Togo First

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vendredi, 07 décembre 2018 15:55

Mifa, des débuts fastes

Pour les trois derniers mois de sa phase pilote, le Mifa envisage d’accélérer la mise sur pied d’une compagnie d’assurance agricole, proposant une couverture à 6 000 producteurs.

Le mécanisme lancé pour encourager les banques à prêter aux chaînes de valeur agricole, prévoit également d’enrôler 3000 agriculteurs supplémentaires. Il est également prévu le renforcement des capacités de tous les acteurs de la chaîne de valeur agricole. 

 Alors qu’il vient de boucler ses six mois de mise en œuvre, le Mifa, fondé sur le partage de risques, dresse le bilan d’un début faste : plus 3500 agriculteurs et 122 coopératives accompagnés.

Ces coopératives réparties sur 7 sites pilotes ont sollicité environ 2 milliards FCFA de crédit auprès des institutions financières. Sur ce montant, 105 millions FCFA ont été accordés au taux de 8% tandis que 1,2 milliard FCFA a été approuvé et est en cours de déblocage.

Sur les sites de Sadori dans la préfecture de l’Oti, Tagnamboul dans le Dankpen, à Blitta, Notsè, Kovié et Aglomeglozou, les exploitants agricoles ont bénéficié d’une pré-livraison d’intrants pour environ 75 millions FCFA. Le mécanisme a également signé une dizaine de conventions de partenariats et établi des relations d’affaires avec une cinquantaine d’acteurs des chaînes de valeur. 

Essentiellement, des contrats d’achats avec une dizaine d’agrégateurs pour l’acquisition de 10 000 tonnes de riz, 10 000 tonnes de manioc et 3500 tonnes de maïs ont été signés, grâce au Mifa.

Fiacre E. Kakpo

Quelques semaines après l’adoption du projet de loi portant création des tribunaux commerciaux, le parlement vient de donner son feu vert à la mise en place de ces juridictions.

La mise en place très prochaine des tribunaux commerciaux est vivement souhaitée par Sandra Ablamba Johnson, conseillère du Président de la République, en charge du climat des affaires. En effet, cette mesure  devrait s’inscrire dans la lignée des efforts d’amélioration de l’environnement togolais des affaires. Elle permettra en outre, une meilleure gestion de l’exécution des contrats commerciaux, un indicateur clé du Doing business.

Plus concrètement, les litiges susceptibles de survenir entre les hommes d’affaires à l’occasion de l’exécution ou de l’interprétation de leurs contrats, devront être tranchés dès leur naissance, par des juges commerciaux.

De ce fait, le Togo offrira la sécurité judiciaire indispensable aux opérateurs économiques, en sus de la sécurité juridique qu’offre le droit OHADA. Car si c’est une étape importante que d’avoir un cadre législatif favorable aux affaires, ce devra être une étape encore plus importante que ceux qui manipulent les textes dans leur mission de dire le droit, soient des spécialistes du domaine.

Séna Akoda

Au Togo, le gouvernement réuni en conseil des ministres hier, a donné son feu vert pour le lancement de l’appel d’offres international, dans le cadre de l’ouverture du capital du holding Togocom, fusion des leaders de la téléphonie fixe et mobile, TogoCel et Togo Telecom.

Concrètement, les autorités togolaises sont à la recherche d’un partenaire stratégique, capable de répondre aux ambitions de la compagnie publique : accélérer le développement de l’accès à l’internet très haut-débit d’ici 2020 grâce au développement de la 4G et de la fibre optique. Une orientation stratégique qui permettra au groupe de consolider sa capacité d’investissement et de bénéficier des dernières innovations en matière de TIC, pour développer de nouveaux segments de croissance, indique-t-on du côté de Lomé.

Le groupe ambitionne de devenir dans les prochaines années, l’un des opérateurs de référence sur un marché sous-régional, dominé actuellement par l’expansion de certains acteurs clés à l’instar de MTN, Maroc Telecom, actif au Togo via Moov, Orange ou encore Vodacom. Pour le gouvernement, « cette opération accélérera le développement et les investissements dans le secteur des télécommunications, offrant ainsi une meilleure qualité de service et des prix compétitifs, au bénéfice des populations et des entreprises, tout en soutenant la stratégie de développement du Pays ».

Le partenaire stratégique sélectionné au terme de cet appel d’offres international devrait être connu fin mars 2019, indique le Conseil des ministres. 

Fiacre E. Kakpo

Ce jeudi 06 décembre 2018, la représentation nationale du Togo a adopté la loi autorisant la ratification de l’accord portant création de la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECA).

Signé à Kigali (Rwanda) en marge d’un sommet extraordinaire des Chefs d’Etat de l’Union Africaine (photo), cet accord matérialise l’option de 44 Etats africains de « mettre fin à leur balkanisation et de créer un marché unifié allant d’Alger au Cap, de Praia à Djibouti. », déclarait Mahamadou Issoufou, président nigérien qui a conduit à terme le processus de négociations. 

Avec cet accord, qui devrait éliminer progressivement les droits de douanes, l'UA veut augmenter de près de 60 % d'ici à 2022 le niveau de commerce intra-africain, très faible à cette date (16%).

« Cette ratification permettra au Togo de profiter des opportunités qu’offre cette vaste zone commerciale en matière d’investissements et de libéralisation du commerce », selon Bernadette Legzim-Balouki, ministre du Commerce et de la Promotion du Secteur Privé.

Notons que l’entrée en vigueur de cet accord était prévue en septembre 2018, à condition d’enregistrer 22 ratifications. Mais à ce jour, on est encore loin du compte. Le Togo est le 13ème Etat à ratifier l’accord.

Séna Akoda

Le 12 octobre 2018, le gouvernement togolais adoptait en conseil des ministres un projet de loi sur la cybersécurité. Hier jeudi 06 décembre 2018, le parlement a joué sa partition pour assurer la sécurité aux utilisateurs du numérique et réprimer la criminalité qui se développe autour de cette évolution technologique.

Avec le vote de cette loi, le Togo actualise son système pénal national, au moyen d’une modernisation des incriminations du droit pénal classique et d’un réaménagement des instruments procéduraux au regard des exigences de l’environnement numérique. Mieux, ce texte lui permet d’ « « assurer une prise en charge efficace et effective de la cybersécurité sur tout le territoire ».

Par ailleurs, avec cette étape qui vient d’être franchie, la création de l’Agence nationale de la cybersécurité et d’un Fonds de soutien à la cybersécurité devrait passer à l’avenir, de projet à réalité.

Le texte prévoit également la mise en place d’un Computer Emergency Response Team (CERT) et d’un Security Operating Center (SOC).

Selon Cina Lawson, ministre en charge de l’Economie Numérique, le vote de cette loi s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’Axe 4 du Document de politique du secteur de l’économie numérique au Togo qui met l’accent sur la nécessité de « garantir la souveraineté numérique nationale y compris la cybersécurité et la protection des citoyens ».  

Ce vote intervient dans un environnement mondial où «  les cyber-menaces sont en nette progression et se dressent comme des défis à l’humanité et à ses mécanismes de gouvernance », relève la ministre.

Séna Akoda

Au Togo, la célébration de la journée internationale des volontaires (JIV) à Atakpamé (Région des Plateaux) a permis de distinguer 08 volontaires qui se sont, plus que leurs pairs, illustrés dans leur mission par leurs efforts et leur engagement au service des communautés de leur affectation. Mieux, ces volontaires ont contribué, suivant leur domaine d’intervention, à la réalisation des objectifs nationaux de développement ou à une avancée significative des Objectifs de développement durables (ODD).

De l’avis de Victoire Tomégah-Dogbé, ministre en charge de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, « les volontaires contribuent à la fourniture des services de base afin de lutter contre la pauvreté, la faim et l’exclusion sociale, à la prévention des risques et catastrophes, à l’amélioration de l’accès à une éducation de qualité et s’assurent que les retombées du développement durable profitent à tous. Voilà en quoi les volontaires contribuent à faire de nos communautés, des sociétés humaines viables et capables de supporter le choc des changements sociaux ».

26834 in TogoFirst 26834 Togo Voici le Top 5 des meilleurs volontaires et le Top 3 des volontai SAk

Le concours permet donc à l’ANVT et à ses partenaires de reconnaitre, au-delà de leur fiche de mission, « le rôle que jouent les volontaires au Togo et de mettre en avant leurs capacités à transformer, à modeler et à stimuler des couches vulnérables en faveur de leur développement », indique-t-on à l’Agence Nationale de Volontariat du Togo (ANVT).

« Le processus de sélection a été effectué en deux étapes : la première a consisté en l’étude des dossiers de candidature qui ont été soumis par les volontaires nationaux. Les 10 meilleures candidatures ont fait l’objet d’un reportage photo et vidéo afin de permettre au jury, constitué de l’ANVT, France volontaires, Volontaires ONU, Peace corps, et de la Délégation de l’Union européenne, d’apprécier les candidatures à travers les éléments vidéo produits. La seconde étape a permis à l’agence d’apprécier la capacité des finalistes à valoriser leurs réalisations auprès des  communautés », détaille un document de l’ANVT.

Plus de 3000 sms ont été enregistrés pour soutenir les finalistes à ce concours. « Ceci a permis au jury de procéder à un reclassement en tenant compte de la note de présélection et du sms voting. Les candidats ont été retenus par une addition des notes de l’étude des dossiers pondérée à celle obtenue par chacun des candidats lors du sms voting ».

Voici le Top 5 des meilleurs volontaires de l’année 2018

  • Mouzou Malaba
  • Agbo Ayi Apéti
  • Badanassidou Mondombalouki
  • Anika Dziedzom
  • Goza Abravi

Top 3 des meilleures femmes volontaires de l’année

  • Nakpane Soome
  • Yakpa Tchilalo
  • Eza Adjo

Séna Akoda

Réunie à Lomé hier à la faveur de sa 18ème assemblée générale, l’Association des industriels de la filière oléagineuse de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (AIFO-Uemoa), s’est notamment penchée sur les nouveaux défis qui profilent, face à la « concurrence déloyale asiatique », sur le marché régional.

La création d’un label régional serait une des solutions préconisées par Christophe Koreki (photo), premier vice-président de l’association et DG de Palmci (Côte d’Ivoire), pour faire efficacement face aux problématiques de la disponibilité des matières premières, de la compétitivité, de l’insuffisance des productions nationales, ou encore de la concurrence des huiles importées, d’Asie.

Pour Thierry Awesso, 2e vice-président de l'Aifo-Uemoa et DG de la Nouvelle Industrie des Oléagineux du Togo (NIOTO), si la demande togolaise est estimée à environ 40 000 tonnes, la production nationale, quant à elle, atteint difficilement 5000 tonnes. Le gap est assuré par les importations, essentiellement en provenance d’Asie. Le Vice-Président du Conseil national du patronat togolais estime toutefois que ces importations se font dans le non-respect des règles douanières, fiscales et des normes qualitatives et sanitaires.

Ainsi, en appelle-t-il à une ferme volonté politique des autorités compétentes. Pour lui, « Il y a urgence à agir et à engager toutes les actions nécessaires pour impulser une dynamique nouvelle en vue d’assainir l’environnement commercial »

Fiacre E. kakpo

Depuis le 03 décembre, se tient dans la région des savanes, une grande campagne de mobilisation sociale pour l'éradication des pratiques de corruption au sein de l'administration publique, du secteur privé et des collectivités locales.

L’initiative est portée par le gouvernement togolais avec le soutien de l’Union européenne et d’autres associations qui œuvrent pour l’éradication du phénomène.

La campagne qui a pris son envol le 03 décembre dernier à Atakpamé dans l’Ogou, connaîtra son épilogue le 12 décembre prochain, à Kpalimé dans le Kloto. Après les étapes d’Anié et de Notsè, respectivement les 04 et 05 décembre, Badou, préfecture de Wawa, est à l’honneur ce jour. Le cap sera ensuite mis dès demain sur Adéta, Préfecture de Kpélé, Danyi Apéyémi le 08 décembre, avant l’étape finale à Kpalimé, le 12 décembre.

Selon les organisateurs, cette campagne de sensibilisation « vise à accroître la prise de conscience des citoyens vis-à-vis de la corruption, en vue de leur permettre de jouer efficacement leur rôle dans le contrôle du phénomène qui affecte tous les secteurs de la vie publique. »

Fiacre E. Kakpo

Prévu pour être mis en œuvre sur la période 2016-2020, le Projet de Développement et de Gouvernance Minière (PDGM) va faire l’objet d’un audit financier et comptable, à mi-parcours.

Selon un document du ministère des Mines et de l’Energie, cette mission d’audit devrait consister à recueillir une opinion professionnelle sur la situation financière du PDGM à la fin de chaque exercice fiscal.

Le rapport d’audit aura également à formuler une opinion sur les états financiers, en rapport avec les normes d’audit internationales ISA (International Standards on Auditing).

Le document du ministère de  tutelle de ce projet indique qu’en dehors des missions précitées, l’auditeur devrait s’assurer que toutes les ressources de la Banque mondiale (financeur du projet) ont été employées conformément aux dispositions des accords de financement applicables, dans un souci d’économie et d’efficience.

L’idée, par ailleurs, c'est de vérifier si les acquisitions de biens et services financés ont fait l’objet de marchés passés conformément aux dispositions des accords de financement applicables, et en accord avec les procédures de passation de marchés de la Banque mondiale.

Séna Akoda

Du 1er au 15 novembre, la Compagnie Energie Electrique du Togo a organisé une campagne de branchements promotionnelle des compteurs à consommation prépayée Lafia 2 fils, sur l’ensemble du territoire. Selon un communiqué de la société d’Etat, l’offre a suscité un véritable engouement auprès de la population.

Pour permettre au plus grand nombre de Togolais et de personnes résidant au Togo d’être raccordés à l’électricité, elle proroge au 21 décembre 2018 cette campagne.

Ainsi, à partir de 19 000 FCFA TTC, les clients peuvent continuer de s’abonner et avoir accès à l’électricité. Le solde, qui diffère en fonction du produit, est payable en 11 mensualités.

Les produits concernés par l’offre promotionnelle sont :

  • le branchement Lafia 2 fils, 5A, 25m de câble, 5 Kwh pré-chargés pour un montant total de 68 000 FCFA
  • le raccordement Lafia 2 fils, 5 A, 5 Kwh pré-chargés à 42 000 FCFA
  • le branchement Lafia 2 fils, 10 A, 25 m de câble, 5 Kwh pré-chargés  pour un coût total de 79 000 FCFA
  • le raccordement Lafia 2 fils, 10 A, 5Kwh pré-chargés à 52 000 FCFA.

Notons que cette démarche consistant à booster l’utilisation du prépayé vise un double objectif : rendre l’énergie accessible, tout en évitant l’accumulation des impayés, préjudiciables à l’entreprise distributrice de l’énergie.

Séna Akoda

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