Le vendredi 22 mars prochain, les jeunes entrepreneurs retenus pour le programme d’entrepreneuriat 2019 de la Fondation Tony Elumelu seront connus. Selon une annonce faite par cette fondation, plus de mille entrepreneurs africains devraient participer à la session de 2019.
Dans le concret, chaque jeune sélectionné aura droit à un capital d’amorçage non remboursable de 5000 $, un programme de formation de 12 semaines et des possibilités de promouvoir leurs entreprises auprès d’un public international.
L’objectif est d’offrir aux jeunes entrepreneurs africains, la chance de faire émerger leurs projets. « Il s’agit peut-être des UBA (United Bank for Africa) de l’avenir », avait dit Tony Elumelu, promoteur de l’initiative.
Pour sélectionner ces jeunes dont la fondation Tony Elumelu veut révéler le potentiel, un appel à projets avait été lancé sur la période du 1er janvier au 1er mars 2019. Plus de 215 000 entrepreneurs africains y ont postulé dans 54 pays africains, contre 151 000 l'année dernière. La proportion de femmes ayant candidaté a, elle aussi, connu une nette augmentation, passant de 62 000 en 2018 à 90 000 en 2019.
Au Togo, le FAIEJ a fortement encouragé les jeunes entrepreneurs et autres porteurs d’idées entrepreneuriales à soumettre leurs candidatures.
Séna Akoda
Lancé en 2016, le dispositif Agri-Pme devrait permettre l’identification de 4 millions d’agriculteurs vulnérables et d’utilisateurs à l’horizon 2030, selon des sources proches du ministère des Postes, de l’Economie numérique et des Innovations technologiques.
Ce dispositif dénommé porte-monnaie électronique permet au paysan vulnérable de bénéficier d’engrais subventionné, sans l’intervention des intermédiaires.
« L’initiative vise à accompagner et à inclure les agriculteurs dans la vie économique », selon Cina Lawson, ministre des Postes, de l’Economie numérique et des Innovations technologiques. Sa mise en place permet « d'établir progressivement une base de données sur les agriculteurs », ajoute-t-elle.
Depuis son lancement, Agri-Pme compte de plus en plus d’utilisateurs. Selon les informations, à ce jour, plus de 250 000 producteurs utilisent le porte-monnaie électronique (PME) pour acheter des engrais auprès de distributeurs qui, eux aussi, sont équipés de porte-monnaie électronique.
Au total, 180 000 agriculteurs vulnérables ont déjà été subventionnés dans le cadre du projet. Cette année, le ministère de tutelle envisage de porter ce chiffre au double.
Séna Akoda
Une vaste opération d’inventaire des forages et mini-adductions d’eau potable en milieu rural et semi-urbain est actuellement en cours sur toute l’étendue du territoire togolais, apprend-on dans un communiqué de source officielle.
Formellement lancée par le ministère de l’eau, de l'équipement rural et de l'hydraulique villageoise, ce 04 mars 2019, ce recensement vise à améliorer davantage l'accès des populations à l'eau potable au Togo, en fournissant, en autres, des statistiques fiables sur l’état de fonctionnement des différents ouvrages d'eau de ces régions du pays.
Les équipes du ministère seront à cet effet déployées dans toutes les préfectures, sur l’ensemble du territoire, dans le cadre de sessions de travail avec les autorités administratives de ces différentes localités.
Par ailleurs, notons que cette collecte d’informations permettra également d’identifier les localités non couvertes en eau au Togo, dans la perspective d’une prise en compte pour les prochains projets à mettre en œuvre dans le domaine de l’accès à l’eau potable.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, les prix à la pompe ont été revus à la hausse, alors que le cours mondial du baril de pétrole semble remonter, à la vieille d’un sommet décisif de l’OPEP à Bakou en Azerbaïdjan.
Les hausses des prix des produits pétroliers se situent en moyenne dans le sillage 2-3%, soit environ 15 à 17 FCFA de plus.
Ainsi, à partir de mardi, le prix du super sans plomb connaîtra une légère augmentation de 16 FCFA (+3%) et coûtera désormais 564 FCFA. Le pétrole lampant passera à 505 FCFA et le mélange 2 temps, à 661 FCFA. Le prix du litre de Gasoil quant à lui passe à 567 FCFA.
Une session spécialement consacrée à l’investissement au Togo, dénommée « Invest in Togo », aura lieu lors de la 7ème session du Africa CEO Forum 2019.
La rencontre, qui se tient au Rwanda les 25 et 26 mars prochains, permettra ainsi à la délégation togolaise, avec à sa tête le président Faure Gnassingbé, de présenter le Plan national de développement (PND 2018-2022).
« Invest in Togo » présentera notamment les trois grands axes du Plan, lancé en début de ce mois, de même que ses ambitions et ses principaux points saillants. La rencontre attend plus de 1500 patrons, investisseurs, décideurs publics et bailleurs, et acteurs du développement.
Pour rappel, le PND vise, à l’horizon 2022, une croissance de 7,6% au Togo, avec en prime la création de 500 000 emplois. Sur les 4622,2 milliards d’investissements que représente le Plan, 65% doivent être portés par le secteur privé.
Ayi Renaud Dossavi
Face aux succès du « Dual coopératif », une méthode de formation professionnelle pratique, mise à l’essai depuis quelques années, le gouvernement togolais vient de décider de leur extension à d’autres villes du pays, notamment Kara et Dapaong (respectivement à 414 et 623 km au Nord de Lomé).
Basé sur la pratique et l’implication active des maitres artisans (chargés de la formation des apprentis), ce système est en implémentation au Togo depuis 2013, à travers les Centres régionaux d’enseignement technique et de la formation professionnelle (CRETEFP), en partenariat avec la coopération allemande GiZ.
Avant la formation de type duale, la formule était que les apprentis reçoivent un renforcement technique et technologique dans le Centre de formation, avant de se former de façon pratique sur le terrain avec les artisans.
A présent, les artisans, patrons et formateurs des apprentis, participent également à la formation. Ainsi, l'outillage théorique est en même temps renforcé par la pratique.
Notons que dans les nouveaux CRETEFP, l’implémentation de la méthode Dual Coopérative concerne notamment des curricula comme : la couture, l’électricité bâtiments, la mécanique à deux roues, la mécanique automobile, et la menuiserie en bois.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, il est désormais possible de créer son entreprise en 7 heures, a déclaré vendredi dernier Samuel Sanwogou, le Directeur du Centre des formalités des entreprises (CFE). C’était à l’occasion de l’atelier d’échange et de partage organisé par la Cellule Climat des affaires (CCA) pour présenter les nouvelles réformes engagées depuis le début de l’année.
Selon le responsable, depuis le 28 février, les dépôts de dossiers de création d’entreprises s’effectuent entre 7h30 et 14h. Ces horaires permettent à ses services de libérer le créateur d’entreprise le même jour. Ainsi, les retraits de la carte de création d’entreprise s’effectuent désormais de 14h30 à 18h.
Samuel Sanwogou a annoncé également une dématérialisation partielle des procédures. En conséquence, précise-t-il, l’opérateur a désormais la possibilité de soumettre sa demande de création d’entreprise en ligne et régler dans la foulée, les frais de dossier via Flooz et T-money.
Réduit à 24 heures l’année dernière, le délai de création d’entreprise a permis, combiné à la simplification des procédures, de générer 10 545 nouvelles entités, en augmentation de 27,5% par rapport à 2017. Cette reprise a contribué au bond de 19 places réalisé par le Togo dans le Doing Business 2019, pour se positionner à 137e place. Pour le DB2020, les autorités locales ambitionnent de descendre sous la 100e place.
Le Zayed Sustainability Prize est une compétition qui reconnaît, célèbre et récompense les réalisations de ceux qui développent des solutions de développement durable percutantes, innovantes et inspirantes. Il valorise cinq catégories distinctes: énergie, santé, alimentation, eau et écoles secondaires globales.
Les candidatures pour l’édition 2020 de ce prix sont ouvertes jusqu’au 30 mai 2019. Les porteurs de projets ayant impacté l’humanité dans le cadre du développement durable pourraient soumettre leurs candidatures pour ce prix.
Selon l'organisation des Nations Unies, rapporte Zayed Sustainability Prize, le continent africain a le taux de croissance le plus élevé des entreprises appartenant à des femmes. Celles-ci sont encouragées à candidater et espérer décrocher ce prix qui pourrait accélérer la mise en peuvre de leurs projets.
À ce jour, annonce le comité d’organisation de cette compétition, « 76 gagnants ont été récipiendaires du prix. Ensemble, ces gagnants ont eu, directement et indirectement, un impact positif sur la vie de plus de 318 millions de personnes dans le monde ».
Le lancement du prix Zayed Sustainability Prize est un hommage de Cheikh Mohamed bin Zayed Al Nahyan, prince héritier d'Abou Dhabi, à son père décédé, Sheikh Zayed bin Sultan Al Nahyan et à son héritage en matière de développement durable.
Séna Akoda
La Cellule Climat des Affaires (CCA) a rencontré ce vendredi les gens des médias. Il s’agissait de présenter à la presse les nouvelles réformes engagées dans le sens de l’amélioration de l’environnement des affaires, également l’occasion de les outiller en vue de mieux informer le public. « Il convient de souligner que cette batterie de réformes fait appel à plus d’engagement des acteurs, et de veille de la part de vous, les professionnels des médias, pour permettre à nos populations de jouir des fruits des réformes. », a précisé d’entrée,Sandra Johnson, Ministre-conseiller du Président de la République, en charge du climat des affaires, qui a présidé la rencontre d’échanges et de partages.
Redoubler d’efforts pour maintenir le cap
« Cette rencontre s'inscrit dans la dynamique et l'engagement commun de maintenir le cap en vue de créer un cadre des affaires propice à l'investissement pour une mise en œuvre réussie du Plan National de Développement (PND 2018-2019) lancé le 4 mars dernier », a-t-elle expliqué, confortée par la percée du Togo dans le Doing Business l’an dernier. En 2018, le Togo, sous l’impulsion des nombreuses réformes engagées par le gouvernement pour faciliter les affaires, a fait un bond de 19 places dans le Doing Business, occupant la 137e place mondiale.
Cette année, le pays veut redoubler d’efforts en vue de descendre sous la barre de 100. « Nous avions, avec l’appui de la Banque mondiale, non seulement revu le plan d’action, mais aussi effectué des missions de partage au Rwanda pour renforcer le mécanisme de suivi mis en place à ce jour. », détaille Sandra Johnson.
Selon celle qui est à la tête de la Cellule Climat des affaires (CCA) depuis fin 2017, comme l’an dernier, les nouvelles réformes opérées portent essentiellement sur les indicateurs que sont : la création d’entreprise, le transfert de propriété, le permis de construire, le raccordement à l’électricité, le paiement des impôts, l’exécution des contrats, et indirectement l’accès au crédit.
Des reformes à l’OTR, la CNSS et la CEET pour faciliter les affaires
Ainsi, d’après les présentations des services de l’OTR, sur le transfert de propriété, il y a eu fusion des formalités et une réduction sensible du coût des droits d’enregistrement et de conservation foncière. Ces frais désormais forfaitaires ont été rabaissés à 35 000 FCFA contre 4% de la valeur vénale du bien immeuble auparavant.
En ce qui concerne le paiement des impôts et taxes, les réformes concernent surtout l’effectivité et le renforcement de la télé-déclaration et du télépaiement à l’Office Togolais des Recettes (OTR), ainsi que l’élargissement de ces dispositifs aux entreprises dont le chiffre d’affaires est compris entre 300 millions FCFA et 1 milliard. Auparavant, ils ne concernaient que les grandes entreprises.
Par ailleurs, Adoyi Assowavana, le Commissaire des impôts, a réitéré qu’une dizaine de taxes ont été supprimées dans le nouveau code entré en vigueur depuis le 1er janvier 2019 afin de desserrer l’étau sur les PME/PMI.
Dans la même dynamique, au 28 février 2019, on dénombre plus de 1700 entreprises ayant utilisé la télé-déclaration pour les rémunérations nominatives de leurs employés à la Caisse Nationale de la Sécurité Sociale (CNSS), selon les communicants.
Sur l’indicateur raccordement à l’électricité, les frais de raccordement à l’électricité, Moyenne Tension (MT), rabaissés de 30% l’an dernier ont été à nouveau réduits de 50%, a annoncé la délégation de la CEET.
Sur le permis de construire, comme l’indiquent les représentants du ministère de l’urbanisme, on notera un renforcement de la réforme relative à la dématérialisation des procédures, mais surtout du cadre réglementaire des dispositions portant sur les contrôles techniques.
Le seing privé a le vent en poupe dans les SARL
En matière de création d’entreprises SARL sous seing privé, on note sur les douze derniers mois, une augmentation de leur proportion de 75% à 85%. Soit plus de 2200 entreprises formées sans recours aux notaires sur un total de 2587 SARL créées. Le Président de la Chambre des notaires, David Tsolenyanu, présent à l’atelier, a confirmé l’information selon laquelle sa corporation est de moins en moins sollicitée en ce qui concerne la formalisation des entreprises.
Samuel Sanwogou, Directeur du Centre de Formalités des Entreprises, également présent, a annoncé que la création d’entreprise s’effectue désormais en 8 heures et qu’il est également possible de gérer une grande partie de la procédure en ligne en payant via Flooz et T-money.
Faciliter les résolutions des contentieux commerciaux et l’accès au crédit
S’agissant de l’indicateur exécution du contrat, les réformes ont permis de renforcer l’automatisation des procédures relatives aux contentieux commerciaux. La plateforme en ligne dédiée donne désormais la possibilité aux avocats de faire la saisine et de payer en ligne les frais d’enrôlement de leurs dossiers ainsi que de les suivre.
La reforme ayant porté sur la mise à jour et en ligne du registre du commerce et du crédit mobilier, une base de données numérisées couvrant l’ensemble des dossiers au niveau national, soit 96 614, permettra entre autres de disposer d’assez d’informations sur l’état des entreprises.
Avec la base de données du Bureau d’information sur crédit (BIC) en cours de mise en œuvre, le RCCM devrait permettre d’améliorer l’accès au crédit, dans un contexte où les taux d’intérêt, pour des raisons de manque d’information fiable sur l’emprunteur, restent élevés.
L’annonce vient d’être faite par la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) via son compte twitter. En effet, gouvernements, secteur privé et autres entités se réuniront dans la capitale ghanéenne à partir d’aujourd’hui autour des problématiques liées aux changements climatiques en Afrique.
La manifestation s’inscrit en droite ligne des négociations internationales sur le climat de la COP24, qui ont abouti à l’adoption du programme dénommé « Programme de travail de l’Accord de Paris ». La semaine africaine du climat, apprend-on, est le 1er événement de taille, en 2019, axé sur la promotion des lignes directrices de ce programme, dans le cadre de la mise en œuvre concrète de l’Accord de Paris.
Elle est la première de trois manifestations climatiques régionales annuelles prévues cette année et, devrait être suivie de la Semaine du climat de l’Amérique latine et des Caraïbes ainsi que de la Semaine du climat de l’Asie.
En dehors de la BOAD, les partenaires clés de l’événement sont, entre autres, le Groupe Banque mondiale, la BAD, le Climate Technology Center and Network (CTCN), le Programme des Nations Unies pour l’Environnement, le PNUD et l’ONU Changements climatiques.
Dans une courte vidéo qui circule sur les réseaux sociaux, des représentants de l’ONU Changements climatiques et de CTCN ont annoncé leur présence effective dans la capitale ghanéenne.
Séna Akoda