Le groupe Orascom du Tycoon égyptien Naguib Sawiris, septième fortune d’Afrique selon Forbes, envisage d’investir dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne, dont le Togo.
Alors qu’il vient de décrocher un financement de 170 millions $ de la Banque africaine d'Import-Export (AfreximBank), l’Egyptien annonce que les fonds serviront à soutenir ses visées africaines.
Dans cette perspective, le Togo figure sur la liste des pays retenus dans son plan d’expansion, tout comme le Rwanda, l’Erythrée, le Nigeria et Sao Tomé-et-Principe.
Pour Naguib Sawiris, Président de la Holding, cette collaboration avec la Banque panafricaine s’inscrit en ligne avec l’objectif de son groupe « de contribuer de manière significative à libérer tout le potentiel de l'investissement intra-africain ».
Orascom évolue notamment dans les télécoms, les nouvelles technologies, les médias et la construction. Elle a lancé en 1998, le premier opérateur de téléphonie d’Egypte, Mobinil.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, la société Vadom (ndlr : « envoie-moi » en langue Ewé parlée au sud du Togo, au sud-ouest du Bénin et au sud-Est du Ghana, toute la Volta Region) a mis au point des cartes VIP éponymes pour faciliter la vie aux entreprises, indique son promoteur Akueté Degbe.
La présentation de ces instruments destinés à offrir aux entreprises, des services à des prix que le promoteur annonce avantageux, devrait se faire le 16 février 2019 lors de la soirée des entrepreneurs qu’organise la même structure à Lomé.
De fait, les détenteurs des cartes Vadom devraient avoir des avantages multiples, indique-t-on. Sur une période d’un mois, ils jouiront de services offerts.
Entre autres, fournir en temps réel des services de distribution de biens au profit de leurs clients. Par exemple, explique-t-il, un entrepreneur qui détient la carte VIP Vadom, confiera pendant un mois ses courses à Vadom.
Ainsi, « si l’entrepreneur qui produit des amuse-gueule « Chom » devra livrer 10 clients en engageant 500 FCFA comme frais de transport par client, soit 5000 FCFA journaliers, au bout d’un mois il supportera 150 000 FCFA ». En revanche, « s’il dispose de Vadom de 10 000 FCFA, il réalisera une économie de 140 000 FCFA ».
De même, si un détenteur de cette carte prévoit de faire des achats, la société s’en occupera en son nom et supportera elle-même les frais de livraison. L’essentiel, c’est que celui-ci passe la commande et paie le prix d’achat.
Séna Akoda
Les boissons Champiso vont d’ici peu être commercialisées au Canada. Ce, en vertu d’une franchise qu’Edem Bessanh, le promoteur de ces boissons, vient de conclure avec des hommes d’affaires canadiens, apprend la rédaction de Togo First au cours d’une interview à bâtons rompus avec le jeune entrepreneur.
En effet, selon les informations, ce type d’accord devrait permettre au roi des boissons à base de champignons, d’obtenir une contrepartie financière en fournissant à son partenaire d’affaire « le franchisé » dont le jeune entrepreneur n’a pas révélé le nom, sa marque, son savoir-faire et son assistance permanente. « On a conclu un contrat avec des hommes d’affaires afin que d’ici peu, notre société Champiso soit représentée au Canada en forme de franchise »
Selon lui, les produits Détox sont très appréciés dans les pays développés, de toute évidence à cause de leurs vertus médicamenteuses. Cette démarche consistant à vendre la franchise de sa société, confie-t-il, se justifie par son désir de trouver des horizons favorables pour développer son affaire.
L’expérience, annonce-t-il, va être répliquée en Egypte. « Bientôt aussi nous allons le faire en Egypte. Avec l’appui du gouvernement, nous avons participé fin décembre 2018 à un grand forum des affaires en Egypte et nous avons trouvé là-aussi des partenaires qui veulent acheter la franchise de la société et y produire nos boissons ».
Séna Akoda
Au Togo, l’entrepreneuriat féminin pousse des ailes. En 2018, 25,61% des entreprises nouvellement enregistrées au Centre de formalités des entreprises (CFE) appartiennent à des femmes. Il s’agit de 2701 entreprises créées par la gent féminine sur un total de 10 545 entités ayant vu le jour.
Rappelons que les femmes togolaises, de plus en plus portées vers l’initiative privée, obtiennent des résultats plus probants, révèlent de récentes études réalisées par la Banque mondiale sur un échantillon de 1500 micro-entrepreneurs de Lomé.
Selon les résultats de cette enquête, les entrepreneurs (femmes et hommes) formés à l’initiative personnelle ont vu leurs bénéfices augmenter en moyenne de 30 %. Alors qu’uniquement pour les femmes, les bénéfices ont progressé de plus de 40%.
Fiacre E. Kakpo
La Corée du Sud apportera son appui technique et financier à la réalisation de l’Agropole de Kara (414 km au Nord de Lomé). Une convention de financement a été signée vendredi dernier, entre Sani Yaya, ministre de l’Economie et des Finances, et Tchang Dong-Hee, président de la Fondation sud-coréenne Saemaul Undong, dans le cadre du Projet de Transformation agro-alimentaire du Togo (PTA-Togo).
En vertu de cet accord, la Fondation participera au renforcement de capacités des acteurs agricoles locaux à travers des formations techniques, afin de leur faire bénéficier de l’expérience sud-coréenne, notamment en matière de transformation des produits agricoles.
Présent à cette cérémonie, le Premier ministre togolais, Komi Selom Klassou, a rappelé que, dans le cadre du Programme nationale de développement, la nouvelle politique du Togo « a posé le curseur sur une stratégie d’amplification de l’articulation agriculture-industrie basée sur les agropoles.», ceci afin de « consolider les bases de la sécurité alimentaire et au-delà, d’accélérer la croissance économique et de promouvoir la création de la richesse et d’emplois massifs, particulièrement en milieu rural ». Et le soutien du dragon asiatique arrive à point nommé.
Pour rappel, le projet d’agropole de Kara, lancé il y a deux ans, s’inscrit dans l’axe 2 du PND. Evalué à environ 64 milliards FCFA, il a déjà pu mobiliser 35 milliards FCFA pour sa réalisation. L’achèvement de sa phase préparatoire est prévu pour le courant de cette année 2019.
Ayi Renaud Dossavi
Encore presque inconnu du monde entrepreneurial togolais, Nyanu Kloussey Kodjo est l’un de ces entrepreneurs qui se sont engagés sur la voie de la promotion des matériels de transformation imaginés et créés par des Togolais. Après avoir fait une première entrée dans le microcosme avec une huile fabriquée à base de noix de palmiste, le jeune entrepreneur réussit à concrétiser un vieux projet qui lui tenait à cœur pour soulager dit-il, les peines des ménagères aux cuisines : un fourneau écologique, économique et innovant baptisé « Miganvo », (On est guéri en langue éwée), qui, tout en gardant un aspect proche des foyers traditionnels, permet de gagner en temps. Togo First est allé en savoir plus. Interview
Togo First : Qu’est-ce que le fourneau « Miganvo » ?
Nyanu Klousseh : C’est un fourneau particulier qui utilise un combustible particulier, le charbon de coque de noix de palmiste, et qui est alimenté soit par énergie solaire, soit par une batterie de véhicule, en l’occurrence de moto. Il a l’aspect d’un fourneau traditionnel, vous le remarquerez, mais la principale innovation est que vous ne risquez pas de vous salir, ni de vous munir des éventails comme on en a l’habitude pour attiser le feu. Mieux encore, son utilisation participe à la réduction des émissions et de la déforestation étant donné qu’on n’utilise pas de charbon de bois.
Pour ce qui est du prix, l’utilisation du fourneau « Miganvo » revient moins cher. Pour faire une petite comparaison, si vous êtes habitués à utiliser des réchauds ou cuisinières à gaz, ce fourneau vous revient jusqu’à trois fois moins cher, surtout par la fréquence de chargement du combustible. L’idée est de proposer un fourneau écolo, moins cher et innovant. En plus c’est du Made in Togo.
T.F : Qu’est-ce qui vous a amené à créer ce fourneau ?
N.K : J’ai commencé ma carrière d’entrepreneur en produisant de l’huile palmiste, extraite de l’arbre du même nom. Lors de la production, j’avais besoin d’énergie pour pouvoir transformer mon huile (Klu-s Oil, déjà en vente sur le marché, ndlr).
J’ai rencontré lors de mes activités, beaucoup de difficultés surtout au niveau de l’énergie qui me revenait un peu cher. J’ai donc voulu créer ma propre énergie, une énergie propre. Alors j’ai décidé d’exploiter la coque de noix de palmiste, vu que je concassais les noix moi-même pour extraire l’huile et j’ai procédé à la fabrication de ce fourneau.

T.F : Vous n’êtes pourtant pas ingénieur de formation. Comment êtes-vous parvenu à fabriquer « Miganvo » ?
N.K : Grâce à des recherches sur internet et à des tutoriels. J’ai fait la série D (scientifique, ndlr) au lycée, et j’ai opté pour la physique à l’Université où j’ai fait 02 ans. Je ne suis pas allé au bout de mes études avant de me lancer dans l’entrepreneuriat. Je n’ai jamais appris à construire des trucs de ce genre sur les bancs ou au cours d’une quelconque formation.
T.F : Avez-vous bénéficié d’un accompagnement de l’Etat à travers ses structures ou du moins d’une tierce personne ?
N.K : Non. Ou plutôt pas encore à ce jour. J’ai commencé avec mes propres moyens et j’essaie toujours de tenir en attendant de soumettre un bon projet afin de pouvoir bénéficier d’une subvention. Et j’espère vivement que cela se fera parce que ce fourneau, je le pense, représente l’avenir. Il est écologique, économique et permet de gagner en temps.
J'ai déjà entrepris des démarches, mais à ce jour, je n'ai pas encore eu de résultats très prometteurs. Actuellement mes principales difficultés sont financières comme tout jeune entrepreneur qui débute.
T.F : Est-il déjà produit en série ou vous n’en réalisez que sur commande ?
N.K : Il est déjà commercialisé, notamment au marché de Togossimé. Il est vendu avec des accessoires. Le client peut l’utiliser par exemple avec de l’énergie solaire comme je l’ai déjà mentionné. Nous avons à notre niveau 02 kits solaires, un complet et un simple.
Le client peut également l’utiliser avec une batterie électrique, semblable à celle de nos motos. Toutes ces pièces sont bien évidemment rechargeables. Lorsque la batterie est usée ou qu’un matériel est endommagé, le client peut revenir vers nous, ou lorsque c’est une pièce que l’on peut retrouver dans une boutique agréée ou un point de vente, il peut aller l’acheter directement.
Mais pour le charbon de coque de noix de palmiste, il devra revenir vers nous ou aller vers les endroits où nous l’entreposons.

T.F : Comment réagissent les gens par rapport à votre produit ?
N.K : Intéressés. Emballés et très curieux de voir comment ça marche. En réalité, le produit se présente lui-même ! Très souvent, je n'ai même pas besoin d'expliquer longtemps pour pouvoir attirer les gens. Je m’attèle plus à leur montrer le bien-fondé de son utilisation et les multiples avantages qu’ils auraient à gagner en l’utilisant.
J’espère que les gens le connaîtront encore mieux et pourront l’adopter. Il nous sera tous profitable.
T.F : Quelle est la prochaine étape avec les fourneaux Miganvo ?
N.K : J’ambitionne de passer à l’étape de la production industrielle. Mais pour cela, il va falloir beaucoup de moyens. Actuellement, on peut dire que je travaille seul vu que je fais presque tout. Mais l’objectif est de commercialiser en masse, ainsi on pourra pallier au problème de l’abattage systématique des arbres, qui entraîne la déforestation et par ricochet des effets néfastes sur l’environnement.
Propos recueillis par Octave A. Bruce
Ted Talks, Ted Show, TeD’x, depuis un an, le concept, certes pas nouveau, vient bouleverser les habitudes du Togolais, et surtout d’une partie de sa jeunesse, parfois peu confiante en ses choix et peu motivée à révéler tout son potentiel. Le concept promeut une autre idée, celle de l’optimisme qui vivifie et catalyse l’action. Et ce, à partir du partage pendant une, deux ou trois heures, d’expériences de réussite des personnes qui, a priori, si elles n’avaient pas tout contre elles, ne réunissaient pas toujours toutes les conditions à cet effet. Objectif : provoquer le déclic mental, la metanoïa, ce changement de mentalité qui force à l’action. Le comité d’organisation de l’initiative qui sera bientôt à sa deuxième édition, est à pied-d’œuvre. Togo First a approché son président, Wilfried Dabiré. Interview exclusive !
T.F: Ted Talks, Ted Show, TeD’x, ces concepts semblent ancrés dans les mœurs ailleurs, mais pas suffisamment au Togo. Pour les nuls, c’est quoi ?
W.D : Les Togolais connaissent pour la majorité les conférences TED (Technology, Entertainment and Design) mais ne vivent ces événements que depuis l’année dernière à Lomé. Les conférences TED constituent des plateformes qui ont pour but de partager « les idées qui valent la peine d’être diffusées» pour provoquer un changement des mentalités dans le cheminement vers l’accomplissement de soi. Et ces idées viennent de tous les domaines. L’initiative est portée par la fondation à but non lucratif américaine The Sapling Foundation et popularisée à travers la planète. Au Togo, c’est un comité de jeunes que j’ai l’honneur de présider, qui a organisé l’événement pour la 1ère fois en 2017.
T.F : Changer les mentalités par le partage de vécus de personnes ou personnalités qui ont réussi à braver leurs propres peurs et autres obstacles pour atteindre leurs objectifs existentiels…, n’est-ce pas quelque peu utopique ?
W.D : En réalité non, puisque le changement est d’abord mental avant de se concrétiser. Le partage d’expériences des orateurs est un élément motivateur assez puissant pour pousser à oser. Et les exemples sont légion. Lors de la première édition, l’un des orateurs a permis à beaucoup de réaliser que le continent africain est le plus grand de tous. Ce que ne laissent pas forcément transparaître les cartes actuelles du monde. Cette information est utile à porter à la connaissance et à la conscience des jeunes, surtout en face du phénomène de migration légale ou clandestine des jeunes Africains. Pourquoi quitter un territoire plus vaste, plein de richesses et sur lequel beaucoup de choses restent à faire pour un autre où vous n’êtes pas, en général, bienvenu ?
Le jeune Africain a le droit de savoir que les futurs enjeux du monde se déroulent en Afrique et il doit déjà s’y préparer. Le regain d’intérêt de toutes les puissances occidentales et asiatiques pour ce continent est un indicateur clé de cette réalité et le jeune Africain doit en avoir conscience. C’est seulement à ce prix qu’il pourra apporter sa pierre à l’édifice. Pas en adoptant une posture défaitiste, désespérée.
T.F : En dehors de l’exemple ci-dessus développé, dites-nous un peu comment et où par exemple les éditions de Ted Show ont réussi à transformer une jeunesse désespérée ou désorientée.
W.D : Les rencontres Ted ont transformé et continuent de motiver et d’orienter la jeunesse dans tous les pays qui les abritent. Au Ghana, Patrick Awuah, qui est orateur TEdx bien connu, réussi à façonner le visage du système éducatif. Pour lui, le système éducatif de certains pays africains fait de l’apprenant un canal de répétition de ce qu’il a appris ; il ne lui donne pas souvent l’opportunité de réfléchir par lui-même.
Grâce à une université qu’il a mise en place à son retour de l’occident, Patrick Awuah implémente une autre façon d’aborder l’éducation et cette approche nouvelle est en train de faire ses preuves au Ghana. Ce sont donc des talents de ce genre que le Tedx met en avant pour inspirer, motiver, changer les choses, notre perception du monde et instaurer un mieux- vivre.
T.F : Selon les informations, vous préparez la 2è édition de TeD’x. Que peut-on retenir de la 1ère édition ? Aviez-vous eu des difficultés à mobiliser ou à rallier le public autour de l’événement ?
W.D : La première édition a été une découverte pour beaucoup de Togolais. Ils ont pu vivre non à travers un écran, mais « en live », l’ambiance formidable des rencontres Ted. On peut retenir surtout le passage des noms comme Renaud Ayi-Dossavi, lauréat du prix de la BAD, (journaliste à Togo First, ndlr), Edoh Amenounve, le Directeur Général de la BRVM, Sonia Tomegah et bien d’autres profils très intéressants.
La difficulté majeure a été de porter l’évènement au public et à certains partenaires qui le découvrent pour la première fois. Un défi bien relevé par le comité d’organisation qui s’y est vraiment engagé. Comme tout événement nouveau, il s’est heurté à la réticence, compréhensible dans une certaine mesure, de certains sponsors. Avec ce coup d’essai qui a marqué le public, nous espérons que pour une seconde Edition en préparation, l’accompagnement des entreprises nous sera mieux acquis. Toutefois, notre équipe continue de faire son travail d’approche envers elles.
T.F : Quand organisez-vous la 2è édition ? Noms ou profils des speakers éventuels ? Des innovations organisationnelles en vue ? Dites-nous tout.
La deuxième édition se tiendra le 6 février 2019 à Lomé au siège d’Ecobank Transnational Incorporated (ETI) à Lomé.
Les orateurs nous proviennent de divers domaines comme l’exige l’esprit du TedX. Et ils aborderont à travers leur conférence, la thématique des « Défis de Demain ». Les speakers parleront de l’emploi des jeunes, de l’agriculture, du réchauffement climatique et de bien d’autres sujets qui représentent les défis futurs qui se posent au continent africain. Entre autres, Gilles Atayi, Directeur associé du Groupe G & A, leader africain du développement personnel, Mathilde Amivi PetitJean, Togolaise et skieuse professionnelle, Samuel Samba, un féru de la Communication digitale, feront partie des orateurs attendus le 6 février à Lomé.
Nous voudrions inviter les Togolais à venir vivre cet évènement qui constitue, non seulement un cadre de partage d’expériences enrichissantes, mais aussi une opportunité de rencontres et d’affaires.
Interview réalisée par Séna Akoda
La Banque Centrale Populaire (BCP), dont Banque Atlantique Togo est une filiale, vient de lancer au profit des clients de ses filiales de l’Uemoa, une nouvelle application de Mobile Banking, dénommée « Atlantique Mobile ».
Disponible sur les plateformes de téléchargement Google Play Store et IOS, cette application devrait permettre à ses usagers, au-delà des services classiques de consultation et de transaction, de mener leurs opérations bancaires en toute sécurité. Avec, notamment, des verrous comme l’authentification biométrique et la reconnaissance faciale.
Pour ce qui est des facilités, Atlantique Mobile devrait, entre autres, permettre le transfert d’argent sans carte bancaire « Mobile to GAB » et le service de transfert « Cash-Out », opérationnel sur l’ensemble des Guichets Automatique de Billets (GAB) du réseau Banque Atlantique, qui couvre les 8 pays de la zone UEMOA.
Avec cette application « Banque Atlantique devient le premier groupe financier de l’espace UEMOA à proposer une application totalement gratuite, centrée sur l’utilisateur, intégrant des fonctionnalités inédites et exclusives allant de la reconnaissance faciale à la modification du plafond de la carte », selon Kamal Mokdad, directeur général du groupe BCP en charge de l’international.
Déjà opérationnel en Côte d’Ivoire, Atlantique Mobile devrait être déployé au Togo dès février 2019.
Ayi Renaud Dossavi
Outre les dispositions fiscales prévues dans la nouvelle loi de finances, le FAIEJ a présenté aux jeunes entrepreneurs à l’occasion de sa 1ère édition 2019 du « Jeudi J’Ose », les avantages que leur offre le Centre de Gestion Agréé. La communication a été assurée par Jean-Claude Husunukpé, un cadre du CGA au Togo.
Selon celui-ci, l’initiative des CGA émane de l’UEMOA et est motivée par la volonté de soutenir les entreprises dans leurs efforts de croissance. Au Togo, cette structure se loge à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT). Elle aide les entreprises dans leur gestion quotidienne et contribue à leur développement harmonieux, entre autres, dans l’optique d’en faire des entreprises compétitives sur le marché.
En ce sens, les entreprises qui s’y affilient, bénéficient pendant 4 ans d’une réduction de 40% de leurs impôts à compter de leur date d’adhésion. Il est à préciser, selon l’exposant, que la mesure est incitative. L’idée, assure-t-il, est de motiver les entrepreneurs à adhérer aux CGA.
De fait, les contribuables non adhérents des CGA mais relevant des structures publiques d'encadrement et de promotion du secteur information ne bénéficient pour leur part que pendant 2 ans de cette réduction de 40% au titre de l'impôt synthétique, à condition qu'ils tiennent une comptabilité complète et régulière.
Une amnistie de 3 ans au regard du contrôle fiscal est accordée aux nouveaux adhérents des CGA sauf en cas de fraude fiscale dûment constatée. Concrètement, pendant la période sous revue, ils ne seront pas soumis au contrôle fiscal, sauf s’ils sont reconnus coupables d’un cas avéré de fraude fiscale.
Dans tous les cas, souligne Jean-Claude Husunukpe, l'impôt correspondant aux mesures de faveur devient exigible si au cours des 3 premières années d'adhésion, l'adhérent cesse volontairement d'appartenir au CGA.
Est autorisée à adhérer aux centres de gestion agréés (CGA), toute personne physique ayant la qualité de commerçant, d'industriel, d'artisan ou d'agriculteur dont le CA est inférieur ou égal à 100 millions FCFA hors taxe.
Séna Akoda
Le FAIEJ a renoué le contact avec les jeunes entrepreneurs hier 17 janvier 2019 à la Maison des Jeunes d’Amadahomé. La thématique retenue était « Les nouvelles dispositions fiscales de la loi de finances, gestion 2019 : quelle lecture en faire » ?
Pour expliquer cette thématique, une présentation intitulée : « la promotion des PME/PMI au cœur d’une fiscalité simplifiée », a été assurée par Kossi Ezoukoutsé, chef section législation fiscale. En collaboration avec Adakawé Kouyélé, chef de la division législation fiscale et Bekeyi Sogoyou, agent senior législation fiscale à l’OTR.
Le régime de la TPU
Selon la nouvelle loi, les jeunes entrepreneurs dont le chiffre d’affaires est compris entre 0 et 30 millions FCFA devront payer une taxe professionnelle unique forfaitaire fixée en fonction de son barème.
Ceux qui ont un chiffre d’affaires compris entre 30 et 60 millions FCFA ont une comptabilité bien tenue, claire et sont soumis à un régime déclaratif ; ils doivent produire un bilan en bonne et due forme, déclarer tous leurs résultats et payer 2% du montant à l’OTR s’ils sont dans le négoce : commerce, la production et autres, et 8% lorsqu’ils sont prestataires de services.
Le régime Réel avec TVA
Avec un chiffre d’affaires supérieur à 60 millions FCFA, les jeunes entrepreneurs sont au réel avec TVA. Le minimum à payer lorsqu’il n’a pas exercé son activité, c’est 20 000 FCFA. Mais s’il a débuté avec un chiffre d’affaire et a enregistré un résultat déficitaire, il paiera 1% du chiffre d’affaire réalisé.
Selon Edem Bessanh, « le roi des boissons à base du champignon », ce nouveau code prend en compte certaines préoccupations des jeunes, à la lumière des suppressions d’impôts consacrées. Toutefois, il incite les pouvoirs publics à faire mieux, notamment en ce qui concerne le minimum de perception.
Selon lui, il est difficile pour un jeune inscrit à ce régime et qui a un résultat déficitaire, de payer encore 600 000 FCFA. Sur ce point, Patrick Tevi Benissan Daté, Secrétaire général de la Présidence de la République togolaise, a partagé la poire en deux en proposant que l’Etat fasse un peu plus et que les entrepreneurs aussi consentent un peu plus d’effort.
Edem Bessanh déplore également l’absence de mesures incitatives pour le jeune entrepreneur qui transforme des produits locaux.
Notons que le nouveau dispositif fiscal supprime plusieurs taxes. La taxe sur les salaires, la taxe sur les véhicules de sociétés, la taxe complémentaire à l’impôt sur le revenu des personnes physiques, la taxe complémentaire sur les salaires, la surtaxe foncière sur les propriétés insuffisamment bâties, l’impôt sur le revenu des transporteurs routiers réaménagé pour devenir la TPU des transporteurs routiers, etc.
En dehors du Secrétaire général de la présidence, ont participé à l’événement Sahouda Mivedor-Gbadamassi, directrice générale du FAIEJ, la ministre de tutelle, Victoire Tomégah-Dogbé, accompagnée de la Conseillère du Chef de l’Etat et Coordonnateur de la Cellule Climat des Affaires, Sandra Ablamba Johnson.
Séna Akoda