Togo First

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Soutenir la création de 4200 entreprises artisanales d’ici 2022, afin d’en faire des structures compétitives, pourvoyeuses de richesses et d’emploi. C’est l’ambition du Togo pour le secteur de l’artisanat, dans le cadre de son Plan National pour le Développement (PND 2018-2022).

Le Togo entend en effet profiter de l’actuelle phase de croissance, modérée mais solide, de ce secteur qui, aux dernières estimations, emploie près d’un million de personnes, avec une contribution au PIB estimée à 18%.

Dans cette perspective, l’Etat compte, entre autres, professionnaliser les artisans, avec le développement d’un dispositif de protection sociale à leur endroit, et renforcer des centres de ressources dans toutes les préfectures.

Il s’agira également d’organiser annuellement des foires, salons pour la promotion de l’artisanat ; de promouvoir, dans les cinq régions du pays, des vitrines pouvant devenir des zones d'implantation artisanales ; et de mettre en place un mécanisme de financement adapté.

Pour cela, le Togo entend procéder à l’amélioration du cadre institutionnel et organisationnel de promotion des entreprises artisanales, renforcer le système d’apprentissage, de formation et de perfectionnement des artisans, et enfin renforcer le système d’appui à l’artisanat.

Pour rappel, ces ambitions s’inscrivent dans l’Axe 2 du PND, dont l’objectif général est de développer des pôles de transformation agricole, manufacturiers et d’industries extractives. 

Ayi Renaud Dossavi

A la faveur de l’ouverture ce mardi 29 janvier 2019 de la « Journée du contribuable », le ministre de l’Economie et des Finances Sani Yaya a annoncé que le gouvernement togolais mettra l’accent sur le foncier, une niche fiscale encore inexploitée.

Cette nouvelle orientation vise, selon lui, à desserrer l’étau fiscal sur les grandes entreprises sans compromettre la dynamique de mobilisation des recettes pour le pays. En outre, elle s’inscrit dans le cadre de l’élargissement de l’assiette fiscale.

Pour ce faire, une vaste campagne de recensement foncier avait été lancée dans la capitale togolaise et sur tout le territoire togolais, avec dans le viseur, la constitution d’un répertoire foncier national.

L’opération, annoncée par Adoyi Esso-Wavana, Commissaire des Impôts, devrait couvrir indistinctement les propriétés bâties ou non, les immeubles administratifs et autres.

L’argentier du gouvernement Klassou II, Sani Yaya, rassure par ailleurs de la volonté des pouvoirs publics de poursuivre les réformes notamment en matière fiscale, au profit de l’investissement privé. 

Abordant le civisme fiscal, il a souligné que le consentement au paiement de l’impôt demeurait l’approche de l’OTR. Cette institution devrait mettre l’accent sur une meilleure collaboration avec les contribuables ainsi que sur le renforcement des capacités de ses propres agents, souhaite-t-il.

Séna Akoda

L’opérateur de téléphonie mobile Moov-Togo annonce une campagne d’identification / de ré-identification de ses abonnés.

Si la période couverte par la campagne n’est pas dévoilée,  en revanche les pièces autorisées pour permettre à l’abonné de  s’identifier sont connues : la carte nationale d’identité, le permis de conduire, le passeport et  la  carte d’électeur.

Pour les non-nationaux, une  carte de séjour ou une carte consulaire sont admises. Toute personne ne détenant aucun de ces documents requis pour l’opération devrait passer à une agence Moov, munie de son document d’identification et accompagnée de son parrain,indique la société .

Cette nouvelle campagne, complémentaire de celle qui a eu lieu depuis quelques années au Togo, devrait viser à rendre fiables les données d’identification des clients et à actualiser la base des données des abonnés disponible chez l’opérateur.

Si pour ceux qui n’ont jamais été identifiés, il s’agit d’une opération d’identification, pour d’autres, il s’agit d’une ré-identification.

Pour permettre à chaque abonné de connaître son statut par rapport à l’opération envisagée, l’opérateur a mis en place la transaction : *202#.

L’abonné en composant ce numéro, saura, non seulement s’il a été identifié ou non, mais aussi si l’identité (Nom et prénoms) que génère la transaction lui correspond.

Séna Akoda

Le « Made in Togo » se taille sa place dans le nouveau gouvernement togolais.

Un département ministériel s’occupera désormais de la promotion de la consommation locale, notamment du made in Togo. En plus des transports, le portefeuille de Kodjo Adedze, nouvellement embarqué dans le gouvernement Klassou II, s’étend désormais à la promotion de la consommation locale. Un coup de pouce pour promouvoir les produits locaux.

Sur ce palier, celui qui était jusque-là à la tête de l’Office togolais des recettes (OTR), aura à charge de poser les actions concrètes, susceptibles d’offrir un terreau encore plus favorable aux produits « Made In Togo ».

Les premiers actes sont très attendus dans l’environnement entrepreneurial togolais qui couvre aujourd’hui une large gamme d’activités, allant de la production et la transformation agro-sylvicole, à l’énergie, en passant par l’éducation, ou encore les services.

En ce sens, lors de sa cérémonie de passation de services, Kodjo Adedze s’est engagé, avec son ministère, à produire « un travail collégial pour faire avancer le commerce dans notre pays », et aussi pour « que la consommation locale soit au rendez-vous ».

Les opérateurs économiques togolais prennent connaissance de l’Accord de Facilitations des Echanges (AFE), de l’Organisation mondiale pour le commerce (OMC). C’est à travers une conférence de quatre jours, à l’initiative de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT), qui a débuté ce mardi 29 janvier, dans le cadre de la mise en œuvre de l’AFE.

Cet accord vise à donner un coup de boost au commerce international, notamment par la réduction des formalités administratives, la facilitation des échanges et la modernisation des mécanismes d’exportation. Au Togo, il devrait à terme réduire les coûts du commerce de 14%.

Pour Remy Moevy, vice-président de la CCIT, cet accord devrait permettre de pallier les « obstacles dans la pratique du commerce, surtout sur le plan international », notamment « la lourdeur des formalités administratives et les multiples procédures » qui « entravent le passage des marchandises à travers les frontières et causent des retards et surcoûts de transaction ».

La mise en œuvre de ces accords participe également des efforts du Togo pour l’amélioration du climat des affaires, en facilitation les importations et exportations.

Encore connu sous le nom de « Paquet de Bali », l’AFE est le premier accord multilatéral signé depuis la création de l’OMC, il est entré en vigueur le 22 février 2017, avec sa ratification par les deux tiers des Membres de l’Organisation.

Ayi Renaud Dossavi

A fin septembre 2018, 177 titres fonciers ont fait l’objet d’un transfert définitif au Togo, selon des données statistiques de la Direction du Cadastre, de la Conservation Foncière, et de l’Enregistrement (DCCFE) compilées par la rédaction de Togo First.

Comparé aux données enregistrées à fin septembre 2017 où il a été enregistré au total 94 dossiers mutés dans un délai moyen général de 21 jours, le nombre de titres fonciers dont les procédures de mutation totale ont abouti au dernier trimestre 2018 a quasiment doublé.

Rapportées également à toute l’année 2017 où l’on enregistre 125 titres fonciers mutés, ces données traduisent une bonne performance avec une cinquantaine de dossiers traités en plus.

Portées par les réformes, les demandes de mutations totales de documents fonciers se traitent donc avec plus de célérité au Togo, en ligne avec les attentes des investisseurs et des populations.

Sur l’ensemble des 9 mois, l’on note en effet une réduction drastique du délai de traitement des dossiers, variant en général entre 5, 9 et 10 jours avec un pic à 12 jours. Sur la base des données, le délai moyen général des mutations totales s’établit entre 9 et 10 jours.

Il est à rappeler que ce délai est tout récemment passé sous la barre des 9 jours pour s’établir à 7, entre  le 13 décembre 2018 et le 15 janvier 2019.

Séna Akoda

Lancé en mai dernier pour accompagner la politique d’inclusion financière de la population et également permettre à la Poste de développer de nouveaux relais de croissance, ECO CPP revendique l’enregistrement de 100 000 comptes en 2018.

D’après le Ministère des Postes, de l’économie numérique et des innovations technologiques, l’objectif de la Société des Postes du Togo, initiatrice du projet, est d’atteindre 1 000 000 de comptes d’ici 2020.

ECO CCP est un compte épargne mobile gratuit et rémunéré au taux d’intérêt de 2%. Il fonctionne comme un porte-monnaie électronique et est accessible partout au Togo via code USSD, à travers les services Mobile Money des deux opérateurs de téléphonie mobile du pays, Togo Cellulaire et Moov Togo. 

ECO CCP permet les retraits, dépôts, transferts d’argent, les virements vers le compte ECO (épargne) d’un client ou tout autre compte tiers (épargne, règlement, virement, etc.).

Fiacre E. Kakpo

Alors que des leaders du digital (Egypte, Maroc, Algerie, Ghana, etc) ont d’emblée mis au ban l’utilisation des cryptomonnaies sur leur territoire, le Togo ne voue pas aux gémonies la monnaie virtuelle.

Actuellement troisième place financière de l’UEMOA, le pays compte  « créer les conditions nécessaires pour devenir un hub financier régional, améliorer l’accès au financement de son économie et apporter des innovations en la matière », indique le Plan national de développement (PND). Pour détrôner ses rivaux de l’Union monétaire (Côte d’Ivoire et Sénégal) et devenir la seconde place d’Afrique de l’Ouest derrière le Nigeria, Lomé n’élude pas l’utilisation des instruments innovants notamment la cryptomonnaie. L’ambition semble réalisable mais devrait rencontrer quelques poches de résistance.

Si le PND, qui couvre la période 2018-2022, évoque la monnaie électronique supportée par la Blockchain, les probabilités que cette utilisation soit effective dans les quatre prochaines années restent assez faibles, au regard des relations tendues entre la Banque centrale qui régente le territoire togolais et les monnaies virtuelles.

« La cryptomonnaie, en tant que Banque centrale, nous sommes contre », avait tempêté le gouverneur de la Bceao, l’Ivoirien Koné Tiémoko Meyliet, taxant la monnaie d’incontrôlable et d’irresponsable.

Bien avant cette sortie houleuse, les démêlés avec tout ce qui pourrait faire de l’ombre au CFA, ont démarré au Sénégal, avec le projet e-CFA de la start-up irlandaise e-CurrencyMint Ltd, porté par la Banque régionale de marché (BRM).

En avril 2017, la BCEAO avait désapprouvé la création de la monnaie électronique, évoquant, entre autres, la similitude du nom de la devise avec sa monnaie, le CFA. L’initiative qui devrait germer du Sénégal pour s’étendre à d’autres pays de l’Union venait d’être tuée dans l’œuf. 

Si l’ambition togolaise pourrait rencontrer les résistances communautaires,  la Blockchain, technologie qui supporte la plupart des cryptomonnaies actuelles, pourrait quant à elle être implémentée pour apporter des solutions durables dans certains secteurs comme le foncier ou les fintech de transfert d’argent. 

Rappelons que Paykap, concepteur de la première cryptomonnaie africaine, est arrivé sur le marché togolais l’an dernier. La fintech a annoncé vouloir se servir des structures de microfinance togolaises pour fournir des solutions mobile de transfert d’argent et de paiement électronique. 

Fiacre E. Kakpo

Fin septembre 2018, le nombre de bénéficiaires des services des structures de microfinance au Togo a atteint 2 483 190, indiquent les statistiques de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Il s’agit d’une hausse de 9,5% par rapport à la même période un an auparavant.

L’univers de la microfinance a cependant perdu une unité sur la période. Le nombre d’entités évoluant dans ce secteur est arrêté à 75 au terme du 3e trimestre 2018.

Sur la même période, le nombre de points de services a progressé de 462 à 515 unités. Les dépôts d’argent effectués par les clients s’élèvent à fin septembre 2018 à 188 milliards  FCFA contre près de 165 milliards FCFA en glissement annuel.

Le montant total des emprunts restant à rembourser (les encours de crédits), est passé d’environ 140,5 milliards FCFA à 161 milliards FCFA.

Sur le plan  des recouvrements des créances, les microfinances togolaises enregistrent en revanche une performance moins bonne. En effet, de 11,9 milliards FCFA, les créances en souffrance ont connu une sensible augmentation pour s’établir à 13,709 milliards FCFA. Dans ces conditions, le portefeuille de crédits des SFD s’est dégradé à 8,5% contre 8,43% un an plus tôt, pour une norme généralement admise de 3%.

Séna Akoda

L’institution financière BOAD et la coordination du MIFA vont passer « dans les prochains jours », à la signature de solides accords de partenariat, apprend-on de sources proches du MIFA.

Ces accords devraient s’inscrire dans le cadre de l’accompagnement de la BOAD à ce dispositif de l’Etat togolais. Plus exactement, ils devraient porter sur la contribution de la banque communautaire au panier de fonds du MIFA, qui se chiffre à 100 millions d’euros.

Pour ce faire, plusieurs moyens sont envisagés: la mise en place d’une ligne de garantie en vue de faciliter l’accès des producteurs au financement.

Il est prévu également le financement direct des entreprises de la chaine de valeur à travers le guichet mis en place à cette fin.  Et enfin, le financement d’un projet « MIFA » à élaborer par la coordination du MIFA.

Notons que le MIFA  est fondé sur le partage des risques. Il vise à booster le financement bancaire au profit du secteur agricole à travers les chaînes de valeurs.

Séna Akoda

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