 », a-t-il laissé entendre.
MEDIBAT, apprend-on, est un rendez-vous économique qui réunit des exposants venus présenter et promouvoir les innovations dans le secteur, dynamiser la coopération et le partenariat entre les professionnels du BTP. Il pourrait également proposer une plateforme scientifique internationale d’experts du métier, notamment les architectes et les ingénieurs.
En marge de cette rencontre, il est annoncé un forum économique togolais afin de renforcer le partenariat public-privé (PPP) entre le pays et les investisseurs privés dans le secteur du bâtiment et de l’infrastructure.
Séna Akoda
Il ne reste plus que quelques heures aux jeunes entrepreneurs togolais pour postuler au concours « Meilleurs Jeunes Entrepreneurs », organisé par le Faiej. En effet, la date butoir pour cette troisième édition, c’est demain, Vendredi 8 mars 2019, à 17h00 au plus tard.
Les dossiers de candidature doivent à cet effet être déposés sous plis fermés avec la mention « Concours Meilleurs Jeunes Entrepreneurs 2019 » au siège du Fonds, dans les démembrements affiliés au ministère en charge de l’emploi des jeunes à l'intérieur du Togo, ou encore sur le site web du Faiej.
Nous rappelons que cette compétition nationale s’adresse aux entrepreneurs de 18 à 40 ans, qui œuvrent dans 5 secteurs d’activités : la transformation agroalimentaire, la production végétale, la production animale, l’artisanat et les services.
Le Concours, qui comprend trois catégories, sélectionnera douze lauréats, pour des récompenses financières cumulées qui s'élèvent à 16 millions FCFA.
Pour postuler, consulter le site du FAIEJ.
Ayi Renaud Dossavi
Depuis ce lundi 4 mars 2019, les informations boursières de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) sont disponibles en ligne en temps réel, sur la plateforme Refinitiv de Thomson Reuters. Sont ainsi accessibles les données sur toutes ses lignes cotées (actions et obligations) ainsi que ses indices.
Cette innovation résulte d’une collaboration, initiée depuis 2018, avec l’agence de presse canado-britannique, un des plus importants fournisseurs de données et d’infrastructures sur les marchés financiers au monde.
Dans un communiqué émis pour la circonstance, la BRVM « se réjouit de cette avancée significative pour le marché financier régional qui doit contribuer à l’amélioration de sa liquidité et de son efficience. »
Rappelons qu’un peu plus récemment, ce mercredi 6 mars, la Bourse a également signé avec NASDAQ un accord grâce auquel elle se dote de SMARTS, une technologie de surveillance du marché qui fait référence dans l’industrie financière mondiale.
Ayi Renaud Dossavi
Après avoir entretenu les jeunes entrepreneurs de le territoire sur les niches d’opportunités en faveur des entreprises qui découlent du nouveau dispositif fiscal en vigueur au Togo en 2019, l’Agence Nationale de Promotion et de Garantie de Financement (ANPGF) veut leur donner les recettes susceptibles de sauver leurs entreprises en difficultés.
Au cours du « Mercredi de l’Entrepreneur » du 13 mars prochain, une formation portera sur les meilleures « stratégies et techniques pour redynamiser une entreprise en difficultés ».
De fait, si le Centre de Formalités des Entreprises (CFE) produit à intervalles réguliers les statistiques en termes de création d’entreprises, il n’existe pas à ce jour de données officielles sur les entreprises qui survivent à cinq voire dix ans d’activités.
Bien que les chiffres officiels soient inexistants, l’objectif des promoteurs du « Mercredi de l’Entrepreneur » est de former les jeunes entrepreneurs aux fins d’éviter à leurs entreprises de sombrer faute de solutions disponibles.
Séna Akoda
Selon le dernier rapport financier de la douane française, les agents de Sète, ville portuaire du sud-est de la France, ont, en avril dernier, mis la main sur 24,6 tonnes de déchets automobiles, en partance pour le Port de Lomé.
Dans un contrôle ordinaire de deux semi-remorques à destination du pays d’Afrique, la douane s’est rendu compte que « les bennes des poids lourds » n’étaient « pas vides, comme annoncé, mais remplies de déchets automobiles non dépollués ».
A l’issue des fouilles, « au total, 24,6 tonnes de déchets automobiles sont extraits des deux véhicules, notamment, trois blocs moteur de tracteurs routiers, quarante roues de camions usagées, huit essieux de poids-lourds, des pare-chocs avec plaques d’immatriculation, des réservoirs et des batteries. », selon l’inventaire de la douane.
Alors qu’il est interdit dans l’Union européenne d’exporter de déchets vers les pays ne disposant pas de capacités de retraitement adaptées, « la société mise en cause s’est vue contrainte de payer les frais de dépollution et de destruction de ces marchandises, ainsi qu’une amende douanière. »
Selon ses propres statistiques, en 2017, la douane française a réalisé 471 constatations relatives aux transferts transfrontaliers de déchets (+ 82 % par rapport à 2016).
L’Agence de promotion et de développement des agropoles au Togo (APRODAT), recherche un consultant pour la phase d’opérationnalisation du Projet de transformation agricole (PTA-Togo), financé par la Banque africaine de développement.
Le prestataire aura notamment pour tâche de fournir à l’Agence un manuel de procédures administratives, financières, comptables, et de passation des marchés. Également des services d’assistance, de formation, ainsi que la mise en place du système de gestion financière et comptable.
Pour rappel, ce recrutement fait partie d’une opération générale d’acquisition de biens matériels et immatériels annoncée par l’Aprodat. Un avis général de passation de marchés avait à cet effet été lancé le 05 février 2019.
Consulter l’avis d’appel à manifestation sur le site de la Banque africaine de développement. La date de clôture est fixée au 20 mars 2019.
Ayi Renaud Dossavi
Les activités africaines d’Air France KLM qui dessert une cinquantaine de destinations sur le continent, dont Lomé, ont reculé l’an dernier. Les ventes de billets en terre africaine se sont inscrites à la baisse, tombant à 1,12 milliard d’euros alors qu’elles se situaient à 1,17 milliard d’euros un an plus tôt. Une baisse de 50 millions d’euros.
Dans la même dynamique baissière, le chiffre d’affaires sur le transport de passagers à destinations de l’Afrique hors Maghreb, glisse légèrement à 2,9 milliards, en régression d’environ 120 millions d’euros, a constaté l’Agence Ecofin.
Si la compagnie issue d’une alliance franco-néerlandaise ne s’est pas étalée sur ces contre-performances africaines, elle a tout de même révélé une réduction de 1,6% de ses sièges au kilomètre offert (mesure qui détermine le nombre de sièges offerts sur une ligne aérienne). Le nombre de passagers transportés au kilomètre a lui aussi baissé, constate le media économique axé sur l’Afrique.
Rappelons qu’Air France KLM, actionnaire dans plusieurs compagnies du secteur aérien africain voit de plus en plus sa « voilure » se réduire. La raison : une forte concurrence due à l’émergence d’autres compagnies d'envergure régionale ou internationale, qui offrent désormais une connectivité plus facile et un rapport qualité prix plus compétitif aux yeux d’un nombre croissant d’Africains.
Depuis fin 2017, par exemple, ses parts dans Kenya Airways ont été ramenées de 26,73% à 7,76%, à la suite de la restructuration de la dette et des capitaux propres de la compagnie d’Afrique orientale.
Demain, se célèbre la journée internationale des droits des femmes. Pour marquer l’événement, une séance de partage d’expériences des femmes entrepreneurs est annoncée à Lomé.
L’initiative émane de la société promotrice du Thé Bissap Bio et devrait se dérouler au siège d’Africa Coworkers autour du thème : « Et si la femme était le moteur de l’économie togolaise » ? En ligne avec le thème, des communications devraient souligner au cours de cette rencontre, la contribution des femmes à l’économie togolaise.
Des modèles de réussite féminins partageront à cette occasion, leur « success stories ». Ce devrait être également l’occasion pour ces dirigeantes d’exposer les contraintes auxquelles elles ont fait face et de présenter les défis qu’elles ont dû relever, pour se faire une place dans l’écosystème entrepreneurial togolais. Actuellement, la proportion de femmes détenant leurs propres entreprises est de 25%.
Notons que pour permettre aux femmes togolaises, soit à 52% de la population, de jouer leur rôle de moteur de l’économie, les pouvoirs publics togolais ambitionnent d’avoir 28% d’entre elles propriétaires d’entreprises et 44% ayant accès à des facilités de crédits, à l’horizon 2022.
Séna Akoda
En vue de déterminer plus précisément les besoins spécifiques des ménages économiquement fragiles et nécessitant des aides de l’Etat, un projet de Registre social unifié (RSU) est en cours d’opérationnalisation. L’outil devrait ainsi permettre de mieux cibler les ménages et personnes les plus démunies, dans toutes les régions, ceci vis-à-vis des différents projets sociaux mis en œuvre.
L’initiative, en partenariat avec le groupe de la Banque mondiale, a fait l’objet d’une rencontre de sensibilisation auprès des autorités et acteurs administratifs du pays, ce mercredi 6 mars 2019.
Selon Hawa Cissé Wagué (photo), Représentante résidente de la Banque mondiale au Togo, le RSU facilitera les actions de l’Institution, notamment dans ses objectifs de réduction de l’extrême pauvreté à l’horizon 2030, et de mise en place d’une croissance forte et inclusive. L’identification des bonnes cibles permettra ainsi « de pouvoir leur donner les subventions qu’il faudra, à travers des transferts monétaires, ou à travers notre programme de cantine sociale que nous supportons avec le Togo », soutient la représentante.
Notons que, pour les autorités togolaises, l’initiative s’inscrit dans le cadre du mandat social, mis en convergence plus récemment avec le Plan national de développement (PND), notamment dans son axe 3.
Ayi Renaud Dossavi