Le projet Suivi des Ouvrages de Forage et des Indicateurs pour l’Eau (SOFIE) dont l’inauguration a été faite vendredi 08 mars 2019, permet de réduire considérablement le délai de réparation des forages en milieu rural, de plusieurs mois à 72h au maximum.
Ce dispositif innovant basé sur la téléphonie mobile permet d’assurer aux populations un approvisionnement continu et permanent en eau potable par un suivi en temps réel des ouvrages de forage. Il permet de détecter et de localiser les pannes sur les ouvrages de forage, favorisant une intervention rapide des réparateurs.
Lorsqu’une panne survient sur l’installation, elle est matérialisée par un voyant lumineux rouge, décrit-on. L’agent détenteur du portable appelle alors un serveur vocal accessible au numéro 1020. Le serveur l’identifie grâce à son numéro de téléphone et le localise grâce aux coordonnées GPS du forage. Après cette étape, une analyse est lancée pour détecter la nature de la panne ; et un SMS est envoyé automatiquement à un réparateur pour le signaler. Le réparateur prend connaissance de la panne via le SMS, confirme au serveur qu’il accepte la commande puis se rend sur le lieu de la panne avec le matériel nécessaire pour procéder aux réparations dans un délai de 72 heures. A ce jour, 2406 forages sont connectés à SOFIE.
Séna Akoda
En septembre dernier, après l’étape chinoise, première source de financement du continent, le président togolais Faure Gnassingbé a foulé ce dimanche 10 mars le sol émirati. Objectif de cette visite : renforcer l’axe Abou Dhabi-Lomé en vue de mobiliser les investissements du désormais deuxième investisseur en IDE pour la réalisation du Plan national de développement, lancé officiellement lundi 04 mars dernier.
Ce programme de développement de plus de 8 milliards $ qui repose à 65% sur le secteur privé, vise notamment à faire du petit pays d’Afrique de l’Ouest, un hub logistique sous-régional et un centre d’affaires de premier ordre. Abou Dhabi et Dubaï étant des centres commerciaux et financiers pour tout le Moyen-Orient.
A l’agenda présidentiel, des échanges avec le Prince héritier d’Abu Dhabi Mohamed bin Zayed Al Nayan, le prince régnant de Dubaï, Vice-président et Premier ministre Mohammed ben Rachid Al Maktoum.
D’autres rencontres avec des personnalités du monde des affaires émiraties sont attendues. Cette tournée devrait se solder, selon la présidence, par «la signature de contrats s’inscrivant dans la réalisation du PND 2018-2022 ».
Le Chef de l’Etat togolais visitera l’Abu Dhabi Global Financial, le centre financier international d’Abu Dhabi et le Khalifa industrial zone (KIZAD), une immense zone, située à 40 km d'Abu Dhabi et 80 km de Dubaï, regroupant notamment un port de 9,1 km2 entièrement automatisé, ainsi que des entrepôts et des usines.
Au Togo, le plus grand complexe hôtelier est, depuis 2018, sous gestion du groupe émirati Emaar Hospitality Group. Récemment le fonds d’Abou Dhabi a donné son feu vert pour le financement partiel, pour 15 millions $, du projet de construction d’une centrale solaire de 30 MW soumis par le Togo dans le cadre de l’IRENA (Agence internationale pour les énergies renouvelables).
Au Togo, 444 nouveaux volontaires d’engagement citoyen dont 30 séniors, viennent de prêter serment de jouer leur partition dans le développement du Togo.
C’était au cours d’une cérémonie présidée par la ministre en charge de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, Victoire Sidémého Tomégah-Dogbé. Cet acte symbolique et solennel accompli, engage les volontaires à se mettre au service du bien-être collectif.
« Sans engagement, il n’y a pas de développement », a précisé Kossi Aboka, président de la délégation spéciale de la préfecture de Golfe, partenaire de l’Agence Nationale du Volontariat au Togo (ANVT).
Omar Agbangba, directeur général de l’ANVT a indiqué que cette cérémonie s’inscrivait dans le cadre du lancement de la 5è vague des VEC pour le Grand Lomé. Il a précisé que le programme s’étendait désormais à plusieurs nouvelles villes, et a énuméré quelques actions phares au programme. Entre autres, l’enlèvement de plus de mille dépotoirs sauvages, la création de centaines d’espaces verts.
Si les nouveaux VEC ont reçu leurs kits d’affectation, 295 autres de la précédente vague ont, pour leur part, reçu des kits d’installation évalués à 48 millions FCFA. Victoire Tomégah-Dogbé a rappelé aux femmes qui représentent 70% des VEC, la culture du combat, et les a félicitées pour leur bravoure. Elle a également rappelé aux nouveaux VEC que 25% du coût des kits étaient remboursables.
La cérémonie a été ponctuée de témoignages de VEC dont la vie a été positivement impactée par le programme.
Séna Akoda
La Banque Africaine de Développement (BAD) et l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) ont octroyé ce vendredi un don de 1 million $ (580 millions de F CFA) au Togo.
L’accord de don signé à Lomé vient en «réponse directe et immédiate à la situation d’urgence, que connaît le Togo, suite à une catastrophe naturelle provoquée par l’invasion d’un insecte nuisible des principales cultures vivrières », la chenille légionnaire d’automne, a expliqué Georges Bohoussou, Responsable Pays par intérim de la BAD.
Si «le Togo n’a pas été épargné des attaques de la chenille légionnaire d’automne, à l’instar de la plupart des pays de l’Afrique », des efforts ont été fournis pour préserver la sécurité alimentaire alors que, selon des statistiques très sombres, 160 581,5 hectares de maïs ont été attaqués au cours de la seule campagne agricole 2018-2019, soit 53,8% des emblavures de maïs.
« Depuis 2017, le gouvernement a déboursé plus de 177 millions pour acquérir et distribuer gratuitement aux producteurs victimes des attaques, des insecticides, des appareils de traitement phytosanitaire et des équipements de protection individuelle. », a déclaré Sani Yaya, le ministre de l’économie et des finances, représentant le gouvernement.
Cet appui « permettra de soutenir les efforts du Togo dans la lutte contre l’invasion de la chenille légionnaire d’automne », s’est-il réjoui. Ainsi, précise Sani Yaya : « L’aide permettra à l’Etat de financer en partie son plan stratégique quinquennal de lutte contre le ravageur dont le montant total est estimé à 3 200 000 dollars US, soit près de 1,9 milliards de f CFA. »
Selon les chercheurs, ce fléau pourrait faire perdre 13,5 millions de tonnes de maïs rien que dans quatorze pays africains, ce qui représente plus de 20% de la production totale.
Le Trésor public togolais a bouclé ce vendredi 8 mars 2019 son trimestre sur le marché régional de la dette. A la recherche de 20 milliards dans le cadre de deux émissions obligataires de maturité 3 et 5 ans, l’Etat togolais s’est vu servir près de 25,6 milliards FCFA.
S’il n’en retient que 22 milliards, ces deux opérations portent à 91 milliards le total engrangé depuis le début de l’année alors que les prévisions tablaient sur 95 milliards FCFA au 1er trimestre 2019.
Cette année, les investisseurs semblent retrouver l’appétit pour les titres togolais. Sur ces quatre sorties en 2019, le Trésor togolais a été servi au-delà de ces attentes, d’après les chiffres compilés par Togo First.
Bien que sa grande première de l’année ait été ponctuée d’un presque timide engouement sur le marché, le pays a aligné depuis, quatre sursouscriptions en autant de sorties, témoignant d’un regain d’intérêts des investissements, surtout locaux.
Si le vent semble favorable à l’ensemble des émetteurs, les performances du Togo pourraient être attribuées, entre autres, aux dispositifs incitatifs mis en place par le nouveau code des impôts en vigueur depuis le 1er janvier, au profit des investisseurs en titres financiers togolais (actions et obligations).
L’Agence de promotion et de développement des agropoles au Togo (Aprodat), va lancer la construction de deux barrages, ainsi que des périmètres irrigués associés, pour l'Agropole-pilote du bassin de Kara. Ces ouvrages s'inscrivent dans le cadre du projet de transformation agricole (PTA-Togo), financé entre autres par la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque ouest africaine de développement (BOAD).
L’Aprodat recherche à cet effet un cabinet, pour des études techniques. Le prestataire devra ainsi réaliser, d’une part des études techniques pourl’avant-projet définitif, nécessaires à la préparation des Dossier d'appel d'offres (DAO), et d’autre part ces DAO proprement dits, en vue de construire les ouvrages sur le site.
Pour rappel, le Projet d’agropole de Kara, évalué à environ 64 milliards FCFA, entre dans sa phase opérationnelle cette année. Plusieurs acquisitions sont prévues en ce sens, tels que l’indiquent un avis général de passation de marchés émis par l’Agence en charge, au mois de février 2019.
Consulter l’avis d’appel à manifestation d’intérêt lancé dans ce cadre sur le site de la Banque africaine de développement. La date butoir pour est le 05 avril 2019.
Ayi Renaud Dossavi
C’est à l’hôtel Sarakawa, près du Port de Lomé, que la plateforme nigériane Kobo360, spécialisée dans la mise en relation de camionneurs et demandeurs de services de transport de fret, va lancer ses activités au Togo jeudi 14 mars prochain.
Après deux levées de fonds fructueuses (7,2 millions $ au total) et une prise de contact réussie avec les autorités togolaises, la start-up fondée en 2016, se lance, comme prévu, à la conquête des marchés ouest et est africain. Première étape de ses ambitions d’expansion : le Togo et le Ghana.
La startup revendiquait en été dernier avoir, avec plus de 5000 camions, satisfait via sa plateforme en ligne de type Uber, plus de 300 entreprises souhaitant transporter des marchandises. Elle a depuis multiplié ses résultats par 13, prévoit d’augmenter le volume de véhicules disponibles de 20 000, grâce à ses opérations d’expansion africaines. Outre au Togo et au Ghana, où l’entreprise ouvrira ces bureaux ce mois-ci, Kobo360 projette de démarrer ses activités au Kenya en avril prochain.
Alors que le Togo ambitionne de devenir un hub logistique de référence pour la sous-région, l’arrivée de la pousse, requinquée par son succès nigérian, sera un coup de pouce pour le marché togolais qui bénéficie de la présence du seul port en eaux profondes en Afrique de l’Ouest.
Kobo qui a, en début d’année, réussi à décrocher un financement de 6 millions $ de l’Africa Finance Corporation (AFC), a comme clients des géants comme Dangote, le Singapourien Olam, les distributeurs DHL et UPS ou encore le Français Lafarge.
Une solution basée sur la téléphonie mobile devrait désormais permettre aux populations de disposer d’eau potable en continu. Elle a été mise en place dans le cadre d’un projet dénommé SOFIE (Suivi des Ouvrages de Forage et des Indicateurs pour l’Eau) dont l’inauguration a été faite conjointement ce vendredi 08 mars par Cina Lawson, ministre des Postes, de l’Economie Numérique et des Innovations Technologiques et son homologue, Antoine Gbegbeni du Ministère de l'Eau et de l'Hydraulique Villageoise du Togo.
SOFIE vise concrètement, à permettre aux populations de signaler rapidement les pannes sur les ouvrages de forage d’eau, de suivre, accélérer les réparations, et d’apprécier l’efficacité des intervenants.
Selon la ministre, le lancement de la « plateforme de SOFIE » (Suivi des Ouvrages de Forages et des Indicateurs de l'Eau) en collaboration avec le Ministère de l'eau, procède de la volonté d’assurer une meilleure gestion et suivi des forages au Togo, pour garantir la disponibilité de l'eau.
De fait, pour permettre aux populations rurales de disposer en permanence d’eau potable, le gouvernement a mis en place en relation avec des partenaires au développement, un vaste programme d’installation de puits et de forages. C’est ainsi que 7569 forages équipés de pompe à motricité humaine et 305 systèmes d’alimentation ont été installés dans des villages.
Mais le système d’information de gestion des ouvrages de forage dénommé PROGRES, bien que performant, ne permettait pas d’assurer en temps réel, un suivi du bon fonctionnement des forages. Les pannes n’étaient pas signalées à temps. Ainsi, des puits et forages pouvaient rester plusieurs mois en panne.
Séna Akoda
A la faveur de la célébration ce vendredi 08 mars 2019 de la journée internationale des droits des femmes, le Groupe Ecobank Transnational Incorporated (ETI) dont le siège se trouve dans la capitale togolaise, lève un coin de voile sur ses ambitions en matière de promotion du genre.
Selon les informations, le groupe vise la parité 50/50 de l’effectif de son personnel à l’horizon 2030. Pour ce faire, il affirme poursuivre ses efforts visant à favoriser la promotion des femmes au sein de sa banque.
Ses actions s’intègrent ainsi dans le mouvement international visant à assurer l’égalité des sexes et à autonomiser toutes les femmes et les filles d’ici à 2030, en accord avec l’Objectif de Développement Durable (ODD) 5.
Le groupe se dit fier de soutenir ce mouvement car, « un meilleur équilibre entre les sexes contribuera à bâtir un monde meilleur », assure-t-il. Notons toutefois qu’aucune donnée dressant l’état des lieux dans le domaine de la promotion de l’équité genre au sein de la banque panafricaine n’a été rendue publique.
Séna Akoda
Une séance de travail a réuni cette semaine les délégations togolaise et gabonaise, en marge du 1er forum de la Conférence interafricaine de prévoyance sociale (CIPRES). Objectif du Gabon : en apprendre davantage sur le modèle togolais en matière d’inclusion financière.
Plus précisément, sur le Fonds national de la finance inclusive (FNFI), mécanisme lancé par le Togo en 2014 pour accompagner les populations vulnérables par du micro-crédit. Un fonds sous la tutelle de Mazamaesso Assih (photo), secrétaire d’État à l’inclusion financière, qui était par ailleurs à la tête de l'équipe togolaise lors de la rencontre.
« Nous avons été renseignés que le modèle togolais fonctionne mieux et nous avons jugé utile en marge de cette conférence de rencontrer les autorités togolaises pour nous faire état du fonctionnement de leur modèle », a expliqué Ndoutoume Ngome Jonathan, ministre gabonais délégué de la santé. Les membres de la délégation ont ainsi été « édifiés par des explications données».
La secrétaire d’état a, à cet effet, exprimé sa satisfaction vis-à-vis de la rencontre, qui « permet de constater les avancées du Togo au niveau du volume de crédit dans l'accompagnement de l'investissement » en faveur des populations.
Notons qu’il a également été évoqué une coopération plus avancée entre les deux pays, comprenant la formation d’experts et techniciens gabonais au Togo, en vue de mettre en œuvre le même modèle au Gabon.
Ayi Renaud Dossavi