Au sortir des négociations bilatérales de deux jours, qui ont commencé en début de semaine, l’Allemagne vient d’engager une enveloppe de 66,5 millions € pour le Togo, dans le cadre de la coopération entre les deux pays.
« L’Allemagne est prête à mettre à la disposition de la coopération germano-togolaise des sommes supplémentaires d'un montant de 66,5 millions € », soutient Brigitte Pickel, cheffe de la délégation germanique, dans le cadre de ces négociations.
Ces fonds sont prévus pour des secteurs tels que le développement économique durable, la formation professionnelle et l'agriculture. De même que la bonne gouvernance, la décentralisation, la santé et l'énergie.
Un ensemble de domaines qui, côté togolais, s’inscrit dans la perspective du Plan national de développement, tel que l’a expliqué notamment Demba Tignokpa, ministre en charge de la coopération, au début de ces négociations intergouvernementales.
Ayi Renaud Dossavi
L’Office togolais des recettes (OTR) a signé, ce mardi 12 mars 2019, un accord avec l’Union togolaise de banque (UTB), pour simplifier et faciliter le paiement en ligne des taxes et impôts.
Par cette entente, l’UTB devient la deuxième banque à être partenaire de l’OTR pour la mise en œuvre du télépaiement, le premier en date étant le groupe bancaire panafricain, Ecobank transnational incorporated (ETI).
Pour l’institution en charge de la mobilisation des recettes fiscales et douanières au Togo, ce partenariat s’inscrit dans la stratégie de dématérialisation des opérations fiscales. En offrant concrètement la possibilité de faire en ligne le paiement du montant déclaré.
La réforme devrait ainsi permettre aux contribuables (entreprises et opérateurs économiques) de gagner du temps, de même que de payer taxes et impôts sans avoir à se déplacer dans un démembrement de l’Office.
Notons que l’OTR devrait à l'avenir étendre ces partenariats à d’autres acteurs du secteur bancaire au Togo.
Ayi Renaud Dossavi
Une mission du Fonds d’Abu Dhabi devrait être prochainement dans la capitale togolaise, informe la cellule de communication de la présidence togolaise.
Cette visite s’inscrit en droite ligne de l’ambition du Fonds d’Abu Dhabi d’accompagner la mise en œuvre du Plan National de Développement (PND 2018-2022). Elle fera suite au séjour du président togolais aux Emirats Arabes Unis et aux échanges entre celui-ci et le directeur général de l’institution, Mohamed Saïf Al Suwaidi.
Au menu de leur entrevue, il y avait le renforcement de la coopération entre le Fonds d’Abu Dhabi et le Togo, dans les domaines des infrastructures et des énergies.
Dans le même esprit, des échanges ont eu lieu lundi 11 mars dernier entre les leaders des deux pays, le Prince héritier d’Abu Dhabi, Mohammed Ben Zayed (photo) et le Président togolais. Au cours de leur entretien d’hier, le Fonds d’Abu Dhabi s’est engagé à « soutenir les projets inscrits dans le PND ».
Notons que l’institution finance partiellement sous forme de prêt à hauteur de 15 millions $, la construction d’une centrale solaire de 30 MW. Elle finance partiellement la route Sokodé-Bassar également.
Séna Akoda
Au 2è jour du périple du Chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé aux Emirats Arabes Unis, deux importants groupes émiratis se positionnent, l’un sur le secteur agricole et l’autre sur celui des énergies au Togo.
Le 12 mars 2019, Faure Gnassingbé a accordé une audience au Vice-Président et Co-fondateur de Al Dahra Holding pour poursuivre la réalisation des objectifs du Togo dans le secteur agroalimentaire. Le Vice-président du groupe qui emploie plus de 5 000 personnes et dessert plus de 45 marchés, avec une position de leader en Asie et au Moyen-Orient, déclare à l’issue de l’entretien : « Je me suis entretenu avec le Président de la République ce jour. Nous avons essentiellement discuté des opportunités que le Togo offre en matière d'agriculture et de productions agricoles. Nous représentons le groupe Al Dahra. Nous investissons dans des fermes et exploitations de grandes tailles allant de 200 hectares et plus ». Il ajoute : « Avec le Président, nous avons partagé notre expérience et capacité en matière de création de grandes fermes d'exploitation agricole. Nos échanges et prises de contacts ne s'arrêtent pas là, ils vont continuer afin de déboucher sur une entente finale qui soit bénéfique au peuple togolais »
AMEA Power s’engage pour la centrale solaire de 30 MW
Objectif phare de la stratégie nationale d’électrification, la construction de la 1ère centrale solaire de 30 MW est déjà financée partiellement à hauteur de 15 millions $. En tout, elle devrait coûter 40 millions $. Il s’agit de la 1ère de 4 centrales solaires prévues par le pays d’ici à 2025.

Le séjour de Faure Gnassingbé à Abu Dhabi a permis la signature d’un Memorandum of Understanding (MoU) entre le Togo et AMEA Power pour accélérer le processus d’installation de cette centrale.
Selon la cellule de communication de la présidence togolaise, « avec la signature de ce MoU,(…) le schéma de la construction se met en place. L’opérateur mettra tout en œuvre pour apporter le reste du financement et la concrétisation rapide de ce projet ». Côté togolais, cette signature a été matérialisée par Marc Ably-Bidamon Dèdèriwè, ministre des Mines et de l’Energie.
Séna Akoda
Les 11èmes universités du notariat se sont ouvertes à Lomé, hier 12 mars 2019. Pour cette session, les notaires feront une mise à jour vis-à-vis du nouveau code foncier, notamment sur les instruments des collectivités locales, leurs rôles et leurs responsabilités.
Les travaux, d’une durée de trois jours, devrait ainsi permettre à ces praticiens du droit d'assumer plus efficacement leur fonction, dans un cadre réglementaire en pleine mutation.
« Les universités du notariat togolais constituent une véritable aubaine, une opportunité qui vous donne l'occasion de renforcer vos compétences. », souligne Pius Agbetomey (photo), ministre de la justice, à l’adresse des participants.
Pour David Tsolenyanu, président de la chambre des notaires du Togo, au vu des responsabilités du notaire dans la mise l’application des textes, ils doivent toujours se « mettre à jour pour être efficacement utiles dans les prestations apportées aux citoyens togolais ».
Notons également qu’à ce conclave, ces acteurs doivent s’outiller également vis-à-vis des prochaines élections locales, qui ont été annoncées pour cette année 2019.
Ayi Renaud Dossavi
La Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (Haplucia), a organisé ce mardi 12 mars 2019, un atelier de sensibilisation des ministères et organismes publics à caractère commercial, économique, financier et industriel.
La rencontre, visant à la promotion de la bonne gouvernance, s’inscrit dans le cadre d’une campagne lancée par cet organe depuis le 13 septembre 2018, et consistant notamment en des sessions de sensibilisation à l’intention de divers acteurs du paysage socio-économique et administratif togolais.
Plus particulièrement, cette session s’est infléchie sur la problématique de la corruption dans les marchés publics, et vise à mieux orienter les ressources de l’Etat togolais dans le cadre du PND.
« Nous avons besoin de ressources pour financer le Plan national de développement », explique Essohanam Wiyao, président de la Haplucia, il s'agit ainsi de promouvoir « la bonne gestion et la bonne collecte, que nous puissions financer ce plan-là ».
Pour sa part, le ministre de l’économie et des finances, Sani Yaya, par l’intermédiaire de son représentant, a rappelé que le Togo avait « ratifié les principales conventions en matière de lutte contre la corruption», notamment celles des Nations Unies, de l’Union africaine, de la Cédéao, ainsi que les principales recommandations de l’Uemoa en la matière.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le ministère en charge de l’agriculture va bientôt significativement renforcer ses effectifs. En effet, un récent arrêté interministériel annonce un large recrutement pour le compte de ce département. En tout, 1552 postes sont à pourvoir.
Le texte officiel, en date de ce 08 mars 2019, soit 4 jours après le lancement officiel du PND à Lomé, a été conjointement signé par Gilbert Bawara et Noël Koutéra Bataka, respectivement ministre en charge de la fonction publique et du travail, et ministre de l'agriculture et de la pêche.
La demande en ressources humaines couvre une large palette de domaines, allant du scientifique à l’administratif : communicateur, docteur vétérinaire, ingénieur, technicien de laboratoire, biochimiste, comptable gestionnaire etc.
Prévu pour le 03 mai prochain, dans les centres de Lomé et de Kara, le concours est ouvert à tous les Togolais titulaires du diplôme et des qualifications requises suivant les postes. Les candidats doivent également être âgés de 18 à 40 ans. Toutefois, une limite maximale de 44 ans est admise pour les candidats exerçant comme volontaires ou contractuels, postulant pour exercer dans le même emploi.
Notons que les candidatures sont ouvertes du 18 mars au 17 avril 2019, à 17’00 GMT. Les dossiers doivent être déposés, soit au cabinet du ministre de la fonction publique (Lomé), soit à la direction régionale du travail et des lois sociales (Kara).
Ayi Renaud Dossavi
Le Togo et l’Allemagne ont entamé, ce mardi 12 mars 2019, des négociations pour définir leur partenariat bilatéral pour l’année 2019. Ces tractations concernent notamment des enjeux comme le développement économique et agricole, la bonne gouvernance, la décentralisation, la santé et l’énergie. Des questions discutées dans la perspective du PND, qui a été lancé officiellement au Togo il y a une semaine à peine.
Ces travaux, d’une durée de deux jours, font suite à des concertations qui se déroulées en avril dernier, où les deux pays définissaient déjà leurs attentes respectives.
Le Togo, par la voix de Demba Tignokpa, ministre de la planification du développement et de la coopération, a exprimé son désir que « ces négociations inter-gouvernementales ouvrent encore de nouvelles perspectives pour une consolidation de l’appui technique et financier de la république fédérale d’Allemagne, à la mise en preuve du Plan national de développement ».
Pour sa part, si le partenaire germanique s’est appesanti sur la nécessité de poursuivre les réformes engagées dans le pays, la délégation s’est déclarée « prête à continuer son soutien pour le Togo sur la route de l’émergence ».
En rappel, le Togo a bénéficié ce mois-ci, d’un soutien de 4,5 milliards FCFA de la coopération allemande, par le biais de sa banque KfW, pour la formation et l’insertion professionnelle des jeunes.
Ayi Renaud Dossavi
Le représentant-pays du Fonds Monétaire International (FMI), Dr Jules Sampawende Tapsoba, est à l’Université de Kara où il participe à un séminaire axé sur les Principes de Gestion des Finances Publiques (GFP).
Cette rencontre qui devrait se terminer ce 12 mars 2019, vise principalement à faire connaître l’institution de Bretton Woods aux étudiants de cette université publique du Togo. Un focus devrait être fait également sur le programme-pays de cette institution et toutes ses actions au Togo.
Le programme-pays du FMI porte, entre autres, sur la Facilité Elargie de Crédit (FEC), veiller à l’assainissement budgétaire en ramenant la dette publique en dessous de la norme de l’UEMOA (moins de 70% du PIB) et le déficit public global à un niveau inférieur ou égal à 3% du PIB.
La mission du FMI consiste également à restaurer la stabilité financière, y compris la restructuration de la BTCI et de l’UTB.
Au-delà, apprend-on, l’idée en organisant cette rencontre avec les étudiants, est d’initier ces apprenants aux principes de Gestion des Finances Publiques et au langage de la finance internationale.
Séna Akoda
A la dernière réunion interinstitutionnelle CEDEAO-UEMOA tenue le 08 mars dernier, les présidents des commissions des deux institutions ont affiché une certaine prudence vis-à-vis de l’entrée en vigueur de l’accord portant création de la ZLECAF (Zone de Libre-Echange Continentale Africaine).
Selon le relevé de conclusions des chefs de commissions, les deux institutions prennent note de la situation des ratifications de cet accord et des conséquences négatives de son entrée en vigueur sur l’intégration en Afrique de l’ouest, si tous les pays de cette zone ne le signent pas et ne le ratifient pas.
A ce jour, seuls 8 pays ouest africains, dont le Togo, ont signé et ratifié cet accord. Muhammadu Buhari, président nigérian, maintient sa position classique dans ce dossier. Il préfère attendre la fin des consultations avec le secteur privé de son pays, avant une éventuelle prise de décision de signer l’accord.
Contraste saisissant, au Togo, une campagne de sensibilisation est en train d’être menée à l’endroit des parlementaires, journalistes et autres sur les avantages de cet accord pour le pays.
Notons qu’au compteur, 18 pays sur le continent ont déposé leurs instruments de ratification. Il manque 4 ratifications au minimum pour que l’accord puisse entrer en vigueur.
Séna Akoda