Les préfectures de Dankpen et Doufelgou, situées dans la région de la Kara (à plus de 450 Km de la capitale togolaise), disposent désormais de 79 km de pistes rurales réhabilitées et d’un nouveau marché préfectoral.
Ces ouvrages, exécutés par le Programme d’Urgence de Développement Communautaire (PUDC), ont été remis mercredi 26 février 2019 aux populations par le Chef de l’Etat togolais Faure Essozimna Gnassingbé.
Financé à hauteur de 470 millions FCFA par le Japon, le nouveau marché comporte des infrastructures marchandes modernes notamment des magasins et boutiques pour les ventes d'articles, des abris et abattoir pour la transformation d'aliments bétail-volaille, et un dispositif de lampadaires.
Les représentants des commerçants saluent des ouvrages destinés à améliorer leurs activités et à leur permettre d’optimiser leur rentabilité.
S’agissant des tronçons réhabilités à 2,5 milliards FCFA, ils devraient faciliter à l’avenir, les mouvements des populations entre Alloun, Namon, Guérin-Kouka, Kidjaboum, et Katchamba.
Séna Akoda
Après la constitution d’un répertoire de ses investisseurs sur la période 28 novembre – 07 décembre 2018, MIFA SA se propose de disposer d’une base de données des différents acteurs intervenant dans le secteur agricole. L’initiative vise à structurer les chaines de valeur agricole.
Tous les acteurs concernés sont conviés à manifester leur intérêt à figurer dans cette base de données, soit par l’envoi de leur dossier au Secrétariat du MIFA SA soit par mail.
Dans le détail, il s’agit des fournisseurs d’intrants et de services ; de ceux qui assurent la production primaire, de ceux qui sont dans la collecte, la transformation et le conditionnement. Les acteurs du marché (consommation, industriel, exportation) sont également visés par cette procédure d’enregistrement.
La demande d’enregistrement, apprend-on, devrait comporter en annexe un tableau qui renseigne sur l’identité de l’acteur, son adresse, sa structure, sa date de création, le domaine d’activités et la filière. D’autres renseignements relatifs aux produits ou services offerts, la capacité de production, de commercialisation, la zone d’implantation, la zone d’intervention sont également demandés.
Enfin, une partie du document est réservée aux difficultés que rencontre l’acteur, au type d’accompagnement qu’il souhaite, les ressources humaines dont il dispose en termes d’emplois et de qualifications, etc.
La clôture de l’enregistrement des dossiers est prévue au 1er mars 2019.
Séna Akoda
Située à 415 km au nord de Lomé, la localité de Kountoum (préfecture de Bassar), est depuis peu dotée d’une mini-centrale solaire photovoltaïque. L’ouvrage, muni d'un mini-réseau de distribution basse tension, servira notamment à l’éclairage public.
L’équipement a été inauguré ce mardi 26 février sous le haut-patronage du président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé. Sa réalisation s’inscrit dans le cadre d’une entreprise globale d’augmentation du niveau d’électrification rurale au Togo.

En effet, ces deux dernières années, le Togo s’est doté d’autres mini-centrales solaires. Notamment, dans les localités d’Assoukoko (d’une capacité de 250 kWc) ; de Bavou (d’une capacité de 150 kWc), et de Takpapiéni (d’une capacité de 100 kWc).
Ces travaux se sont inscrits dans le cadre du Programme régional de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (PRODERE), d’un coût total de 2 milliards de FCFA.
Ayi Renaud Dossavi
3932 mètres linéaires de route devraient bientôt être aménagées et bitumées dans la préfecture de l’Est-Mono, abritant l’Institut de Formation pour l’Agro-Développement (IFAD) d’Elavagnon.
Les travaux qui porteront ainsi sur une distance d’à peu près 4 km, permettront d’une part, de faciliter l’accès à l’IFAD. Et d’autre part, d’aménager la voirie interne de cet institut qui devrait former des ressources humaines qualifiées pour les métiers que va générer la transformation structurelle de l’agriculture togolaise à l’heure du PND.
Plus exactement, les étudiants y seront formés dans la filière de l’élevage des espèces aquatiques à des fins commerciales (l’aquaculture).
Le désenclavement de ce centre devrait, de toute vraisemblance, favoriser voire booster les échanges commerciaux dans le milieu.
Le coût de ce projet devrait être supporté par les reliquats du projet de réhabilitation de routes et de facilitation du transport sur le corridor Lomé-Cinkassé-Ouagadougou. Des fonds destinés au financement du programme d’actions prioritaires du gouvernement togolais en matière d’infrastructures routières.
Séna Akoda
Le nouveau code foncier et domanial togolais fait l’objet d’une vulgarisation auprès des populations locales du Togo. C’est à la faveur du Forum de la société civile sur le foncier, qui se tient ce mardi 26 février à Atakpamé (161 km au nord-Est de Lomé).
Il s’agit pour les parties prenantes de se familiariser avec la nouvelle réglementation, en vue de réduire les litiges fonciers, et d’améliorer la gestion des terres sur le territoire.
La rencontre, qui en est à sa deuxième édition, est organisée par l’ONG ADHD (Autopromotion rurale pour un développement durable), en collaboration avec le ministère en charge de l’habitat. Elle s’inscrit dans le cadre des Stratégies nationales d’engagement (SNE), pour un accès équitable à la terre, notamment les populations rurales.
Pour rappel, le nouveau Code, doté de 736 articles, intègre les différentes évolutions survenues au Togo en matière de foncier. Ce texte vise notamment à mieux sécuriser la législation foncière, à lutter contre la spéculation, l’expropriation ou encore le bradage des terres rurales. Il a été adopté en juin 2018.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, l’agriculture bio occupe plus de 36 000 producteurs (36 645), soit environ 4,83% des producteurs africains dans ce secteur. L'information ressort de la dernière enquête du FIBL (Institut de recherche de l'agriculture biologique) sur la production biologique mondiale.
On apprend ainsi que l’ensemble des terres consacrées à ce sous-segment agricole, aux débouchés mondiaux de plus en plus importants, représente près de 40 000 hectares ( 39 390), soit seulement 1% des terres exploitées au Togo.
Cette proportion, très modeste au vu de standards mondiaux, place cependant le Togo en tête de ses voisins de l’Uemoa. A l'instar du Bénin et du Burkina Faso; chacun consacrant 0,5% de ses terres au bio, avec environ 4000 et 27000 producteurs respectivement. Pour comparaison, la proportion de terres globalement consacrées au bio en Afrique est de 0,2%, pour 815 070 exploitants.
Notons également que ce sous-secteur est stimulé par une demande mondiale de plus en plus forte ces dernières années. Le soja bio, par exemple, représente un marché potentiel de 9 milliards FCFA au Togo pour la campagne 2018-2019.
Ayi Renaud Dossavi
En bientôt 2 ans et ½ de mise en œuvre, le Programme d’Urgence de Développement Communautaire (PUDC) a permis à 96 000 personnes répertoriées dans les régions Maritime et des Savanes d’avoir accès à l’énergie solaire grâce à l’installation des plateformes multifonctionnelles.
Un point à mi-parcours de ce programme dressé en fin de semaine dernière, révèle que les bénéficiaires de ces plateformes multifonctionnelles sont répartis dans 16 localités.
L’accès à des services énergétiques modernes fournis par les plateformes multifonctionnelles permet en outre, aux communautés à la base, notamment aux femmes, d’entreprendre des activités génératrices de revenus dans le secteur de la transformation agroalimentaire, par exemple.
Le PUDC intervient dans les domaines prioritaires à savoir l’éducation, l’agriculture, la santé, la protection sociale, l’alimentation en eau potable.
Il cible les localités démunies et peu ou mal desservies par les interventions de l'Etat. Son objectif ultime est de réduire les inégalités sociales et de promouvoir une croissance inclusive tant au niveau local que national.
Séna Akoda
Ce lundi 25 février 2019, se sont ouverts à Lomé les journées techniques du Diplôme d’expertise comptable et financière de l’Uemoa (DECOFI-UEMOA), réunissant huit pays de l'espace communautaire et au-delà.
La rencontre, d’une durée de 5 jours, est organisée par l'Ordre national des experts comptable et des comptables agréés du Togo (ONECCA).
Ses travaux visent à renforcer les capacités des stagiaires experts-comptables en vue de leur examen final. Ainsi, ils seront outillés sur les standards internationaux dans le cadre de la réalisation de mission d’audit et d’expertise comptable, sur l’évolution de la profession comptable dans l’espace Uemoa, le respect des normes de comportement professionnel et les valeurs de la profession.
« Je me réjouis du fait que les travaux de ces journées vont permettre aux participants d’appréhender les défis qui les attendent dans le cadre de leurs activités professionnelles. », a déclaré Sani Yaya, ministre de l’économie et des finances du Togo, dans le cadre de la rencontre.
Pour rappel, ces journées sont organisées alernativement dans les capitales des Etats de l’Uemoa, c’est le tour de Lomé, deux ans après leur lancement.
Ayi Renaud Dossavi
Avant sa dernière émission de 20 milliards FCFA prévue le 08 mars prochain pour le 1er trimestre 2019, le Togo a engrangé 69 milliards FCFA en 04 opérations sur le marché financier régional UMOA-Titres.
Ce résultat correspond à 91% des objectifs du pays en termes de mobilisation des ressources sur le marché UMOA-Titres, et est quelque peu en deçà des attentes qui se chiffrent sur la période, à 75 milliards FCFA.
Cependant, il est à préciser que le pays a réalisé de bonnes performances marquées le 25 janvier par une sursouscription de 22 milliards FCFA et une souscription de 100% le 8 février alors qu’il recherchait 20 milliards FCFA.
Si lors de la 1ère émission en 2019 (11 janvier), le pays n’a pas relevé le défi (13,625 milliards FCFA mobilisés sur 20 milliards FCFA), l’analyse est à nuancer en qui concerne l’avant-dernière opération.
En effet, le 22 février 2019, les soumissions s’élevaient globalement à 35 milliards FCFA correspondant à un taux de couverture de 237%. Mais le Togo n’a retenu que 13 milliards FCFA et aucune raison n’a été officiellement invoquée pour motiver cette décision de renflouer la caisse avec moins de ressources que les 15 milliards FCFA initiaux.
Selon le calendrier prévisionnel de l'agence UMOA-Titres, le Togo espère récolter 95 milliards FCFA au 1er trimestre 2019.
Séna Akoda
Pour la noix de cajou (anacarde), le Togo vise une production de 24 000 tonnes cette année 2019, et veut atteindre 30 000 tonnes annuelles d’ici 4 ans. L’ambition ressort d’un accord-programme signé entre le gouvernement et les acteurs de la filière.
Le programme ambitionne de générer plus de 20 000 emplois durant cette période.
Notons que la signature s'est tenue dans le cadre de la 3ème campagne de commercialisation de la noix de cajou, lancée par le ministre en charge de l'agriculture, ce vendredi 22 février 2019, à Dapaong (624 km au nord de Lomé), dans la Région des Savanes.
Dans le cadre de la rencontre, la troisième en date, les acteurs se sont également penchés sur les mesures à prendre pour faire progresser la filière. A cet effet, le rôle du Mifa (Mécanisme incitatif de financement agricole), ainsi qu’une gestion plus rigoureuse de la commercialisation a été abordés.
En 2018, le Togo a exporté pour 15 000 tonnes de noix de cajou, qui est le 4ème produit d’exportation agricole du pays, derrière le coton, le café et le cacao.
Ayi Renaud Dossavi