Deux nouveaux réservoirs de la Société Togolaise d’Entreposage (STE) ont été inaugurés jeudi 29 novembre 2018 à Lomé par Bernadette Legzim-Balouki, ministre du Commerce et de la Promotion du Secteur Privé.
Construits à hauteur de 2 milliards FCFA suivant des normes internationales, notamment sécuritaires et environnementales, « ces deux réservoirs (BAC n°5 et BAC n°1) ont une capacité totale de 4400 m3. Ils sont destinés au super sans plomb, le produit le plus difficilement manipulable dans un dépôt », selon Hervé Longé, président de la STE. « Avec ces deux BAC, la STE a fait un pas de géant dans le cadre de l’amélioration de ses prestations de service à sa clientèle et au Togo. Leur mise en place s’inscrit dans un plan de rénovation qui s’étale sur une dizaine d’années », a-t-il déclaré, en outre.
Cet équipement devrait permettre au pays d’éviter des ruptures de stock en produits pétroliers. A ce titre, la ministre estime qu’avec cet investissement, la STE s’accorde avec l’objectif du gouvernement, d’accroître la compétitivité des entreprises et de favoriser leur croissance pour l’emploi.
Séna Akoda
En vue de mieux planifier son accompagnement au secteur agricole, le Mécanisme Incitatif de Financement Agricole (MIFA), vient de lancer une campagne d’identification et d’enregistrement des acteurs du secteur agro-sylvicole, halieutique et pastoral.
A cet effet, le bureau d’implémentation du mécanisme invite toute personne physique ou morale, intéressée à investir dans le secteur agricole à s’enregistrer.
Ainsi, les différents acteurs, à tous les niveaux (de l’industrie agroalimentaire aux assurances en passant par les finances), peuvent s’enregistrer de deux manières : en remplissant un formulaire en ligne à l’adresse https://goo.gl/Kw1j1Q ou en s’adressant aux collecteurs déployés sur territoire.
L’opération d’enregistrement couvrira la période du 28 novembre au 7 décembre 2018.
Lancé le 25 juin dernier, le MIFA est un Mécanisme fondé sur le partage des risques, mis en place par le gouvernement togolais pour apporter notamment des solutions de financement et des appuis techniques aux acteurs des chaînes de valeur agricoles.
Jun Hao Mining, une compagnie minière chinoise détenant un permis d’exploration aurifère dans la zone de Bouzalo-Alombé, préfecture de Tchaoudjo, région centrale, a été enjointe de suspendre toutes activités jusqu’à nouvel ordre, sur la mine.
Une autorisation d’explorer avait été donnée à la compagnie chinoise par arrêté en janvier 2018, mais « malheureusement, la mise en œuvre des travaux de recherche dans le périmètre correspondant a engendré des incompréhensions entre votre société et la population de Bouzalo qui menace de vandaliser vos installations », selon Dèdèriwè Ably-Bidamon (photo), ministre en charge des Mines, dans son courrier adressé à la compagnie chinoise le vendredi 23 novembre.
La population locale a régulièrement décrié les activités de la compagnie dans la région, malgré « une première mission d’information et de sensibilisation des autorités locales concernées le vendredi 06 octobre 2018 », la poursuite des tensions a entraîné « une seconde mission effectuée le 21 novembre 2018 par le directeur régional des mines et de la géologie plateaux et centrale sur notre instruction ».
« Dans le souci de préserver la paix et la cohésion sociale dans ce milieu », le gouvernement a donc demandé à la société chinoise « d’arrêter provisoirement toutes les activités de recherche dans le périmètre du permis cité ».
Le Quarry Life Award est un concours International organisé par le Groupe HeidelbergCement dans 29 pays à travers le monde. A la 4è édition de cette compétition, l’Université de Lomé a décroché le premier prix dans les deux catégories prévues.
En effet, dans la catégorie "Projets Scientifiques", elle a été portée au pinacle grâce au projet intitulé : « Les plantes indigènes et la cartographie géo-écologique pour améliorer la fertilité des sols, la production maraîchère et la reforestation », présenté par Dr Outéndé Toundou et Irénée Woglo.
Dans la 2e catégorie dédiée aux projets communautaires, c’est le projet « Billets Verts, Projet d’Information, d’Education et de Communication (IEC) sur la biodiversité dans la zone d’influence de SCANTOGO », porté par Akouvi Okpè Abalo qui lui a permis de remporter le 1er prix.

Hier mercredi, a eu lieu la cérémonie de remise des prix à la salle de conférences de l’Institut Confucius de l’Université de Lomé, en présence d’Eric Goulignac, Directeur Général de SCANTOGO (Groupe HeidelbergCement).
Avec ces deux prix, l’Université de Lomé accroche de nouvelles distinctions à son palmarès. Tout récemment, Dr Didier Ekouevi, de ce même centre universitaire, remportait le prix Dedonder-Clayton, doté d’une enveloppe financière de 27 millions FCFA pour ses recherches sur l’infection à VIH/SIDA et les pathologies connexes.
Séna Akoda
Réunis à Lomé le 27 novembre dernier, les présidents béninois et togolais, ont convenu de la mise en place d’un cadre de concertation qui permettra de mieux lutter contre la fraude.
Ainsi, révèle le communiqué final sanctionnant cette visite de travail de Patrice Talon, les deux pays s’engagent à procéder à la mise en place de l’interconnexion informatique de leurs douanes et de la création de postes de contrôle avancés.
Face aux fuites de recettes douanières, notamment aux frontières bénino-togolaises, les autorités béninoises avaient décidé d’interdire toutes importations de produits manufacturés par voie terrestre et fluviale. Si, selon les informations, le décret a été par la suite abrogé, le problème demeure.
Projet soutenu par la Cedeao et l’Uemoa, l'interconnexion des administrations douanières vise à simplifier les procédures de dédouanement, réduire le temps de traitement des marchandises aux postes douaniers, limiter les fraudes et la contrebande.
Les deux pays, malgré leurs faibles volumes d’exportations, sont l’un des couples qui échangent le plus dans l’Uemoa, derrière les couples Côte d’Ivoire-Mali, et Côte d’Ivoire-Burkina.
Selon un récent rapport de la Bceao sur le commerce extérieur, les échanges entre le Togo et le Bénin, ont représenté 7,1% du commerce intra-communautaire, en 2017.
Fiacre E. Kakpo
Evalué pour la première fois, le Togo est le 33e pays au monde en termes de promotion des énergies renouvelables, selon le Climatescope 2018, l’étude mondiale de référence de Bloomberg New Energy Finance (BNEF).
A l’échelle africaine, le pays ferme le Top 10. Par rapport à ses voisins de l’Uemoa, seul le Sénégal, 13e mondial, et 2e africain, est mieux classé. Dans la Cedeao, le Togo est dépassé par le pays de la Téranga et le géant de l’Est, le Nigeria, 14e mondial et 3e africain. Le Rwanda, 5e mondial, étant le premier pays africain. A l’échelle mondiale, la Chine continue de caracoler à la tête du classement.
Plusieurs facteurs ont contribué à cette performance, explique le cabinet d’étude. Bloomberg lie ce bon résultat du Togo à l’adoption en juillet dernier de «sa première loi en faveur du développement des énergies renouvelables, ... visant à atteindre 50 % d'énergies renouvelables dans le mix énergétique national d'ici 2030, contre 15 % aujourd'hui. ». Cette nouvelle loi qui réduit les droits d'importation, les tarifs douaniers et encourage l’entrée des capitaux étrangers, semble salutaire, selon BNEF.
D’autres facteurs comme le lancement de la stratégie nationale d’électrification, présentent des perspectives encourageantes pour le sous-secteur des énergies propres, constate l’organisation. « Le gouvernement a publié récemment une feuille de route pour atteindre 100% d'électrification d'ici la même année (2030, ndlr) à partir d'une moyenne nationale de 37% en 2017. Ce plan comprend l'ajout de 108 MW de capacité solaire et hydroélectrique sur le réseau, 315 mini-réseaux et la distribution de 550 000 kits solaires, tous par des partenariats public-privé. »
Bien qu'il s'agisse d'un objectif ambitieux, note BNEF, la volonté politique nationale de devenir indépendant sur le plan énergétique, devrait contribuer à porter ce secteur des renouvelables.
Le climatescope, une étude annuelle basée sur un questionnaire soumis aux différents acteurs du secteur énergétique, couvre quatre domaines à savoir : l’attractivité générale du secteur des renouvelables, les investissements en énergie propre et le financement du climat, les chaînes de valeur des secteurs d’énergies à faible teneur en carbone et d’énergie. Et aussi, les activités de gestion des gaz à effet de serre.
Elle sert de plateforme fiable pour permettre aux investisseurs, développeurs et régulateurs d’être informés des cadres politiques dans l’ensemble des pays, et oriente les décisions d’investissement.
Fiacre E. Kakpo
Au cours de ce qu’on peut appeler une visite exploratoire et d’affaires au Togo, Wang Chuanlin, à la tête d’une délégation de la China Tiesiju civil Engineering Group (CTCE), a eu hier, mercredi 28 novembre 2018, des échanges avec le Chef de l’Etat togolais. L’opinion de l’homme d’affaires, à l’issue de cette entrevue est que : « Le Chef de l’Etat a à cœur de développer le Togo sans toutefois augmenter sa dette ».
Dans un contexte économique où la mobilisation des ressources publiques semble peu optimale, le dernier recours, en général, reste l’endettement lorsqu’un pays opte pour de grands investissements.
Mais au Togo, cette option n’est pas souhaitée. Les autorités visent la conformité avec les critères de convergence de l’UEMOA et tiennent à ramener, à l’horizon 2019, le niveau d’endettement du pays à son seuil de soutenabilité (moins de 70% du PIB).
Pour concilier ses ambitions en termes d’investissements publics et ses objectifs macroéconomiques, Lomé a opté pour les partenariats Public-Privé. Dans cette lignée, « des discussions ont été engagées pour envisager des projets en mode partenariat public-privé », a relevé le dirigeant chinois. Entre autres projets envisagés par CTCE Group au Togo, la construction d’une autoroute et d’un parc industriel. En ce sens, « un accord cadre de partenariat qui fixe les modalités de collaboration a été signé entre la société et le Togo», a indiqué Wang Chuanlin.
Séna Akoda
Le Togo, à l’instar de nombreux pays ouest africains, est confronté au problème d’inadéquation entre la formation de ses jeunes et les opportunités d’emplois qui s’offrent ou qui sont prévisibles.
A l’ouverture mercredi 28 novembre 2018 d’un séminaire de restitution pour la mise en œuvre des modules de formations spécialisées en TIC, Cina Lawson, ministre togolais des Postes et de l’Economie numérique a fait constater: « Il y a des métiers clés comme la cybersécurité, la gestion des data-center ou d’autres relatifs au multimédia dans lesquels les entreprises recrutent ».
Aussi, afin de ne pas rater ces opportunités, Cina Lawson souligne la nécessité de former les jeunes dans ces domaines : « On a besoin que nos jeunes soient formés pour pouvoir être recrutés dans ces domaines », a-t-elle dit.
La rencontre ouverte hier devrait s’achever aujourd’hui. A son menu, il est prévu des ateliers et des tables rondes autour des thèmes « Les femmes et les métiers des TIC » et « Formation tout au long de la vie au Togo : quel modèle économique pour quelle offre de formation » ?
De fait, l’idée au travers de cette rencontre, est de présenter en détail, aux entreprises, et aux écoles, des formations qui offrent plus de chances d’insertion dans le domaine des TIC.
L’initiative est en ligne avec le Programme régional ouest-africain de développement des infrastructures de communication (WARCIP), qui reçoit l’appui de la Banque Mondiale.
Séna Akoda
A l’ouverture, ce mercredi 28 novembre 2018, du 7è forum des agents des douanes de l’UEMOA, Kossi Tofio, représentant le ministre togolais de l’Economie et des Finances a mis l’accent sur la contribution des administrations douanières à l’élimination des barrières tarifaires et non tarifaires au sein de l’union. « Vous devez apporter une contribution remarquable à l’élimination des barrières tarifaires et non tarifaires afin d’aider à bâtir une économie sous régionale plus florissante », leur a-t-il dit.
Cet appel semble s’inscrire dans l’esprit de la « libre circulation des personnes, des capitaux, des biens et des facteurs de production, ainsi que des droits qui y sont attachés », promue par l’UEMOA. Il s’accorde également avec la volonté politique des chefs d’Etat de cet espace de faire la promotion des échanges intracommunautaires.
Et, au-delà de l’adoption, la mise en œuvre des dispositions communautaires est ce qui importe le plus. Aussi, à cette étape, le rôle des agents des douanes est crucial. Maillon important du processus d’intégration sous régionale, les administrations douanières, en jouant leur partition, pourront donner un coup d’accélérateur à la dynamique en cours.
Si en 2016 et en 2017 l’Union a connu des taux de croissance économique de 6,5 et 6,7%, un signe de la bonne dynamique du modèle d’intégration économique, des faiblesses subsistent, notamment au niveau des points précités, a relativisé Kossi Tofio.
Séna Akoda
Fiat lux ! Gblainvié, une zone située dans la préfecture du Zio, à une quarantaine de kilomètres de la capitale togolaise a été raccordée à l’énergie électrique. Hier, le ministère des Mines et de l’Energie a procédé à la mise en service du réseau électrique installé dans ce lieu.
Selon les informations, dans le cadre de la réalisation de ces travaux de desserte en électricité de cette localité, le gouvernement a mobilisé environ 48 millions FCFA.
Dans le détail, le projet a consisté en l’extension du réseau moyenne tension (MT) de 2,1 km et du réseau basse-tension (BT) de 1,7 km. Il a également permis la pose de 20 lampadaires et d’un transformateur de 161 Kva.
Avec la mise en service du réseau électrique dans cette zone, c’est un pas de plus qui est franchi dans la perspective de l’électrification pour tous en 2030, ambition phare de la stratégie nationale d’électrification. Ce devrait être, en outre, un catalyseur de micro-activités ou d’activités génératrices de revenus et un boosteur de l’économie dans cette localité.
Séna Akoda