La Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET) annonce le passage de la Centrale électrique Contour Global à 100% gaz naturel, après avoir vérifié que tous les six (06) groupes de Contour Global tournaient à 100% de gaz naturel.
Cette évolution intervient, quelques semaines après le basculement de cette centrale à 50% au gaz.
Sur le plan énergétique, ce nouveau virage devrait optimiser le mix énergétique de la CEET. Il devrait, en outre, inverser progressivement le régime de fonctionnement en secours vers un régime en continu.
Ceci, avec comme corollaire, une réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre et une réduction de la dépendance du pays par rapport aux importations de l’énergie électrique. La CEET, dans la même veine, explore d’autres voies, entre autres, de faire fonctionner ses moteurs à l’aide de gaz naturel.
Séna Akoda
La Commission de l’UEMOA sollicite des offres d’assistance technique en appui à son programme de transition fiscale.
Ce programme devrait permettre, indique un expert fiscaliste, le transfert de l’essentiel de la pression fiscale et des droits de douane vers la fiscalité intérieure.
Un programme de ce rang devrait, en outre, impliquer un démantèlement tarifaire au niveau des droits de douane et un renforcement de la capacité de mobilisation des ressources fiscales intérieures.
Selon l’avis d’appels d’offres émis pour ce faire, et qui devrait expirer sous huitaine, les prestations attendues des experts devant être retenus, comprennent la mise à disposition d’une assistance technique de long terme (4 experts dont un chef d’équipe, deux experts dans le domaine de la TVA et un autre en matière de dépenses fiscales).
A court terme, cette assistance comporte la prise en charge d’actions de formation au programme et la mise en œuvre d’autres apports susceptibles d’améliorer la gestion de la fiscalité intérieure (principalement la TVA et les dépenses fiscales) des Etats membres de la Cedeao.
Il devrait également s’agir de renforcer le système de coordination, de suivi et d’évaluation des Programmes de Transition Fiscale (PTF) au niveau de chaque Commission (CEDEAO et UEMOA) et au niveau des Etats membres.
Séna Akoda
3% de taux de croissance en 2018, plutôt que les 3,2% initialement prévus, c’est ce qu’a annoncé samedi dernier la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (Cedeao), à l’occasion de sa 54ème session ordinaire.
Ce taux, bien qu’inférieur à celui annoncé à l’occasion de la 53ème session, est tout de même meilleur à celui de 2017 (2,3%) et de 2016 (0,2%).
Selon l’instance régionale, cette évolution positive résulte de l’accélération de la croissance dans plusieurs pays, et notamment de la consolidation de l’économie nigériane qui prévoit un taux de 2% à la fin de l’année.
Le Togo, pour sa part, connait des chiffres croissants sur trois trimestres de l’année 2018 (4,5% au premier trimestre, 4,7% au deuxième et 5% au troisième) et anticipe une moyenne de 4,9% pour l’ensemble de l’année.
La Cedeao a donc appelé les Etats à « poursuivre les efforts de diversification de leurs économies ainsi que la mise en place de politiques spécifiques en faveur des filières porteuses de croissance ».
Ahlonko Octave BRUCE
Candidat au concours BRVM FINTECH INNOVATION CHALLENGE, le jeune togolais William Tété Amouh, porteur de la start-up PayChap rafle une place parmi le très convoité quartet qui a été récompensé ce 21 décembre 2018.
De fait, le concours a enregistré trente-six (36) dossiers de candidature qui ont fait l’objet d’un dépouillement et d’un examen minutieux. Les projets retenus sont les plus innovants et qui ont le potentiel de contribuer à relever les défis-métiers des services financiers dans la sous-région. Cette performance réalisée par le jeune togolais dans le milieu des Fintech lui permet de s’adjuger un chèque d’un million FCFA.
Ensemble avec les trois autres lauréats, à savoir Eli Macaire Zokou de Côte d’Ivoire, (TIBANK); Brian Ifoni Idoussou du Bénin, (RICHBOURSE), Cédric Arthur Yao de Côte d’Ivoire (FETISH), ils devront, en outre, bénéficier d’un accompagnement de la BRVM et de ses partenaires (NSIA BANQUE, Hudson & Cie, CGF Bourse et Atlantique Finance) sur une période de 12 mois pour mener à bien leurs projets.
La présentation des quatre lauréats de ce concours a été faite sous la présidence de Claude Isaac DE, ministre ivoirien de l’Economie Numérique et de la Poste.
Dr Edoh Kossi Amenounve, Directeur Général de la BRVM et du DC/BR, a, à cette occasion « exhorté les acteurs du secteur financier, dans leur différents rôles et responsabilités, à accompagner activement le développement d’un environnement FinTech dans la zone UEMOA ». Ceci, dans l’optique « de créer un écosystème financier plus compétitif et plus inclusif pour les consommateurs, mais surtout plus à même d’impulser un développement durable des pays de l’Union ».
Séna Akoda
La Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT) ambitionne de réaliser des travaux d’aménagement, de réhabilitation et de construction de bureaux, logements et magasins.
A cet effet, elle sollicite des offres de la part de jeunes et de femmes entrepreneurs préinscrits. Au total, c’est une vingtaine de structures portées par les entrepreneurs susvisés qui devront se disputer les 5 lots prévus. Avec la possibilité pour chaque entrepreneur de soumissionner à tous les lots.
Toutefois, nuance le document d’appel d’offres, aucun d’entre eux ne peut être attributaire de plus d’un lot.
Cette restriction dans l’attribution des lots semble se justifier par le choix de permettre à plusieurs jeunes entrepreneurs en lice de s’en sortir avec une part du marché. Cette option se trouve renforcée par ailleurs, par la décision d’attribuer le lot 5 par sous-lots.
Globalement, la vision de la NSCT s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la mesure présidentielle réservant 20% des parts de marchés publics en 2018 aux jeunes et aux femmes entrepreneurs.
Séna Akoda
De 100 millions Fcfa, Togo Equipements, la représentation au Togo de CATERPILLAR, leader mondial en fournitures de matériel industriel, vient de porter son capital social à 600 millions FCFA. C'est ce qu'indique un document consulté par Togo First.
Pour ce faire, elle a émis 5000 nouvelles actions en numéraire d’un nominal de 100 000 FCFA destinées à être entièrement souscrites et libérées.
Conformément à cette prévision, les 5000 nouvelles actions de 100 000 FCFA chacune ont été souscrites et intégralement libérées par l’Union de Participations et d’Investissements (UPI), l’actionnaire unique de cette société. Une opération d'augmentation au bout de laquelle Togo Equipements a mobilisé un total de 500 millions FCFA et qui porte à 600 millions FCFA son capital social.
Cette option devrait être la résultante de bonnes affaires réalisées par cette multinationale au Togo. Par ailleurs, elle devrait sous-tendre une logique et une volonté de croissance de cette société au Togo matérialisée par l’ajout du volet minier au « matériel industriel ».
Séna Akoda
Au cours de son 60è Conseil d’Administration, la Banque d’Investissement et de Développement de la Cédéao (BIDC) a approuvé le financement à hauteur de 13 millions $, d’un projet présenté par le Togo dans le secteur de l’Energie.
Si aucun autre détail sur le projet concerné n’a pu filtrer, des recoupements avec les décisions du 59è conseil d’administration de l’institution, tenu le 25 octobre 2018, permettent de cibler un projet de développement rural. Notamment dans le domaine de l’électrification des communautés rurales.
La mise en oeuvre de ce projet dont les contours restent à connaître, devrait, de toute evidence, être un palier de plus franchi par le Togo vers l’objectif « énergie pour tous » à l’horizon 2030.
Bashir Mamman Ifo (photo), président de la BIDC avait, lors de cette reunion, informé l’opinion publique de la mise à l’étude d’un projet de développement rural présenté par le Togo.
En dehors de l’approbation des projets, le 60ème Conseil d’Administration de la BIDC a été l’occasion de dresser le bilan de l’exercice 2018. Ainsi, sur 13 projets approuvés, 12 ont été exécutés avec succès, informe-t-on. Entre autres, ils concernent les secteurs de la santé, de l’eau et de la télécommunication.
En termes de perspectives pour 2019, la Banque veut diversifier son actionnariat et mobiliser plus de ressources pour étendre son action dans la région.
Séna Akoda / Rénaud Dossavi
La Caisse Régionale de Refinancement Hypothécaire – UEMOA dans le cadre de son appui à l’habitat, alloue au Togo 11% de ses ressources collectées sur le marché financier régional. Intervenant par le refinancement hypothécaire des prêts sollicités par les clients de ses banques partenaires au Togo, elle soutient le secteur de l’habitat avec des ressources qui font 3 fois celles qu’elle consacre au Bénin et au Burkina Faso (4%).
Cette allocation, c’est un tout petit peu moins que ce que reçoit le Sénégal (12%) pour les mêmes fins. Quant au Niger, il s’en tire avec 18% de ces ressources tandis que le Mali et la Côte-d’Ivoire se réservent la part du lion avec respectivement 25 et 26%.
Dans le même souffle, cette institution financière régionale alloue 12,70% de ses ressources concessionnelles au Togo. Ainsi, elle lui consacre un peu plus de trois fois ce qu’elle alloue au Bénin sous cette rubrique (3,81%).
Si le Burkina Faso à ce jour, ne bénéficie pas de prêts concessionnels de cette banque pour le prêt à l’habitat, le Sénégal pour sa part, reçoit 15,50% de ces ressources et la Côte d’Ivoire, 17,99%. A ce niveau, ce sont le Mali et le Niger qui attirent le maximum de ressources avec 23,87 et 26,13% du total qu’engrange la CRRH-UEMOA.
Séna Akoda
Cette année, la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), institution sous-régionale basée à Lomé, a approuvé au profit des secteurs public et privés des pays de l’Uemoa, 39 opérations de financement pour un montant global de 414,51 milliards FCFA.
L’information a été donnée hier à l’issue de la 111ème réunion de son conseil d’administration où 3 nouveaux projets ont été approuvés pour un montant de 15,21 milliards de FCFA.
Les trois engagements approuvés portent sur le financement partiel du projet d’extension du port sec de Bobo-Dioulasso au Burkina Faso, pour 3,71 milliards, la mise en place d’un prêt subordonné de 6,5 milliards en faveur de NSIA Banque Bénin (ex-Diamand Bank), et la mise en place d’une deuxième ligne de refinancement de 5 milliards en faveur de BSIC Mali.
Ces opérations portent à 5308,71 milliards FCFA, le cumul des engagements de la banque pour 1141 opérations depuis le début de ses activités.
Fiacre E. kakpo
L’Agence Nationale de Promotion de Garantie et de Financement des PME/PMI (ANPGF) a signé hier 19 décembre 2018, une convention financière de 400 millions FCFA avec la Coopérative d’Epargne et de Crédit des Artisans (CECA).
Consistant concrètement en l’ouverture d’une ligne de crédit au sein de la microfinance au profit des artisans qui expriment des besoins de financement, cette convention est la 4è du rang.
Au début du partenariat en août 2013, l’ANPGF avait mis à disposition des artisans via la CECA, une enveloppe de 150 millions FCFA. En septembre 2015, le montant a été porté à 200 millions FCFA. Plus tard, l’ANPGF a doté cette structure de 300 millions FCFA. Soit un total de 650 millions FCFA qui a transformé la vie de 300 artisans au nombre desquels figure Logou Minsob, promoteur de foufoumix, la machine qui pile des ignames pour en faire du foufou, un plat africain.
L’avantage avec cet attelage ANPGF-CECA, relève ce dernier, est le relèvement à 30 millions FCFA du plafond de crédits qu’accorde la microfinance, soit le double du montant du prêt qu’elle accordait aux PME/PMI.
Naka Gnassingbé-De Souza (photo), directrice générale de l’ANPGF affirme que l’institution dont elle est la n°1, a pour objet d’aider les PME/PMI à accéder aux financements bancaires. Elle offre des services financiers, des garanties et intervient dans le renforcement de capacités.
Séna Akoda