Le groupe bancaire panafricain Oragroup, dont le siège est à Lomé, vient d’annoncer le succès de son offre publique de vente lancée fin octobre dernier. L’opération qui visait à libérer plus de 20% de son capital estimé à 56,92 milliards FCFA, a été souscrite à 100 %, a indiqué le holding.
L’OPV a porté, du 29 octobre au 22 novembre, sur l’émission de 6 097 561 nouvelles actions, par augmentation de capital, et la cession de 7 785 445 actions existantes sur le marché secondaire, au prix de 4100 francs CFA l’action.
Cette partie du capital restera flottante tandis que les autres actionnaires actuels du Groupe conserveront 80 % du capital. L’investisseur panafricain Emerging Capital Partners (ECP) demeurera l’actionnaire principal avec plus de 50 % des parts.
Ainsi, Oragroup s’annonce sur le marché boursier régional, avec la plus grosse introduction à la BRVM depuis sa création en 1988.
La cotation des actions devrait intervenir au premier trimestre 2019, au premier compartiment de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM), après les accords du Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers(CREPMF) et de la BRVM, informe Oragroup.
Fiacre E. Kakpo
Le lundi 17 décembre 2018, Ethiopian Airlines a inauguré sa liaison Lomé-Los Angeles aux Etats Unis. Cette nouvelle ligne que dessert Ethiopian Airlines à partir de la capitale togolaise est la deuxième du rang entre le Togo et les Etats Unis.
Selon les informations, la compagnie partenaire d’Asky Airlines assurera ce service, les lundi, mercredi et vendredi suivant le trajet Addis-Abeba-Lomé-Los Angeles.
Avec cette nouvelle ligne, le transporteur éthiopien dessert désormais le Togo par 7 liaisons hebdomadaires contre 4 actuellement.
« L’ajout de Los Angeles porte à deux le nombre de connections entre le Togo et le continent americain. Ethiopian Airlines propose déjà un service entre Lomé et New York-Newark les lundi, mercredi, vendredi et samedi », relève le site d’informations newsaero.info.
« Le début du service sans escale entre l’aéroport de Lomé-Tokoin au Togo et Los Angeles marque une étape importante dans nos travaux en cours pour amener Los Angeles au monde et le monde à Los Angeles…», a déclaré tout heureux, Herb Wesson, président du conseil municipal de Los Angeles.
Séna Akoda
Afreximbank pourrait financer le Plan National de Développement (PND 2018-2022) jusqu’à hauteur de 200 millions $. C’est l’essentiel à retenir d’une cérémonie d’échange de documents liés à un mémorandum d’entente, organisée le 13 décembre 2018 au Caire lors de la Foire du Commerce Intra-Africain.
Ce support juridique vient sceller la volonté d’Afreximbank d’accompagner le Togo dans la mise en œuvre de sa politique d’industrialisation, partie intégrante du Plan National de Développement (PND).
Les ambitions de la banque panafricaine ne se résument pas à un appui financier à la mise en œuvre du PND. En sus de cet accompagnement financier à la mise en place des parcs industriels, la banque panafricaine ambitionne d’être un partenaire technique pour la conception, la construction, l'aménagement et l'exploitation de ces zones industrielles.
L’accord matérialise l’aboutissement de multiples échanges et négociations préalablement menés entre les deux parties prenantes. Il devrait être un atout de plus pour motiver davantage d’investissements du secteur privé, en ligne avec la réalisation des projets structurants du PND.
Pour rappel, la contribution du secteur privé à la mise en œuvre de ce document de planification, devenu le référentiel du Togo sur la période 2018-2022 en matière de prévision de développement économique et social, est projetée à 65%.
Séna Akoda
Mise en place pour assurer l’accès à l’habitat dans l’espace UEMOA, grâce au mécanisme de refinancement hypothécaire, la Caisse Régionale de Refinancement Hypothécaire (CRRH-UEMOA) aura, au 31 décembre 2018, bouclé un total de décaissements de 224 milliards FCFA.
Cette information émane d’une présentation de Christian Agossa, directeur général de l’institution régionale lors d’un atelier de formation de deux jours organisé à Lomé et axé sur la gestion actif/passif et la gestion des portefeuilles de prêts à l’habitat.
Dans le détail, cette institution a recouru à 8 emprunts obligataires pour mobiliser 165 milliards FCFA sur le marché financier régional.
Elle a, dans le même esprit, décaissé 12 milliards FCFA en 2017 et 26 milliards FCFA en 2018 au titre des ressources concessionnelles. 14,636 milliards FCFA ont été mobilisés pour l’assistance technique et 5,854 milliards FCFA de ressources financières, pour la CRRH-UEMOA et ses partenaires.
Au regard de ce qui précède, le modèle de refinancement hypothécaire de la CRRH-UEMOA est opérationnel sur deux volets : les ressources de marché et les ressources concessionnelles. L’enjeu est de faire la preuve que le modèle peut accompagner la concrétisation des programmes de promotion de l’habitat social dans les pays de l’UEMOA.
A terme, l'idée est de préserver l'efficacité de la CRRH-UEMOA dans un changement d’échelle de son niveau d’activité, de concert avec les banques bénéficiaires.
Séna Akoda
Initialement réduits de 30%, les frais de raccordement Moyenne tension (MT) aux réseaux de distribution de la Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET), sont désormais abaissés de 50%, a appris Togo First.
« Les frais de fourniture et pose hors TVA et les avances sur consommation, relatifs aux travaux de raccordement Moyenne Tension au réseau de service public de distribution (équipements électriques et équipements de comptage) initialement réduits de 30% sont désormais réduits de 50%. », indique une note de la Direction générale de la compagnie électrique, qui annule toute décision antérieure contraire.
Selon la compagnie publique, cette nouvelle réduction entre dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires. Il s’agit d’un coup de pouce du gouvernement visant à alléger les charges d’amorçage des entreprises nouvellement constituées qui souhaitent s’installer.
Depuis le 28 novembre, la réduction est entrée en vigueur et le paiement des frais peut s’étaler sur 6 mois. Toutefois, le démarrage de tous travaux de branchement est conditionné au paiement d’une première tranche.
Fiacre E. Kakpo
Alors qu’il annonçait récemment avoir remboursé 55 milliards FCFA à fin novembre au titre du règlement de ses arriérés, sur une prévision budgétaire annuelle de 64 milliards, Lomé devrait sortir à nouveau le chéquier en 2019.
Une enveloppe de 35,4 milliards FCFA est prévue l’an prochain pour apurer cette partie de la dette intérieure dont le non-remboursement essouffle les entreprises locales.
L’opération s’inscrit en droite ligne des importants efforts d’assainissement budgétaire du gouvernement. Elle permettra à l’exécutif togolais d’insuffler une nouvelle dynamique au secteur privé qui, en 2019, devrait jouer un important rôle dans le démarrage effectif des projets du plan national de développement (PND).
En octobre dernier, l’Etat togolais, dans le cadre de la FEC, avait pris l’engagement de procéder progressivement au remboursement des arriérés et de prendre les mesures idoines pour éviter l’accumulation de nouveaux arriérés.
Fiacre E. Kakpo
L’année prochaine, le gouvernement togolais prévoit de consacrer 284,4 milliards FCFA aux investissements, en baisse de 9,5% par rapport à l’allocation de 2018 qui prévoyait 314,7 milliards FCFA.
Malgré cette révision à la baisse, les dépenses en capital visant à assurer les investissements, représentent près du tiers des dépenses budgétaires également en diminution alors que les dépenses de fonctionnement quant à elles sont restées stables à 610 milliards FCFA.
Au total, les dépenses budgétaires sont attendues à 894 milliards FCFA, en baisse d’environ 3% par rapport à la loi de finances initiale, exercice 2018.
Rappelons que le budget général, gestion 2019, est arrêté à 1461 milliards contre une prévision de 1311 milliards pour 2018.
Fiacre E. Kakpo
La Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT) ambitionne de réhabiliter et de construire des infrastructures, au titre de son budget 2019. A ce titre, elle veut construire des magasins de stockage de coton graine de l’usine de Dapaong, dans la région des Savanes.
Dans la région Centrale, plus précisément à Blitta, elle envisage, également pour la même raison, la construction de ces infrastructures.
Ces dispositifs devraient de toute vraisemblance, une fois mis en place, permettre à la NSCT de gérer de façon plus efficiente ses productions, dans le but d’atteindre à l’horizon 2022 les 200 000 tonnes de coton-graine. Lors de la campagne 2017-2018, la NSCT a enregistré une production estimée à 116 000 tonnes en hausse de 8000 tonnes en variation annuelle.
Cette performance est manifestement à inscrire à l’actif des nombreux programmes déroulés pour améliorer la rentabilité du secteur agricole qui représente, selon les chiffres du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, près de 40% du Produit Intérieur Brut (PIB). Au Togo, la culture cotonnière représente en outre, près de 40% des recettes d’exportation.
Séna Akoda
Ce mardi 18 décembre 2018, devrait s’achever dans la capitale togolaise, une formation à la gestion actif/ passif et à la gestion des portefeuilles de prêts à l’habitat. Initiée par la Caisse Régionale de Refinancement Hypothécaire de l’UEMOA, elle est distillée au profit de ses banques actionnaires.
D’une part, elle vise à permettre aux participants d’avoir une meilleure maîtrise du sujet. D’autre part, elle s’assigne pour mission de partager les meilleures pratiques de mise en place et de gestion des portefeuilles de prêts à l’habitat ; la gestion du risque, les règles d’intervention de la CRRH-UEMOA, etc.
Est également inscrite à l’agenda de cette double session de formation, la programmation financière. A cet effet, Christian Agossa (photo), Directeur Général de cette institution régionale déclare : « Après ces années d’activités, nous éprouvons le besoin de resserrer davantage les rangs avec nos banques actionnaires sur la façon de travailler ensemble. Pour cela, nous essayons de partager avec elles un ensemble de pratiques devant leur permettre de mieux maîtriser leurs prévisions de prêts à l’habitat afin de pouvoir nous dire très tôt en début d’année les montants de refinancement qu’elles aimeraient solliciter auprès de la CRRH-UEMOA afin que nous nous organisions de façon conséquente ».
Par ailleurs, les participants à cette session de formation devraient apprendre à diversifier les types de prêts qu’elles offrent aux ménages à revenus modestes pour faciliter l’acquisition d’une propriété immobilière. En ligne avec l’ambitieux programme de promotion de l’habitat social dans lequel s’est engagée la CRRH-UEMOA avec la Banque mondiale.
Séna Akoda
Au Togo, le gouvernement prévoit d’accorder une série d’exonérations aux entreprises en difficulté qui font objet d’opérations de restructuration, à partir du 1er janvier 2019.
Les allègements fiscaux dans le cadre de cette mesure seront délivrés pour une durée maximum de 5 ans, par voie d’agrément par le ministre des finances. L’agrément cible les entreprises opérant dans les secteurs stratégiques et porteurs d’emplois et de croissance, ainsi que celles qui projettent des investissements importants. Aussi, pourrait-il être concédé aux entreprises en difficulté dans un secteur, pour maintenir la concurrence.
Le nouveau régime dérogatoire présente plusieurs avantages fiscaux pour les entreprises en souffrance. Entre autres, des exonérations sur les bénéfices, les reprises de provisions, les plus-values de cession, et tout autre produit exceptionnel. Le chiffre d’affaires, les salaires, les propriétés bâties comme non bâties, les activités financières, pourraient être également exonérés.
Les allègements concernent également les droits d’enregistrement et de timbres pour les actes portant augmentation de capital en numéraire ou au moyen d’incorporation de créances, de bénéfices, de réserves ou de provisions de toute nature. Sont également exonérés les actes de fusion de sociétés et les actes de cession de titres sociaux et d’éléments d’actifs immobilisés.
Pour précision, l’agrément pourra être limité à un ou plusieurs, ou la totalité des avantages fiscaux prévus au titre du nouveau régime dérogatoire.
Fiacre E. Kakpo