Togo First

Togo First

Lundi dernier, le Togo a signé son adhésion à l’Africa Finance Corporation (AFC), une institution multilatérale qui finance le développement des infrastructures en Afrique.

Le pays devient ainsi le 20e membre de l’organisation panafricaine. L'adhésion du Togo à l'AFC en fait également le 12e État membre d'Afrique de l'Ouest après le Nigeria, la Guinée-Bissau, le Ghana, le Sierra Leone, la Gambie, le Liberia, la Guinée, le Tchad, le Cap-Vert, le Bénin et la Côte d'Ivoire. 

« Nous sommes heureux de devenir membre de l'AFC », s’est réjoui Robert Dussey (photo à droite), le Chef de la diplomatie togolaise. Et de poursuivre : « en sa qualité de l'un des plus grands organismes de financement et de développement des infrastructures en Afrique, l'AFC est un partenaire majeur très bien placé pour assister le Togo dans la réalisation de ses objectifs d'investissement, améliorer la qualité de ses infrastructures et lui permettre d'accélérer son développement économique par le biais d'une intégration régionale au profit de tous nos concitoyens. »

Sani Yaya, le ministre des finances abondera dans le même sens : « il est essentiel pour nous de faire du développement des infrastructures, une priorité de notre Plan national de développement 2018 - 2022. Nous sommes conscients des défis et contraintes techniques auxquels nous devrons faire face avec l'aide de partenaires internationaux tels que l'AFC, avec sa cote d'évaluation et son empreinte panafricaine, pour nous épauler dans la mise en place du PND. » 

Adopté en août dernier, le Plan national de développement (PND 2018-2022) d’un coût global de plus de 4000 milliards FCFA (5,4 milliards $) donne une place importante au développement des infrastructures extractives, logistique, routière, d’énergie, et de télécommunications. L’AFC qui investit dans ces secteurs se dit prêt à accompagner techniquement et financièrement le pays d’Afrique de l’Ouest dans la mise en œuvre de ce « programme ambitieux visant à moderniser l’économie, et en particulier les infrastructures ». « En tant qu'investisseur africain leader du secteur, nous sommes prêts à accompagner le Togo dans le financement et le développement de ses infrastructures. », a promis Samaila Zubairu (photo à gauche), Président-directeur général de l'AFC. 

Fiacre E. Kakpo

Le Togo a lancé hier à Lomé, la construction de son tout premier centre de traitements de données et de colocation d’espace d’hébergement pour entreprises.

Le Carrier Hotel est un centre physique d’hébergement et de stockage de données qui met à disposition des entreprises (grandes comme PME), un espace, de l’énergie, un circuit de refroidissement, pour leur permettre d’entreposer en toute sécurité leurs serveurs, leurs équipements de réseau et de stockage. Pour les autorités togolaises, ce datacenter est un outil qui répondra parfaitement à la problématique du renforcement de la cyber-sécurité et de la souveraineté numérique. 

 « Les choix technologiques sur lesquels repose le carrier hotel en termes de normes de fiabilité, de sécurité et de qualité, en font l’un des plus performants en Afrique de l’ouest. », a déclaré Cina Lawson, la ministre en charge du numérique, lors de la cérémonie de la pose de la première pierre, présidée par Faure Gnassingbé.

Entièrement financé par la Banque mondiale dans le cadre du plan régional ouest-africain de développement des infrastructures de communications (WARCIP), les travaux de construction devraient s’étaler sur 15 mois à compter de janvier 2019, date de démarrage.

Environ 12,2 milliards de FCFA (15,3 millions d’euros) seront injectés dans la réalisation de cette infrastructure certifiée classe Tier3 Plus (sur une échelle de 4).

Les travaux seront exécutés par la compagnie BTP Centro, et le Français CFAO Technologies & Energy, qui s’occupera de la partie infrastructure, énergie et environnement.

CFAO a la réputation d’avoir participé à la mise en place du plus grand Data Center Hub en Afrique Centrale, inauguré à Douala en 2017, et du plus important Centre de traitement de données d’Afrique de l’ouest, détenu par Sonatel, au Sénégal. Un an plus tôt, le Français présent dans une dizaine de pays africains installait au Togo, le tout premier point d’échange internet (IXP), qui permet d’interconnecter directement les fournisseurs d’accès internet (FAI) dans le but de réduire le coût de la connexion internet.

Le Carrier Hotel qui va permettre aux entreprises d’héberger leurs données au Togo, tient sur un site de plus d' 1ha de Lomé 2.

Fiacre E. Kakpo

Le Togo vient de mettre en place le portail togo.tg qu’il dédie aux données ouvertes.

Ce portail devrait permettre à toute personne d’accéder librement aux données relatives aux institutions de la république, aux ministères, aux services publics, etc.

A ce propos, Cina Lawson, ministère des Postes et de l’Economie Numérique affirme : « dans le cadre de sa modernisation, le Togo a procédé à une refonte de son écosystème digital et à la mise en place d’un portail institutionnel unique : www.togo.tg ».

« Il nous faut concevoir des dispositifs et des mécanismes d’accès des citoyens à l’information tout en veillant à instaurer un cadre juridique et réglementaire propre », a-t-elle ajouté.

La mise en place du portail www.togo.tg intervient dans un contexte où le pays, en collaboration avec l’ambassade des USA au Togo, l’ambassade de l’Union Européenne et le PNUD a organisé la 1ère conférence sur les open data.

Les données ouvertes, selon les organisateurs, offrent des opportunités de développement en favorisant l'accès, en temps réel aux informations et données dont les citoyens ont besoin, à des fins utilitaires.

Séna Akoda

La campagne agricole 2018 a permis au Togo d’exporter 15 000 tonnes de noix de cajou, a affirmé Robert Sedjro, président des exportateurs de la filière anacarde au cours d’un panel. Rapportées à la campagne précédente où la production était estimée à 12  000 t, les exportations togolaises de noix de cajou cette année ont enregistré une hausse de 3000 tonnes environ.

Du point de vue des objectifs, cette production de 15 000 t correspond aux prévisions annoncées par le magazine N’kalo concernant le Togo. Mais cette progression qui semble nette ne devrait pas masquer une réalité : « Le Togo est le pays le moins producteur de noix de cajou de la sous-région et est derrière la Côte d’ivoire (750 000 tonnes), le Bénin (200 000 tonnes), le Ghana (200 000 tonnes),  la Guinée (150 000 tonnes), et le Burkina (120 000 tonnes) », a relativisé Robert Sedjro. Aussi encourage-t-il ceux qui s’intéressent à l’agrobusiness à s’investir dans ce secteur. 

En rappel, après le Bénin, le Burkina Faso et la Côte-d’Ivoire, le Togo a adopté une taxe sur les noix de cajou à l’export, c'est-à-dire le « Prélèvement sur les noix de cajou » (PNC). A raison de  40 FCFA par kilogramme sur les noix de cajou brutes et de 5 FCFA sur les noix de cajou transformées. Ce fonds, une fois perçu, devrait être versé sur un compte spécial ouvert au Trésor public,  dénommé « fonds de gestion de la filière anacarde au Togo ».

Séna Akoda

La 18ème réunion du Comité des Ministres du Projet du Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest s’est tenue à Accra en fin de semaine écoulée. Prenant part à cette réunion, le ministre togolais en charge de l’Energie Marc Ably-Bidamon a été porté à la présidence de ce comité pour un mandat de 12 mois, annonce la cellule de communication de ce ministère.

Ce mandat devrait permettre au Togo d’entreprendre avec ses voisins, des initiatives afin de faire face à des défis comme la protection des installations du gazoduc dans la mer et  l’aboutissement des négociations avec WAPCo sur les tarifs du transport du gaz naturel. La finalité de ces pourparlers est l'augmentation au profit des Etats, des volumes des importations du gaz naturel, selon le ministre.

L'objectif du Projet du Gazoduc de l'Afrique de l'Ouest est de convoyer du gaz naturel du Nigéria vers le Bénin, le Ghana et le Togo pour la production de l'électricité et pour d'autres besoins industriels. In fine, il devrait permettre un renforcement de l'interconnexion du Gaz en Afrique de l'Ouest.

Notons qu’au cours de la réunion, les échanges ont fait le point sur la livraison du gaz, la situation du Projet d'interconnexion, la présentation du rapport relatif au tarif, à la régulation et les questions relatives au tarif de la 3ème période tarifaire qui va de janvier 2019 à décembre 2023.

En marge de cette réunion, Marc Ably-Bidamon et son homologue du Bénin ont eu des échanges avec leur pair du Ghana. Les dispositions urgentes à mettre en œuvre, en ligne avec les instructions des chefs d'État du Bénin et du Togo, relatives aux réformes de la CEB, ont été explorées.

Séna Akoda

 

Pour un citoyen africain, le Togo est le troisième pays où il est le plus facile de s’y rendre, selon l’édition 2018 du rapport sur l’indice d’ouverture sur les visas en Afrique de la Banque africaine de développement (BAD).

Tout comme ses voisins de la Cedeao l’accès au pays est exempt de visas aux citoyens de tous les pays d’Afrique de l’Ouest. Outre ces pays, le Togo octroie un visa à l’arrivée à tout visiteur disposant d’un passeport d’un pays africain hors Cedeao. Au total, les citoyens d’une quarantaine de pays du continent peuvent obtenir leur sésame une fois foulé le sol togolais. 

Le classement est dominé par les Seychelles et le Bénin. Ce pays ouest-africain est salué pour avoir fait un bond spectaculaire, s’ouvrant sans aucune exigence de visa à tous les citoyens africains. Plus besoin de quelque visa pour visiter au pays de Béhanzin.

Ce duo de tête est poursuivi par le Rwanda et le Togo, 3ex. La Guinée-Bissau, également d’Afrique de l’ouest, ferme le Top 5, confirman l’assez belle dynamique des pays de cette sous-région dans la marche vers la libre circulation. Dans le top 10, 5 pays sont ouest-africains. 

Cette année, révèle les experts de la Bad, l'accès aux visas s'est amélioré dans les pays en 2018, avec un peu plus de pays offrant un accès libre, tandis que le nombre de pays où l'octroi de visas à l'arrivée est en vigueur est resté le même.  Les chiffres clé de cette troisième édition montrent que les Africains n'ont pas besoin de visa pour se rendre dans 25% des pays du continent, contre 20% en 2016.

24% des pays africains octroient des visas à l’entrée aux détenteurs de passeport de pays africains. Les Africains ont ainsi besoin de visas préalable pour entrer dans 51 % pays du continent.

Fiacre E. Kakpo

And the winner is…Orabank Togo ! Au cours de la cérémonie des Banker Awards 2018 organisée hier 29 novembre par le magazine The Banker, une publication de Financial Times, la filiale togolaise d’Oragroup a été distinguée meilleure banque au Togo en 2018.

Le trophée The Banker récompense les meilleures banques à travers le monde, « celles qui ont su articuler stratégie et bonnes performances financières tout en surmontant les obstacles réglementaires, concurrentiels et économiques ».

Guy-Martial Awona, directeur général d’Orabank Togo, se prononce à ce propos : « en tant que pays d'origine du Groupe, le Togo est à l'avant-garde de tout ce que nous faisons chez Orabank. Nous continuerons à expérimenter nos solutions les plus innovantes, de la banque mobile aux produits sur mesure pour les PME, afin de rester un acteur de référence dans le paysage financier togolais. »

Cette année, Oragroup a enregistré une très forte percée à travers le réseau de ses filiales. De fait, hormis le Togo, le groupe s’est adjugé le classement de la meilleure banque dans deux autres pays ouest africains, à savoir le Burkina Faso et le Sénégal.

Ravie, Binta Toure Ndoye, directrice générale d’Oragroup a déclaré : « Les récompenses obtenues par les trois filiales concernées consolident l’orientation choisie pour le développement de notre groupe ». Et de dévoiler le défi du groupe : « Nous voulons être à terme dans le top 5 des banques les plus performantes dans chaque pays de présence du Groupe ».

À fin 2017, Oragroup affichait un total de bilan à 1794 milliards de francs CFA (2,72 milliards d’euros), soit une croissance de 45 % depuis 2014. Au total, le Groupe affiche un produit net bancaire de 108 milliards de francs CFA (164 millions d’euros, + 33 %) et un résultat net en forte hausse de 45% sur un an et de 205 % depuis 2014 à 21,97 milliards de francs CFA (33 millions d’euros).

Dans le cadre de son processus d'introduction en bourse, le groupe a lancé une offre publique de vente de 13 883 006 actions pour espérer collecter 56,92 milliards FCFA.

Séna Akoda

Grâce à un partenariat stratégique conclu hier, 29 novembre 2018, les clients de GTAC2A-Vie, leader togolais en assurance-vie, peuvent utiliser la plateforme T-Money de la société TogoCom pour le paiement de leurs primes d’assurance. 

La signature de ce document par Claude Daté Gbikpi et Bawbady Ago-Bazaa, respectivement Directeur Général de GTAC2A-Vie et Directeur Commercial et Marketing Togo Cellulaire, traduit une volonté des deux structures de s’inscrire dans la modernité.

En effet, « l’accord de partenariat que nous sommes sur le point de parapher témoigne une fois encore de la volonté des deux directions générales de traduire en acte, le même idéal d’excellence et de volonté d’innovation qui caractérise nos deux institutions leaders chacune dans son domaine d’activités », selon le n°1 de GTAC2A-Vie.

Le directeur commercial et marketing de TogoCom annonce pour sa part, un partenariat qui n’est qu’à la phase départ pour des innovations futures. Ce nouveau service de paiement de primes permet de dématérialiser le processus des paiements.

Pour payer sa prime d’assurance GTAC2A-VIE via T-Money, le client de GTAC2A-Vie devrait composer *145*6*7*4#.

Séna Akoda

A ce jour, AgriPME, le porte-monnaie électronique de l’agriculteur, compte 272 418 producteurs. Deux ans après sa mise en service, c’est un chiffre qui illustre une bonne dynamique d’adhésion à cet outil et surtout, traduit l’efficience des campagnes de sensibilisation qui sont entreprises sur le territoire.

Moins d’un an après le lancement du MIFA, ce programme a boosté la dynamique des adhésions à cette plateforme. Sur les 272 418 producteurs que compte la plateforme, le MIFA a mobilisé et doté de puces 100 000 agriculteurs. Avec ces outils électroniques, ceux-ci peuvent effectuer des transactions via la plateforme AgriPME, et même au-delà d’AgriPME.

« Grâce au ministère des Postes et de l’Economie Numérique…, Mifatogo a pu doter 100 000 agriculteurs de puces pour pouvoir effectuer des Transactions via Agripme. Ces puces permettent aux agriculteurs de faire des transactions au-delà d'Agripme », a tweeté Noël Bataka, coordonnateur du MIFA.

Notons qu’ «AgriPME est basé sur l’usage de la technologie de paiement par téléphone mobile. Il permet la démonétisation du paiement de la subvention aux agriculteurs. Grâce à l’identification individuelle des agriculteurs vulnérables et à la numérisation du versement, la traçabilité devient totale, faisant de la subvention une dépense plus ciblée, et donc plus efficace. En favorisant la numérisation des données, cet outil permet de connaître en temps réel l’état du marché ainsi que la disponibilité des stocks d’engrais dans le pays », lit-on sur le portail officiel du ministère en charge de l’économie numérique : http://numerique.gouv.tg/article/agri-pme-une-revolution-numerique-pour-lagriculture-au-togo.

Séna Akoda

Plus de 300 localités rurales au Togo auront bientôt accès à l’électricité grâce au projet d’électrification rurale.

Les autorités togolaises ont procédé ce jeudi 29 novembre 2018, au lancement de ce projet financé par le Gouvernement indien et la Banque islamique de développement, dans 2 villages de la Préfecture de Vo (près de 80 km au nord de Lomé).

Selon le ministère en charge de l’énergie, l’objectif de cet « gigantesque et ambitieux projet est d’augmenter significativement le taux d’électrification en milieu rural, estimé à 8% en 2015 contre 2% une décennie plus tôt ».

Dans le village de Zooti dans la préfecture de Vo, à titre d’exemple, l’électrification va consister à la construction d’une ligne moyenne tension 20 KV de 3 km, dotée d’un poste transformateur de 100 KVA. Un peu plus de 50 foyers d’éclairage public seront également installés.

« Notre objectif sera atteint si tous les foyers des villages concernés ont au moins un compteur électrique dans leurs maisons », a indiqué Ahamad Boukary, directeur d’exécution des projets à la CEET (Compagnie d’Energie Electrique du Togo).

L’exécutif togolais à travers l’adoption du PND, accorde une importance capitale à l’énergie en tant que moteur de développement.

Trois défis majeurs sont à relever pour la période quinquennale, indique-t-on du côté de Lomé : le renforcement de la gouvernance du secteur de l’énergie, le renforcement des capacités de production, de stockage et de distribution de l’énergie électrique et des hydrocarbures, et l’amélioration de l’accessibilité à moindre coût pour les industries et les ménages, en particulier dans les zones de transformation agro-alimentaires, industrielles et minières.    

Octave A. Bruce

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